Mot du curé — Diocèse de Belley-Ars

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Navigation

Par téléphone : 04 74 32 86 32

Actes de catholicité (mariage, baptême, etc.) : 04 74 32 86 53

Dons, offrande de Messe, reçu fiscal : 04 74 32 86 33

Horaire de Messe : 04 74 32 86 56

Contacter votre paroisse

Autre demande : 04 74 32 86 40

Par mail : Formulaire de contact

Mot du curé

 

Avoir la foi c’est croire, mais en quoi ou en qui ?

Dans le passage évangélique qui nous est proposé pour méditation ce dimanche, Jésus arrive à Béthanie, mais il est trop tard, Lazare son ami est mort. En effet, Jésus avait reçu la nouvelle de la maladie de son ami Lazare, et voila qu’il reçoit à présent l’annonce de sa mort. Nous reconnaissons bien Jésus, sobre dans ses paroles. Il ne cherche pas à expliquer son retard. Il exprime plutôt la foi en la Résurrection. Il invite Marthe à tenir dans cette confiance. En ces moments sombres, Marthe est assaillie de sentiments contraires: elle est tout à la fois celle qui s’indigne et celle qui s’émerveille, celle qui se décourage et celle qui es père, celle qui doute et celle qui croit. Elle vit un rude et difficile combat intérieur, le combat de la foi et de l’espérance. Tandis que Jésus l’appelle à la foi, elle reste là avec ses évidences et notamment le fait que son frère Lazare n’est plus là, il est mort «Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort». C’est aussi un combat sur ce que c’est que croire. Quand il dit à Marthe qu’il est la résurrection et la vie, Jésus l’invite à croire en lui. Et quand il lui demande: «Crois-tu cela?» il veut nous indiquer et nous révéler que la foi n’est pas d’abord un contenu doctrinal pour l’intelligence et que nous sommes invités à confesser que nous croyons en la résurrection et la vie.

Plus que notre intelligence, c’est tout notre être qui doit faire écho à l’affirmation de Jésus. Et dans ce tumulte intérieur jaillit une intuition: dans l’épreuve, c’est du côté du Christ que peut jaillir une lumière. Oui, Seigneur, je le crois: je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu qui vient dans le monde. Ceci nous montre que la foi chrétienne n’est pas une foi en des choses, fût-ce un monde rétabli dans la justice originelle, mais une foi dans la personne de Jésus-Christ Fils de Dieu. La foi en Jésus pour lui-même est absolument première; tout le reste s’ensuit et n’est que suite.

Père Vincent-de-Paul MALONGA