Mot du curé
« Le cœur de l’homme : siège de la liberté
et de la fidélité à Dieu »
L’homme est créé libre et il trouve par la bonne gestion de sa liberté sa grandeur qui atteint sa plénitude dans la soumission aux préceptes divins. La soumission aux commandements de Dieu se fait aisément sous la puissance de la sagesse de Dieu. Cette sagesse n’est rien d’autre que le Christ, le nouveau Moïse qui recadre et recentre toute la Loi sur l’amour.
À travers la première lecture de ce dimanche (Si 15, 15-20), nous découvrons que la défense et la promotion de la liberté ont toujours été des motifs de combats humains. On voit ici et là des monuments avec l’inscription: « …Morts pour la liberté. » Des parlementaires légifèrent sur la liberté d’expression, de religion, de circulation et même sur la liberté de mourir dignement. La liberté semble être la valeur absolue. Pourtant, dans ce même monde, des gens ne croient pas à la vraie liberté, sans déterminismes ni contraintes. Ben Sirac le Sage, déjà en son temps, réagit contre cette position et la négation de la toute puissance providentielle de Dieu.
Pour Ben Sirac le Sage, ces deux positions sont des erreurs à combattre. Il affirme clairement d’une part, que l’homme, malgré les déterminismes et les contraintes existentielles, est réellement et fondamentalement libre. Il l’est d’autant plus dans l’acceptation ou le refus et rejet des préceptes de Dieu. Mais il doit user de cette liberté pour accomplir les volontés divines. La grandeur de l’homme réside dans sa liberté, et il a tout intérêt à en faire bon usage, en choisissant l’obéissance à Dieu, ce qui le conduit à la vie. Le contraire l’amène inéluctablement à la mort.
Père Vincent de Paul MALONGA
L'Église