Mot du curé — Diocèse de Belley-Ars

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Mot du curé

 

La création en plein travail d’enfantement

Dans la seconde lecture de ce dimanche, saint Paul nous livre une exhortation, un message de consolation, voire un hymne à la joie. « La gloire que Dieu va bientôt révéler en nous »: ce grand travail d’enfantement de l’humanité nouvelle, dont nous parle saint Paul dans cette seconde lecture, se poursuit encore dans les douleurs et les gémissements. Raison de plus pour que les croyants trouvent l’audace d’annoncer dès à présent la gloire promise à toute la création : « Nous tous qui, le visage dévoilé, reflétons la gloire du Seigneur, nous sommes transfigurés en cette image, avec une gloire toujours plus grande par le Seigneur qui est Esprit » (2 Co 3, 18). Dans l’Évangile par contre, nous sommes frappés par les échecs répétés du semeur (des grains tombés au bord du chemin, ceux tombés sur le sol pierreux, d’autres tombés dans les ronces). S’agit-il de Jésus qui est sorti au sens de « s’est incarné » ? Oui, certainement : une fois encore, ses contemporains sont affrontés au mystère de l’échec partiel du Messie : et c’est ce qui fera la différence entre ceux qui accepteront d’entrer dans le mystère et ceux qui rejetteront le mystère du dessein de Dieu et donc Jésus lui-même. Quoi qu’il arrive, la parole du Seigneur ne lui revient pas sans résultat, sans avoir fait ce que veut le Seigneur, sans avoir accompli sa mission. Abreuver la terre, la féconder et la faire germer, voilà un pouvoir, une puissance reconnus à la parole de Dieu, mais qui requiert une pleine adhésion des hommes que nous sommes pour être efficace car, Dieu qui nous a créés sans notre avis ne peut pas nous sauver sans notre accord.

Père Vincent de Paul MALONGA