Les décès dans nos villages — Diocèse de Belley-Ars

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Les décès dans nos villages

Funérailles à Chézery de Georges Moine dit"CACAO" vendredi 9 janvier 2026 à 15h suivi de l'inhumation à 16h au cimetière .

le samedi 27 dec il jouait encore avec l'Echo de la Valserine pour le concert de Noel à l'église de léléx; Paix à son âme.

voici le mot écrit par sa nièce Myriam

            Cher tonton Georges,                                                                                                                                    Je me souviens de tous ces moments de notre enfance avec Karen ma sœur où tu nous emmenais à la fruitière le soir pour apporter la traite du jour. C’était un moment très joyeux, car pour nous on sortait de la ferme. On montait dans ta Lada Niva rouge, tu mettais tes cassettes. La chanson que j’adorais était Born to be alive, je ne comprenais pas le titre à l’époque, mais maintenant, je me dis que c’était vraiment à propos. Tu étais né pour être vivant. Tu avais à cœur de t’occuper de la ferme, de tes bêtes, de nous montrer la belle nature autour de l’Avénière. Merci pour ces bons moments dans cette famille simple et aimante.

            Tu as repris la ferme et ce fut difficile tout seul. Quand les parents sont partis, c’était toi le chef. Et l’on sait la dureté d’une vie de paysan. Mais c’était ta vie, ton sacerdoce. Tu l’as fait par amour de la terre. 

            De grands drames sont venus affecter profondément notre famille, la perte d’un enfant, Robert, âgé de seulement 20 ans, qui a fait partir les parents bien trop tôt. Personne jamais ne se lamentait, c’était comme une tristesse rentrée, mais qui jamais ne nous quitte. Peut-être est-ce simplement une réaction humaine pour ne pas oublier les êtres chers.         Tu es parti le rejoindre avec Laure et Henri.

            Un autre drame fut l’incendie de l’Avenière, et cela tu ne t’en ais jamais remis. Qui pourrait s’en remettre avec un tel attachement à ce lieu ? Le seul sens à ta vie.

            S’en est suivi un AVC, qui t’a beaucoup diminué. Depuis, tu n’as jamais retrouvé une vie saine comme auparavant, et ta santé s’est dégradée. A nous tous de comprendre que tes écarts n’étaient que le fruit de ta détresse. Mais tu as toujours su garder le sourire. Et la musique fut pour toi un moyen justement d’oublier les épreuves. Merci aux musiciens de Chézery d’avoir toujours été là pour Georges.

         Il y a sans doute une ferme au paradis. Car j’ai oublié de vous dire que Georges avait le cœur sur la main comme on dit. Si un villageois avait besoin de faire couper son champ, une mamie un besoin de retourner son jardin, Georges arrivait avec sa Lada, comme un héros, un héros de la campagne, sans combinaison spatiale, juste une faux et une casquette. La grande faux est venue te chercher, mais je sais que tu es toujours là.

            J’espère désormais que tu reposes en paix et que même si tu n’étais pas croyant, que Dieu a prévu une place pour toi, auprès des tiens. On ne sait jamais quelle sera l’issue au moment de la mort, mais pour moi vivre avec cette espérance allège nos vies ici-bas.

           Je suis fière de t’avoir eu un oncle comme toi tonton Georges, tu nous as donné le goût de la nature, même si j’étais contre la chasse plus tard, et d’ailleurs tu fus toujours un chasseur respectueux de la nature comme ton père. Tu nous as donné le goût de la musique, l’amour des animaux et je sais que ma sœur Karen elle aussi avait cet attachement à la ferme et à toi. Nous te remercions tonton Georges, car la trace de ton passage sur terre n’était pas vaine mais perdure en nous, et en nos enfants sans doute.

          Et surtout tu as vécu comme bon te semble sans suivre les conventions d’une société qui devient de plus en plus absurde. Voilà, tu étais un électron libre, à chacun de s’inspirer de cet état d’esprit, plus proche de la nature, plus proche de notre humanité, plus proche de la vie. Born to be alive, c’était le message que je comprends aujourd'hui.

            Je remercie ma mère Lucette et mon oncle Jean Paul, ainsi que Geneviève qui est plus qu’une amie, d’avoir été présents ces dernières années où tu déclinais car ce n’était pas facile. Je garde dans mon cœur que dans ma famille, on ne laisse pas une personne sans aide ni soutien. Tu n’as jamais voulu aller dans un mouroir, et même si tu es parti plus tôt, tu es resté libre, comme les buses qui voulaient au-dessus de l’Avénière.

            Ma famille de paysans communistes m’a pourtant amenée à croire en Dieu…ces valeurs ne sont pas éloignées et elles nous ont imprégnées depuis des siècles.

Que tout ceci ne quitte jamais notre esprit, nous t’aimons Georges où que tu sois.

 sa derniere photo concert de Noel le 27 dec

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Funérailles de Mr Richard BAVOUX, 87 ans ,

ancien boucher de Mijoux.

célébration à l'église de Lajoux-Mijoux ,

mercredi 7 janvier 2026 à 14h

Chemin de Vie lu par l'un de ses petits fils:

Richard est né à Mijoux en 1938, le 3ème d’une fratrie de 4 enfants. Bernadette, Jeanine et Alain son petit frère qu’il eut la douleur de perdre très jeune.

Dès, l’adolescence, il rencontra Ginette qu’il épousa en 1963. Ils eurent la joie d’accueillir leur premier enfant Daniel un an plus tard, puis leur fille Annie en 1966. Très rapidement, ils firent prospérer la boucherie familiale au cœur du village de Mijoux. Ces années représentèrent beaucoup de travail, mais aussi beaucoup de satisfaction pour eux et pour les clients qui venaient de loin pour profiter de cette boucherie renommée.

Richard était aussi très impliqué dans la vie associative de son cher village, que cela soit aux pompiers, à la sportive, pour la chasse, la pêche et 18 années au conseil municipal... Sa famille s’agrandit petit à petit de 6 petits-enfants : Clément, Rémy, Yannick, Axel, Ludovic et Valentin ainsi que de 2 arrière-petits-enfants, Noé et Louise.

Arrivé à l’âge de la retraite, le verdict de sa maladie tombe. Il nous dit avec courage “Si ça me laisse 10 ans de bon, c’est bien”. Il en eut bien plus, malgré la vie compliquée des dernières années. Il nous a donné une leçon de volonté, ne se plaignant jamais et profitant de chaque bon moment. Il eut une heureuse retraite avec sa compagne, entre voyages, concours de belote et repas entre amis. Lors de son dernier séjour à l’hôpital, il nous confia avoir eu 5 belles années au cantou de Septmoncel en compagnie de sa chère épouse, sur laquelle il veillait tendrement.

Il termina ses jours entouré de ses proches et du personnel soignant dans sa chambre du cantou des Saphirs. Nous remercions chaleureusement l’équipe soignante pour leur bienveillance, leur tendresse et leur humanité. 

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Funérailles de Mme Georgette GROSLEZIAT, lundi 15 décembre  à 14h à l'église de Lélex. Elle est décédée mercredi 10 déc à 90 ans.

 

 

voici le mot de sa fille Annick:

Maman, le moment est venu de te rendre un dernier hommage, pour dire à quel point tu as été une mère courage d’une grande force et d’un grand cœur.

Et pour cela, je me suis un peu inspirée de tes mots tirés d’un texte d’Anne-Marie Prodon dans son livre L’école derrière la queue des vaches, au chapitre qui t’est consacré Une fille de la neige. Eh oui, au fil des ans, tu étais devenue une figure locale, filmée par TV 8 Mont Blanc à La Loge puis aussi par une télé suisse aux côtés de Lili et Marcel, nos centenaires de La Chapelle.

Tu es née à Lélex le 24 décembre 1934 à la Jeanine, maison située sur la commune des Molunes de l’autre côté de la Valserine. De là, tu allais à l’école des Sept-Fontaines sur la commune de Mijoux.

Sur ce chemin de l’école, tu as connu les frayeurs de la guerre avec les allemands dans les parages. Il y avait aussi beaucoup de neige à cette époque et le trajet se faisait en ski, des skis en frêne, avec des galoches. Tu n’avais déjà pas froid aux yeux pour rentrer seule au clair de lune en admirant la neige scintiller.

Après le certificat d’études, tu as fait 3 ans d’école ménagère à la Sup de Saint-Claude où tu étais pensionnaire. L’enseignement était difficile mais tu as beaucoup aimé la couture. Tu aurais bien aimé aussi continuer tes études et travailler dans un laboratoire mais il a fallu aider tes parents, Adrien et Olga à la ferme. Le début d’une vie de labeur : commencer à traire les vaches à 14 ans, faucher avec la moto-faucheuse, faire du bois, etc. La vie était dure.

Puis, en parallèle, tu as travaillé du lapidaire à la ferme et ensuite à l’atelier du village.

Et le 29 mai 1961 je suis née dans un chou de la ferme – mais non à la maternité de Nantua.

Et tu as continué à travailler sans relâche pour m’élever avec mes grands-parents. J’ai marché dans tes pas de raquette dans la neige pour aller à l’école à Lélex.

La station se développant, tu as été embauchée à l’année aux remontées mécaniques. Je n’avais qu’une mère mais qui faisait office de père et de mère puisque caissière durant la saison touristique, tu enfilais ton bleu de travail au printemps et en automne pour l’entretien des pistes et des remontées avec les hommes.

Carrière bien remplie puisqu’en hiver, pendant longtemps, tu prenais zéro jour de congé. Tu as exercé ton métier avec passion et faire tourner le télécabine était plus facile pour toi que de démarrer le lave-vaisselle lors de tes petits séjours chez nous. Tu complétais aussi tes revenus par divers extras comme le service dans les hôtels restaurants.

Tu as ainsi assuré à notre petite famille qu’on a fondé avec Sylvain, une belle vie et nous avons partagé tant de bons moments.

Aux intersaisons, tes plaisirs étaient de faire des jardins et de parcourir la montagne pour ramasser champignons, escargots, framboises, croisons et noisettes. Ainsi tu m’as donné le goût de la nature et de la marche avec un bon rythme. Sans oublier les livres que tu dévorais.

Très investie également dans la vie de ton village, tu n’as pas eu le temps de t’ennuyer, la retraite venue. Les petits-enfants Corentin et Aldric t’ont aussi bien occupée lors de tes séjours à Montanay. Enfin, tu as profité heureusement de quelques beaux voyages.

Tu as été longtemps la mémoire de ton village de Lélex et puis la mémoire t’a fait cruellement défaut.

Tu t’en vas maintenant sur le même chemin que tes copines qui nous ont déjà quitté et qui nous manquent, la Gilberte, la Denise, la Paulette, la Gisèle, la Ginette… Mais il était temps, tellement ce n’était plus une vie pour toi loin de Lélex à l’Ehpad de Neuville-sur-Saône malgré nos chansons et le piano que te jouait Sylvain. Je remercie au passage l’équipe soignante de cet établissement.

Au vu des nombreux témoignages reçus depuis l’annonce de ton décès et bien qu’éloignée de tous depuis presque 5 ans, tu es restée bien vivante dans la mémoire de ceux et celles qui t’ont connue et appréciée pour la personne souriante, attentive, résiliente, vive, curieuse et pleine de bon sens que tu étais.

Pour tes arrière-petites-filles, Rosalie et Léonore, tu resteras une étoile sur leur sapin de Noël.

Merci de m’avoir donné la vie, cela a été et restera mes dernières paroles que je t’ai glissées dans l’oreille la veille de ton départ.

Merci à tous et toutes d’être venus aussi nombreux.

hommage lu par Danièle GABRIEL-ROBEZ

Georgette une personne emblématique de la vallée de la valserine attachée à son village.

La majorité de sa vie professionnelle s’effectue à l’accueil des clients aux caisses des remontées mécaniques à LELEX depuis 1956 avec la première installation de la station :le  télébenne , elle suivra ensuite toute l’évolution du domaine skiable, pour terminer avec le syndicat mixte des monts jura caissière comptable. elle fut jusqu’à sa retraite une employée de confiance et fiable.

Maman  attentionnée pour sa fille Annick qu’elle élève seule. Travailleuse acharnée, discrete et disponible pour donner le peu de son temps libre.

Aux environs des années 60 lelex fait face au manque  de services infirmiers, se déplaçant toujours a pieds c’est georgette que l’on contactait notamment pour les piqures.

Présente à la création du club des loisirs elle était certainement trésorière de l’association aux côtés de Marcel Imbault et bien sur Gisèle.

Par sa passion pour la lecture  dès la Création de la bibliothèque elle assurera la permanence tous les vendredis pd plus de 20 ans.

C’est tout naturellement  que bénévole à l’OT elle sera présente aux réunions et manifestations départementales et pots d’accueil du bureau de lelex, sans oublier le fleurissement de ce lieu lors du retour de ses balades dans la nature qu’elle aimait tant.

Ma JO Merci pour tout ce que tu as apporté dans notre village et au-delà. Repose en paix.

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Funérailles à Chézery Vendredi 14 Novembre à 15h  de Mr Fernand MERMILLON

 

message de sa fille Magali

Papa, Papou, notre Papou, Je t’écris ces quelques mots, pas sûre que je puisse les lire, mais c’est important pour moi. Pour te dire combien nous sommes fiers d’être tes enfants, combien nous t’aimons même si on ne le s’est jamais vraiment dit. Pas besoin de se le dire, on ne parle pas beaucoup chez les Mermillon ! Pour te dire combien nous te sommes reconnaissants de ce que tu as construit avec ta chacha, venue de Normandie et qui a tout quitté pour venir içi sans vraiment te connaître, seulement après quelques lettres, une autre époque… Combien nous te remercions pour tout çà. Pour nous avoir laissé construire nos vies comme on le souhaitait. Quelle fierté aujourd’hui de voir tes petits enfants ici, avec nous, nous apporter autant de soutien et autant d’amour. Et petite Rose, notre rayon de soleil : tes derniers sourires auront été pour elle.

Nous, nous garderons en mémoire ce regard, vendredi dernier, même si la parole n’était plus là, nous avons compris. Les anciens du village se souviennent de la silhouette de ton oncle Denis, assis devant sa porte, et depuis quelques années, c’était toi, assis sur ton banc ou devant chez Fioretti, avec ta casquette Lalliard, à regarder les voitures et les gens passés.

 Chacun se souviendra de ta bienveillance, de ta discrétion, de ta diplomatie (ton maître mot). Encore la semaine dernière, tu me demandais chaque jour : quoi de neuf à Chézery ? Les gamins sont bien arrivés ? Jérémy est vacciné contre le Covid pour son voyage au Japon ? T’as fait bon voyage ? Rentres bien, vas doucement…Toujours soucieux pour les tiens. Et pour tes amis, jeunes et moins jeunes, Seb jeudi dernier qui est venu te rendre visite avec Fred : tu lui as demandé “Ya du boulot” et même si la fatigue se faisait sentir, tu as tenu à discuter avec eux. Tu leurs a dit “merci d’être venus” en leurs serrant la main avec force malgré ta faiblesse, tout comme avec Marius, Michel… Nous savons que tu étais apprécié, que tu étais une figure du village. Ta présence au bureau chaque après-midi me manquera. Même si on ne parlait pas, tu étais là, tu attendais “les jeunes” comme tu disais, pour savoir si la journée s’était bien passée, tout en feuilletant le catalogue Berthet et ses quelques 500 pages !

L’entreprise était toute ta vie, je me souviendrais des balades du dimanche après midi dans le jura pour voir les chantiers. Grâce à ton travail, tu as pu rencontrer de nombreuses personnes et te faire de vrais amis. Quand tu voulais être tranquille, tu allais au Naizet, ton havre de paix, mais malgré tout, tu descendais chaque jour à Chézery, car tu avais besoin d’aller dans ton village, tu l’aimais comme nous tous également. Le jardin, les pommiers plantés à la naissance de chaque petits enfants, la marqueterie, le rugby, la politique, BFM en boucle… Bref, des journées bien occupées, sans un mot, sans une plainte, quoique parfois, tu “ronnais” bien un peu mais ça passait vite. A présent, il est temps pour toi de te reposer, tu l’as bien mérité. Nous ne remercierons jamais assez le docteur BALASKA, un client de l’entreprise, qui t’a accompagné cette dernière semaine avec son service, pour ton dernier voyage. Avec beaucoup d’humanisme, il t’a donné la confiance pour partir sereinement.

Tu rejoins ta sœur Renée, partie il y a un an et tes copains, si chers à tes yeux = Paul, Bobby, Marcel, Dédé Julliard, Robert Jacquet et tant d’autres. Saches qu’Eric et moi veillerons sur mamie, sur tes petits enfants, sur Rose et sur les suivants. Je t’aime Papa. Je laisse la parole à Eric.

Message de son fils Eric

Papa, un mot qui peut paraitre simple, anodin que je n'ai pas trop souvent souvent utilisé, pas par manque d'affection mais par nature, c'était notre façon d'être. Un mot qui résonne dans ma tête depuis quelques semaines, et qui m'a délivré tous son sens, sa puissance.

En fait, depuis près de 30 ans et l'arrivée de tes petits enfants, pour moi et ta famille proche, et même en dehors du cercle familiale, tu étais devenu PAPOU, notre papou, mot d'affection, d'amour et de protection qui te convenait parfaitement. Même CHACHA t'appelait comme ça au quotidien. Je ne reviendrai pas sur ta vie familiale, magali l'a si bien fait.

Notre nom de famille est avant tout lié à l'entreprise MERMILLON. Avec ton frère GEORGES, vous en etiez la troisième génération, et, vous avez participé, à votre échelle, à la reconstruction de la France d'après guerre, au dévellopement du sport d'hiver dans le haut de notre vallée en construisant, renovant, agrandissant de nombreuses maisons, hotels, colonies, fermes et batiments agricoles.

Je ne crois pas qu'il y ai beaucoup de chalet d'alpage entre La dole et Menthières, et dans la forêt du massacre que vous n'ayez pas renové ou fait l'entretien. Tu aimais particulièrement ces chantiers de montagne ou tu nous faisais la cuisine au grand air (comme dans les émissions de télé aujourd'hui), ce n'était pas de la cuisine élaborée mais quelle plaisir de manger tes steaks, tes coquillettes croustillantes et ta fameuse pataugée en entrée avec les quenelles de ton jardin. A ton époque, le travail était le maître mot, les 35 heures n'existaient pas (enfin si, mais sur 3 jours), le samedi était travaillé et le dimanche on travaillait pour soi à la maison, ou alors tu allais voir tes clients.

Vous ne parliez pas beaucoup les 2 avec Georges sur les chantiers, mais vous étiez complémentaires et efficaces. Vous avez su développé l'entreprise, formé des jeunes, dont dédé qui nous as malheureusement quitté trop tot mais qui sera resté 45 ans au sein de l'entreprise. Naturellement à partir de 15 ans, je suis venu travaillé avec vous durant les vacances d'été, Pas besoin de grand discours , de paroles inutiles, tu as su par ton comportement de tous les jours, m'inculquer la rigueur, la valeur du travail, le respect des autres et l'entraide. 

Depuis 35 ans que je suis dans l'entreprise, je mesure à quel point tu étais apprécié: pour la qualité de votre travail mais surtout par tes valeurs humaines, ton respect de l'autre et ta gentillesse, Il n'y a pas un village de la vallée de la valserine, du haut jura ou même du pays de gex ou le nom MERMILLON n'est pas associé à CHEZERY. Tu ne recherchais pas à être mis en avant ou être sur le devant de la scène, mais tu étais fièr de représenter ton village à l'extérieur.

Car CHEZERY pour toi (comme pour beaucoup de ta génération) comptait énormément, et cet attache tu as su nous la transmettre à magali et moi et à tes petits enfants aussi. Malgré ton emploi du temps surchargé, tu t'es investi activement dans plusieurs associations du village: la musique " l'echo de la valserine", les pompiers en tant qu'actifs et retraité ensuite, la société de pêche avec ton ami Gérard, et aussi la COOP dont tu as été président, ouvrant même une succursale à MENTHIERES lors du developpement de la station et du village de vacances. Tu aimais cette notion de bénévolat, de retrouver ses amis, de participer à la vie du village, de faire avancer les choses. Tu n'étais pas un homme de discours mais plutot d'action.

Cette vie intense, a été parfois difficile pour nous, on te voyait peu mais on savourait les petits moments ensemble quand on montait le week-end au Niaizet ou allions à Douvaine chez tes beaux parents. Nous n'avons jamais connu de vacances les 4 en famille l'été, il fallait profiter de la belle saison pour les gros chantiers mais ça nous allait bien aussi, on était bien à CHEZERY.

Tu aimais le rugby et très jeune tu m'a emmené voir des matchs: Au debut à Bourg en bresse avec ton beau frère paul, trop vite disparu aussi . Puis à bellegarde avec roger et franck. Tu m'a transmis ta passion pour ce sport et j'ai eu le plaisir de t'emmener voir des matchs dans de grands stades: Bourgoin à la belle époque, Oyonnax, Lyon, et même le Stade de France à Paris avec magali et fabrice. Et tu continuais toujours à suivre tous les matchs à la télé, CHACHA était heureuse quand il y en avait 4 de suite le samedi !

Tu aimais rencontrer les gens, souvent des clients le soir, mais surtout discuter autour d'un verre avec tes amis, les anciens du village ou des villages alentours. C'etait l'époque ou il y avait des bistrots dans chaques villages et une vie sociale au sens noble du terme

Tu aimais également rencontré tes collègues artisans de CHEZERY et de la vallée. Le samedi midi dans le garage chez Bobby, ou au bistrot chez Millet avec ton copain Paul, chez Blanc ou à la Coop, un moment de convivialité, simple, après une semaine de labeur.

Suite à l'inauguration de la maison de notre regretté Dominique, tu as lancé avec notre ami Luc le BAB: le banquet des artisans du batiment qui regroupe chaque année depuis près de 30 ans tous nos collègues du batiment et travaux publics, de MIJOUX à MONTANGES, pour une moment convivial dans un restaurant de la vallée. Tu appréciais enormément cette journée de partage entre jeunes et retraités, ou les blagues, histoires droles et imitations fusaient. J'en profite pour avoir une pensée à tous tes amis, ces anciens artisans disparus.

A l'heure de ta retraite bien méritée, tu as continué a nous donner des coups de main quand il le fallait et fait plein de travaux chez toi que tu avait laissé de coté: le remplacement avec fabrication par tes soins de tous les volets (il y a quelques fenêtre à votre maison), la construction de ton kiosque derrière au bord de la valserine pour recevoir tes amis les journées d'été, le petit musée de vieux outils dans l'ancien atelier...

Puis de nouvelles passions sont apparues: la lecture, le jardin et surtout la marqueterie à ta façon: assemblage de petits cubes de bois d'essence différentes. Les débuts ont été fastidieux, de nombreux essais ont fini dans la chaudière, la consommation de colle à bois a explosé au sein de l'entreprise, mais à force d'abnégation tu as su maitrisé ton process et commencer à fabriquer en quantité (des series de 2 comme tu le disait) et surtout en qualité.

A mon gout l'atelier était un peu trop emcombré de bouts de bois qui séchaient, je ralais certains jours mais tellement heureux de te voir créer, chercher à comprendre, et t'occuper surtout. Puis Sébastien est arrivé en apprentissage, tu l'as tout de suite adopté, pour sa passion pour le bois et son coté débrouille. Tu avais envie d'apprendre le tournage et après qu'on t'ai offert un tour à bois pour tes 75 ans, SEB t'a formé à son utilisation. Tu as réussi à faire des bols avec tes bouts de bois collés, même si certains ont traversés l'atelier pendant le tournage. Tu étais heureux de pouvoir exposer tes oeuvres dans ton garage lors de la revole des foins: plateaux, plateaux tournants, pendules de toutes formes, et pendant ce temps là, SEB faisait des démonstrations de tournage à tes cotés. 

Assez vite tu m'as fait prendre des responsabilités au sein de l'entreprise, En me faisant confiance, à apprendre à gérer les problèmes au quotidien, tu étais là, sans t'imposer, à donner ton avis quand je te le demandais et je pense que comme moi tu aimais ces moments d'échange, je vous rassure ce n'était pas de grands discours, juste l'essentiel !

Tu aimais suivre l'évolution de notre métier, des matériaux, du matériel. Dès mon arrivée dans l'entreprise, tu as voulu qu'on s'informatise pour les devis et factures, tu m'a laissé me debrouiller, c'était pas ton domaine mais tu aimais regardé et que je t'explique tout ce qu'on pouvait faire à notre petit niveau avec ce matériel. Tu venais tous les jours à l'atelier et même sur les chantiers, voir comment ça se passait, comment allaient les nouveaux apprentis qu'on formaient, tu as été content que Sylvain revienne près de nous en succédant à Dédé que vous aviez formé avec GEORGES.

Puis la cinquième génération est arrivée, ton premier petit fils ANTHONY qui avait suivi des études de charpente et dernièrement Charlie pour une reconversion professionnelle, mes 2 fils. Tu étais heureux de voir ANTHONY te faire des démonstrations avec son logiciel de dessins, de voir ses plans de charpente, ses vues 3D, ses visites virtuelles à travers les batiments mais surtout de voir ensuite le concret, les réalisations éffectives: la taille à l'atelier, le levage, la pose de la charpente. Même très diminué ces dernières semaines, tu nous demandais des nouvelles des chantiers en cours, tu pestai contre la météo capricieuse, tu aimais voir l'évolution de nos chantiers à travers les photos sur nos téléphones.

Tes petits enfants représentaient beaucoup pour toi. Ces dernières années tu as eu la chance d'assister au mariage d'anthony et Laura, de connaitre notre nouveau petit rayon de soleil avec la naissance de la petite Rose , ton arrière petite fille, chez Charlie et Andry, de suivre les debuts dans le monde professionnel de JEREMY , et d'admirer la volonté et l'ambition de ta petite fille MARION dans ces études d'HOTELLERIE, Tu étais fier, comme nous de leur valeur et de leur engagement dans le mode du travail. Dans les années à venir, une sixième génération viendra peut être perpétuer l'entreprise MERMILLON et tu en seras heureux de la haut 

Tu vas enfin pouvoir reposer en paix, juste à coté, devant ton jardin et les pommiers de tes petits enfants, à comtempler nos belles montagne, retrouver tes amis qui nous ont déjà quitté.

Pour une fois, je pourrai continuer des heures à parler de toi, mais j'entends la célèbre petite phrase que tu disais souvent à CHACHA: Bon, on y va, tu te lèves, on rentre ! Alors oui, papa, on te laisse y aller et compte sur magali et moi pour veiller sur maman et toute ta petite famille Merci papa, on t'aime

HOMMAGES DE SES 4 PETITS ENFANTS

Papou,

Nous prenons la parole aujourd’hui au nom de tes 4 petits enfants et de ton arrière petite fille. Elle n’aura pas eu l'opportunité de grandir à tes côtés comme nous mais elle gardera en souvenir son papou. Son papou qui l’attendait quotidiennement devant la porte de la maison au moment de la promenade. On ne va pas vous présenter Fernand, beaucoup d'entre vous le connaissent depuis bien plus longtemps que nous . Mais on vous parlera de notre grand père. Notre papou. Notre papou qui nous a appris le travail, le respect, l'importance des moments en famille. Quand courageusement il gardait ces 4 petits enfants tout l’été au niaizet même si c’était plutôt chacha qui s’occupait de nous car il descendait travailler au village. Quand tu nous as appris et partagé tes passions,le rugby, le jardin, la pêche, ramasser les noix, tondre la pelouse du niaizet. Tu plantais même des fraises uniquement pour le sourire de Marion. Tu nous as pas appris à conduire, heureusement pour nos embrayages, tu avais du mal à lever ton pied gauche je crois. Mais tu as toujours été préoccupé que l’on parte à lyon ou en virée le weekend . “Attention à la route les jeunes”. Tu as toujours pris soin de nous, à nous faire le repas quand chacha s’absentait. Tu as toujours été le premier à demander pour nos études, nos travails, nos amours. Par de petites questions quotidiennes tu était devenu un vrai confident pour nous 4. On se demande parfois si tu nous surveillais pas assis sur tout les bancs du village.

Papou,

Nous avons le plaisir et l’honneur de t’avoir connu aussi longtemps. Nous garderons beaucoup de souvenirs, familiaux et personnels avec toi. Tous nos repas de famille, chez toi, au niaizet ou chez tes enfants. Les noëls, les anniversaires et surtout les nouvels ans . Quel bonheur de partager le premier repas de l’année avec vous . Repas qui d’ailleurs commençait très tard car nous avions l’interdiction de t’interrompre devant ton concert de vienne et André Rieu. On a beaucoup rigolé étant petit mais aujourd’hui ces mélodies résonnent différemment dans notre église de Chézery. Chézery, parlons-en . Ton chézery, ta vallée chérie. Qui de mieux qu’un grand père pour faire découvrir un village à des enfants. Tu nous auras emmené saluer beaucoup de tes amis chez eux, ou en présenter d’autres qui venaient te voir sous ton kiosque. Tu partageais les histoires du village, des maisons, des habitants avec beaucoup d’amour et de plaisir.

Papou,

On ne pourra jamais décrire cette chance de t'avoir eu comme grand-père , cette chance que j’ai eu d'avoir eu la même passion pour la charpente , surtout cette chance de m'avoir transmis tes valeurs et ce savoir-faire unique que tu avais avec le bois. Je t'ai toujours connu avec ce bleu de travail, ton mètre , ta casquette et la blouse . Tu faisais partie d’ une génération ou le travail représentait beaucoup et j'en suis tellement admiratif, tu a travailler dans des conditions tellement difficile par tout les temps et surtout avec beaucoup d'heure. Toutes les maisons de Chézery aujourd’hui ont un souvenir de toi. Une pendule, un plateau tournant et dans beaucoup de cas le toit de la maison. Quelle joie pour notre génération de travailler sur les mêmes toits que vous, qui au passage, sont très durs à démonter ! Ca peut tenir 50 ans encore tu disais ! Nous ne t’avons jamais vu te plaindre, à part des haricots pas cuits chez blanc et de la météo capricieuse. Tu nous attendais à l’atelier en fin de journée pour savoir l’avancée des chantiers même ces derniers temps à Tougin tu nous demandais des photos. Quel bonheur de partager l’atelier avec papa et toi pendant quelques années. Le p’tit jeune, le chef et le retraité qui partagent et se remettent ensemble toujours en question. On gardera également en mémoire tes expositions de marqueterie dont une à Epinal avec Seb.

Papou,

nos anecdotes du café le matin me manquaient déjà mais aujourd’hui je suis obligé d’en partager certaines avec les gens présents pour toi. Je pourrai parler des chaises de ta maison toutes dessinées par ton crayon de papier dans la poche. Ou de la fois où tu as eu la bonne idée de recoller ton bleu de travail troué avec de la colle à bois. La machine à laver et chacha s’en souvienne encore. Petit déjà tu nous gardait anthony et moi avec Pépé Paul. Maman rentrait le midi du travail et retrouvait les poussettes sur le palier chez Millet avec nous sur vos genoux. J’espère que si le bar est ouvert là haut, tu as déjà rejoint pépé à table . Sans vous raconter la fois où il avait oublié chacha au grand essert après un repas de famille. “Ha non , j’ai rien oublié” Notre papou qui était et qui restera un exemple de gentillesse et de calme malgré quelques bêtises dans sa jeunesse . Georges doit se souvenir de l’escalier au restaurant du collège . Que papou avait tronçonné pour pas que la serveuse monte se coucher. Réparé dès le lendemain par les 2 frères charpentiers . Voilà papou, grâce à toi et chacha ainsi qu’à vos enfants, nous sommes toujours réunis ensemble. On prendra soin de se réunir autour de nos pommiers que tu plantais à chaque naissance, un symbole important pour nous. Nous t’aimons papou. 

 

 

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Les funérailles de Jean-Louis Hugerot sont enfin fixées au jeudi 13  novembre à 14h à l'église de Lélex; il sera ensuite inhumé au cimetière de Lélex.


"Au nom de notre amitié qui a traversé quelques décennies et perduré malgré la distance géographique, soutenue par tes cartes-photos-anniversaires rituelles qui apportaient chaque fois un rappel de la beauté et la poésie si nécessaires dans nos vies, et par tes visites régulières avec partage chaleureux autour d'un bon comté, nous sommes présents en pensée et de coeur en ce jour d'au-revoir.
Ton intelligence, tes connaissances sur tant de sujets, ta finesse d'esprit et bien sûr ton humour, nous manqueront, mais l'essentiel de ce qu'on a partagé et ta présence resteront toujours dans nos coeurs.
Nous te souhaitons de partir en paix dans l'invisible, et nous embrassons bien ta famille.
Corinne et Dominique "
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Jean-Louis, Tu étais incollable sur les orchidées sauvages que nous dénichions lors de belles balades. Tu as également fait des conférences très appréciées sur le sujet. Nous te faisions aveuglément confiance lors de nos récoltes de champignons que nous dégustions ensemble. Tu connaissais leur nom latin, leur nom commun et leurs caractéristiques même si ce qui nous semblait important c’était " et ça se mange ? " !

Ta passion pour les papillons de haut vol te faisait faire des kilomètres pour les prendre en photo et ça nous faisait beaucoup rire car tu avais tendance alors à perdre des vêtements sur ton chemin ! Ta grande connaissance des plantes et fleurs des montagnes rendait nos balades agréables et instructives.

Nous adorions découvrir et savourer tes recettes de plats à base de plantes et de champignons locaux et déguster tes boissons à base de plantes locales, elles aussi. Pour conserver des images liées à ces passions, tu avais fait un stage de prise de vue, puis un stage de tirage photos et tu passais un long moment avec un photographe de Reims qui tirait encore les photos à l'ancienne car tu essayais toujours d'obtenir une image papier qui soit l'exact reflet de ce que tu avais vu. Nos pique-niques en haut des sommets étaient toujours des moments joyeux. Tu savais adapter les balades en fonction de la forme physique des gens qui t'accompagnaient. Tu savais faire partager ton amour de la montagne à tes amis.

Nous n'oublierons pas ton esprit curieux de tout. Mais surtout, par-dessus tout, tu avais l'art d'entretenir ton réseau relationnel. Chaque année pour notre anniversaire ou pour les fêtes de fin d'année, nous recevions une carte postale "faite main" avec une de tes photos de fleurs, papillon, champignon, paysage… Pour toutes ces raisons, Jean-Louis, tu resteras dans nos pensées et dans nos cœurs.                                                                                                    Béatrice et Jean-Jacques de Reims 

Remi Hess, Extrait du Dictionnaire des amis :HUGEROT, Jean-Louis (1942-2025)

       C’est un post de Claire Vancraeÿenest sur Facebook qui m’a appris le décès le 25 octobre 2025, à Mijoux (Jura) de Jean-Lou, l’aîné d’une fratrie de trois frères Hugerot qui marqua mon enfance 

         Jean-Lou, Pierrot (1944-2024) et François (1947-2021) étaient les fils de Germain Hugerot qui gérait la Maison commune du Chemin vert à Reims, notamment la salle de cinéma. Cette Maison commune dont nous fêtons le centenaire en 2025 fut un lieu exceptionnel dans une cité-jardin ouvrière, où habitent encore 600 familles, construite au lendemain de la Guerre de 1914, dont les bombardements avaient entièrement détruit la Cité des sacres. Au milieu du quartier, donc, l’église Saint Nicaise, décorée par Maurice Denis et quelques autres artistes, une Maison de l’enfance et cette Maison commune proposant de nombreuses activités culturelles ou sportives.

         Germain Hugerot gérait aussi Le Familial, une autre salle de cinéma en centre-ville (rue Chanzy), à proximité de la Maitrise, en face de la descente de la rue de Contrai. Je me souviens que dans les années 1950, Germain remontait l’avenue Clémenceau en solex, me prenant parfois sur son porte-bagage...

Dans Le moment Charlotte, j’écris à la date du 13 novembre 2003 :

 « Deux de mes amis d’enfance (François Hugerot et Patrick Haouy) m’aidèrent à transgresser l’interdit de l’image qui régnait chez mes parents.

François était le fils d’un directeur de salle de cinéma. Le plus souvent, sans l’autorisation de mes parents, très souvent contre leur interdiction formelle, j’accompagnais François pour voir les films qui passaient au Chemin Vert. François entrait et sortait comme il voulait de la salle gérée par son père. Je l’accompagnais pratiquement dès l’âge de 6 ans… Mes parents étaient très inquiets que je puisse voir des images perturbantes… Avec François, nous ne nous arrêtions pas à ces préventions. Les films qui passaient au Chemin Vert n’étaient jamais frappés d’interdictions au moins de 16 ans. Le Chemin Vert était une salle familiale… Le père, Germain Hugerot, dirigeait aussi une autre salle dans le centre de Reims Le familial où nous allions aussi, moins souvent compte-tenu de l’éloignement ».

Alors que nous nous voyons tous les jours au cours de notre enfance, j’ai perdu de vue François après 1968, lorsque je suis devenu étudiant parisien. Je me souviens que, vers 21 ans, François a eu un grave accident de moto sur le circuit de Gueux.

        François avait deux frères plus âgés : Jean-Loup et Pierrot. J’ai été très influencé par les aînés qui m’ont apporté beaucoup au niveau de leur rapport à l’art, à l’étude, à la lecture, au théâtre.

         Dans la Cité du Foyer Rémois, les Hugerot résidaient dans un appartement à l’intérieur de la Maison commune et nous habitions 4 place du 11 novembre. Venant du centre-ville, quand nous sommes survenus dans ce quartier en 1952, je venais d’avoir cinq ans.

Pierrot fut le premier des trois à faire connaissance avec moi. C’était un jour de printemps. Les deux arbres de notre jardin étaient en fleurs. J’étais trop petit pour monter dans le prunier (reine-claude), qui avait un tronc haut, très droit, difficile à escalader.

Lorsque Pierrot, huit ans, est passé devant chez moi, il m’a vu grimper dans le pommier. Il s’est approché de la haie et m’a dit : « Tu montes aux arbres ! ». « Oui, lui répondis-je, mais ma mère me l’interdit ». (J’hésite ici entre ce « mais » et un « parce que »)… A l’époque, j’étais un peu espiègle (mot pour me décrire, tiré d’une lettre de Pauline, ma grand-mère maternelle à son fils Jean, mon parrain).

Ce fut la fondation d’une relation assez bizarre. Pierrot était intellectuellement précoce. Il me racontait des histoires, et moi, je le croyais. Ainsi, il me dit qu’il commandait à une population de petits nains, si petits que je ne pourrais les voir et il me fit croire que ses petits nains me surveillaient, quand je montais dans ma chambre, et qu’ensuite ils venaient lui raconter tout ce que je faisais.

Il fallut beaucoup de patience à mon père pour chasser mon angoisse. La nuit, je me réveillais en sursaut, persuadé que ses petits nains, qui peuplaient mes cauchemars, me voulaient du mal. Mon père interdit à Pierrot de me voir

Je devins ami très proche de François. Nous faisions ensemble des partis de Monopoly qui pouvaient durer 24 heures. Nous faisions collection de timbres et nous nous échangions nos plus beaux.

A partir de la fin août, nous allions rue de Cernay où la famille Hugerot louait un jardin, plein d’arbres fruitiers. On y récoltait des pommes en quantité. Ce beau verger était situé à proximité de la rue Ruinart-de Brimont. Il doit avoir été remplacé par une bâtisse ! C’est une époque où le lycée Clémenceau n’existait pas : à sa place, un terrain vague où nous construisions des cabanes.

     Mon intérêt pour l’édition a certainement une origine dans les coups de main que François et moi donnions à son père, dans la fabrication de la Gazette du Chemin vert.

Germain ronéotait un petit journal : « La Gazette du Chemin vert », en 600 exemplaires qu’il fallait distribuer aux habitants du quartier. L’été, et plus généralement durant les vacances scolaires, François et moi lui donnions un coup de main pour cette tâche relativement lourde. Je crois que cette première initiation à l’édition m’a beaucoup influencé. J’ai prolongé cette première expérience dans un métier aux mille facettes, dans lequel je me suis éclaté tout au long de ma vie.

A douze ans, je retrouvais Pierrot à une époque où il construisait des fusées. L’une décolla de travers et vint blesser Monsieur Lorçon, un maçon de l’avenue de l’Yser, qui travaillait dans le jardin devant la maison Hugerot. Le blessé le prit mal et nous chercha des noises.

Geneviève Hugerot, la Maman de la fratrie, était une amie de ma mère. Elles suivaient ensemble les cours de l’École des parents, qui avaient lieu à la Maison commune. Je crois qu’elles partageaient aussi bien d’autres moments de leurs vies de militantes.

Dans le secondaire, je n’étais pas un bon élève. Pierrot, lui, réussissait bien au lycée. Il obtint son bac brillamment et entra en classe préparatoire, ce qui était extrêmement rare à une époque où il n’y avait de 8% d’une classe d’âge en classe terminale.

Pierrot fit Lettres sup, puis khâgne. Cela m’impressionna. Avec Jean-Loup, dans les années 1960, ils lisaient les auteurs à la mode, qu’il s’agisse de Françoise Sagan ou Claude Lévi-Strauss, qu’ils me firent découvrir, lorsque j’entrais en seconde. Avant de lire le prestigieux ethnologue, je n’avais lu en sciences humaines que Les stars, d’Edgar Morin. Le cru et le cuit me sembla difficile.

Quelle influence la brillante expérience scolaire de Jean-Lou (qui fit propédeutique) et Pierrot a-t-elle eu dans ma décision d’aller jusqu’au bac ? Mes parents m’y poussaient, mais la majorité des enfants du quartiers arrêtaient alors l’école à 14 ans. En 1966, seuls 8% d’une classe d’âge parvenaient en terminale au lycée. C’est difficile de se représenter cette réalité aujourd’hui.

Venant du privé, j’ai passé le concours d’entrée au lycée. Mais à l’époque le concours d’entrée au lycée était difficile. On ne pouvait pas passer du privé au public, sans satisfaire à cette épreuve. Dans une longue lettre qu’il écrit à sa sœur Antoinette (22 juillet 1965), mon père lui raconte que sur 32 candidats, nous n’avons été que 4 reçus pour entrer en terminale au lycée. Cela ne plaisait pas à mes parents que je veuille aller dans le public… Espéraient-ils que je manque cet examen ? Parmi les quatre reçus, deux amis avec lesquels nous avions préparé les épreuves (Pierre Vancra et Alain Thieffenat).

Jean-Lou, l’aîné des trois frères, m’initia au théâtre, que nous avons pratiqué plusieurs années dans une salle du premier étage de la Maison commune du Chemin Vert… Avec Jean-Lou, nous avons monté Huis clos et As you like it... Sans parler du Club UNESCO, de la bibliothèque où nous nous retrouvions sous la houlette d’Yvonne Voisin, pour recevoir des conférenciers. C’est Yvonne qui m’initia, sans le savoir, au mouvement Le Playsien, elle qui fut une disciple de John Dewey (elle avait une licence d’anglais) !

Jean-Lou et Pierrot prenaient des cours de dessin. J’admirais leurs aquarelles et je crois qu’ils m’influencèrent dans mon entrée dans la peinture, dans un désir de faire les beaux-arts qu’ils suscitèrent, mais que réprima très vite mon père !

J’ai perdu contact avec la fratrie Hugerot, lorsqu’après une année en classe de Lettres supérieures au Lycée Jean-Jaurès, je partis faire ma sociologie à Nanterre en 1967-68...

Le vendredi 22 novembre 2024, j’ai assisté à l’enterrement de Pierrot. La cérémonie eut lieu à l’église Saint-Jean-Baptiste de la Salle, à Reims, 182, rue Jean-Jaurès. C’est à cette occasion que j’ai échangé pour la dernière fois avec Jean-Lou. J’appris qu’il avait quitté Reims pour s’installer dans la maison familiale à Mijoux (Jura).

Claire Vancra m’apprend que Jean-Lou participait aux randonnées d’été Vancra, institution que je n’ai malheureusement pas connue, malgré ma proximité avec Pierre.

Elle me dit aussi qu’il pratiquait la photo de fleurs. J’ignore qu’elle fut son activité professionnelle. Ce qui est sûr, c’est qu’il fut un érudit, un discret savant.

Ma sœur Odile (Martigues) garda des contacts réguliers avec Jean-Lou. Ils s’échangeaient des lettres.

 

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Funérailles de Mme Monique LANçON, 92 ans , Vendredi 7 nov à 14h30 à l'église de MIJOUX-LAJOUX. la célébration sera suivi de l'inhumation au cimetière aux cotés de son mari Gilbert.  

Monique est née le 5 août 1933 à Bellecombe à la ferme « Chez Bally ». 2ème enfant d’une fratrie de huit.

En 1940, son père Marcel est fait prisonnier en Allemagne. Il reviendra environ une année plus tard mais très malade.

Une éducation stricte, une vie rude et austère dans cette toute petite ferme. Une pièce en bas avec l’établi pour le travail de lapidaire de son père, placée devant l’unique fenêtre et deux petites chambres à l’étage. Un espace exigü pour les huit enfants, les parents et la grand-mère.

L’approvisionnement en eau était un défi au quotidien. Les hivers rigoureux et l’enneigement de cette époque étaient bien loin du réchauffement climatique que l’on connait aujourd’hui.

Il y avait toujours quelque chose d’utile à faire, s’occuper des vaches, les tâches ménagères, un tricot, un vêtement à raccommoder, la grosse lessive faite à la main avec de l’eau et de la cendre.

Elle se rendait à l’école à 3 km, à pied ou en ski, cela quelle que soit la météo, au risque de s’égarer par temps de brouillard. Les skis étaient fabriqués avec des planches en frênes par son père. Quelle joie lorsque son père lui acheta un jour une bicyclette !

Dans les mêmes conditions, Il fallait aussi se rendre, sans faute, à l’église aux Moussières tous les dimanches matin, aux Vèpres du dimanche après-midi, ainsi qu’à la messe de minuit à Noël.

Après l’école communale obligatoire, Monique entre quelque mois à l’école ménagère.

En 1954, la famille déménage aux Moussières pour trouver un peu plus de confort dans la maison du Pré Jailloux.

Elle épouse Gilbert en 1957 et le rejoint alors à la ferme de La Murat. Ils accueilleront quatre enfants. Cette ferme devant trop petite, ils décident de déménager.

Ainsi ils arrivent en mai 1969 à la Combe de Mijoux sur la commune de Lajoux, pour développer une exploitation agricole plus grande et plus moderne. Monique passera son permis de conduire, permis bien utile dont elle profitera jusqu’à ces dernières semaines.

Malheureusement, le 21 décembre 1974, un tragique accident emporte Gilbert son mari. Une épreuve terrible, elle fera face avec un courage et une force incroyable et continue l’exploitation agricole, assurant le travail avec les vaches, conduisant les tracteurs, élevant les enfants.

Jean-Marc arrête l’école en juin 1975, et Serge en juin 1976, pour travailler tous les deux avec elle. C’est avec Jean-Marc qu’elle continuera de travailler par la suite, dans des conditions, encore une fois, bien rudes, mais dans une belle et remarquable entente.

Huit petits-enfants arrivent dont elle s’occupera beaucoup. Ils apportent de grands moments de bonheur dans sa vie.

Lorsque la retraite arrive, elle s’accorde un peu de temps pour elle et s’autorise quelques voyages. Elle restera néanmoins un grand soutien pour Jean-Marc en l’aidant toujours de son mieux à la ferme.

Dix arrières petits enfants compléteront cette grande famille pour sa plus grande joie.

Son bonheur était de pouvoir réunir toute cette descendance, aussi souvent que possible, autour d’une grande tablée, de partager avec chacun un peu de légumes de son jardin, un pot de confiture, ou de tricoter pour qui le voulait un pull-over. C’était sa façon à elle de dire pudiquement « je t’aime ». 

Lorsque Jean-Marc prend sa retraite et vend sa ferme fin 2020, ils déménagent au village de Lajoux. Elle s’adaptera bien à ce nouveau lieu.

Les épreuves n’étaient pourtant pas terminées pour elle. La maladie de sa petite fille Laura l’affecte profondément et son décès il y a quelque mois auront eu raison de sa force vitale. Elle reste digne malgré tout, ne montre ni son chagrin, ni son sentiment d’injustice. Elle nous quitte, certe  à bout de force, mais au terme d’une vie bien accomplie.

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Nous apprenons le décès brutal de Jean-louis HUGEROT ce samedi 25 oct. La veille au soir il participait à la soirée de présentation dAnnick et Michel sur leur périple à velo. Après une belle soirée il s'est endormi et a été asphyxié dans son sommeil par le poële à bois...

  

 en ces jours preparatoires à la Toussaint, la paroisse remet à Dieu l'ame de notre ami par la prière fraternelle.

Dès que le corps sera rendu après l'autopsie nous vous informerons de la date des funérailles.

Repose en paix Jean-Louis

La mort te fût douce comme l’étaient ta voix et tout ton être

Tu vas nous manquer oh combien !

Tu ne me demanderas plus le nom latin d’un champignon trouvé au détour d’un chemin

Ton âme s’en est allée         Juste un souffle qui  n’est plus

Sans faire de bruit, Tranquillement, A ton image, D’une manière  délicate

Les arbres, les sentes, les fermes et la rivière nous parleront de toi

Les fleurs renaitront au printemps, je te dirai leurs noms ou te le demanderai

Et nous penserons à toi;  A ta gentillesse, à ta bonté; A tout ton savoir et toutes tes connaissances

A Dieu Jean-Louis

Veille sur notre vallée, sur les pâturages, sur nos forêts et sur notre belle Nature

Je te redis notre amitié et notre affection;    Je te dis notre immense peine

Merci pour tout ce que tu nous a apporté;    Merci pour cette belle personne que tu étais

Et comme tu le disais… je t’embrasse..                                                                             Annick et Michel

 

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Funérailles à l'église de Lajoux Mijoux de Mme Blandine MORLET, 53 ans , Vendredi 31 octobre à 15h

Mme Morlet habitait à coté de la fromagerie de Lajoux. il y a 8 ans son mari était décédé brutalement.; la semaine qui a précédée sa mort Mme Morlet a pu assister au mariage de sa fille à Pontarlier.

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Funerailles à Lelex de David LARGILLET, 53 ans,  lundi 6 octobre 2025 à 14h 

L’histoire de David commence le 10 avril 1972, en Normandie, à St Valery en Caux, grâce à ses parents Chantal et Yves.

Enfant on pouvait dire de Davi était un enfant sage, calme et obéissant. Il a suivi sa scolarité de la maternelle à la primaire , à Veules-les-Roses, là où il a grandi.

Commençant à se forger un petit caractère, ses parents se souviennent de ce jour où petit David avait décider de rebrousser chemin devant l’école , passant ainsi sa journée dans l’escalier devant la porte de » chez lui.

Malgré cela ce petit bonhomme aura fait son bout de chemin auprès de l’église : enfant de Chœur, il a fait sa communion, renouvelé et finalement été confirmé.

Coup de Malchance mais aussi grand casse-cou, il sera hospitalisé plusieurs fois, sacré David !

Se passera ensuite les années de collège, qui suivirent très vite par ce qu’il a toujours rêvé de faire : l’hôtellerie. Il suivra donc l’école hôtelière de Mont-St-Aignan et restera marqué par ce restaurant qui l’accompagnera tout au long de son apprentissage : les Galets, chez lui à Veules-les-Roses. Les diplômes et le permis en poche, David à décidé de voir plus grand et de viser des restaurants étoilés, le poussant donc à quitter sa Normandie.

En 1993, il décide de s’arrêter dans ce qui deviendra sa ville de cœur : Aix les bains. C’est là, lors d’une soirée en boite de nuit il fera la connaissance de Nathalie avec qui il partagera ses 32 années suivantes. C’est le début d’un long voyage, au sens propre comme au sens figuré, puisqu’ils déménageront souvent. Un petit bout de chou viendra finalement bouleverser sa vie la même année. Arnaud , tu n’étais pas simplement son neveu, David t’a toujours considéré comme un fils et cela ne changera pas. Tu as partagé beaucoup de choses avec lui, tu étais le deuxième homme de la famille, puisqu’on était toujours ensemble.

Partant donc à droite, à gauche, notre vadrouilleur préféré aura la chance de rencontrer beaucoup de belles personnes. Mais un ami l’aura suivi tout au long de sa vie et aura été là jusqu’à la fin, c’est toi Lionel. Bien plus qu’un collègue tu auras été son meilleur ami et notre famille estime beaucoup la vôtre.

En Sept 1995, après 5 ans de vie commune avec Nathalie, il décident de se marier. Deux belles cérémonies pour que chacun puisse fêter chez lui, en Normandie et en Haute Savoie. Un mariage qui durera 27 ans.

Trois ans plus tard la famille s’élargie. Deux merveilles pointent le bout de leur nez en 2001 : Océane et Alizée. Accroché à sa famille, David a dû se résoudre à quitter la restauration pour pouvoir rester au plus près de ses filles ; il est ainsi devenu logisticien.

En tant que mari et père il a toujours fait passer nos besoins avant les siens.

Ses passions étaient multiples, elles passaient par des choses simples comme des moments en famille ; des sorties, des WE, des vacances. Une pensée particulières pour nos sorties au restaurant qu’il aimait beaucoup. Mais il avait aussi ses passions plus personnelles : ses maquettes. Tout ce qui pouvait concerner l’aviation, la navigation et particulièrement ces derniers temps l’automobile, que l’on ne mentionnera pas sans sa voiture du moment l’Alpine.Il aurait souhaité qu’on le précise L’Alpine vient de chez lui , de sa Normandie.

Toues ces caractéristiques qui faisaient sa personnalité et qui créent des souvenirs

Il était quelqu’un de dynamique, à réveiller le peuple dès qu’il était réveillé lui. Toujours à mettre de la musique du matin au soir dans la maison dont il avait tant rêvé, à Lélex, où il vivra 13 belles années, en parlant toujours de ses incroyables voisins

Aujourd’hui, il nous laisse l’image d’un petit garçon qui aura aimé ses parents toute sa vie. D’un mari qui se sera dévoué à sa femme jusqu’à la fin. D’un papa qui aura fait en sorte de donner le nécessaire à ses filles, tant qu’elles en avaient besoin. D’un membre de la famille, qui faisait le maximum pour que l’on puisse passer le plus de moments ensemble. D’un collègue, d’un ami  d’un frère de cœur qui restait disponible si le besoin y était.

Gardons également cette image de combativité, de courage dont il aura fait preuve durant deux longues et finalement si courtes années. Jusqu’au bout, il aura fait en sorte de ne pas inquiéter ses proches, il ne laissait rien paraitre.

A nous d’être aussi fort que lui pour remonter cette pente qui nous aura fait tomber bien bas. On sait tous que tu l’aurais voulu, alors à nous de te remercier comme il se doit.

 

 

 

 

 

 

 

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Funérailles de  
Guy ROLANDEZ
1928 -2025
Vendredi 4 juillet 2025 à 15h
Église de LELEX

Né le 20 septembre 1928 à Lélex, à la “La Pomme de Pin”, aidé par la sage-femme du village, a vu le jour dans un foyer profondément enraciné dans la terre et les traditions. Ses parents, agriculteurs de génération en génération depuis les années 1700, lui ont transmis le goût du travail, de la nature et des racines familiales.

Il grandit aux côtés de sa sœur Yvette, disparue en janvier 2007. Son passage à l’armée en Autriche fut pour lui une parenthèse de joie, de camaraderie et de souvenirs inoubliables qu’il évoquait toujours avec le sourire – “les meilleures années de bringues”, disait-il.                                                                           Avant de reprendre la ferme familiale après son mariage, il fut tour à tour bûcheron, puis maçon, formé à l’école des Vennes à Bourg-en-Bresse. Travailleur acharné, il fit agrandir l’exploitation en 1975, portant ainsi son empreinte dans chaque poutre, chaque pierre, chaque sillon. Il a vu naître ses enfants sur cette terre qu’il aimait tant.

Il participa fièrement à la construction de la colonie d’Air France, mais aussi à celle des premières remontées mécaniques de Lélex – deux mondes différents mais tous deux bâtis de ses mains.

Son esprit vif, toujours une parole à donner, s’accompagnait d’une curiosité inépuisable. Il lisait, réfléchissait, observait. Il comprenait le monde qui l’entourait et cherchait toujours à en saisir le sens. Malgré sa force, la disparition de son fils Yvon en 2002 l’a profondément bouleversé — une peine indicible, que nul mot n’aurait su consoler. Puis, en 2013, il a perdu son épouse Armande. Et il y a à peine six mois, le destin l’a de nouveau frappé en lui enlevant sa petite-fille Sophie.

Il aimait ses montagnes, ses sentiers – le gros sapet, le chapelon, les collets, chez les lièvres – et les mots en patois qui colorent encore l’air là-haut.  Sa passion pour le bois l’a accompagné jusqu’à 95 ans, à l’automne 2023. Tronçonneuse, tracteur, kéfir, et un kilo de miel par semaine – il avançait toujours, fidèle à ses habitudes.

Pour ses 90 ans, il offrit à tous une image inoubliable : un vol en hélicoptère au-dessus du Mont-Blanc, décollant de chez “les lièvres”. Un dernier clin d’œil à son âme d’aventurier enraciné.

Il a connu tant de générations, transmis tant de valeurs, vécu tant de saisons. Il laisse derrière lui une empreinte profonde, à la fois solide comme les pierres qu’il a posées, et douce comme le miel de ses ruches. Nous ne t’oublierons pas pépé et tu restera un exemple pour nous tous ! On t’aime.

texte écrit par Aglaé l'une de ses petites filles

Pépé
Il est si difficile de trouver les mots quand le cœur est plein de tristesse. Aujourd’hui, je suis là devant toi, pour te dire adieu, mais surtout pour te dire merci. Merci pour tout ce que tu m’as appris. Merci pour ta patience, pour ta tendresse, pour ton regard bienveillant qui me faisait toujours sentir en sécurité. Tu avais cette façon unique de me transmettre des choses sans jamais imposer, en me montrant l’exemple, avec sagesse et simplicité. Je n’oublierai jamais toutes les bêtises que tu racontais à longueur de journée. Ces petites histoires farfelues, ces plaisanteries, ce rire qui faisait du bien à toute la famille … Tu savais toujours comment faire sourire, même dans les moments les plus simples. Tu m’as appris à aimer la vie, à respecter les autres, à être forte quand il le fallait, mais aussi à ne jamais avoir honte de mes émotions,de se que je faisais ou de se que je deviendrais. Avec toi, j’ai grandi, j’ai appris, j’ai ri. Tu m’as toujours dit que tu croyais en moi. Tu me répétais que j’étais douée, que j’allais réussir ma vie. Et ces mots, je les garde précieusement dans mon cœur. Ils m’ont donné la force de croire en moi, de continuer, même quand c’était difficile. Tu as été un grand-père exceptionnel, et une présence irremplaçable dans ma vie. Ton départ laisse un vide immense, mais je sais que ton amour, lui, ne me quittera jamais.
Aujourd’hui tu rejoins les anges tu. Retrouveras mémé et sof et toute ces personnes partie si brusquement
Alors aujourd’hui, je ne te dis pas vraiment adieu. Je te dis à bientôt, quelque part dans le vent, dans les souvenirs, dans les étoiles. Je te promets de continuer à avancer malgré la douleur si forte avec toi dans mon cœur.
repose en paix

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Funérailles de Michel GROSSIORD  1957 -2025

Mardi 10 juin 2025 à l'Église de LELEX

 Nous sommes aujourd’hui réunis pour rendre un dernier hommage à Michel qui nous a quittés le 2 juin. Fils d’Eliane et de Paul Grossiord, Michel est né le 24 février 1957 à Bellegarde.

Il a une grande sœur Marie Hélène et aura un petit frère, Roger. Au milieu de ce e belle famille, Michel grandit à Lélex, village natal de Paul, où ses parents ont repris un pe t hôtel-restaurant en 1958. Le ski l’hiver, les randonnées avec la tante Geo et ses cousines l’été, les quatre cents coups avec les copains toujours amis aujourd’hui, rythment son enfance dans ce village qu’il aime tant. Si son Papa n’a de cesse de rénover et d’agrandir l’hôtel, sa maman, ancienne élève du lycée professionnel hôtelier, s’est installée aux fourneaux. Il lui voue une admiration sans limite et elle sera sa première inspiration : à 8 ans, il décide qu’il sera cuisinier et il ne changera jamais d’avis.

C’est donc après quelques années collège, qu’il rentre à l’Ecole hôtelière de Bellegarde de 1971 à 1974 et ce sont Tata Josy et Tonton Fiofio qui l’accueillent le soir et le surveillent aussi un peu. Ayant obtenu son CAP de cuisine, il part faire ses armes dans une dizaine d’établissements dans toute la France. Le service militaire, dans le 27ième Bataillon des Chasseurs Alpins à Annecy vient interrompre ses premières années cuisine, mais sera riche en dépassement de soi, en connaissance de la montagne et en amitié. Son meilleur copain d’armée sera son témoin de mariage. Puis il revient comme Chef de cuisine en 1980 dans la maison familiale. Sa maman lui fait confiance et leur complicité ne fait que croître en travaillant ensemble et en se transmettant les secrets des recettes de famille. A l’inter-saison, en pleine force de l’âge et encouragé par une bande d’amis, il exerce le métier de bûcheron dans le Jura et en Suisse. Et c’est cette même année en 1980, dans la tourmente de la saison d’hiver avec son flot de vacanciers et vacancières venus skier que Michel rencontre Florence. Leur relation dépasse le temps des vacances, mais il y a un hic, Florence vit à Paris et elle n’est pas du tout du métier… Et pourtant … ils se marient en 1982, reprennent les rênes de l’établissement en 1984 et ne cesseront de faire prospérer leur affaire.

De leur union, naîtront Aurèlie et Caroline, c’est le bonheur absolu pour Michel, et une vie de famille s’organise à nouveau dans l’hôtel. Ce n’est pas monotone : élever les enfants, satisfaire la clientèle, tenir bon les saisons d’hiver et d’été, organiser mariages, banquets et autres le reste de l’année imposent souvent de faire l’impasse sur la vie familiale. En grandissant, les filles participent et donnent un bon coup de main, il est heureux et rassuré, être ensemble c’est l’essentiel et la famille c’est sacré. Quotidiennement, Marie-Hélène, Michel et Roger veillent les uns sur les autres depuis leurs commerces rapprochés et renforcent des liens puissants. N’oublions pas non plus que Michel a été à bonne école avec ses parents : sa table est ouverte à tous, et l’hôtel incarne pour toute la famille le cœur des retrouvailles et des grands banquets de fête. Passionné de sauces, attaché à une qualité des produits et attentif au service et à l’accueil, Michel propose une cuisine qui fait la joie des fins gourmets : plats mijotés, poissons, champignons, gibier, spécialités de montagne, et au printemps ses fameuses grenouilles remémoreront à chacun de bonnes dégustations et de bons moments. Le titre de Maître Restaurateur est décerné à Michel en 2013 et c’est avec fierté qu’il appose sur sa façade cette nouvelle distinction. Conscient que ce métier est un travail d’équipe, il est entouré de précieux collaborateurs restés pour la plupart des amis et a assuré la formation d’apprentis en leur transmettant savoir et goût du métier. Michel ne compte pas ses heures et s’investit également pour son village : Pompier volontaire pendant 27 ans, Conseiller municipal puis 1er adjoint et membres de diverses associations, les journées sont plus que bien remplies.

Et dans tout cela, il reste peu de temps pour la détente : ce sera la Chasse à l’automne, quelques jours de vacances en famille au printemps, quelques instants volés pour rejoindre les bons copains autour d’un petit verre et surtout, surtout, retrouver son fidèle ami Claude. C’est tous les matins de l’année le même rituel autour du petit café pour discuter de tout et de rien avec humour, se confier, rire beaucoup et pleurer parfois. Claude, c’est l’ami dévoué, toujours présent, son soutien indéfectible ne tarira jamais.

Mais voilà, cette vie de travail et de générosité a eu un prix et des problèmes de santé de plus en plus sérieux l’amènent à céder son affaire en 2019. Si c’est un soulagement, c’est aussi une déchirure, un abandon, cette longue histoire devait s’achever autrement. Si la retraite est symbole de repos et de liberté, c’est pour lui le rendez-vous avec un ultime combat à mener courageusement et sans répit contre la maladie. En nous quittant Michel nous laisse l’image d’une belle et bonne personne, authentique et généreuse, souriante et reconnaissante.

Il a compté pour vous, mais vous avez tous beaucoup compté pour lui. De tout son cœur, il a aimé ses filles Aurélie et Caroline, ses gendres, Bérenger et Brice, ses petits-enfants Julia, Harry et Tony, et sa famille entière, et de tout son amour, depuis 45 ans, il m’a chérie et je suis fière d’avoir été sa femme.

FLORENCE 

le Mot de Claude GROSGURIN


Mon cher Michel,
j'aurais pu écrire des pages sur ce que l'on a vécu depuis 50 ans: les vacances au Lavandou, nos sorties resto, parler du SIVOM et de Valserine animation, faire des pages sur tout ce que l'on a partagé lors de nos milliers de cafés pris chaque matin, (trop longs certaines fois de l'avis de  Florence) j'aurais pu évoquer ta fierté quand tu me parlais de tes filles adorées, et de leurs enfants; mais aussi de ta grande douleur quand tu as dû quitter la cuisine de ton cher Hôtel du Centre, et le drame qu'a été pour toi sa fermeture l'an dernier.


J'aurais aussi pu paraphraser Gilbert Becaud quand il chante la douleur qu'est la perte d'un ami.
Mais je vais juste te dire merci d'avoir été mon ami, que je n'oublierai jamais ton beau sourire, malgré les souffrances que tu endurais, lorsque je suis arrivé pour te voir dimanche dernier; 


et je veux surtout partager avec tout le monde la dernière phrase que tu m'as dite avant que l'on se quitte: "à dans une autre vie" .
 

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Samedi 29 mars à 15h , nous honorerons la mémoire de Bruno LADET 1962-2025, décédé dans la Creuse le 2 Mars des suites d'un cancer. En présence de l'urne funéraire nous nous receuillerons autour de son épouse Karine et de ses filles Tess et Lison. Ses cendres reposeront dans cette vallée où il a vécu.

 Bruno est arrivé dans le Jura à Fort du Plasne où il travaillait comme animateur à la colonie de la ville de Dreux, sa ville natale.

L’accueil chaleureux que lui réservait les jurassiens, notamment la famille Pagnier, l’a encouragé à ne jamais repartir et à poursuivre sa carrière dans l’animation pour finir directeur de la maison familiale du Col de la Faucille.

C’est au Col de la Faucille qu’il rencontrera Karine, la femme qui deviendra son épouse en cette église même de Lelex le 23 mars 1996 et qui l’accompagnera durant 35 ans de sa vie.

De cette union, naitrons 2 filles, Tess et Lison, aujourd’hui elles-mêmes mamans de Maloé, Loic et Charlie, petits enfants de Bruno.

Bruno et karine choisissent de s’installer à Lelex , durant 15 ans, Bruno va s’investir dans la vie de village , s’engager auprès des diverses associations de la vallée, il sera aussi pompier volontaire à Lelex.

 Il travaille alors comme animateur Tir à L’arc à Valserine Animation, puis au SIVOM de la Valserine où il fait le damage des pistes de ski de fond et commence ce qui deviendra sa passion, le balisage des sentiers. Il exercera ce métier durant 23 ans au sein du service sentier de l’Agglomération du pays de Gex.

Sa passion pour son « bureau » comme il aimait à le dire, ses connaissances du terrain et son engagement dans le tourisme l’amène à prendre la présidence de la GTJ, Grandes traversées du Jura. Il a goût à transmettre ses connaissances autant à ses « jeunes » qu’à toutes personnes qui croisent son chemin.

Sportif engagé, il donne sans compter, il sera à l’initiative de l’association « Courir pour le Népal » afin de récolter des fonds pour un orphelinat de Katmandou ou il se rendra en famille en 2011 pour y rencontrer les enfants.

Passionné de course de montagne, il n’a d’autres loisirs que gambader et gravir les sommets, Il réalisera ses rêves en participant à des ultra-trail tel que l’UTMB ou la diagonale des fous mais son cœur s’emballait à l’arrivée de la PTL que ce soit en tant que participant ou bénévole.

A 60 ans, famille, amis et collègue lui permettent de réaliser son rêve d’enfant, gravir le Mont-Blanc.

Sa retraite fut courte mais il la passera à faire ce qu’il aime le plus, faire connaitre sa région à travers le patrimoine, il sera guide touristique à la fromagerie des Moussières et au Fort des Rousses « Jura Flore » durant les deux dernières années de sa vie.

Bruno était un passionné, il aimait sa famille plus que tout, il donnait sans compter et il aimait partager tant au niveau professionnel que sportif.

 Que Bruno reste dans nos mémoires et nous inspire à être meilleurs.

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Georgette TABORIN, 82 ans,   est décédée vendredi 14 mars 2025 à l'hopital de St Claude; Une célébration à l'église de LELEX vendredi 21 mars à 14h30 pour la remettre à Dieu

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Funérailles de Sophie ROLANDEZ, 34 ans, lundi 30 décembre à 14h30 à l'église de Lelex

Hommage de Damien son cousin

Chers amis et famille réunis aujourd'hui,

C'est avec une profonde tristesse, et le cœur lourd que nous nous rassemblons pour dire adieu à notre sof, poupe, poupinette, et aussi poupette, qui a touché ma vie, nos vies de tant de façons.

Son départ fut aussi rapide que la vie qu’elle aimait mener, et souvent en musique … elle nous laisse un vide immense, mais sa mémoire vivra à travers nous.

Sof était pleine d’énergie, toujours prête à offrir des moments agréables à ceux qui en avaient besoin c’etait une véritable tornade

quelqu'un dont la gentillesse et la compassion touchaient tout le monde autour d'elle. Son sourire avait le pouvoir de réchauffer nos cœurs, et sa présence apportait toujours du réconfort,. Son rire, sa joie de vivre et son amour des grands espaces, de la nature, resteront gravés dans nos mémoires à jamais.

Nous nous rappellerons de tout ces petits moments ou elle prenait un stylo pour dessiner une fleurs, un papillon …

son amour inconditionnel pour son fils sa famille et ses amis.

Elle nous a appris à apprécier les petites choses de la vie, bien souvent en musique,  et à trouver de la beauté dans chaque moment.

En ce jour de tristesse, nous nous souvenons des moments précieux partagés avec elle, ses photos avec ses grimaces, Les souvenirs de son affection, de sa détermination, de son courage et de sa bienveillance sont un témoignage de la beauté de son âme.

Nous honorons les souvenirs qu'elle nous laisse et les leçons qu'elle nous a enseignées.

prenons un moment pour pleurer sa perte, mais aussi pour célébrer la vie qu'elle a vécue, remplie de moments de bonheur et de bonté.

Puissions-nous trouver réconfort en sachant qu'elle repose en paix, elle restera toujours vivante dans nos cœurs et nos esprits. Son amour et sa joie continueront de nous guider et de nous inspirer.

Ta présence physique nous manquera terriblement, tout comme tes câlins et tes bisous, mais ton esprit vivra à jamais dans nos cœurs avec nos souvenirs.

Adieu, ma foudine, tu nous manqueras à jamais et merci pour tout ce que tu nous as donné et partagé avec nous !!! Nous t’aimons !!!

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funérailles de Mme Ginette GROSPIRON, née MERMET-LIAUDOZ, le mardi 17 décembre à 10h30 à l'église de Lelex. Mme Ginette GROSPIRON avait 96 ans1/2 . Retirée à la MARPA de Champfromier depuis 6 ans, Elle est décédée dans son sommeil ce vendredi 13 décembre. Après la célébration à l"église et l'inhumation au cimetière au coté de son mari Jean décédé en 1985, la famille accueillera à la salle des fêtes de Lelex.

Chemin de Vie - Ginette Grospiron

Ginette née aux Besses le 19 mai 1928. Elle est le 3ème enfant du foyer d’Eglantine et Elie Mermet-Liaudoz, une famille de 5 enfants, Robert, Janine, Ginette, Simone et Mireille. C’était une petite fille espiègle, c’est la dernière de la famille à nous quitter.

Ginette est allée à l’école du village jusqu’au certificat d’étude, après le certificat comme la plupart des enfants de l’époque, elle est restée à l’école jusqu’à 14 ans et elle faisait lire les petits. Contrairement à son frère et ses sœurs, bien que bonne élève, elle n’a pas pleuré en quittant l’école. Puis, cela a été le lapidaire, au départ à la maison. Janine racontait que les hivers étaient durs car il fallait rester à la maison sans sortir et travailler en face de son père Elie qui était sévère et qui surveillait ses filles.

Ginette n’en a pas eu de mauvais souvenirs. Ensuite elle a travaillé à l’atelier de Lapidaire de Jean Grospiron, elle était très dissipée, elle chantait tout le temps à tel point que celui-ci avait rendu visite à son père et parlait de la renvoyer. Ils se sont bien entendus malgré tout puisqu’ils se sont mariés en 1953. Jean était déjà papa d’une grande famille de 5 enfants, Christian, Elisabeth, Alain, Antoinette et Denise.

Plus tard elle a rejoint l’hôtel familial du Crêt de la Neige où toute la famille au sens large, ainsi qu’une bonne partie des personnes du village et de la vallée ont eu l’occasion de travailler. 5 enfants ont agrandi la famille, Michel, Annie, Nathalie, Maryline et Jean.

Son mari, Jean, est décédé le 1er février 1985, en pleine saison de ski, l’hôtel était complet à ce moment-là, il a fallu assurer. Ginette a beaucoup souffert du départ de son mari qui était un homme affectueux et généreux doté d’un heureux caractère. Il était entreprenant et bouillonnant d’idées.

Après sa retraite, Maryline et Jean ont repris les rênes de l’hôtel, Ginette participait beaucoup jusqu’à l’âge de 78 ans. En 2005, l’hôtel a été vendu. Elle a fait de nombreux voyages avec ses belles-sœurs Simone et Suzanne et aussi avec Simone, la cousine de Jean. Elle participait aux escapades des Lapidaires de Chézery.

Elle se plaisait bien au village, elle avait sa famille, ses amis d’enfance et de nouveaux lélerands avec lesquels elle avait bien sympathisé.

Agée de 90 ans, elle a rejoint la Marpa, résidence autonome pour personnes âgées à Champfromier, elle y est restée 6 ans. L’ambiance était familiale et chaleureuse, il y avait de nombreuses activités, en particulier le chant qui lui plaisait beaucoup.

Elle a eu la grande peine de perdre Michel, il y a 3 ans, son fils ainé.

Elle s’affaiblissait et passait de plus en plus de temps dans son lit. Elle souhaitait rejoindre Jean son mari ainsi que tous les autres qui l’attendaient, ses parents, son frère et ses sœurs, beaux-frères et belles-sœurs, Michel son fils, elle évoquait aussi toujours Gilberte et ses amis.

Hommage d'Alice, une de ses petite-fille

Mamie, Depuis toujours tu es là pour nous.

Petits on venait te voir à l'hôtel où tu étais toujours très occupée. On en a passé des journées à jouer derrière (au mieux) ou dans les chambres, les couloirs, la buanderie ou pire, les cuisines ! Que de souvenirs : les défis qu'on se lançait pour oser aller jusqu'aux chambres 31/32, les truites dans le vivier qu'on ne se lassait pas d’agacer…

Quand on était plus sage on t'aidait parfois à plier les draps, généralement en chantant, à sécher les terrasses, à ratisser le gravier ou à "attendre" en faisant des mots fléchés où je ne comprenais rien. C'était souvent l'occasion de belles discussions.

Il y avait aussi les longues balades en montagne ou le long de la Valserine, qu'adolescents on aurait souvent préféré éviter, mais qu'on regrette aujourd'hui, où tu nous apprenais le nom des fleurs, des arbres et à reconnaître les champignons. Au printemps, on cueillait des pissenlits et l’herbe du bon Henri… en automne c’étaient les noisettes… quel régal ! On adorait partir en voiture, tous dans le coffre car tu n’avais que deux sièges devant !

Tu nous disais parfois que « celui qui aime la nature sera toujours heureux », c’est une philosophie qui nous accompagne ou devrait nous accompagner chaque jour.

En grandissant nos visites se sont peut-être espacées mais qu'importe la fréquence, entre l'hôtel et le Grand Crêt, avec nos cousins ou nos amis nous étions toujours bien. Avec ce qu'il faut de liberté pour vivre au mieux notre vie d'ado. C'est sûrement pour ça que Laure venait renforcer les rangs chaque été au service !

Plus tard c'est toi qui es venue nous voir à Lyon, avec Simone, quel drôle de changement de décor quand on t'a vu sortir du métro ! Et tu es même allée jusqu'au Liban pour mon mariage ! Bien après nous, Élie est venu émerveiller tes journées. Ce dernier petit-fils t'a découverte retraitée et a sûrement des souvenirs différents de vos moments partagés.

Merci mamie, nous avons beaucoup aimé grandir à tes côtés. Tu as toujours été là pour nous accompagner et nous soutenir dans tous nos apprentissages comme le ski ou la musique, ta grande passion. Heureusement tu nous laisses en tête tout un tas de chansons qui nous feront toujours penser à toi, et ainsi tu seras toujours là pour nous !

Hommage d'Annie, une de ses filles

Pour tout le monde, Maman c’est surtout l’hôtel. Tu étais infatigable, toujours là 1ère à te lever pour accueillir un client qui se présentait. Tu bondissais, nous n’avions pas le temps de réagir !

Pour moi l’hôtel était une véritable fourmilière, les saisons étaient chargées et nous, les enfants, n’avions pas beaucoup de place. Nous passions du temps dans les escaliers à observer le monde qui s’agitait autour de nous. Pour ma part, j’aimais particulièrement les périodes de fermeture où nous nous retrouvions en famille.Tu étais une maman qui montrait peu ses sentiments, ce n’était probablement pas dans l’éducation que tu avais reçue !Tu nous as donné le goût du travail bien fait, et tu étais aussi une grande lectrice. Tu aimais les mots croisés et le Scrabble, ton dictionnaire était toujours à portée de main…

Nous passions beaucoup de temps dans la nature, et en rentrant nous sortions les encyclopédies, pour identifier les fleurs et les champignons que nous avions cueillis et mis de côté pour effectuer nos recherches.Il y avait aussi la cueillette de pensées sauvages qui servaient à faire des infusions. Maryline se souvient que tu déposais de petits bouquets sur nos tables de nuit et disais : « fermez les yeux… vous êtes à la Maréchaude ». Ces bouquets dégageaient un parfum délicat.En été nous allions « aux framboises » qui poussaient dans les endroits où il y avait eu des coupes de bois, et aussi dans la forêt du massacre après le passage du cyclone. Nous passions les après-midis à remplir de grands seaux à lait et le soir tu préparais une gelée… un régal ! Un parfum délicieux se répandait dans la cuisine.

Tu étais très habile, sûrement en tant que lapidaire et je me souviens aussi des pulls que tu nous tricotais à la perfection.Tu chantais beaucoup et tu as toujours regretté de n’avoir pas pu apprendre la musique.Tu conservais précieusement ton cahier de chants de 1948, tu avais alors 20 ans et les paroles étaient écrites de ta main. On ne les trouvait pas sur internet !Tu les connaissais encore tous par cœur. Souvent en nous écoutant discuter, un mot déclenchait une chanson.

Tu as terminé ta vie bien entourée à la Marpa. Tu étais beaucoup dans ton lit, tu disais que tu étais dans tes rêves. Je te répondais « nous aurons de la peine quand tu partiras, mais je sais que tu seras bien ». Tu souhaitais retrouver papa, ton mari et tous ceux qui sont là-haut…

 

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funérailles de Mme Colette GROSPIRON 82 ans à 14h30 samedi 16 novembre 2024 à l'église de Lelex. Nous accompabgnerons ses 3 enfants  Clothilde, Anais et Timothée et ses 5 petits-enfants dans ce dernier hommage. Mme Grospiron avait passé ces dernières années dans une EPAD religieuse à ECULLY.

 

 

 

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mercredi 14 aout à 16h à l'eglise de Mijoux-Lajoux seront célèbrées les obsèques de Mme Michèle BENOIT-GONIN, 96ans.  Elle vivait sur Lyon mais restait profondement attachée à son village natal. Elle reposera dans le caveau famillial.

 

 

 

 

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Vendredi 17 mai 2024, à 15h à l'église de Lelex, auront lieu les funérailles du doyen de la vallée.

 Mr Marcel GROSGURIN, de la chapelle, est décédé à l'age de 103 ans. c'est une figure de Lelex qui achève son parcours.

nous assurons son épouse Lily, son fils Jean-Pierre, sa fille Martine de notre prière. Lélex en deuil : Marcel Grosgurin a cassé sa pipe

A 104 ans, il a appuyé sur dernier étage dans l’ascenseur du paradis. Figure lélerande, Marcel Grosgurin laisse son épouse Liliane poursuivre seule leurs 75 ans d’amour. Le parfum de sa pipe embaume désormais les jardins de Saint Pierre.

Avec son départ, c’est une bonne partie de l’histoire de Lélex qui s’en va. Marcel Grosgurin nous a quittés jeudi 9 mai dernier. « Il a pris l’ascenseur pour le paradis le jour de l’Ascension ; ça, c’est bien lui », nous confie sa fille Martine.

Plus d’un siècle sur Terre

Marcel n’avait rien moins que 104 ans. Il est né le 17 décembre 1920 à la ferme de la Fruitière, à Lélex. De la Fruitière, parce que ses parents paysans y fabriquaient du fromage, du bleu de Gex, comme il se doit.

Marcel était l’aîné de quatre enfants. Pierre, Léon et Arlette étaient ses frères et sœur. Bien que plus jeunes, ils sont tous décédés. Marcel avait 20 ans lorsqu’éclata la Deuxième Guerre Mondiale. Il y prit, à son échelle, une part non négligeable, et faillit bien y laisser sa peau (lire par ailleurs).

En 1949, revenu au pays quatre ans après ses pérégrinations militaires, Marcel prend pour épouse Liliane Durafour, de deux ans plus jeune que lui. Une gamine de 1922, fille unique de Louis Durafour, personnalité lélerande et ancien maire, qui tenait la ferme-bistrot-fournil de La Chapelle. Elle lui donnera deux enfants, Martine et Jean-Pierre.

La route, sinon rien

Marcel aimait la route, la conduite et les virées. A moto, bien sûr, mais aussi en voiture, à tel point qu’il s’était fait taxiteur. Contrairement à ce que l’on peut croire, l’activité ne manquait pas à Lélex. Avec la station de sports d’hiver, évidemment, mais aussi le centre de vacances Air France, les allers-retours au marché et à la gare de Bellegarde, à l’aéroport de Genève, les transports médicaux chez le médecin local ou aux hôpitaux lyonnais. Cela sans parler des excursions en montagne, à Chamonix notamment, qu’il affectionnait tout particulièrement. Marcel entretenait avec ses clients une relation privilégiée qui a enrichi et magnifié sa vie.

Lorsqu’il n’était pas au volant de sa Mercedes, il s’étourdissait de bonheur aux commandes de sa jeep Wyllis, avec laquelle il conquit… la Croix du Reculet, un sommet compliqué, voire impossible, du Haut-Jura ! Une sacrée expédition signée en 1959 avec deux amis.

Marcel avait d’autres passions ; le bûcheronnage, les champignons, la nature, mais aussi la musique, l’accordéon, l’harmonica… Cela sans parler de ses petits-enfants et arrière-petits-enfants, qu’il chérissait.

Le bistrot de La Chapelle

Impossible toutefois de parler de Marcel sans pousser la porte du bistrot de la Chapelle. Notre taxiteur prenait, sur son temps libre, beaucoup de plaisir à aider sa femme, Liliane, au service des clients. Pipe au bec, il adorait faire causette avec les buveurs, des touristes, certes, mais la plupart du temps des copains et des amis. Bouffarde et moustache obligent, ils l’avaient surnommé Brassens. La vraie vie, quoi. Le bistrot ; une affaire que cet incroyable couple a tenue ouverte jusqu’en décembre 2019. Voyez les dates de naissance et faites le compte. Qui dit mieux ?

Dernier voyage

Ces derniers temps, Marcel n’était pas bien. Sa santé se dégradant, il a intégré la maison de retraite de Confort fin septembre 2023. Victime d’une chute de son lit lundi 6 mai 2024, d’une fracture du fémur et d’une commotion cérébrale, il a été hospitalisé d’urgence à Saint-Julien. Ce jour-là, ce n’est pas lui qui tenait le volant. Et jeudi de l’Ascension, il s’est envolé de ce monde.

Sa sépulture a eu lieu vendredi 17 mai à 15h à l’église de Lélex. Le père Luc Ledroit, prêtre de la vallée, très apprécié tant de la famille que de la population, a procédé à l’office. Un grand moment d’émotion. Avant que ne se tourne une page d’histoire.

1940-1945 : Marcel, résistant et combattant de la première heure, jusqu’au bout

Par Gilles Moine

Deuxième Guerre Mondiale. Les Boches finissent par débarquer dans le coin. La Valserine devient ligne de démarcation entre la France occupée, rive gauche, et la France libre, rive droite. La ferme des Grosgurin est du bon côté. Marcel a 20 ans. Très tôt, il est recruté par la Résistance pour passer du courrier de zone occupée en zone libre par le seul pont sur la Vals encore utilisable.

Il appartient au Maquis Sirus, son pseudo est Marcellin. On l’a doté d’un pistolet dont, dit-il dans ses mémoires, il se servira peu. En 1941, il passe non seulement – dans les deux sens – du courrier, mais aussi des personnes, gamins, femmes, Juifs, pilotes anglais, puis américains cherchant refuge en Suisse via Ferney ou Divonne.

En mai 1943, il est dénoncé comme terroriste à fusiller. Prévenu, il échappe de peu au traquenard et se planque chez un ami ; mais les Boches emprisonnent son frère Léon (il sera relâché grâce à l’intercession du maire de Mijoux) et menacent de brûler la ferme familiale s’il ne se présente pas. Son frère Pierre est déporté en Allemagne, mais s’en sort vivant. La ferme n’est pas brûlée.

En mai-juin 1944, Marcel, rallié au Maquis du Haut-Jura à Septmoncel, est dénoncé par un collabo d’Avouzon (Pays de Gex). Averti, il échappe à nouveau de peu à la mort. Mais perd nombre d’amis. En juin-juillet 1944, il est de ceux qui partent de La Faucille aux Rousses pour traquer les Boches en débandade. Il assiste à l’exécution de 150 Allemands au fort. Sans tirer. A la différence de certains, il rechigne à flinguer les Nazis d’une balle dans le dos. Il évite aussi à des femmes innocentes d’être rasées par des patriotes revanchards trop zélés.

La région libérée, Marcel s’engage avec d’autres résistants valserinois dans l’Armée des Alpes, au 24e bataillon de chasseurs alpins de Grenoble pour purger, avec les Américains, de tout Boche les Alpes du Sud . Puis il rejoindra l’armée d’occupation en Allemagne, près du lac de Constance, avant de rentrer à Lélex en novembre 1945. On lui avait proposé de rester dans l’armée ; sur bon conseil, il a dit non. Il a ainsi retrouvé les beaux yeux bleus de Liliane, au lieu d’aller se faire flinguer en Indochine. Bonne idée. La suite, vous la connaissez.

 

Vous pouvez retrouver le reportage réalisé par la TV suisse sur Marcel et Lili en 2019-2020

https://www.rts.ch/play/tv/passe-moi-les-jumelles/video/lili-et-marcel-julie-reine-des-vetos?urn=urn:rts:video:11144745

Passe-moi les jumelles - Lili et Marcel  - Play RTS

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jeudi 29 février à 15h30 funérailles à l'église de Lelex de Mme Gilberte GROSGURIN; elle avait 96 ans. après quelques jours à l'hopital d'Oyonnax elle s'est éteinte entourée de ses 3 enfants.

 

Gilberte est née le 29 janvier 1928 à Mijoux, ou plus exactement aux sept Fontaines, ou son père et ses oncles avaient repris la scierie une dizaine d’année auparavant.

Elle était l'aînée de 5 enfants ; Cécile et Laurent sont avec nous aujourd'hui.

Ce fut l'école primaire aux Sept- Fontaines, puis l'école ménagère à Gex, et les travaux pour aider à la maison le soir après l'école ou en fin de semaine au retour de ‘’la ville’’. C’est sans doute depuis cette époque qu’elle a gardé la passion du jardinage.

Et, très vite, il a été temps d'aller travailler : dans des hôtels à la faucille, puis au lapidaire, chez Jean Grospiron, a Lélex.

À l'époque, avec ses amis de la vallée, les sorties étaient à Gex au cinéma, à pied (avec un peu de maraude de pommes ou de prunes au retour) ou au bal sur le plateau du Jura, à pied toujours !!

Mais comment financer ces sorties sans argent de poche ? Tout naturellement avec une activité assez habituelle dans notre vallée à l'époque : la vente aux nombreux hôtels de truites de Valserine péchées évidemment sans cannes ni permis !! Et c'est une activité qu'elle exercera, mais pour son plaisir personnel, jusqu'à il y a seulement 3 ans !

Le chemin entre les 7 fontaines et l'atelier de lapidaire passant devant la boucherie déjà tenue par notre père, elle a dû décider de s'y arrêter ! Il se marièrent en 1953, et je suis né en 1954, Sylviane en 1956, et la petite dernière Nadine en 1961.

Leur vie, et la nôtre, fût réglée par le travail qui a toujours été la valeur prioritaire à la maison, mais personne n'en a jamais souffert.

Quelques sorties le dimanche après-midi au ski en famille en hiver, la cueillette des jonquilles au printemps à Bellecombe, les foins en été et les balades sur les monts Jura l'automne ; sans compter les dimanches ou, en famille toujours, nous partions manger chez des amis ou dans la famille.

Le travail, Gilberte l'a pratiqué presque jusqu'au dernier jour.  Jusqu'à il y a quelques semaines elle venait chaque mardi au laboratoire donner son petit coup de main pour mettre les boyaux lorsque nous faisons les saucissons, heureuse qu'elle était d'être avec ’’ les jeunes’ : ses petits-enfants et les employés de la boucherie.
 Chaque jour en repartant elle disait : ’’je sais pas ce que je peux faire pour aider ? si y a besoin faut me dire’’.
Et elle a, cette année encore, préparé les escargots Pour Noël.

Un de ses lieux préférés dans la vallée était la Chevalière, propriété d'origine familiale, les coins de champignons n'avaient aucun secret pour elle, elle aimait aller s'y asseoir en regardant les génisses qui pâturaient, en les comptant chaque jour pour être bien certaine que pas une ne s'était échappée ; des morceaux de bois secs ramassés « pour allumer le feu »et, évidemment, petit tour par la rivière pour vérifier si une truite avait remplacé la dernière prise !!!

C'est aussi l'endroit où elle récupérait quelques racines de gentiane pour nous concocter chaque année sa Suze maison. Il était hors de question que les racines puissent venir d'un autre endroit.

Jusqu'à ses 95 ans elle a conduit régulièrement la Saxo rouge, et jusqu'au printemps dernier beaucoup ont pu la croiser avec son petit vélo dans le village.

Elle aimait rencontrer les autres et discuter, elle allait peu voir ses amis en ayant toujours peur de déranger. Mais quand elle le faisait elle était heureuse de venir nous en parler.
 

Ton sourire va nous manquer, maman, mais tu l’as, j’en suis sûr, transmis à tes arrières petits enfants qui vont nous réjouir comme ils t’ont réjoui chaque fois que tu les voyais.

On n’a pas su, ou pas pu, vous dire à papa et à toi combien on vous aimait, mais on l’a pensé si fort que, j’espère, vous l’avez compris.

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Funérailles jeudi 23 nov à 14h30                       de Mme Nicole GROSFILLEY ( la sœur de Paulette JACQUET), à l’église de LELEX.

 

Nicole vivait sur Paris l'essentiel de l'année mais revenait chaque été dans la vallée, en particulier dans son appartement à Chezery.
ses 3 nièces l'ont particulièrement entourées au cours de ces 2 derniers mois et étaient présentes au moment du grand passage. 
Après la messe,  elle sera inhumée au cimetière de Lelex  aux coté de ses parents  ( première tombe à l'entrée du cimetière)

 

Chemin de vie.

 Quand Nicole est née en octobre 1939 à Chézery, son Papa Paul était prisonnier en Allemagne . elle ne l’a connu qu’en 1945, à la fin de la guerre.

Elle a fait ses études à Bourg-en Bresse, hébergée par sa tante Lucie, durant quelques années avec sa grande sœur Paulette.

Puis Elle a poursuivi ses études d’infirmière à Lyon ; elle est montée à Paris pour se  spécialiser en psychiatrie ; elle y a exercé durant toute sa carrière.

Nicole a souvent voyagé, très ouverte à toutes les cultures et à toutes les rencontres, elle s’est beaucoup soucié des autres.

Elle aimait la lecture, topus ses livres en témoigne ; elle continuait même à prendre des cours d’Anglais.

Elle a toujours aimé revenir dans sa région natale où elle retrouvait sa famille et ses amis, à Lélex et  à Chézery où elle avait son appartement dans la maison même où elle était née.

Nicole s’est occupée de nous ses nièces, nous a invitées de nombreuses fois à Paris pour nous faire découvrir sa ville. Son appartement parisien à souvent servi de pied à terre pour ceux de passage dans la capitale.

Elle a traversé des épreuves, plusieurs accidents qui n’ont jamais freiné son énergie, ni son sens de l’humour, ni sa spontanéité.

Cette dernière année a été difficile pour elle, la perte de sa sœur au mois de Mars l’a bien affectée.

Les problèmes de santé se sont enchaînés ces derniers mois, elle a été hospitalisée et avait l’espoir de partir en rééducation. Mais L’aggravation de son état ne l’a pas permis et nous avons dû la laisser partir.

nous nous retrouvons aujourd'hui pour la remettre à Dieu

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Funérailles Mardi 21 nov à 10h30                       

 de Mme Odette DEFFRADAS, 91ans                    à l’église de MIJOUX-LAJOUX

 15 jours après son hospitalisation à  St Claude le 1er Nov, suite à un AVC, Mme DEFFRADAS est décédée.

après la cérémonie à l'église de Mijoux -Lajoux,à 10h30 , son corps sera inhumé au cimetière de Divonne au coté de son mari Marcel  décédé en 1985 à 53 ans. 

nous assurons ses deux fils , ses 5 petits-enfants et ses 9 arrières-petits -enfants de notre prière

 

 

 

 

 

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​Funérailles à Chézery ,15h, lundi 25 septembre de Gérard RAMSTEINER, le mari de Catherine BLANC ( restaurant) décédé dimanche 17 sept à la maison de retraite de Collonges sous Salève; il avait 85 ans. 

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Mercredi 30 aout funérailles à 15h30 à l’église de CHEZERY de Mr Gilbert BOUVERAT, 75 ans. Originaire de Chézery , il a vécu à Bourg . il sera inhumé dans le caveau familiale au cimetière de Chézery.

son chemin de Vie:

Gilbert est né le 1er mai 1948 à Belley et il a fait une partie de sa scolarité à Tenay comme ses deux sœurs avant de rejoindre la petite ville de Ceyzériat où leur père gendarme, a été affecté dès les années soixante. Il va s'essayer au foot et poursuivre sa scolarité à Bourg en Bresse avant de partir en région parisienne dans un centre de formation EDF, et c'est dans la région parisienne qu'il va débuter son parcours professionnel. Très attaché à sa région et à sa famille, il reviendra sur Bourg en Bresse après un court passage par Miribel.

Resté célibataire et sans enfant, il s'installera avec sa mère dont il était très proche, après le décès prématuré de son père en 1981. Retraité depuis 2001 il a pu voyager en Europe et s'il n'a jamais eu d'enfant il reportait toute son affection sur ses neveux et petits neveux...Il s’est aussi beaucoup occupé de sa mère et l’a assisté dans sa vie quotidienne. Il aimait beaucoup jouer aux cartes et notamment à la belote.

Il a gardé un attachement à Chézery, où étant enfant, il y passait ses vacances en famille dans la ferme de ses grands parents maternels. Il y reviendra souvent avec sa mère avant que la santé de cette dernière ne se dégrade. C’est ainsi qu'il a souhaité être enterré dans cette terre, proche de son père décédé en 1981, de sa sœur et de sa mère décédées toutes deux en 2022. Très affecté par la mort de ses dernières, sa santé a commencé à se dégrader. Il s’est retrouvé bien seul et la maladie a progressé de manière sournoise.

Il venait d’intégrer, depuis deux jours, un établissement à Bourg en Bresse adapté à son état, avant d'être admis aux urgences, suite à une dégradation brutale de sa santé, et il est décédé ce lundi matin 20 août 2023.

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Mercredi 16 Aout à 14h30 funérailles à l’église de MIJOUX-LAJOUX de Mr Patrice MELOT, 68ans décédé brutalement chez lui mercredi 9 aout. Paix à son âme.

Texte « Chemin de vie » de Patrice – Cérémonie du mercredi 16 août à 14h30     Eglise de Mijoux

Pat

rice est né le 29 juillet 1955 à Lons Le Saunier, ainé d’une famille de deux enfants.

Il a été scolarisé successivement à l’école primaire Notre Dame de Mont-Rolland à Dôle puis au collège de l’Arc, toujours à Dôle, sa scolarité s’est poursuivi au lycée Montciel à Lons Le Saunier par des études de comptabilité.

Avide d’autonomie et d’indépendance, il a quitté le foyer familial à 16 ans pour un premier emploi de serveur au Café/Restaurant du commerce à Poligny qu’il a quitté en 1982 pour faire un extra au Col de La Faucille à l’Hôtel de La Petite Chaumière, un extra de longue de durée puisqu’il a duré jusqu’à sa retraite et même plus.

36 ans à occuper divers emplois au sein de cet établissement, emplois riches en échanges, du poste de barman à celui de guide touristique en passant par la responsabilité de la cafétéria si chère à son cœur.

Entretemps, il s’est investi énormément pour la commune de Mijoux, intarissable sur son histoire comme pour celle de la Franche-Comté. Avec son ami Jean D’Auferville, il a mis en œuvre la réfection de l’intérieur de cette église dans laquelle nous sommes réunis aujourd’hui.

Président fondateur de l’association Patrimoine Mijoux, il est également à l’origine des symposiums de sculptures organisés de 2002 à 2017, sculptures qui ornent aujourd’hui le village et le sentiers des arts.

Enfin, il a été élu à la commune de Mijoux, conseiller municipal de 2008 à 2014 puis maire-adjoint jusqu’en 2021.

Une vie bien remplie mais achevée trop brutalement et surtout trop prématurément.

HOMMAGE à Patrice texte 2 – Mme Giroud

A titre personnel et au nom de l’équipe de LA PETITE CHAUMIERE, je tiens à remercier Patrice qui a tant fait pour faire découvrir et aimer son JURA natal à tous ceux que nous avons accueillis ici aussi bien la clientèle des groupes venant des régions françaises et limitrophes que celle de proximité, en particulier à la cafétéria.

Toujours prêt à s’investir et faire le maximum pour que ut le monde soit satisfait, sachant s’adapter avec délicatesse, et une pointe d’humour, au profil des clients dont il était en charge. Ses connaissances et son sens des relations humaines étaient incomparables et tous ceux qui l’ont connu et apprécié , collègues, clients, prestataires, le regrettent déjà et ne supportent ni son départ ni l’espoir de ne jamais le revoir.

Pour ma part, je tiens à le remercier pour son soutien dans des moments personnels particulièrement difficiles et aussi dans des situations rocambolesques ou imprévisibles qu’il arrivait  toujours à gérer.

Une confiance et une amitié indéfectibles, jamais démenties depuis 41 ans de collaboration, un bras droit nous a quitté, nous laissant désemparés et incrédules devant cette disparition brutale et inadmissible : la seule fois où il ait manqué à son devoir et nous cause un tel chagrin.

Un seul mot pour conclure : un grand MERCI Patrice de la part de nous tous et surtout beaucoup de respect : nous ne l’oublierons jamais et il restera à jamais dans nos cœurs.

HOMMAGE 3 – Texte écrit par Julie et lu par Flora et Suzanne

A mon tonton « Patriste »,

Je ne peux pas être à tes côtés pour t’accompagner pour ton dernier voyage, ni être auprès de tout ceux pour qui, tout comme moi, tu comptais, mais je tenais à te rendre hommage.

«Salut ma chérie, comment vas-tu ? », cette petite phrase que j’ai si souvent entendu et qui sonne dans ma tête depuis quelques jours…. C’est difficile aujourd’hui pour te dire la vérité.

Je vais me souvenir de toi comme un homme généreux, passionné et aussi entêté.

Je vais me souvenir de tous ces beaux moments que tu nous as fait vivre, des restaurants chinois, de ta cuisine, de ton savoir et de ton partage.

Mais je vais surtout me souvenir de tous ces moments passés à la maison ! A peine arrivé qu’il fallait déjà que tu partes, toujours pressé, jamais le temps, et qui était toujours là 2 heures après autour d’un ricard, à discuter, c’était bien toi !

Discuter, ça tu savais faire, partager ta passion et ton savoir pour ton village, pour ta région, ta vallée et ta station que tu aimais tant, pour ton Espagne aussi et pour ton travail qui te passionnait.

Rigoler, ça tu savais faire aussi, en particulier quand il fallait charrier et faire tourner en bourrique, avec l’aide de Christophe, celle avec qui tu passais une bonne partie de ton temps et qui se reconnaîtra.

Festoyer, rêver, écouter (ou pas d’ailleurs…), aimer, etc…. la liste est trop longue, tu étais un grand homme tonton Patriste.

Par ton métier, ta vie, tes amis, tu as croisé énormément de monde dans ta vie…. Tu ne te souviens pas de tout le monde mais tous se souviendront de toi.

Ta région, ta famille, tes amis et moi, nous nous retrouvons aujourd’hui orphelin, mais je ne doute pas que de là où tu peux être maintenant, tu nous enverras des clins d’œil, ne serait-ce qu’en jouant avec cette météo qui te rendait dingue.

La douleur de t’avoir perdu ne remplacera jamais le bonheur de t’avoir connu et d’avoir partager un bout de vie ensemble.  Bon voyage tonton Patriste, à jamais dans nos cœurs.                                                                            Julie

 

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Mardi 27 juin, à 15h à l'égtlise de Mijoux , funérailles de Mme Jeanne GINDRE, née VUIALLAT. elle est décédée à Belgarde à l'age de 104 ans. Elle revient dans son village natale pour la célébration d'Adieu. Nous assurons ses 3 filles de notre prière.

Maman, Tu nous quittes aujourd’hui dans ta 105ème année.

Je pourrais raconter beaucoup d’anecdotes mais je serai brève car tout le monde ici connait tes origines, ta vallée qui était si chère à ton cœur, ton petit coin de paradis. Je pourrais aussi parler de toi qui a toujours été exemplaire ; exemplaire par ton courage devant le travail, ton courage pour surmonter les difficultés de la vie. Jamais tu ne te plaignais, lorsqu’un malheur arrivait tu disais : « c’est comme ça » et tu restais toujours très courageuse.

Lorsque ce terrible accident t’a clouée dans un fauteuil roulant, tu as surmonté ce handicap sans une plainte. Tu as du aller en Ehpad alors que tu avais toujours dit « jamais » et tu t’es adaptée. Jamais on ne t’a entendu te plaindre de quoi que ce soit. Et avec ce courage, une très grande gentillesse envers tout le monde. Jamais un mot méchant et, lorsqu’il y avait un souci, tu faisais toujours tout pour arrondir les angles.

Aujourd’hui, tu serais très émue de voir tout ce monde s’être déplacé pour toi : même des plus jeunes, prendre sur leur temps de travail pour t’accompagner. Et Michel et Jacques, faire tout ce trajet pour être là. C’est avec beaucoup de chaleur que tu les remercierais. Tu aurais aussi une attention particulière pour Cathy qui par ses bons soins, t’a permis d’arriver à ce grand âge. C’était toujours un plaisir pour toi de la voir. Et tu n’oublierais pas de remercier aussi l’ensemble du personnel de la Croix Rouge pour sa gentillesse.

Et tu ne dirais rien de plus car les discours les plus courts sont les meilleurs.

Alors Maman, maintenant c’est moi qui te remercie pour tout ce que tu as fait pour nous, pour la mère que tu as été. Merci maman

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Dimanche 4 juin 2023 P. Michel DUPUY qui depuis bientot 25 ans avec Marie-Lou, animait la maison de LA VALFINE au dessus du Golf de Mijoux à remis son âme à Dieu. il est décédé à l'hopital de Lons le saunier. Après une carrière d'aumonier militaire, il était venu de ce beau coin du Jura, et avec Marie-Lou, proposait dans cette ancienne colonie de vacances de la Valfine des sessions de formation spirituelle, théologique et de resourcement.
vendredi 9 juin à 15h à l'église de LAJOUX-MIJOUX nous nous retrouverons pour  prier et rendre grâce pour sa vie.

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Le P. Jean BERNARD, appelé sutout John, a remis son âme à Dieu ce samedi 30 avril, à Seillon repos.
pendant plus de dix ans il est monté depuis Bellegarde pour célébrer la messe dans le haut de la Valserine et il a accompagné joyeusement les paroisses jusqu'en sept 2019.


Ses funérailles ont lieu 
mercredi 10 mai à 10 h 
à la chapelle des Vennes
à Bourg en Bresse

 

L’inhumation se fera ensuite au cimetière de Grièges, à 15h, dans la tombe familiale

Né le 2 avril 1933 à Grièges, ordonné prêtre à Notre-Dame de Bourg le 17 décembre 1960, il fût d’abord vicaire au Sacré-Cœur de Bourg (1961-1967).

Après une formation à l’école des missionnaires d’action catholique et sociale (Lille), il revînt à Bourg comme aumônier diocésain de l’action catholique des enfants, des jeunes et des adultes (1968-1981).

De 1980 à 1999, il fût au service de la paroisse d’Oyonnax, plus spécialement chargé des aumôneries des mouvements en monde ouvrier (Haut-Bugey et Pays de Gex).

Il exerça la charge de délégué diocésain à la mission ouvrière de 1989 à 2004.

En 1999, il fût envoyé à Bellegarde où il devînt modérateur de la charge pastorale en 2002.

Lorsqu’il fut admis à la retraite en 2009, il resta à Bellegarde pour rendre des services notamment dans les Hauts de La Valserine et à l’Ehpad de la Croix Rouge.

Il revînt à Bourg en 2022 pour des raisons de santé. Il venait de s’installer à Seillon Repos.

En communion de prières pour notre confrère défunt, sa famille et tous ses proches..

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Funérailles de Mme Paulette JACQUET mardi 14 mars à  14h30 à l'église de Lelex

Paulette est née le 3 mai 1936 (élection du Front Populaire) à Chézery dans la maison familiale sur la place.

Sa sœur Nicole naît en 1939, leur père Paul est mobilisé et sera fait prisonnier en Allemagne jusqu'à la fin de la guerre. Elle a quitté Lélex durant 4 ans pour aller vivre à Bourg-enBresse chez sa tante Lucie, de la 6ème à la 3ème. Elle revient ensuite à Lélex et travaille chez Grospiron dans le lapidaire comme secrétaire. Elle travaille à cette époque avec son papa, malade, dont elle se fait l'interprète.

Elle épouse Robert Jacquet en 1961, se consacre à sa famille en élevant ses 3 filles, elle est très impliquée dans leur éducation et veille qu'elles ne manquent de rien. Elle assure la comptabilité et le secrétariat de l'entreprise de maçonnerie de son mari. Elle prend soin de ses parents puis de ses beaux parents, elle a le souci de tous les anciens du village à qui elle rend visite régulièrement. Paulette s'occupe beaucoup de ses 5 petits-enfants, n'a jamais oublié un anniversaire, elle aime leur faire des gâteaux et ses spécialités culinaires comme le soufflé au fromage et sa fameuse blanquette de veau. Elle est investie dans son village et sa paroisse, elle a assuré le catéchisme, participé à la kermesse, a tenu des permanences de la bibliothèque, aime entretenir le cimetière et les tombes abandonnées.

La maladie puis la mort de son mari ont été des épreuves qu'elle a surmontées grâce à la foi et à l’affection de ses petit-enfants, de sa famille et de ses amis. Paulette aime la montagne, son village, son jardin, le Moulin des Moines, aller dans les bois pour ramasser des épinards sauvages au chalet Armion, des champignons, des framboises et des mûres pour faire des confitures. Elle apprécie la compagnie de ses amis, ses voisins, chanter avec la chorale des Forêt Monts, partir en voyage avec les pompiers. Elle aime réunir sa famille au restaurant et chez elle. Son état de santé s'est dégradé, particulièrement cette dernière année, limitant ses ressources physiques puis psychiques. Après plusieurs mois d'hospitalisation, elle a pu intégrer une maison de retraite à Anse où elle se sentait en sécurité et recevait l'aide dont elle avait besoin. Elle avait pu tisser des liens avec les autres résidents et les soignants. Tout au long de ces derniers mois, elle continuait à se soucier des autres en voulant aider ses voisines de chambre et se montrer agréable avec le personnel. Nous la remercions pour tout l'amour que nous avons reçu et pour toutes les valeurs qu'elle nous a transmises : la simplicité, le souci et le respect des autres, la bienveillance, l'accueil et la confiance.

Confiance en Dieu, en la vie et en les autres. Paulette est partie entourée par sa famille, nous savons que nous avons un ange gardien de plus, elle a retrouvé Robert et peut reposer en paix.

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funérailles lundi 6 mars 2023, à 14h30 à l'église de Lelex de Mme Arlette BERNARD, née GROSGURIN, 92 ans.
originaire de Lelex, elle résidait à Bourg-en-Bresse.
Même s'il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire "À demain"
Rien ne défera jamais nos liens
Même s'il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train
L'amour est plus fort que le chagrin
L'amour qui fait battre nos cœurs, va sublimer cette douleur
Transformer le plomb en or, tu as tant de belles choses à vivre encore
Tu verras au bout du tunnel, se dessiner un arc-en-ciel
Et refleurir les lilas, tu as tant de belles choses devant toi
Même si je veille d'une autre rive
Quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive
Je s'rai avec toi comme autrefois
Même si tu pars à la dérive
L'état de grâce, les forces vives
Reviendront plus vite que tu ne crois
Dans l'espace qui lie ciel et la terre, se cache le plus grand des mystères
Comme la brume voilant l'aurore, il y a tant de belles choses que tu ignores
La foi qui abat les montagnes, la source blanche dans ton âme
Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort
Dans le temps qui lie ciel et terre se cache le plus beau des mystères
Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort

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Funerailles lundi 30 janvier 2023 à 10h à l'église de Chezery de Mme Denise BLANC (91 ans)
elle a tenu pendant plus d'un demi-siècle le restaurant de Chezery.

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Funérailles à Lelex de Mr Gilbert BERNARD (97 ans)  - le mari d'Arlette GROSGURIN- mardi 17 janvier 2023 à 10h. il est décédé à Bourg où il vivait. Notre soutien à son épouse et à sa fille Maryse.

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MERCREDI 4 JANVIER à 10h FUNERAILLES A L4EGLISE DE LELEX
de Mme Nicole BAVOUX, née MALLEY, 79ans
elle est décédée à l'hopital de Gex -Tougin - où elle était soignée depuis 10 ans;
nous assurons son fils Erik de nos prières.
a l'issue de la célébration son corps sera inhumé au cimetière de Lamoura au coté de son mari Claude (+2018)

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FUNERAILLES -en présence de l’urne funéraire- de Mr Jean-Paul BORNET -74 ans- à l’église de CHEZERY samedi 15 octobre  à 10h30

Mr Jean-Paul BORNET est décédé le 13 septembre dernier, apprès avoir vécu à Aix-les-Bains. Selon ses dernières volontés il voulait reposer dans son village natal. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 31 Aout 2022 à 15h, Funérailles à l'église de CHEZERY de Mr André JACQUINOD-CARRY de Rosset. Il est décédé dans la nuit du 25 au 26 Aout à l'hopital de Lyon après avoir subi une lourde intervention chirurgicale. il avait 63 ans.

I

ls quittent, uns à uns le pays dit la chanson, mais pas toi, tu as fait toute ta vie au village.

Tout commença au Raffourd en 1959, tu es alors le premier garçon de ta fratrie, qui fut le plus grand bonheur de tes parents, Marcelle et Gabriel. Tu y grandis dans le bonheur avec ton frère René, tes sœurs Paulette, Denise et Christiane.

L’école au village avec le groupe d’enfant de l’époque, Brigitte, Marie-Claire, Bernard, Yolaine, Max, Marie-Françoise… sans oublier Gérard Durrafourd et Jean Vuaillat.

Le tableau noir, la salle des fêtes du village pour faire un peu d’exercice et… pas de bus ! Tout se faisait à pieds, été, hiver, par pluie et par vent ! A l’époque à Chezery, les conditions de vie n’étaient pas si simple qu’aujourd’hui mais avec les franguins franguines et les copains, tout se passait bien !

(Amicale des jeunes, le mot de Camille !)

La Charbonnière, cette belle et grande maison familiale que tu rénovas entièrement et qui t’as permit avec Geneviève de voir grandir tes enfants Sylvain, Nicolas et moi ! Ca n’a pas été un chantier de tous repos, mais tu as eu la fierté de le faire et tant de fois, de nous le raconter !

La caserne des pompiers, que tu as quitté il y a des années pour faire place aux jeunes, pour devenir Vétérant comme ils disent. Combien de fois tu es partit en intervention sans finir ton bout de fromage parce le bip se mettait à sonner ! Ma voisine disait souvent : quand on a le temps d’entendre une voiture arriver, on ne sais pas qui sait, mais quand on entend juste un bruit de moteur à fond devant la maison, on sait que c’est ton papa qui part ! Le service aux autres, l’investissement, c’était ça aussi ta vie.

Le tarot, auquel tu as joué avec tes copains des que cela était possible ! J’avais bien un peu essayé mais bon… le tarot, c’est un truc visiblement réservé aux hommes de la famille !

(L'entreprise:le mot d' Eric Mermillon )

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Hommage de sa filleRoseline

A l’aube de vos 30 ans de mariage avec maman, au moment où ta marmaille est partit de la maison, l’heure de la retraite à sonnée. La paix est de rigueur. Profiter plus des moments libres pour voyager, quitter enfin un peu ce village pour voir ce qui se passe de l’autre côté de la Valserine, ce n’était pas le plus gros du programme, tu voulais te remettre au ski de fond, comme quand tu étais jeune, ça te tenait à cœur. Aller, remis les chaussures, re découvert des muscles oubliés depuis bien longtemps, bref, c’est repartit.

En décembre 2021, au lieu de regarder le biathlon depuis ton fauteuil, tu y sera allé avec Sylvain, au Grand-Bornand. L’ambiance générale, la piste, le pas de tir, les athlètes… un des premiers événements du village à l’ouverture de la saison, une ambiance à la bornandine !! Quand tu es rentré, combien de fois on a pu entendre « ah !! C’était exceptionnel !!! » Finalement, ça sera un des plus beaux souvenirs de ta retraite.  

La paix a été rapidement détrônée par les problèmes de santé après ton départ à la retraite.

La dernière fois que je suis entrée dans cette église, c’était à ton bras, en direction de l’autel, le jour de mon mariage. Tu t’étais alors déjà beaucoup battu pour y être. A ton bras, il y avait le mien. Toi en costume, moi en robe et… Ta petite sacoche qui secrètement, contenait les médicaments qui t’étaient injectés en continu toute la journée pour que tu puisse m’emmener, à ton tour, comme toutes les autres Jacquinod-carry de mon ascendance, au bras de Romain qui nous attendait. Je me rappellerai toute ma vie de ce séjour à l’hôpital d’Annecy. A l’époque, comme aujourd’hui, seule maman pouvait aller te voir. Bon, j’avoue, j’ai un peu profité de mon badge et de ma tenue blanche pour aller te voir malgré les restrictions de visites. Je ne remercierai d’ailleurs jamais assez mes collègues de cardio pour m’avoir laissé faire.

Le pire, c’était 3 semaines avant le grand jour. Lors d’une visite, je t’ai demandé de me dire, de me guider. « Aide moi, il faut me dire maintenant parce que je ne sais plus. Il faut re décaler, reporter, maintenir ? » et toi, tu m’as dit « non, il faut le maintenir, on ne sait pas ce qu’il peut encore arriver après ».

Et ben voilà. Nous y voila à l’après.

Comment on fait nous maintenant ?

Maman tout d’abord, avec qui tu as partagé 32 belles années. Avec elle tu as construit ta vie de couple et de famille. La force et le courage l’ont accompagnés dans tous tes périples sans jamais flancher. C’est maintenant la vie seule à la Charbonnière qui l’attend, dans une maison remplie de tous vos souvenirs. En septembre 92, vous vous êtes mariés ici, dans cette église. Les engagements du mariage on les connaît bien : dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort vous sépare. Quand on signe en robe blanche, on n’imagine pas que le handicap, la maladie, la tristesse et la douleur feront partie du programme. Elle aura rempli ces closes jusqu’au bout.

De notre côté, tu nous a appris tellement de choses, on s’estime chanceux. Combien n’ont pas la chance d’avoir leur papa pour leur faire faire leur devoirs, leur apprendre à conduire, voir leurs conjoints, leurs mariages, visiter leur maison avant la signature chez le notaire, pour suivre leurs projets ??? Nous, on a toujours pu compter sur toi.

Vers qui on va se tourner maintenant, pour savoir, un peu paniqués, si notre charpente ne va pas nous tomber sur la tête un soir d’orage parce qu’on a tout cassé dans la maison ? Vers qui on va se tourner pour savoir comment on élève des enfants ? Qui va nous montrer la marche à suivre ? 29, 27 et 24 ans, on ne va pas se mentir papa, ce ne sont pas des âges pour te perdre.

Pourtant on fera, de notre mieux, à notre manière, pour que tout aille bien, tant du côté de Nicolas, qui ne t’aura pas toujours laissé sans inquiétudes, que pour maman à la Charbonnière.

Faire du mieux qu’on peut dans les projets qui nous attendent et dans notre vie de tous les jours sera notre manière de te rendre hommage. Aujourd’hui, on porte ton héritage. Nous sommes des jacquinods pur souche comme je dis souvent !

On a aujourd’hui perdu un mari, un père, un frère, un collègue, un ami.

On ne se le dit pas souvent chez nous. Il faut reconnaitre que ça n’a jamais été une habitude. On t’aimait, on t’aime et on t’aimera toujours. 

Adieu mon p’tit papa

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Ce lundi 4 juillet nous apprenons  le décès à Paris de Mme Joelle GROSPIRON, épouse de Gérad GROSPIRON du Muizet à Lelex. Elle était usée ces dernières années par la maladie d'Heizeimer , et était hospitalisée depuis quelques jours. Ses funérailles seront célébrées Vendredi 8 juillet dans l'après midi à l'église de Lelex , suivi de l'inhumation au cimetière.

Par la mort, la famille ne se détruit pas, 
elle se transforme, une part d’elle va dans l’invisible. 
On croit que la mort est une absence, quand elle est une présence secrète. 
On croit qu’elle crée une infinie distance, 
alors qu’elle supprime toute distance, 
en ramenant à l’esprit ce qui se localisait dans la chair.

Que de liens, elle renoue, 
que de barrières elle brise, 
que de murs elle fait crouler, 
que de brouillard elle dissipe, 
si nous le voulons bien. 
Plus il y a d’êtres qui ont quitté le foyer, 
plus les survivants ont d’attaches célestes.

Le ciel n’est plus alors uniquement peuplé d’anges, 
de saints connus ou inconnus et du Dieu mystérieux. 
Il devient familier, c’est la maison de famille, 
la maison en son étage supérieur, si je puis dire 
et du haut en bas, le souvenir, les secours, 
les appels se répondent.

Père Sertillanges O.P.

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Vendredi soir , 20 mai 2022, les yeux du petit Tom, 5 mois, se sont fermés à ce monde. Devant ce drame les mots nous manquent pour exprimer à Aurélie et Rémy ses parents et à toute sa famille notre profonde peine et compassion.
Mardi 31 mai à 10h à l'église de Lelex autour d'eux nous nous retrouverons pour remettre à Dieu l'âme de cet enfant , pour prier et manifester que toute vie est sacré.

KRN - Les anges - YouTube

Tu t'envoles vers un autre monde
Pour nous, c'est tellement loin
Et tout bascule en une seconde
Un avenir incertain
Tu brilleras parmi les étoiles
Tu veilleras sur les tiens
Sur Terre pour quelques heures d'escale
Puis ensuite, tout s'éteint


J'ai quelqu'un tout là-haut
Arrivé bien trop tôt
Qui rend mon ciel plus beau
Et me guide quand j'ai tout faux
J'espère que tu vas bien de l'autre côté
Perdue de te savoir si loin


Maintenant, tu brilles tout là-haut, eh
Tu brilles tout là-haut
Tu fais danser les anges
Danser les anges
Tu brilles tout là-haut, eh
Tu brilles tout là-haut
Tu fais danser les anges, ouais
Danser les anges
 

 

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Funérailles de Denise MERMET-LIAUDOZ, 89 ans; Denise était depuis 1an et demi à la maison de retraite de Confort.
la cérémonie religieuse aura lieu à l'eglise de Lelex vendredi 29 avril à 10h30, suivi de l'inhumation au cimetière et prolongé par un verre de l'amitié a la salle des fêtes de Lelex. 

Maman,

Tu es née en Octobre 1932 dans une ferme isolée nommée « sur la Côte » commune de Villard St Sauveur (dans le Jura).

Depuis ta plus jeune enfance tu  as travaillé sans relâche.

Tu as dû quitter l école jeune, pour épauler ta maman à la ferme, ton papa étant parti à la guerre.

Tu as aussi beaucoup veillé sur ta sœur Odette et ton frère Raymond,plus jeunes que toi  mais qui nous ont déjà quittés.

Cependant tu fréquentais le « Bal des Moussières » où tu as rencontré Robert, venu en ski de Lélex….

Vous vous êtes mariés en Avril 1956 et tu es venue vivre à Lélex.

Tu as été au service de nombreuses personnes que ce soit des gens du village ou des vacanciers, qui sont devenus par la suite des amis .

Il fallait que tout brille en un temps record et pour ça tu étais la meilleure.

Tu as eu la joie de donner naissance à Christine en 1961 puis à Françoise en 1968.

Tu aimais recevoir famille et amis pour un repas ou un gouter.

Ta cuisine  simple était toujours  un vrai régal.

Quel plaisir de t’avoir avec nous à table, tu adorais manger, surtout les desserts …et jusqu’au bout tu as fait honneur aux  sucreries.

En 1985 vous avez déménagé dans la maison familiale des BESSES.

L’hiver, , malgré l’absence de route,   le facteur et la factrice se souviendront d’avoir toujours eu le chemin  fait, par tes plus grands soins avec des raquettes.

En 1992 tu as eu la douleur de perdre ton mari Robert. Ta foi t’ a aidé à faire face.

Tu as continué à faire ce que tu aimais :

 t’occuper de tes fleurs ,de  ton jardin , courir les bois( seule ou avec Ginette) pour ramasser framboises, mûres, croizons que tu préparais en délicieuses confitures.

Tu aimais jouer à la belote et au scrabble avec ta famille et tes amis de Lelex.

Tu as été une Maman et une grand-mère attentionnée, dévouée, Faisant tout pour nous faire plaisir et rendre nos séjours aux Besses agréables.

Tu es partie  rejoindre un monde sans douleurs , tu vas nous manquer mais ton souvenir vivra en nous pour toujours.

Maman, pardon si parfois nous t’avons fait de la peine,

Maman,  merci  pour tout et repose en paix.

 

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funérailles à Mijoux mercredi 6 avril à 15h de Mr Jean-Claude VINCENT, 73 ans vivant à Lajoux

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funérailles à Mijoux vendredi 25 mars de mr Roger FERRARI, 85 ans , de Lajoux

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Funérailles  de Mme Fernande BOUVERAT, née Jacquinod-Carry en 1926, à l'église de CHEZERY le jeudi 17 mars à 15h. Native de la Rivière, elle avait épousé Charles BOUVERAT qui était gendarme. ensemble ils ont eu 3 enfants, 5 petits enfants Elle était en maison de retraite à Bourg en Bresse; Elle sera inhumée au cimetière de Chezery au coté de son mari décédé en 1981 et des cendres de sa fille Elisabeth décédée ce 22 fevrier 2022

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Colette BURDAIRON et ses filles Nathalie, Pascale et Floriane et leur famille nous font part de leur tristesse et nous apprennent que Gérard BURDAIRON (Menthières) nous a quittés le mercredi 29 décembre 2021.

Nous l’accompagnerons à l’église de Seyssins(Grenoble) au cours de  la célébration qui aura lieu le jeudi 6 janvier 2022 à 14 h
Une messe sera dite à son intention à Lélex le  dimanche 9 janvier à 10 h  pour la famille et les amis de la région bellegardienne.

Evocation par son épouse Colette

Gégé, mon fidèle compagnon de route, nous ne fêterons pas nos noces d’or en mai, ton chemin a trouvé son terme avant le mien.

A soixante-quinze ans, tu nous quittes, après une vie bien remplie, de Bellegarde où tu as vu le jour, accueilli par tes parents, Fernand et Germaine, à Seyssins notre commune d’adoption depuis 1973 et nos douze années passées dans la nature si belle de Menthières.

Bellegarde, tu en es parti à 2 ans et demi pour aller à Ottmarsheim puis Fessenheim, où ton papa après avoir travaillé au barrage de Génissiat est parti sur le canal d’Alsace. Ces 10 ans t’ont fait toucher du doigt la vie dans les cités avec ses solidarités mais aussi ses injustices en particulier à l’école où une institutrice faisait une différence bien marquée entre les enfants des ouvriers et les enfants des cadres du chantier. Tu t’es aussi rendu compte de ce qu’est d’être déraciné et de vivre dans une région à un moment où les « français de l’intérieur » n’étaient pas franchement les bienvenus. Est-ce pour cela que tu as pris le contre-pied et ouvert ton cœur et ta porte aux personnes marginalisées ?

Ta famille s’est installée ensuite en Savoie à Beaufort, où tu as découvert la vie à la montagne avec les « remues » l’été dans une famille de paysans, leurs dures conditions de vie, en attendant un logement pas encore construit et une rentrée scolaire déjà entamée à la descente de la montagne !

Ta scolarité émaillée de changements au gré des affectations de travail de ton papa, parfois en cours d’année scolaire où tu as souvent été « le nouveau », n’a pas été propice à suivre des études, et t’a amené à passer directement du certificat d’études à la 5ème… Ça n’a pas été une réussite ! Qu’à cela ne tienne, tu as alors fait un apprentissage d’imprimeur où tu as appris la typographie et l’offset. C’est un métier que tu as aimé et où tu as été apprécié de l’imprimerie Mollard, puis Aujard-Blanchot à Merlin Gerin, où tu t’es reconverti en approvisionneur après que l’imprimerie ait été sous-traitée.

Le temps des copains, c’était les sixties, Les Météores, puis le groupe vocal du Club de jeunes de Seyssinet où tu as gagné le surnom « Le Maître » en guitariste solo. Les copains sont présents aujourd’hui pour t’accompagner et jouer de la guitare, toi qui a dû abandonner ton instrument car la maladie d’Alzheimer t’a privé de ta motricité fine dès son début en 2013. Le Club, ça a été aussi pour toi les découvertes pendant les voyages l’été : la Corse où le fait de ne pas savoir nager t’a procuré une belle frousse, la Yougoslavie où l’engloutissement de plats de frites a laissé un souvenir mémorable au serveur du restaurant dans lequel vous vous étiez arrêtés, la Tunisie où tu as mis tes talents de cinéaste au profit de l’équipe, le Cap Nord où vous êtes partis avec une voiture achetée dans une casse, mais qui après bien des péripéties et avoir asséché vos finances vous a tout de même ramenés à bon port avant de devenir définitivement « épave ».

C’est aussi le temps du cinéma comme cameraman avec la bande à Soussi, le Caméra Club et les sorties ciné. Ça a été le ciné-club avec -entre autres- Christian Devaux, et là, tu étais le projectionniste.

Maman m’a rappelé auprès de ton lit de mort, les sacs de pommes de terre que nous ont offertes les copains du Club pour notre mariage et la soirée frites qui s’en est suivie en me faisant remarquer qu’il n’en serait pas de même aujourd’hui…

Après le Club est venu le temps de notre investissement commun dans la vie paroissiale avec l’équipe, aussi représentée aujourd’hui, du CPM, « centre de préparation au mariage ». Que de moments forts vécus ensemble et une amitié indéfectible enracinée dans la Parole de Jésus avec le Père Relave et François Poméon.

Ça a été aussi pour toi l’engagement avec l’équipe du CCFD.

C’est aussi le service que tu as rendu pendant tant d’années dans les paroisses de Seyssins d’abord, dans la vallée de la Valserine ensuite, pour préparer la sono, choisir et mettre la musique pendant les célébrations. C’est aussi ton investissement à La Rencontre avec l’équipe de démolisseurs, les travaux de reconstruction, le conseil d’administration et le fait d’être famille d’accueil d’une jeune maman.

Rendre service, c’est tout au long de ta vie que tu l’as fait : faire la « petite main », aider aux déménagements… A la retraite, c’est particulièrement à la banque alimentaire de Seyssins et à Nicodème que tu as donné ton temps et ton sourire.

Tu n’étais pas fait pour un sport intensif, mais la marche, oui : c’est ainsi que nous avons vécu de si bons moments sur le Chemin de Compostelle et que c’est la dernière activité que tu as pu pratiquer en allant te balader, réduisant petit à petit la longueur de tes trajets, les prenant toujours dans le même sens pour ne pas t’égarer.

Mais ta grande fierté, ce sont tes trois filles et tes cinq petits-enfants : ils t’ont comblé de joie.

Tu as été « papa poule » et « pépé Gégé ». Tu as toujours été présent lorsque je m’éclipsais le soir dans des réunions nombreuses pendant lesquelles tu assurais les repas et couchais les enfants, et de cette stabilité, elles t’en sont tellement reconnaissantes. Tu leur as appris à tenir sur des skis, emmenées à la musique, accompagnées dans leurs diverses activités, les trajets en bus à Bayard avec Floriane, tu leur as appris à tenir un volant, changer une roue de voiture sans jamais perdre ton calme, mais tu ne leur as pas appris à courir, ça, c’était au-delà de tes forces !

A tes petits-enfants, c’était le temps de Menthières avec les champignons dans les bois (ce n’était pas fructueux à tous les coups), les parties de 1000 bornes, de petits chevaux et de Yam, et ton attention sans faille à leur égard, dont Eva parlera avec tellement de délicatesse tout à l’heure.

Et puis, ce sont les ombres à ton chemin de vie : les routes se sont séparées avec ton frère. Tes parents et toi ne vous en êtes jamais remis.

C’est aussi la maladie qui petit à petit creuse son sillon et te limite dans tes activités, tes passions ; la chance de pouvoir en parler ensemble, de voir avec toi ce qui est le plus approprié pour s’adapter aux contraintes qu’elle impose, mon apprentissage (pas facile, facile) de la patience, notre retour sur Seyssins, les témoignages d’amitié venus de l’Isère, de l’Ain et au-delà des frontières qui ne feront jamais défaut, ce dont je suis émerveillée, et ton dernier mot alors que tu ne parlais plus, prononcé comme un cadeau lorsque Gilbert t’a salué à la fin de sa visite le 22 décembre : « Salut ! »

Tu aurais été très touché par toutes les marques d’amitié que nous recevons et qui témoignent de ta gentillesse et de ta modestie. Vous tous qui êtes ici malgré la pandémie, les distances que certains ont tenu à parcourir, soyez-en très sincèrement remerciés ainsi que ceux qui n’ont pu se joindre physiquement à nous et ils sont nombreux.

C’est maintenant à nous, Gégé, de te dire « Salut ! » et de te confier à Dieu

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Décès de Mr Bernard SINANIAN

Bernard SINANIAN est né à St jean-pied de Port au Pays basque ; il est l’ainé de 3 enfants, élevés par leur grands-parents maternels ;

A 15 ans il part à Toulouse pour apprendre la mécanique chez son oncle garagiste

A 20ans il part en région parisienne à Etampes ; c’est là qu’il se marie et aura une fille Sylvia.

Suite à un grave accident de voiture, il s’oriente vers l’informatique ; il deviendra un excellent ingénieur reconnu dans sa profession

En novembre 1995 il rencontre Martine, elle aussi passionné d’informatique.

Ils arriveront ensemble à Lelex en 2001

Bernard continuera son métier d’expert en informatique depuis Lelex ; il se rend partout en France où il est demandé

Il développe  aussi une activité complémentaire, gérée par Martine, crée en 2004 aux Mars, la location de DVD et la vente de produits consommables pour l’informatique.

Malheureusement Bernard tombe malade à partir de 2008 ; à partir de ce moment la maladie ne le quittera plus.

Entouré des bons soins de Martine et de son affection, il souffrira en silence, avec beaucoup de courage.

En décembre dernier, après avoir été hospitalisé durant 18 jours, il rentre chez lui et décède le lendemain dans les bras de Martine

Dimanche 9 janvier 2022, un mois après son décès, la messe dominicale prtera notre prière pour lui afin de   remettre son âme a Dieu.                                           notre prière l’accompagne.

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A Chezery le vendredi 17 décembre auront lieux les funérailles de Mme  Ilma Hendi. Elle est décédé le premier dimanche de l'Avent 28 novembre. à l'hopital de Genève suite à un problème cardiaque.
Nous assurons son mari Peter de toutes nos prières. Depuis bientot 30 ans elle alternait sa résidence entre Budapest, Genève et Chezery  à la "petite Bossona". Elle fait le choix de reposer au cimetière de Chezery.

 

Ilma Hendi poete, écrivaine, est née a une distance d'un tour de char des villes natales de Lajos Áprily et Áron Tamási : a Székelyudvarhely. Entre 1966-69 étudiante en droit a Budapest.

15 mars 1969 mariage avec l'écrivain dr. Péter Hendi. Elle prend la nationalité suédoise, et devient PhD a l'Université de Göteborg. En 1980 elle vit une année a Münich, puis a Geneve. Son dernier emploi était a l'OMPI de l'ONU. Elle fait des études de philosophie et de psychologie en Suisse. Consacre quelques semestres aux sciences médicales. Ses voyages : Islande, Amérique, Japon, Thailande etc. Le tournant le plus décisif de sa vie est la science de l'esprit centrée sur le Christ. Elle traduit de l'allemand, du suédois, du français. Ilma Hendi vit aujourd'hui en France, en Hongrie et en Suisse.

Oeuvres :

Chaleur cosmique (poemes)
Heure de rose (poemes)
Chemin, chemin lumineux
Parmi les cedres la citadelle
Le journal de Selma Lagerlöf

 

Interview a la demande de l'Institut de l' éducation publique du Ministere de la Culture   -   Avent 1999
 

Ilma Hendi est « chez elle » dans plusieurs pays. Elle vit en Suisse et en France comme citoyenne suédoise, mais elle a aussi un numéro de téléphone a Budapest. Cette « multiplicité des demeures » est-elle inspiratrice de votre activité littéraire ?

Mes poemes dans les volumes: « Chaleur cosmique » et « Heure de rose », mon volume de prose « Chemin, chemin lumineux », ou encore mes pieces de théâtre « Le journal de Selma Lagerlöf » et « Parmi les cedres la citadelle » la prouvent. Je suis une née de la Transylvanie, une Székely ; ainsi, je suis héritiere d'un Lajos Áprily avec la voix la plus raffinée et sophistiqué, et de Áron Tamási sérieux comme une fée, sur les chemins des étoiles, a prendre a la lettre. Mais laissez-moi me référer a d'autres faits encore, car ce n'est pas la « multiplicité des demeures » en soi qui inspire. L'inspiration peut venir du paysage ; apres le pays des Székely, c'est la Suede de Selma Lagerlöf, la premiere femme écrivaine qui se verra décerner le prix Nobel, d'Olof Palme, le vrai-idéaliste chef d'état et du mystique Dag Hammarskjöld. C'est Stockholm, le plus beau Tarn du monde, le reve devenu réalité du peuple viking incarné en Scandinavie, honnete et bienveillant comme dans les contes. Reconnaissance éternelle, c'est-a-dire l'amour me lit a lui, et a Göteborg, chez moi, ou mon terrain de 2000 m2, que j'ai déja fait cadeau, m'attend toujours. Je l'aurais fait cadeau, mais les intentions du Ciel sont autres ; je soupçonne qu'on me lit encore au Nord avec un cordon ombilical spirituel, tout comme on me lit encore a la Terre, a cette planete sanglante et merveilleuse, dont je SAIS (excusez-moi !) qu'elle est l'Etoile du Christ. Et une étape de vie dans l'évolution de l'humanité. Oui, la Terre aussi a son karma, son destin, non seulement les peuples et nous tous, individuellement. Non seulement ma prose, mais aussi mon journal de citations, c'est-a-dire mes choix de textes témoignent sur la patrie de Guillaume Tell, Nicolaus von Flue et Henri-Frédéric Amiel, et des secrets-perles du Lac de Geneve. Albert Steffen, le poete de la Suisse dit dans le 2eme volume intitulé « Donner du chaleur en tant que lumiere » de cette édition de cinq volumes : « Le corps est aussi une écriture ». Et Flaubert, tout de suite apres, sur la page 49 : « La noblesse du caractere est un don encore plus rare que le talent ». Et voila, on est déja en France. Comment témoigner du jeune peuple français, assoiffé de lumiere ? De la terre fascinante de Jeanne d'Arc, la vierge d'Orléans, de Napoléon, d'Antoine de Saint-Exupéry ? Des sommets alpins rocheux, ou mon ange gardien -dans le sens le plus propre- m'a amené. Je partage ma propriété de trois hectares avec des hirondelles, écureuils, chevreuils, sangliers, renards, mais mon vrai trésor, au-dela du paysage impressionnant, c'est « seulement » la poésie,et oui, la vie spirituelle. Et il faut que je n'oublie pas mes visiteurs spirituels qui sont aussi mes alliés. Tout mon travail parle de ça, d'eux, mes plus de 30 volumes sortis, y compris les traductions. (J'ai édité moi-meme tout mes livres, avec quelques exceptions, faisant cadeau les 97% des plus de soixante-dix milles exemplaires). Mes alliés, tout a fait réellement, sont : des liaisons et des inspirations « d'au-dela », du monde derriere la mort. Je fais des témoignages sur des hommes, de leur vie avant et apres leur mort, et encore sur des etres qui leurs sont supérieurs, avec humilité, mais avec un poids exhortant, pour dissiper cette ténebre malveillante-imbécile, déja ouvertement diabolique, dissiper cette sous-« culture » frénétiquement anti-humaine et contraire a la vie, en un mot, cette basse- (abaissé et abaissante) « culture ». L'inspiration ? Elle peut opérer comme ça aussi ; je vous donne un exemple simple. Il y a un proverbe français : « il n'y a pas de dimanche pour le digne ». En hongrois, il m'a inspiré a cela : « pour les plus dignes, le travail, c'est le dimanche ». Et laissez-moi dévoiler, avec Amiel, un des secrets de la Suisse, un secret qu'on n'a jamais écrit en hongrois : « l'homme est ce que son cour ». Et encore : « tout est en tout ».

lire la suite de l'interview

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Funérailles à l'église de Mijoux, lundi 15 nov à 14h30 de Mme Jeannine BENOIT-JEANNIN, née GROSFILLEY du Boulu, décédée chez elle à Lajoux le 11 nov des suites d'un cancer. ealle avait 80 ans. nous assurons de nos prière son mari Gilles, leurs 4 enfants et leurs 12 petits-enfants.

Présentation de JEANINE

Née le 1er juillet 1941 au boulu c’est la 3ème d’une fratrie de 5

Elle a été à l’école primaire des septfontaine ou il s’y rendait à pied Jusqu’à ses 14 ans avec  l’obtention de son certificat d’étude.

Après divers petit boulots à 15 ans, elle a commencé à travailler chez Trabiat à Mijoux dans le lapidaire

Puis elle  a continué ce travail de lapidaire à Lelex pendant 9 ans chez Grospiron

En parallèle les week-end d’été elle travaillait au Boulu et les week-end d’hiver elle travaillait à l’arrivée du telébenne  au bar  pour aider sa mère

C’est dans cette période qu’elle rencontre son futur mari.

Ils se marièrent le 5 novembre 1966 à Mijoux

Durant les 5 année qui suivirent ils ont habités à Chamonix l’hiver et à Lajoux l’été

En 1971 ils ont décidé de construire et de s’installer à lajoux.

En 1972 elle ouvre son magasin de tabac souvenir dans un premier temps puis de journaux. La location de ski à suivie en 1974, magasin qu’elle tiendra jusqu’en 2005.

Entre temps ouverture du chariot en 1996 ou elle faisait la pâtisserie puis la cuisine jusqu’à ses 77 ans c'est-à-dire en 2018.

Une vie bien remplie avec 4 enfants  Gérard en 68, Nelly en 70, Michèle en 72 et Frédérique en 75  et enfin 12 petits enfants.

Jeanine a eu 4 beaux  enfants, et on a tenu à lui rendre hommage.

Elle a fait cette année le  5 novembre ses 55 ans de mariage, qui aurait révé de se marier un 5 novembre !  la raison est que Jeanine ne voulait pas coiffer le chapeau des saintes catherine la fête des filles célibataires  du 25 novembre.

Voici un évantail de qualité qui la caractérise.

Jeanine la courageuse et infatigable

-Elle a commencer par un mi-temps journalier  dans son magasin elle travaillait de 8h à 20h 7jours sur 7

Une fois sa carrière de commerçante terminée elle s’est mise aux fourneaux du Chariot.

On ne saura jamais la quantité  de pomme épluchée, et de  pate à tarte brassée pour ces célèbres tartes aux pommes.

Elle avait toujours une solution en cuisine. Si à 14h un serveur lui annonçait qu’une table de 4 arrivait et lui demandait si on pouvait les servir parce qu’on avait plus de plat du jour, elle annonçait « on peut leur faire quelquechose » 

Le chariot ne proposait des raclettes et des fondues que sur commande, si des clients demandaient une fondue en plein service, Jeanine disait toujours que c’était possible.

Jeanine l’indépendante

Elle disait oui mais faisait comme elle voulait. Pour les repas ouvrier de midi,  on avait beau lui demandé d’être prête pour midi c’est à midi et demi que tout était prêt. C’était comme ça !

Jeanine la pilote

En 1964 elle passe son permis de conduire et durant toute sa vie ce fut une conductrice exemplaire.

Comme la fois ou garée avec la land rover devant la cathédrale  de saint Claude elle a expliquer à son mari «  j’ai reculer et ça a fait toc » , quelques année plus tard le lendemain du mariage de Gérard et Isabelle ça a refait toc, on passe  tous les autres d’incidents mais  quelque soit la situation elle restait imperturbable.

Jeanine la malicieuse

Quand elle avait la location de skis. Quelque soit la situation, jamais déstabilisé, elle disant aux clients «  c’est ce qu’il vous faut » alors qu’elle-même ne faisait que rarement du skis !

Heureusement pour elle la location de ski a déménagé avant l’arrivée du staking mot qu’elle avait du mal à prononcé correctement. Le skating n’était pas pour elle.

Jeanine et son humour, l’humour du boulu.

-Un jour une dame est venu demandé à jeanine si elle avait des chausette pour son petit chien ( ceui ci avait froid dans la neige) n’ayant rien dans sa boutique mais jamais prise de cour, elle conseilla à cette dame d’aller lui faire parrafiner les pattes à la location de ski, un paraffinage à chaud.

Imaginer la surprise de nelly face à cette demande ! rassurez vous aucun paraffinage n’a été fait.

-Un jour un client régulier du chariot qui venait de tombé en ski s’installe à une table et demande si on pouvait lui fournir des pansement car il avait des égratinures aux doigts, jeannine arrive à sa table, regarde la blessure et dit à voie haute «  On ne peut rien faire apporter un couteau on va couper ».

C’était comme ça avec jeanine !

Jeanine notre maman

-elle a bien tenté d’étre « méchante »  comme la fois ou elle avait acheté un martinet pour faire peur, mais une fois qu’on a eu arraché les lanières on en a plus entendu parlé !

-Ne parlons pas des distribution de paires de claques qu’on attend toujours.

-Heureuse de nous faire aller quand nous avons voulu avoir un oiseau dans une cage, elle a trouvé judicieux de nous expliquer que pour le capturer, il fallait mettre du sel sous la queue de l’oiseau. Grace à elle on a passé l’après midi à attendre que les oiseaux se posent  puis on a lancé des kilos de sel de toutes nos forces  pour que par magie il se colle sous la queue.

-C’est surement à la même époque qu’elle avait réussi à attraper un corbeau que l’on avait appelé « hector » .accroché au radiateur du couloir avec une corde trop longue, il nous piquait les jambes à chaque fois qu’on passait.

Jeanine était une femme discrète et malicieuse dérrière ces petites lunettes mais avec du caractère

Toujours d’humeur égale notre père nous disait qu’il ne l’avait jamais vu se disputer avec quelqu’un, 

Pour terminer, nous tenions à remercier le corp médical ainsi que notre père qui a exhaussé le souhait de Jeannine qui voulait finir sa vie dans sa maison entourée de sa famille.

Discours des petits enfants

J'aimerais vous donner les souvenirs des petits enfants de Jeannine (Mémé)

Encore aujourd'hui je ne sais pas pourquoi je suis toujours aussi peu épiais (...) ma grand-mère faisait à manger à sa façon et ça tombe bien, c'est celle que je préférais (...) les pattes au fromage, la sauce à la salade ou encore ses tomates farcies font partie aujourd'hui de ma petite liste de plats que je maîtrise. 

En revanche sa tarte (...) la tarte aux pommes de Mémé, alors là je ne sais pas, alors que je l'ai vu en préparer des tonnes. Et bien je ne sais toujours pas pourquoi elles étaient si bonnes 

Impossible à déstabiliser, on avait beau faire les coups les plus tordus, les bêtises les plus évidentes elle ne s'est jamais énervée. Pourtant si on devait compter le nombre de verres cassés et de plats renversés (...) on ne s'en sortirait pas.

Avec le recul c'est une belle éducation qu'elle nous a donnée.

Ah oui et..

Tous les petits enfants vous le diront, on a eu le temps de connaître la combine, 16h 17h chez Mémé avec le sourire et on repartait avec un bout de chocolat dans du pain sans même demander. Au bar c'était encore mieux, pas d'horaire c'était crêpe à volonté.

Alors pour finir. Entre les bonbons, les papillotes à noël, les gâteaux, les bobos, le chariot et les sirops à l'eau... Tu resteras pour toujours avec nous    Nous t'aimons Mémé.

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Funérailles à l'église de CHEZERY, Mardi 16 nov à 10h de Mme Jeanne PROST, veuve MARSOT  , originaire de  la ménagerie & l'Epery mais vivant à Soisson. Décédée à l'hopital de Soisson elle sera inhumée dans le caveau familiale de Chézery au coté de son mari Pierre Marsot décédé en Janvier 2020.

 "Une belle rencontre dans un petit coin de nature,
Jeanne était un coquelicot. 
                                                                              
En rayures bleues marine,
Au bord de la Valserine,
Jeanne trempait ses pieds dans l'eau.
                                                                                                                          Dans une poche, des bonbons à la violette,
Dans l'autre, le trésor d'une bonne cueillette,
Jeanne se promenait sans craindre la météo.                                                              
À chaque jour son bijou,
Un coquillage ou un caillou,
Jeanne en ornait ses plateaux.                                                                                         
Ensemble, à l'unisson,
Aujourd'hui célébrons,
Jeanne qui nous sourit de là haut. "

                                                     Marie-Loup Courmont.(sa petite fille)

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nous apprenons le décès de Mr Michel GROSPIRON, de la Grande Chevalère, à l'hopital d'Annecy ce mardi 9 novembre.  Pas d'office religieux mais un verre de l'amitié Mardi 16 novembre à 14h à la salle des fêtes de Lelex

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Vendredi 20 Aout 2021 à 10h, funérailles à l'église de Lelex de Mr René GROSFILLEY, 

85 ans, décédé à St Claude. Il a vécu une bonne partie de sa vie dans la ferme de "La Carne" avant d'aller sur St Claude. L'urne funéraire reposera au cimetière de Lelex sur la tombe familliale.

 

 

 

 

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Jeudi 28 mai 2021 à 10h à l'église de CHEZERY , funérailles de Mme Suzette GROSFILLEY veuve BLANC, veuve CHARVET; elle avait 89 ans et depuis bientot 2ans était à la maison de retraite de Confort; nous assurons sa fille Claude qui vit aux USA de notre prière pour sa maman.

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Serge MARECHAL de Menthières est décédé brutalement chez lui dimanche 25 avril; ses funérailles seront célébrées à l'église de Chézery vendredi 30 avril à 10h. son assurons son épouse et ses trois enfants de notre prière amicale en ce temps d'épreuve.

Soyez les bienvenus, vous qui venez de Menthières, de Chézery et de la région bellegardienne, du Jura, du Sud-Ouest ou de toute autre contrée ; vous l’avez aimé et estimé, avez partagé un peu de sa vie, ou vous êtes venus entourer de votre amitié, de votre affection, ses proches.

Nous vous accueillons, vous, sa famille :

Liliane, sa femme, vos enfants : Katia, Franck et Céline et leur conjoint Christophe et Claire, vos petits-enfants : Axelle et Matéo, Rémi et Lise.

Il n’est pas facile de perdre quelqu’un, surtout quand son départ est brutal et rien ne peut enlever votre chagrin ; mais tout ce qui a fait sa vie restera présent et continuera à vivre à travers vous.

Serge venait d’avoir 74 ans et s’il est né à Lyon, ses racines étaient à Arinthod dans le Jura avant de s’ancrer à Menthières où il a tant apprécié la nature et en particulier les bois.

Travailleur infatigable et gentil, il aimait rendre service et savait fabriquer, réparer les meubles, travailler l’acier, participer aux chantiers de rénovation pour sa maison, celle de ses enfants et voir le bonheur de ceux pour qui il avait passé du temps à réaliser des œuvres superbes, car il avait l’amour du travail bien fait.

Discret, à la limite taiseux, grognon à l’occasion, et un peu nounours, c’était Mammouth, surnom qu’il avait gagné en jouant au rugby à Oyonnax, puis à Bellegarde, ce qui lui a permis de rencontrer Lily et de fonder sa famille qui comptait tant pour lui.

Combien de temps a-t-il passé pour jouer avec ses enfants et petits-enfants, leur téléphoner, leur fabriquer ce qui leur faisait plaisir, par exemple, la mangeoire pour les oiseaux demandée par Lise comme cadeau de Noël et qui a allumé des étoiles dans ses yeux de petite fille émerveillée ?…

Il appréciait aussi la cuisine de qualité qui incluait les produits du jardin que Lily lui préparait avec soin.

Mais Serge était aussi un ami fidèle et ses années de retraite ont vu en particulier s’épanouir celle qu’il a nouée avec Yves, les deux inséparables : leurs journées partagées de travaux divers et de bûcheronnage, après le café du matin.

S’il a joué du clairon et de la trompette dans sa jeunesse, il a laissé cette occupation pour donner la priorité au foot puis au rugby qui a été sa grande passion.

Les boules, la chasse, aider à l’organisation des fêtes pour transporter, installer le matériel auront aussi été des moments privilégiés pour lui et pour tous ceux avec qui il a partagé ces moments.

Nous ne le verrons plus sur son tracteur aller et venir sur le plateau de Menthières, mais pour tout ce que nous avons partagé avec lui et qui restera bien vivant, nous lui disons merci.

 

CHEZERY-FORENS, Le 30 avril 2021 , Hommage à PAPA,

On vous invite à fermer les yeux, A se laisser transporter dans nos belles forêts, Devant un beau chêne… Imposant.

Ce chêne a de magnifiques et nombreuses racines, Dans lesquelles papa a puisé ses valeurs.

Ses parents, Ses grands-parents, ont tissé sa ligne de vie.

Il aimait nous raconter des instants passé auprès d’eux.

Il a su s’enraciné dans le sol, Comme ce chêne dans la fôret.

Ce chêne qu’il aimait tant, Qu’il travaillait souvent, Lui ressemblait tellement.

 

Robuste, charismatique, Papa ; tu es notre pilier Notre exemple à suivre, Notre pépé Notre grand mammouth !

Sans grand discours, Sans un mot, plus haut que l’autre, Sous tes regards bienveillants, Avec maman, vous nous avez fait grandir, Devenir adultes.

Parfois en désaccord, Souvent en contradiction, Tu as su nous guider et nous accompagner dans Nos choix de vie, Sans pour autant nous imposer les tiens.

Tes démonstrations affectives, Par tes silences maladroits, Ont parfois compliqué nos relations et nos échanges Têtu, borné, Tu étais une vraie tête de bois.

Un pilier, Un tronc, Un homme droit, Tu as été notre tuteur. Tu nous as enseigné tant de choses, De tes mains, Tu as tout construit, Réparé beaucoup…

Mais nous avions encore tant de projets à réaliser ensemble, De moments à partager, De choses à apprendre de toi….

 

Dimanche soir, Le cœur fatigué, tu nous as quitté,

Assis sur le mur que tu avais construit avec Papi Paul,

Face au paysage que tu aimais tant.

Tu pars trop tôt, Mais comme tu le souhaitais, chez toi.

 

Un cœur fatigué, mais rempli d’amour, De fierté, De reconnaissance…

La reconnaissance de tes enfants,

De tes petits enfants, pour les valeurs et les enseignements,

Qui prolongeront ton existence dans nos cœurs,

Comme les belles branches de ce chêne.

Tu imposais le respect,

C’est la force d’un grand homme.

Tu aurais aimé nous rassembler, Nous faire partager un bon moment de convivialité Ce n’est que partie remise.

PAPA, On t’aime, On t’accompagne, Et on pensera toujours très fort à toi.

 

     UN MOT DE TES AMIS RUGBYMEN DE L’USBC

Serge, notre ami, mon ami

Nous avons tous été surpris et affecté par ton décès.

C’est le rugby qui t’a amené à venir dans le bassin Bellegardien par le biais de l’USBC, qui t’a recruté du club d’Oyonnax en 1973, pour venir renforcer l’équipe 1ère en tant que 2ème ligne, ou tu as été un précieux joueur.

Ton impressionnant gabarit (d’ailleurs les joueurs t’avaient surnommé Mammouth) montrait ta présence sur le terrain et surtout en mêlée par la poussée et en touche pour la conquête du ballon, pour aller chercher la gagne, ce qui faisait de l’équipe, le paquet d’avant le plus redoutable du championnat de 2ème division.

C’est  le rugby qui nous a permis de rencontrer Serge, où il a passé 6 saisons au sein du club USBC. Nous avions plaisir de nous retrouver aux entrainements et sur les terrains le dimanche. C’est ce qui nous unissait, pour former un groupe solidaire ou l'engagement était de rigueur et Serge donnait bien sa part dans le dépassement de soi. Quel bonheur de nous retrouver devant nos  fervents supporters, où une ambiance ressortait des tribunes pour nous soutenir dans les matchs difficiles.

Que de bons souvenirs et d'anecdotes (comme pour avoir une surpuissance de poussée en mêlée, certains 3ème ligne pinçaient les fesses des 2ème ligne dont Serge faisait partie pour les dynamiser) tout cela a participé à créer un lien très fort entre nous, puisque nous avons toujours nous les anciens un grand plaisir de nous revoir autour d'une table, pour se raconter le passé rugbystique.

Et comment ne pas évoquer Franck, ton fils, te succéder brillamment  sur les terrains  en intégrant  l’équipe de France des moins de 18 ans et des moins de 20 ans et réussir une carrière exceptionnelle dans des clubs prestigieux de l’hexagone, quelle immense fierté pour toi et Liliane.

Serge était une personne discrète, calme, de bon service et très apprécié, c’était à vrai dire, une force tranquille.

Merci Serge pour la personne que tu étais, tu resteras dans le cœur de beaucoup et surtout celui des rugbymans.

Repose en paix, Serge, on se retrouvera en terre l’ovalie à refaire le monde du rugby tout en lisant notre midi olympique. 

Nous nous joignions tous à toi Liliane ainsi qu’à tes enfants, Franck, Céline, Katia, tes petits enfants  (dont tu étais si fiers ), ta famille, dans ce moment difficile et pleins d'émotions.

 

 

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Vendredi 26 mars 2021 à 15h funérailles de Mr Maurice BERNARD, 85 ans veuf de Mme Andrée DURAFFOURG, à l'église de CHEZERY. Il est décédé samedi 20 mars à Oyonnax; nous assurons de notre prière son fils Marc et sa fille Andrée, ses 5 petits enfants et tout ses proches en ce moment difficile. le corps de Maurice Bernard sera inhumé dans le cimetière de Chezery au coté de son épouse Andrée( + 2007).

 

Maurice est né le 9 janvier 1936. Elu, déjà, le plus beau poupon du département du Gard, fils et petit fils de mineurs, il vit avec ses parents  Maurice et Fernande et sa petite sœur Mireille à Meyrannes, dans ce haut pays des Cévennes. Après la primaire il s’engage dans un apprentissage de maçonnerie puis c’est le départ pour l’armée au Maroc et en Algérie, pour  28 mois, épreuve qui le marquera comme beaucoup d’hommes de sa génération. 

De retour au Pays, l’absence de travail, le pousse à venir s’installer auprès de son oncle Gaby à Lyon. 

Après plusieurs petits boulots il  entre dans le corps des pompiers de Lyon. Pompier un jour, pompier toujours, il y fera carrière durant 33 ans. 

Danse, Polka, marche et pazo le conduisent tout naturellement au Bal des « Catherinette » des PTT, où il fait la rencontre d’Andrée, à qui il déclare sa flamme…  

Le jeune couple s’installe rue de Trion, auprès de cousine Juliette et de Marie Rose. Après leur mariage ils intègrent la caserne, au Central puis à la Madeleine. Leurs premières années de jeunes mariés se déroulent gaiement, danses, cinéma, promenades, restos, entourés de leur familles respectives. Parce que, famille il y’a : Maurice va découvrir la famille DURAFFOURD, cinq sœurs, au caractère bien trempé, jamais l’une sans l’autre et jamais l’autre sans l’une… Le tout encadré d’autant de beaux frères. Se succèdent alors les parties de cartes, parfois bien arrosées, qui se terminent dans la pâleur du petit matin, les tiercés où chacun étale ses pronostics du pari turf au tiercé magazine, pour finir par se mettre d’accord sur le 8, le 3, le 13 n° de la plaque d’immatriculation, le tout agrémenté de discussions politiques plutôt animées. Bref la famille. 

J’ajoute aussi, la découverte de Chézery, ce village machiavélique, où l’Emilienne refuse de lui vendre du pain et où soit il neige soit il pleut et où les gens disent systématiquement que «  tu aurais dû venir la semaine dernière, il faisait beau !!! » 

Le tout avec l’accent. 

En 1966, naît notre « petite Andrée », suivie de Marc en 1972. Le foyer, simple, paisible, essaime ses loisirs entre le chalet à Chézery et le Mazet dans le Gard car Maurice a la fibre cévenole. De sa petite propriété, il tire de sa propre vigne, avec son pressoir, un petit vin garanti bio, avant l’heure.  

A la retraite, le couple paisible, se retire à Chézery, puis à Oyonnax, affrontant ensemble les épreuves de la maladie, toujours disponibles pour leurs enfants, ils se montrent très présents et actifs auprès de leurs petits enfants qu’ils entourent d’affection. 

En 2007, après le décès d’Andrée, Maurice réorganise sa vie, vaillant auprès de ses petits enfants, il épaule sa fille tout au long de sa carrière professionnelle tout en gardant une activité relationnelle riche car Maurice fidèle dans ses amitiés revoit toujours ses amis de longues dates et la famille. 

Maurice, tonton Maurice, pour nous ses neveux, c’est le dernier tonton qui ferme le ban avec tous nos souvenirs d’enfance. Tonton dans ta simplicité, ta gentillesse, ta bonhommie, tes taquineries, porte et table toujours ouvertes, ta maison accueillante, ton accent chantant bien sur avec un flot de paroles rapides et colorées, tu nous accueillais avec le sourire et beaucoup de tendresse. Précurseur : tonton poule, papa poule puis papi poule, tu encadrais le quotidien de tous avec naturel et bonne humeur : un goûter, une tisane ou un sirop d’anis chapardé au mess, un relent de petite madeleine qui fait monter les larmes… 

             ( rédigé et lu par Hélène RINALDI )

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ce 1er janvier 2021 Mme Jeanine DEVILLE a remis son ame à Dieu; elle avait eu ses 85 ans la veille; elle a pu rester chez ses enfants à Chezery jusqu'au bout. ses funérailles seront célèbrées Mardi 5 décembre à 14h30 à l'église de Chezery.Chemin de Vie

Jeanine,

tu es née le 31 décembre 1935 à Saint Maur des Fossés en région Parisienne. Fille d’Armand Perréard, natif de Thônes en haute Savoie et de Jeanne Perréeard née Zanetta installés à la Varenne, et Restaurateurs à Montparnasse.

A l’arrivée de la guerre, tes parents décident de t’envoyer chez tes grands parents maternels à Oyonnax. Carmelo et Ermide Zanetta te prodiguent un amour qui comblera la peine de ne pas être auprès de tes parents durant ces années funestes.

La maison des Carmes, construites de toutes pièces par ton grand père Carmelo, immigré italien parti à 12 ans d’Italie avec un baluchon sera le lieu de tes bonheurs d’enfance. Tu y apprendras beaucoup, et il te restera de ces tendres années une grande passion du jardinage grâce à Ermide ta grand mère.

A la fin de la guerre, après un passage en pensionnat ou tu montres des talents pour les études et le piano, tu rejoins tes parents dans l’entreprise familiale. Tu t’es souvent demandé ce que aurait pu être ta vie si tu avais continué des études, tu en avais la capacité.

L’Hotellerie a été une activité qui a occupé la plus grande partie de ta vie professionnelle.

Le temps passe entre la Varenne  domicile de la famille et Montparnasse ou se trouve le restaurant de tes parents. Tu y travailles avec ton grand frère Pierre issue du premier mariage de ton père. La famille s’agrandit avec la naissance de ta petite soeur Daniele.

A 20 ans te voici maman.Mariée avec Claude vous donnez naissance à un petit garçon en 1956 Thierry, puis à une petite fille  en 1960 Véronique.

Ton papa , Armand ressent l’appel des montagnes. Montparnasse c’est bien mais Haut Savoyard il décide de revenir au pays et acquiert un manoir qu’il transformera en Relais Chateau. Toute la famille, car on travaille en famille à cette époque , part pour la Savoie au bord du lac du Bourget.

Le temps parfois use les sentiments, les êtres changent, Claude et toi vous séparez, ce sera une période dure pour toi et tes deux enfants Thierry et Véronique. Le travail t’accapares, tu t’y jettes à corps perdu, dans cette affaire familiale qui est un peu comme un refuge.

Quelques années plus tard, une nouvelle vie pleine d’éspérance s’offre à toi. Tu fais la rencontre de Philippe avec qui tu te maries en 1970. De cette union naitra le petit dernier de la fratrie en 1971, Eric. Tu quittes ton emploi au Relais et Chateaux d’Ombremont,et tu t’installes avec Philippe quelques années à Aix les Bains.

Conjointement Philippe te fais connaître sa maison familiale à Chezery, dans la vallée de la Valserine, le temps des rénovations commence. Tu as eu un coup de foudre pour ce lieu baigné d’histoires. Vous entreprenez des travaux pour faire de cette vieille maison un refuge familial.

Passionnée par le jardin tu décides de t’installer a Chezery avec Eric. Philippe garde son entreprise sur Aix les Bains et te rejoins chaque semaine. C’est le temps de l’insouciance.

Une nouvelle vie, seriene, au sein de ce village , de cette vallée tant aimée.

Tristement la maladie de ton mari vient assombrir ce tableau si heureux. Philippe nous quitte après bien des souffrances en 1988. Tu reprends l’affaire familiale pour assurer l’avenir de ton petit dernier. A la revente de cette entreprise tu t’installes définitivement à Chezery, une page se tourne.

En 1998 un accident de voiture te changes à jamais. Après un coma, une longue rééducation à Aix les Bains, doucement tu reprends de l’autonomie sous la surveillance bienveillante des gens du village et de ton fils Eric.

Tu reconduiras, reprendras une vie presque normale, accueillant tes petits enfants pour les vacances d’été et le ski l’hiver. Ton plaisir était des la gâter, mais tu étais aussi gourmande qu’eux. Tu prendras même un peu de poids a cette époque toi qui y faisait si attention. Mais comme tu le disait :” j’ai du ventre mais on s’en fiche je suis une mamie maintenant”

Le temps passant, a cause des séquelles de cet accident, ta mémoire parfois s’estompe, tu ré-inventes le passé. Mais nous sommes là comme un fil d’Arianne et nous recoupons nos souvenir pour garder l’histoire de notre famille.

Nous nous efforçons de retracer ton chemin de vie avec tendresse pour que tu ne te perdes pas dans le dédale de tes souvenirs confus          .

Laurence,ta belle-fille est infirmière,elle s’occupera de toi, et sa maman Denise te rejoins dans la maison de Chezery. Denise est une présence précieuse au quotidien. Avoir un semblable,humain avec qui partager ses repas,ses journées, adoucit le temps qui passe. De petits riens de tous les jours font ton bonheur, une glace, une chanson, un moment au soleil sur la terrasse avec tes enfants.

Et puis un jour, alors que l’on croit toujours une maman eternelle, tu es partie, chez toi dans ton lit avec tes enfants pour t’accompagner jusqu’au derniers moments.

Le jour de ton anniversaire, tu as eu 85 ans Tu as donné la vie, par ce choix tu reste parmi nous.

Merci Jeanine, merci Maman, merci Mamie.

 

Les tiroirs d’une maman,

les tiroirs d’une maman sont tout un univers. On y trouve des joies, on y trouve des peines.

Les tiroirs d’une maman renferment de touts petits riens: une mèche de cheveux,un dessin d’enfant, un collier nouilles. Des choses sans valeurs qui racontent une vie. Des choses sans valeurs pourtant inestimables.

Les tiroirs de Maman m’emportent, me font rêver, je voyage dans le temps avec mes frères et soeurs.Nous y retrouvons son amour, son regard posé sur nous avec de vieilles photos à portée de sa main.

Pépé et mémée Zanetta ses grands parents, Papy Armand et mamie Jeanette ses parents, Tonton bille son grand frère, Dany sa petite soeur, Thierry, Véronique, Eric ses enfants, tous ses petits enfants. Ils sont tous la dans la table de nuit avec la photo de l’amour de sa vie Philippe.

Les tiroirs de Maman on y trouve des casseroles, des recettes , du temps passé à cuisiner pour rassembler ses enfants , parents et amis

Les tiroirs de Maman , ce sont de belles piles de linge soigneusement rangées.Des habits d’enfants, des vêtements, de beaux livres qui racontent une VIE.

Les tiroirs de Maman nous témoignent de sa personne, nous rappelent ce que nous avions oublié, enfouit au fond de nos mémoires d’enfants. Dans ce monde affairé et affairiste, ces tiroirs sont le temps suspendu, celui des jours heureux. La pause essentielle qui nous rappelle la quintessence d’une vie.Le chemin parcouru. Une respiration,un retour à la source, une introspection.

Maman, merci pour tout ces petits trésors que tu as laissé derrière toi, comme un fil d’Arianne,pour toi, pour nous.

Pour se souvenir tendrement de ta vie, de notre vie ensemble.

Jean , Papa de Laurence parti peu avant Maman, merci à toi.

 

Nous partirons aussi visiter tes tiroirs qui racontent une vie.

Au revoir Jean, au revoir Maman.

Dimanche 3 janvier 2021 Eric

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ce mardi 22 décembre, à l'EPHAD de la Croix Rouge à Bellegarde Mme Denise MATHIEU s'est éteinte doucement dans son sommeil. Elle allait avoir 99 ans. Nous nous retrouverons à l'église CHEZERY pour la confier à Dieu le jeudi 31 décembre à 10h. En cette période des fêtes de la Nativité rappelons à nos coeurs que la Lumière a brillé dans les Ténèbres... " de la crêche au crucifiment Dieu nous livre un profond mystere"...Madame Mathieu, Denise, Dédée…

Mémé,

Tu pars aujourd’hui, mais tes petits enfants n’oublieront pas leurs  vacances d’été au Chazal quand ils étaient  gamins, , ils  partaient jouer dans les bois pour faire des cabanes, ils jouaient avec les charrettes, toutes ces journées se terminaient par un bon gouter au comté et bleu de Gex.

L’hiver il fallait déneiger le chemin pour te faciliter l’accès au village, et pour te rendre visite.

Tu pars aujourd’hui, mais nous n’oublierons pas tes grandes tablée le dimanche Une de tes arrière-petite fille nous disait « on partait pour midi et on rentrais pour 7 à 8 »

Quand on arrivait, tout était prêt, l’odeur était déjà dans la maison ben oui.. la viande mijotait dans la cocotte, les quenelles et le gratin  étaient dans le four, et la salade de crudités  Carottes, betteraves et macédoine attendait au frais à côté du flan et du roulé framboise chocolat.

Tu pars aujourd’hui, mais nous n’oublierons pas lorsque tu t’impatientais à attendre les hommes restés « coincés » au bar de la coop, juste avant de manger,

 tu nous servais en attendant ton fameux vin de noix, et ton sirop de cassis .

Tu pars aujourd’hui, mais nous n’oublierons pas le rituel de la vaisselle après  repas…chacun son rôle toi tu trempais tes mains dans l’eau bouillante et derrière, ça essuyait  et rangeait tout en discutant,  en un tour de main c’était fait…

Pendant ce temps,  tes arrières petites filles  jouaient dans la chambre glacée aux petits chevaux,  au loto avec des jetons en bois…et à la marchande avec tes pots de confiture…mais chuttt… c’était interdit

Tu pars aujourd’hui, mais nous n’oublierons pas la balade dans Chezery qui suivait le repas, en hiver ton bonnet bleu vissé sur la tête. On attendait impatiemment de rentrer boire le thé et manger tes bricelets.

Tu pars aujourd’hui, mais nous n’oublierons pas les soirs de Noel où il fallait s’organiser pour aller à la messe de minuit, doté d’une foie inébranlable tu ne l’aurais loupée sous aucun prétexte, et tu emmenais avec toi petits-enfants et arrière-petits-enfants qui souhaitaient t’accompagner.  

Tu pars aujourd’hui, mais nous n’oublierons pas que tu a eu durant des années la clef de cette église et que petit, c’était pas rien de se dire que sa Mémé avait la clé de l’église et de partir avec elle à la nuit tombée pour la fermer…

Tu pars aujourd’hui, mais nous n’oublierons pas ta simplicité, ta discrétion, tu n’avais pas besoin de grand-chose pour bien vivre, tu étais heureuse d’avoir l’essentiel, et tu ne te plaignais jamais !

Elle part aujourd’hui, mais n’oublions pas qu’elle est née en 1922, incroyable comme chiffre…1922, 98 ans…

Elle part aujourd’hui, Nous restons ici...sans elle.
ses sourires, ses petites phrases, ses attentions et même ces plats délicieux vont nous manquer.
Mais ses gestes, ses paroles, sa voix resterons dans nos mémoires.

Dès ce soir vous verrez… une lumière brillera là-haut.

Ce petit point qui nous regardera.

On  saura que c'est elle.
Cette lumière sera douce, puissance et sécurisante.
 

hommage de la Paroisse

Nous voulons vous remercier pour tout ce que vous avez fait dans la plus grande discrétion au service de la paroisse de Chézery.

Ouvrir et fermer l’église, la nettoyer, entretenir les linges, la nappe, aider à mettre en place la crèche, préparer l’église pour les funérailles, accueillir les nouveaux paroissiens avec Simone Barras et Marcelle Jacquinod Carry, c’est comme cela que nous avons fait connaissance.

Mais c’est surtout le témoignage que vous nous avez donné qui nous a marquées et la lecture de St Jean en est l’illustration « aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité ». Vos paroles, elles ont toujours été rares, mais vos actes ont toujours témoigné de votre foi profonde et nous avons apprécié de partager en équipe la Parole lors de la préparation des célébrations dominicales dans notre équipe liturgique de Chézery. Vous étiez aussi de toutes nos rencontres et votre présence était forte et belle. Avec Marcelle, cela nous donnait aussi l’occasion de connaître l’histoire de la paroisse et de la commune.

Votre foi n’a pas été ébranlée dans les nombreuses épreuves de votre vie et vous avez gardé votre confiance en Dieu pour pouvoir les surmonter.

Vous avez reçu le mois dernier le sacrement des malades pour vous aider à vivre la dernière étape de votre vie et vous en avez été apaisée.

Aujourd’hui, nous vous confions à Dieu et prions pour vous, mais pouvez-vous continuer à prier pour nous tous ?...

A-Dieu, Madame Mathieu (Denise…) !

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Dans le même temps nous apprenons le décès de Mme Marie Madeleine "Mado" FIARD née FIORETI, 88 ans. ses funérailles seront célèbrées lundi 28 decembre à 14h30 à l'église de CHEZERY.

     Mado,
Vous nous réunissez en cette fin d’année d’une bien douloureuse façon.
Vous êtes une enfant de Chézery que vous avez quitté vers  20 ans   pour aller travailler en hôtellerie à St-Gervais où vous avez rencontré Albert.
De cette union est née Marie-Christel.
Plus tard vous vous êtes installée dans le Pays de Gex par commodité pour aller travailler en Suisse, à Genève puis à Lausanne,  dans une entreprise  se rapportant au commerce de la bijouterie-joaillerie et de l'horlogerie, tout en restant fidèle à Chézery où vous retrouviez régulièrement votre très chère maman Geneviève restée seule après la disparition accidentelle de votre papa à la cinquantaine.
Vous avez deux petites filles qui ont grandi en pays de Gex où vous avez passé votre retraite.
On a partagé avec vous bien des chagrins comme le départ d’Albert et celui de votre maman, et aussi celui de la Mamie et de tonton Gilbert.
Mais nous avons  eu aussi  de grandes joies à être ensemble pour de nombreux repas tels que les anniversaires ou les fêtes de fin d’année.
Je me souviens tout particulièrement d’une ballade faite toutes les deux,  aux pertes de la Valserine où ce jour là nous avons partagé plein de souvenirs.
Maintenant vous allez rejoindre ceux que vous avez aimés et trouver avec eux  le repos éternel.   Vous resterez toujours dans nos cœurs.

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ce mardi 1er décembre, alors que la premiere neige recouvrait la vallée, un vehicule des Monts Jura a quitté la piste au dessus de Lelex et fait un tonneau ; l'un des deux occupants a été éjecté. Celui-ci est décédé dans le camion des pompiers; sa compagne doit accoucher dans les jours a venir. devant cette tragédie les mots nous manquent...

Les funérailles de Nicolas Raffin, 39 ans, auront lieu à l'église de Mijoux, lundi 7 décembre à 10h

Voici le texte "chemin de vie de Nicolas " que nous avons écrit avec sa famille:

Nico,

Depuis le 14 Juillet 1981, tu as apporté à tes parents un rayon de soleil, ton 1er sourire, tes 1ers pas, tes 1ers mots. Les années ont défilé. Une Famille s’est construite, qui s’est agrandit avec l’arrivée de ta petite sœur Emilie, 2 ans après , sur qui tu as toujours veillé.

Déjà tout jeune, tu avais le besoin d’être en contact avec la Nature, toujours dehors !

Ton enfance et ton adolescence ont été entourées de plein de tatas, tontons, cousins, cousines et grands[RC1] -parents , ce qui t’a certainement donné ce sens de la famille que tu as toujours gardé .

Sans oublier aussi tous les moments si importants avec tes amis d’enfance (retrouvailles au Local, les barbecues au Replan, le Snow au milieu des champs et au Dahu, les sorties lac …)

Tu souriais à la Vie, ébouriffé, sans manières, simple quoi !

Et voilà l’arrivée de Amandine dans ta Vie, en septembre 2004.

Déjà une séparation de quelques mois lors de ton voyage à St Barth avec tes 2 potes. Dès ton retour, le désir de vivre ensemble vous a réunis à Mijoux.  C’est le début d’une vie Insouciante bien remplie à 2 pendant 12 ans, faite de partage, de fêtes, de concerts avec vos amis.

Tu as agrandi ta Famille avec les Dodos, avec Francis, Amber, sans oublier le tonton génial que tu étais pour Noa et Léo.

Et voilà aussi l’arrivée de Christophe, le compagnon d’Emilie, qu’elle était si fière de te présenter !

En parallèle tu as construit ta Vie professionnelle à Mijoux , toujours axé sur la Nature. Tu vivais au rythme des saisons en alternant tes bureaux (Comme tu les nommais), tantôt « Vert » en tant que paysagiste, tantôt « Blanc » sur les Monts Jura en tant que pisteur secouriste.

Tu as construit aussi ta Vie sur des valeurs simples, l’Amour, la Nature. Tu es un vrai artiste au travers du dessin, de la musique que tu aimais tant, ce Groupe Zigadonf auquel tu tenais beaucoup !.

Ton aide aux autres, tu l’as fait vivre dans ton investissement et ta disponibilité chez les Pompiers. On ne peut pas oublier ta prudence presque excessive.

Cette Vie déjà bien remplie a été comblée par l’arrivée de Loulou en 2017, en qui nous retrouvons tant de Toi …., et qui vous a rendu responsables, devenus parents. Une Vie, riche de plaisirs, de sourires, d’émotions, d’éclats de rire, d’Amour, une famille heureuse !

Et bientôt l’arrivée de BB que vous avez préparée ensemble avec Amandine, avec tant d’Amour, heureux d’agrandir une nouvelle fois votre famille.

Tes enfants sont la plus belle chose, le plus beau cadeau que tu as fait à Amandine.


Nico, nous t’aimerons toujours , et tu seras toujours avec nous,

 

Pisteur secouriste

C’est bien toi avec ta générosité et ton grand cœur, l’envie de sauver des vies en tant que pompier, et, sur les pistes de ski, aider les blessés.

Tu m’as secourue quand je me suis blessée en raquettes, tu es arrivé avec ta motoneige, d’ailleurs comme tu étais beau dans ton habit  de secouriste ! j’étais avec Chloé ,ta petite cousine, et elle avait faim, tu es remonté à ton poste lui chercher une barre de de céréale et puis tu as attendu que l’on vienne nous chercher pour m’emmener me faire soigner : Je n’oublierai jamais

Et quand je faisais du ski avec Lucas, ton petit cousin, tu n’hésitais pas à faire une ou deux descentes avec nous en lui expliquant des mouvements avec ta voix calme et douce et ton gentil sourire; Je n’oublierai jamais

Amandine t’a donné un beau petit garçon « Louis « et un autre petit garçon ( dont je ne connais pas encore son prénom) qui va venir au monde dans quelques jours, ils seront tous les deux Ton reflet car tu es leur chaire et leur sang.

Bon allé, je te souhaite un beau voyage là-haut où ta Grand-mère et ton grand-père André et aussi ton grand-père Henri t’attendent pour t’accueillir chaleureusement.  

Tu diras à ton pépé Henri que les saucissons « HENRI RAFFIN « Sont très bon ici, qu’il continue !!

Je suis fière d’être ta tata COCOLE comme tu disais Je t’aime mon Nico.

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Vendredi 4 décembre à 10h à l'eglise de Lelex, funérailles de Mme Paulette Jacquet 85 ans, veuve de Victor Jacquet, qui ont habités à" la lothiere" (à  Mijoux)

Chemin de vie de Paulette

Paulette est née en Bourgogne à Mâcon le 24 mai 1935 ; elle est la cinquième enfant d’une fratrie de douze. Elle a passé sa jeunesse à s’occuper de ses frères et sœurs pour aider ses parents. A l’occasion d’un séjour de jeune fille au pair aux Sept Fontaines elle fait la connaissance de Victor, l’apprenti menuisier de l’Urbain. C’est le début d’une grande aventure … Paulette devient jurassienne d’adoption et la femme de Victor en novembre 1955. De cette union naissent six enfants dont Jean-Marc, l’ainé, qui disparait prématurément à l’âge de six ans.

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Son statut de mère fait que le travail est quotidien ; mais Paulette est toujours de bonne humeur malgré les conditions difficiles. Pourtant elle ne rechigne jamais à garder ses neveux et nièces lorsque ses frères et sœurs ont besoin. En 1971, toute la famille déménage à Bellegarde pour faciliter les études des enfants. Paulette s’implique dans la vie sociale du quartier ; elle travaille dans les écoles et elle garde d’autres enfants. En 1978, Paulette et Victor achètent une maison dans le vieux Musinens pour installer toute la famille.

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Quelques années plus tard les petits enfants arrivent au fur et à mesure ; ils font de Paulette et Victor une grand-mère et un grand-père comblés. Paulette décide de passer son permis de conduire et elle l’obtient en décembre 1990. Puis Victor est à la retraite en 1991 et ils habitent de nouveau plus régulièrement à la Lothière. Les réunions de famille deviennent fréquentes, surtout l’été pendant les vacances. Paulette a le sens de l’accueil ainsi que le don du contact ce qui fait qu’il y a toujours des convives aux repas et des partenaires aux jeux de cartes ou aux jeux de société, par exemple.

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Les moments de partage passés à la Lothière resteront pour nous tous les meilleurs souvenirs gravés dans nos mémoires. En 2015, Paulette et Victor accueillent avec bonheur l’arrivée de leur premier arrière-petit-fils : ils sont arrière-grands-parents ; Paulette est une deuxième fois arrière-grand-mère en 2018. Victor est parti en 2016, aujourd’hui elle est allée le rejoindre. Les valeurs d’hospitalité, de simplicité, d’honnêteté et de rigueur transmises par Paulette, ainsi que son humour permanent, nous éclairent et nous éclairerons longtemps.

Hommage de ses petits enfants

Mamie Paulette,

Les heures vont passer Les jours vont passer Les années vont passer Mais chaque souvenir de toi restera pour toujours :

Les parties de rami endiablées ou Charlotte gagnait souvent, Les nombreuses parties de Lynx gagnées aussi par Charlotte, Toi sur une chaise en train de nous regarder faire du vélo à la Roulette,

Nous avons envie de dire au revoir à la tristesse Et de sourire en pensant à toi, de rire de nos bêtises communes passées. Il y a eu de si bons moments qui sont devenus de si doux souvenirs:

Ta tête pleine de bigoudis,

Les chocolats et bonbons que tu préparais pour nos venues (dont certains que tu cachais dans le placard pour les soirs de belote),

Les pâtes en potage le soir conclu par des tisanes devant la télé,

Le trafic d’Harlequin, une affaire bien rodée avec tes sœurs ! Mamie, on perpétue la tradition,

Le chocolat chaud après nos après-midis de luge,

Ton côté artiste avec ta collection de cailloux parce qu'ils avaient tous un peu quelque chose qui les rendaient beaux ;

Mamie, j’aimais regarder tes mains ridées par le temps éplucher des légumes pour la soupe,

Boire ton café en regardant les feux de l’Amour l’après-midi,

Puis, à quatre heures, glisser dans notre main avec un air complice quelques crocodiles Haribo;

On rigolait ensemble en écoutant si tout allait bien Madame La Marquise,

Et puis tu nous faisais couler un bain plein de mousse de Pomme d’Api dans lequel on restait une heure ;

Enfin, tu m’as patiemment appris à tricoter et je te remercie pour toutes les mailles que tu as rattrapées pour moi…

Mais nous savons aussi que parfois la tristesse coulera de nos yeux, comme aujourd'hui. Alors nous t'imaginerons nous sourire de là où tu es avec ton amour inconditionnel.

Notre petite mamie adorée.

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Funérailles de Mr André COUTIER, 76 ans,  Lundi 16 novembre 2020 à l"eglise de CHEZERY à 10h30; dépuis 1 an il avait quitté les Grands Esserts pour l'EPAD St Vincent à Bellegarde. c'est là qu'il s'est éteint.   

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Mr Henri MOINE, 92 ans , originaire de Chezery, qui avait déménagé à Izernore avec sa femme Claire il y a quelques temps est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l'hopital d'Oyonnax. ses funérailles seront célébrées Lundi 2 nov à l'église de CHEZERY à 15h30.

 

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Lucienne SAVEY est décédée ce dimanche 25 octobre 2020 à l'hopital de Fleyriat à Bourg en Bresse. 
ses funérailles seront célébrées à l'église de Lélex jeudi 29 oct à 10h30. Nous assurons son fils Thierry de toute notre estime pour sa maman.

Oui, Lucienne, nous croyons que vous êtes maintenant entrée dans la maison de Dieu, notre Père, et que vous pouvez vous reposer en paix, sans les souffrances que vous avez vécues ces derniers mois et celles auxquelles vous avez fait face avec tant de courage pendant votre vie.

A vous, Thierry, son fils, à vous qui avez pu vous déplacer dans cette période tellement  incertaine, soyez les bienvenus dans cette église où est venue si souvent prier Lucienne.

Nous savons que les amis qui n’ont pu venir s’associent à nous par la pensée et la prière.

Ensemble, nous allons faire mémoire et remercier Dieu de ce que nous avons partagé de la vie de Lucienne.

C’est maintenant Noëlle, l’amie de toujours, qui évoque sa vie et à qui je prête ma voix.

Lucienne est née en Alsace pendant la guerre, en 1942.

De fait, elle avait été prénommée Doris, car les allemands n’acceptaient pas le prénom français de Lucienne. Sa tante qui était allée déclarer sa naissance avait alors eu le choix entre Doris et Marlène…

Elle n’a jamais accepté ce prénom que lui rappelaient régulièrement  les documents officiels.

Lucienne a été élevée par sa grand-mère maternelle en même temps que son oncle Gilbert, avec qui elle a gardé une grande complicité, car ses parents étaient très occupés par leur travail.

Elle a donc suivi sa scolarité à Fouday en Alsace, puis a appris le secrétariat en internat chez les sœurs de Notre Dame de la Providence à Saint Dié des Vosges.

C’est à ce moment que les sœurs lui ont demandé si elle acceptait d’être la marraine d’une jeune  fille vietnamienne qui avait été recueillie à La Providence.

Mon papa étant le parrain, c’est comme cela que nous nous sommes connues et que notre amitié a commencée sans jamais s’interrompre, en nous retrouvant plusieurs fois par an dans la vallée de la Valserine ou dans les Vosges.

Ses études terminées, elle a exercé son métier de secrétariat dans l’armée à Strasbourg.

Elle s’est mariée à Camille dans cette église de Lélex, puis ils sont repartis à Strasbourg pour leur travail, où Claude est né en 1971.

Son mari ayant des problèmes de santé, la famille est revenue dans la vallée de la Valserine et Thierry est né en 73 à Nantua.

Lucienne est alors devenue saisonnière dans les centres de vacances dans lesquels elle prenait plaisir à amuser la galerie.

Quel bonheur aussi pour elle que les voyages !

Elle a sillonné la France en train avec sa tante, en voiture avec son fils Claude, sans oublier de retourner fréquemment dans les Vosges à St Dié pour nous voir ainsi que sa tante Laure et son oncle Gilbert auxquels elle était très liée, sans oublier sa maman en Alsace.

Elle lui a consacré beaucoup de son temps puisque sa maman est venue vivre les dernières années de sa vie à Lélex ; elle a soutenu dans leur vieillesse Hélène Grand-Clément et Christiane Ducrot.

Elle nous quitte trop tôt après avoir traversé de grandes épreuves et une santé défaillante qui l’a beaucoup fait souffrir ces dernières années.

 

Je reprends la parole pour exprimer la reconnaissance de notre équipe paroissiale  pour s’être investie dans la comptabilité pendant de nombreuses années,  ainsi que de sa présence efficace au service de notre église. Nous n’oublierons pas son caractère pince sans rire et son courage à toute épreuve.

Merci Lucienne !

 

 

 

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Funérailles de Pierre Patel, beau frère de Claude Grosgurin. né en 1966 à Nantua , il habitait à Martignat avec son épouse Muriel. 

Célébration à l'église de Lelex , vendredi 23 octobre à 14h

Notre ami Pierre PATEL nous a quittés mardi, à l’âge de 54 ans.

Pierre, qui est né le 25 mars 1966 à Nantua, est accueilli dans la famille PATEL établie Aux Neyrolles, et qui compte déjà un garçon et une fille. Après une scolarité primaire sans problèmes, comme nombre de jeunes à l’époque dans la région d’Oyonnax, il va s’orienter vers le domaine industriel. Il intègre l’école technique à la Motte Servolex près de Grenoble, où il va être formé aux métiers demandés par les industriels des matières plastiques. Il va passer et réussir successivement un CAP de fraiseur-tourneur, puis d’ajusteur, et enfin de dessinateur industriel.

En 1988 il est appelé sous les drapeaux et est incorporé au 45ème Régiment de Transmissions à Montélimar. Après les classes il est versé au service auto mais cela ne lui plait guerre, cela ne bouge pas. Il obtient de suivre le peloton d’élèves gradés pour devenir caporal, et est à sa grande satisfaction muté à la compagnie d’instruction. Nommé caporal chef, il suit ensuite le peloton d’élèves sousofficiers, accède au grade de sergent, et va terminer son temps à l’instruction militaire. Après l’armée il s’engage dans la vie professionnelle, effectue différents métiers qui l’amènent à travailler cinq ans en Suisse.

Parallèlement il est impliqué dans le milieu sportif, en étant éducateur pour les jeunes au club de rugby d’Oyonnax puis va aussi s’essayer à la boxe Thaï. En 1996, il épouse Muriel, de leur union naîtront un garçon, Endy aujourd’hui boxeur professionnel en Thaïlande, et une fille, Tess jockey professionnelle.

L’année de leur mariage, les époux PATEL rachètent une petite entreprise de polissage-sablage de moules à injection à Martignat, et lui donnent le nom de 3PMS.

Pierre, passionné d’histoire militaire, va ‘’tomber’’ dans le parachutisme à l’occasion de vacances en Normandie, sur les traces du débarquement du 6 juin. Son séjour et les visites des musées vont l’amener à rencontrer des passionnés comme lui, dont l’un qui va lui faire découvrir l’existence d’associations de reconstitution très actives, et la possibilité de sauter en parachute. Rapidement il adhère à l’une d’entre elles, en 2015 suit une formation spéciale à Vannes, effectue cinq sauts en automatique, et valide son brevet lui permettant de participer aux parachutages dans le cadre des reconstitutions. Depuis, le temps a passé, son carnet officiel indique de nombreux sauts à partir de Nord Atlas, de Cesna 208 ou de C47 Dakota américain de la seconde guerre mondiale. Au gré des événements et commémorations, il a sauté, souvent en uniforme américain, en France mais aussi en Hollande et en République Tchèque. Il sautera également sous l’uniforme français au centre de la France, pour une commémoration en l’honneur des Para français tués au Liban au cours de l’attentat du Drakkar en 1983. Lui, qui regrettait de ne pas avoir servi la France chez les paras, avait adhéré comme ami à notre association de parachutistes militaires et avait été immédiatement coopté, même par nos anciens baroudeurs d’Indochine ou d’Algérie. Sa passion l’a conduit en 2018 à s’inscrire au stage para en Russie organisé par Jean-Claude SANCHEZ de notre association. Il y a obtenu le brevet militaire Russe de premier degré.

Comme Pierre ne faisait rien à moitié, il a aussi été très impliqué dans le milieu associatif local, participant aux commémorations dans le Bugey avec sa Jeep Willis ou sa magnifique moto américaine Harley Davison militaire de 1942.

Nous garderons en mémoire le courage exemplaire de Pierre face aux difficultés, sa gentillesse, son éternel sourire, même son regard transmettait la bonne humeur, son attachement à la France, ses valeurs républicaines et citoyennes, et sa passion pour le parachutisme.

Adieu Pierre, que le Saint Patron des parachutistes, l’Archange Saint Michel, t’accueille et te protège.

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M. l’Abbé Michel Laubépin, décédé à l’hôpital, le 20 octobre 2020, à l’âge de 79 ans. il a été curé de Chézery et Champfromier de 1973 à 1978. il avait participé à la restauration de l'église de Chézery.

Ses obsèques seront célébrées le vendredi 23 octobre à 14h30, en l’église Lagnieu. Il sera ensuite inhumé dans le cimetière de Leyment.

Né le 15 août 1941 à Leyment, ordonné prêtre le 25 juin 1966 en l’église Notre-Dame de Bourg-en-Bresse, il est successivement surveillant au Petit Séminaire de Meximieux (1966), vicaire à Rillieux (1967-1968) puis à Bellegarde (1968-1978), curé de Champfromier et Chézery (1973-1978), curé doyen de Nantua (1978-1991) et de Lantenay (1984-1991), curé d’Oyonnax (1991-1999), Lagnieu (1999-2016) et Loyettes (2005-2016). Admis à prendre sa retraite en septembre 2016, il continua à rendre des services pastoraux dans le groupement paroissial de Meximieux.

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pour info le papa de Françoise GENEVRIER de Lelex  est décédé ce samedi 10 octobre chez lui. Ses funérailles seront célébrées mercredi 14 octobre à 15h à l'église de Vonnas. Toute notre sympathie à la famille GENEVRIER

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FUNERAILLES DE Mr Pierre FERNIER, 88 ans, Vendredi 18 septembre 2020 à l'église de CHEZERY à 15h. 

 ATTENTION en raison de la situation COVID nous devrons tenir compte des regles de distanciation, des gestes barrières et du port du masque à l'église et au cimetière.

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FUNERAILLES DE CLAUDE BENOIT-JEANNIN, 74 ans , à l'église de MIJOUX , Mardi 9 juin à 15h30.

L'inhumation se fera au cimetière à l'issue de la célébration.  Nous assurons sa compagne Annie, ses deux fils Bertrand et Thomas, de toute notre prière en ce moment difficile. ATTENTION en raison des restrictions sanitaires nous devrons tenir compte des regles de distanciation et des gestes barrières.

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 nous apprenons le décès d'Eric JUILLARD dans la maison familliale de Rosset à CHEZERY-FORENS; a 51 ans c'est une crise cardiaque qui l'a foudroyé.

funerailles samedi 6 juin à l'église de Chezery à 14h30 

 

Mot d'ACCUEIL

Jocelyne, Margot, Maëlys, Eliot, votre chagrin est immense et nous sommes venus nombreux vous entourer, pour vous témoigner notre amitié, vous soutenir dans cette épreuve si difficile qu’est la mort brutale d’Eric, et vous accompagner dans le chagrin et l’espérance.

Vous, sa famille, ses amis, soyez tous les bienvenus dans cette église, qui a accueilli tant de joies et de peines, où vous vous êtes mariés, Jocelyne, avec Eric qui a donné sens à votre vie, où nous avons accompagné Gilberte, sa maman, il y a quatre ans.

Vous qui l’avez aimé, estimé, que vous soyez venus par amitié, par respect, avec d’autres convictions, vous avez ici toute votre place. La pandémie actuelle empêche les gestes de compassion qui font tant de bien, nous n’en sommes pas moins proches les uns des autres par le cœur.

Nous allons confier Eric à Dieu, lui remettre sa vie si remplie par l’attention et le respect qu’il portait à ceux qu’il a côtoyés, l’ami sur lequel on pouvait compter, le travailleur acharné et consciencieux, l’homme bienveillant et enjoué.

Texte lu par l'un de ses collègues de travail

Mesdames, Messieurs,

Au nom de la Direction d’Air Liquide, de ses nombreux collègues aujourd'hui réunis ainsi que ceux qui se joignent à nous par la pensée, je vous adresse ces quelques mots.

Eric, “mon Eric” comme j’aimais à l’appeler. Puisque depuis 2013 nos chemins ne se sont pas vraiment séparés.

“Mon Eric” car il était une personne attachante, un vrai gentil, d’une énorme bonté que j’adorais titiller, principalement sur sa gourmandise..

Eric nous avait rejoint en 1998 après une 1ere expérience en dehors du groupe tout d'abord en tant que technicien instrumentation & analyse puis en tant qu’adjoint du responsable de site de Feyzin en 2005. Il était ensuite parti en 2010 pour 3 années en Guyane en tant que responsable d’exploitation ASU Air et Hélium et enfin il était revenu sur ses bases de Feyzin et Rhône Alpes en tant que Chef de projet / Pilote d’arrêt.


Avec lui disparaît un homme généreux, attentif aux autres, pétillant, avec le sourire au bout des lèvres, un mentor pour certains, qui n’aura laissé personne insensible partout où il est passé.

Une personnalité toujours accessible, disponible et surtout d’humeur constante et positive, combien de fois il nous a permis de sortir de situation sensible, tout ceci faisait d’Eric un collègue plus qu’apprécié.

Eric a vécu son travail comme une passion en faisant grandir ses plus jeunes collègues, en se lançant de nouveaux challenges au travers de projets qui étaient parfois loin de ces domaines de prédilections. Il avait souvent besoin d’échanger et a toujours accompli son travail avec sérieux et rigueur, avec l’objectif du travail bien fait.

Sa compétence technique reconnue lui permettait de gérer des sujets complexes; il n’hésitait pas à se réinventer pour remplir sa mission. Nous avions une pleine confiance en lui lorsqu’il était en charge d’un sujet.

Aujourd’hui, c’est dans la tristesse que nous sommes réunis. Notre premier réflexe a été de dire “ce n’est pas juste” mais la vie n’est pas juste.
Tristesse pour vous, bien sûr, son épouse, ses enfants, sa famille ses amis.
Tristesse pour nous, aussi, ses camarades et collègues de travail, la famille Air liquide, d’avoir perdu un ami et un des piliers de notre service Rhône Alpes.

Bien sûr, ces mots sont peu de choses et ne peuvent apaiser votre douleur. Mais pourtant croyez bien que sa personnalité sincère et attachante nous manque déjà.

Au nom d’Air Liquide, j’adresse, à vous tous, un témoignage d’affection. Son souvenir restera toujours présent dans nos esprits.



voici le texte lu par Jocelyne son épouse:

ERIC, L’heure de te dire ADIEU a sonné, elle nous a même assommé ! Laisse-nous te dire combien l’on t’aime, toi, l’enfant du pays, mort chez lui, à Rosset. Je sais que désormais tu as quitté le monde des vivants, toi le bon-vivant, pour un long voyage vers une autre planète.

ERIC, j’ai confiance en TOI.

Je sais que tu as rejoint TON ÉTOILE. Je te souhaite de passer dans un monde merveilleux et de vivre de nouvelles aventures merveilleuses car tu es un être merveilleux MON AMOUR.                       ERIC, j’ai confiance en TOI.

Chaque homme dans sa nuit s’en va vers SA LUMIÈRE, disait Victor Hugo.

ERIC, j’ai confiance en TOI.

La mort est présente dans toute vie. Depuis le jour de notre naissance, nous avons commencé à mourir : alors ne perdons pas de temps ! Se préparer à réussir une mort naturelle et sainte est le but de toute une VIE. Alors préparons nos dernières pensées, d’elles naîtront plus facilement le NOM et la FORME de notre nouveau corps.

ERIC, j’ai confiance en TOI.

les morts successives de plusieurs membres de ma famille m’ont aidées à accepter la mort comme une phase humaine de ce temps. Tu nous rappelles en partant si vite que chaque instant est irremplaçable et se présente qu’une fois.

Bon voyage mon AMOUR, JE T’AIME et j’ai confiance en TOI, ERIC.

 

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Mr Gaston Malley est décédé chez lui à Lelex.
Ses funérailles ont été célébrées Vendredi 7 Fevrier à 15h à l'église de Lelex. il a été inhumé au cimetière au coté de son épouse.
Paix à son âme.

 

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Cérémonie d’Adieu et d’hommage à Bernard « Ben » GROSFILLEY
1942-2020
Vendredi 24 janvier 2020 à 15h
Église de Lelex

Jeudi 16 janvier , à Annecy, Bernard GROSFILLEY s'est éteint à Annecy où il s'était retiré depuis plusieurs années avec son épouse Claire. Il avait 70 ans.

Samedi dernier un recueillement à eu lieu autour de son cercueil avec sa famille et ses proches. Son corps a ensuite été incinéré. Pour ceux qui le désire un temps d'hommage et d'Adieu sera proposé Vendredi 25 janvier dans l'église de Lelex. 

VOICI LE TEXTE DE PRESENTATION LU PAR SON FRERE JEAN-PIERRE:

Le jeudi 16 janvier, Bernard (le Ben) s’en est allé après une longue maladie de plus de douze années. Ma sœur Jeanine et moi-même pensions à son décès comme une délivrance, tant notre frère était très loin de nous, dans son monde, d’où l’on ne revient pas. Mais les souvenirs reviennent et la disparition reste une épreuve. Vous êtes nombreux en cette après-midi à venir faire un adieu à Ben, ceux qui ont apprécié le skieur ou le copain sympathique et rieur. Notre famille vous en remercie.

Ben a commencé la pratique du ski à 10 ans, l’enfant déborde de vie. Nos parents lui imposent d’apprendre un métier. Après 3 ans de scolarité, il passe donc son CAP de cuisinier à 17 ans. Fort de sa formation, il ne pense plus qu’au ski qui occupe le plus clair de ses aspirations. C’est également à 17 ans qu’il est Champion du Jura en descente, ce sera le début de sa période consacrée essentiellement au ski. Membre de l’Equipe de France de Ski pendant 4 années il en est ensuite évincé avec tous ses coéquipiers en 1973. Cette décision irréfléchie est rude pour Ben et aussi pour sa famille, ses proches.

Ben rentre dans la maison familiale, au Boulu et reprend l’activité des parents avec la restauration. Il continue de proposer les spécialités maison, truites, grenouilles, champignons, fondues, raclettes.Puis, c’est la rencontre avec Claire Lemoing, une embellie dans la vie de Ben, qui l’emmènera au mariage en 1979 et l’arrivée de Rodolphe en 1980. Les clients du restaurant retrouvent la bonne humeur et les rires, une ambiance héritée de nos parents. Convaincu des possibilités d’aménagement de l’espace sportif et touristique à Lélex, il se lance dans l’étude d’un projet global avec une grande maquette. Mais la passion et son tempérament sans concession ne permettent pas de faire accepter son projet. C’est un rude échec pour Ben. Il s’en suit une période de repli dans la maison familiale au Boulu ou il travaille à l’aménagement de l’auberge. Puis la vie continue avec ses changements, dont un deuxième mariage en 1991 et l’arrivée de Anne lise en 1993. Ben vit de plus en plus reclus dans sa maison du Boulu.

Vers 2007, C’est la maladie d’Alzheimer qui commence lentement ses ravages. Ce long chemin cruel pour lui et son entourage l’amènera jusqu’à la semaine dernière au bout du chemin.

 

Le Skieur Bernard Grosfilley

Jusqu’à 12 ans, Ben a très peu de ski à son actif, mais l’exploitation du bar au sommet du télébenne à Lélex par sa mère lui a permis de progresser sur les pistes du domaine skiable de la station de Lélex.

Les premières compétitions permettent de constater un Style particulier. Son toucher de neige avec les skis bien à plat, lui vaut d’être un très bon glisseur. Ses capacités physiques ajoutent encore de la performance. Il est champion du Jura de descente à 17 ans, en 1966.

Ben ne connait pas le trac, il repousse la peur. Sa progression continue sur les pistes nationales où il court en catégorie inter-régionale. Les entraineurs n’ont pas beaucoup d’emprise sur Ben, Seul, Walter Trilling pourra l’influencer, l’amitié a joué.

Premier grand résultat : vainqueur de la descente à Morzine en 1970                                          1970 : 10ème au Critérium de la 1ère Neige à Val d’Isère en partant avec le dossard 64.          1971 : Vainqueur de la descente à Zel am Ziller en Autriche.                                                        1973 : Champion de France de descente à La Fou d’Alloz.                                                                  Cette même année 1973 : Eviction de l’Equipe de France avec tous les membres de l’Equipe.

Cette décision irréfléchie décime le ski français, une des meilleures équipe du monde. Comment rebondir pour ces sportifs de haut niveau ? C’est un énorme gâchis, il faudra plusieurs décénies pour retrouver une équipe digne du niveau de compétition du ski français. Ben, c’était aussi la compétition de Buggy avec son copain Yves Pachiaudi.

Vainqueur 2 fois du Rallie des cimes dans les Pyrénées, vainqueur du Rallie des Crêtes à Megève, vainqueur du Rallie du Bugey à Anglefort.

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Funérailles à CHEZERY de Mr Pierre MARSOT

87 ans, vendredi 3 Janvier 2020 à 10h30.

Mot de présentation de Philippe son fils:

Papa,

Toi et Maman, vous nous avez permis de construire des bases solides pour la vie, à moi et ma sœur. Tu nous as transmis les plus belles valeurs ; l’honnêteté, le respect, la bienveillance, le travail, Tu as perdu tes parents très jeune, tes sœurs se sont occupées de toi et ont financé tes études d’ingénieur électronicien. Tu as rejoint les scouts de France, ou tu as été très actif pendant de nombreuses années, comme chef scout. Tu t’occupais des jeunes en difficulté, et des sans-abris. Alors que Maman s’occupait de nous, à la maison,

Pendant 38 ans, tu as accompli ton travail avec passion, comme Electronicien dans le domaine le plus pointu. Tu ne comptais pas les heures. Tu rentrais à la maison, et tu nous vulgarisais tous les aspects techniques. Tu nous en as donné le gout, nous avons eu envie de te suivre.

Dans tous les domaines, tu trouvais rapidement des solutions aux problèmes les plus complexes. Le bois, le ciment, la mécanique, la carrosserie, la plomberie, l’électricité…il n’y avait pas de limite. Tu savais tout faire de tes mains. Le week-end, nous partions dans les bois autour de Paris, pour pique-niquer et faire de longues promenades à la recherche de champignons.

Chezery était notre base pour les vacances.Toute la Famille Prost t’avait adopté :                              Ta femme, notre mère, Jeanne née Prost, fille de Camille Prost et Henriette Groscaret
La Famille Malley de Lelex,
La Famille Roncin de Nantua,
La famille Rosset du Grand Abergement,
La famille Prost de la Ménagerie à Chezery
La Famille Burderon de la Rivière,
La Famille Groscaret de Chezery et la Rivière,
La Famille Moine du Grand Essert,

Les voisins étaient nos amis d’enfance, à ma sœur et moi :                                                             Les familles Duraffourd de l’Epery
La famille Mathieu du Brêt,
La famille Julliard de Rosset,
La famille Betemps du chalet Remonda
Tous les enfants de la commune de Chezery.

C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui. Tu avais choisi de reposer ici auprès de notre famille. Pour tout cela, Merci Papa,

 

 

Cérémonie d’obsèques de Jean BLANC 12 décembre 2019 à CHEZERY

Jean BLANC vient de nous quitter, et c'est lui qui nous rassemble dans cette église, si proche de son lieu d'habitation.
Vous tous qui êtes venus l'entourer pour lui rendre hommage, soyez les bienvenus.
Nous vous accueillons aussi, vous ses sœurs, ses neveux et nièces et tous les membres de sa famille.

Jean nous quitte à 76 ans ; c'était le plus jeune d'une famille de 14 enfants dont 3 sont morts en bas âge. D'Annecy où il est né, à Grenoble où il a travaillé, il a toujours été ancré à Chézery et Menthières, berceau de la famille.

Jean, au caractère bien trempé, était un passionné : 
Passionné par la nature et les plantes qu'il aimait faire connaître, 
passionné par la montagne qu'il a arpenté dans tous les sens, 
passionné par la chasse et la pêche. 
Et que dire de ses abeilles et de ses ruches qu'il entretenait avec soin ? 
Nous le voyions venir tous les jours à Menthières pour s'en occuper, du printemps à l'automne,  et son miel était fort apprécié.

Jean était aussi un ingénieux autodidacte. Au travail ou pour bricoler, il inventait les machines qui lui facilitaient la vie (pour citer deux exemples : celle qui permettait de décoller les sols et celle qui pliait les tôles...). Et qui ne s'est émerveillé de la porte d'entrée de "la maison de l'abbé" où il habitait , refaite avec Jojo Coutier ? Travailleur infatigable, cette maison lui doit beaucoup dans sa restauration.

Ses soucis de santé l'ont obligés à interrompre sa vie professionnelle prématurément ; il les a supportés avec courage et détermination. Il n'était pas du genre à s'en plaindre.

Pour cette vie bien remplie, pour l'attention qu'il a su apporter aux membres de sa famille dans la peine, pour les liens qu'il a tissé avec ses amis, nous le remercions et le confions à la tendresse de Dieu.  

 

 

Funérailles de  « Vivi » Yves GROSPELIER,86 ans  du "Perce Neige"

Mardi 26 novembre 2019 à l'Église de Lelex

Nous assurons son épouse Lucette et son fils Jean-Luc de nos prières...

Yves , VIVI, C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris ton décès

Jeune moniteur tu es devenu National en 1967, Pionnier tu l’as été. Aux côtés de Jean Mermet , Léonce Cretin  Pierre Grand , Remy Taborin, Membre fondateur de L’ESF locale Puis directeur en 1975 pendant 12 saisons , Initiateur de notre bureau tel qu’on le voit aujourd’hui.

Tu as été le seul moniteur du village de LELEX à servir tes clients avec ton pull rouge dans votre établissement Le Perce Neige .C’est dire que ta vie s’est inscrite dans cette activité de Sports d’hiver. L’Ecole de ski de Lelex – Crozet te doit beaucoup. Apprécié par ta clientèle les années se sont succédées avec bonheur.Tu laisses un vide dans cette institution, notre institution ou tu as gravé tes initiales. Tu nous as transmis ta passion et tu l’as également transmise à ton fils Jean-Luc qui est devenu comme toi Moniteur National.

Je viens ici au nom de tous les moniteurs de L’ESF de Lelex – Crozet et du massif présenter à vous Lucette, à toi Jean –Luc et à toute votre famille nos sincères condoléances dans ce moment difficile.

 Au revoir VIVI et merci.

 

Accueil :

Vivi, nous venons de vous confier à Marie, celle vers qui vous aimiez vous tourner pour la prier dans vos joies et dans vos peines. C'est vous qui nous rassemblez nombreux dans cette église de Lélex où vous avez été baptisé, où vous vous êtes marié avec Lucette il y a 63 ans, et la neige était là le 20 octobre1956.

Merci à vous qui êtes venus entourer  de votre sympathie, de votre amitié, Lucette, son épouse, Jean-Luc, son fils, les membres de sa famille, et nous pensons aussi à ceux qui n'ont pu venir, en particulier Mathéo et Timothé ses petits-enfants. Soyez tous les bienvenus.

De La Pécharde aux Sept Fontaines, au "Perce-Neige" à Lélex, la distance n'est pas bien longue, et c'est là que vous avez ancré votre vie. Avec le ski tout d'abord, dont vous avez été un sportif reconnu par votre talent et qui aurait pu vous mener dans l'équipe de France. Nombre de jeunes ont appris à skier grâce à vos dons de moniteur et à votre implication dans l'organisation et la direction de l'école de ski.

Vous avez aussi avec Lucette et votre belle-mère, travaillé à l'hôtel où, outre les vacanciers,  les chasseurs et les pêcheurs appréciaient de se retrouver et où des amitiés solides se sont nouées. La montagne, vous la connaissiez comme votre poche et vous saviez partager cette passion. Vous avez donné de votre temps comme conseiller municipal, pompier volontaire, dans les associations et chaque personne qui vous a connu a apprécié votre sourire et votre attention.

Pour votre vie bien remplie et tournée vers ceux que vous avez côtoyés, nous vous disons merci et nous la remettons à Dieu !

 

Funérailles de Mme Annie GOENVEC

Ce lundi 2 septembre 2019, à 10h à Lelex , 57ans.

Nous la confions au Seigneur et nous prions pour ses proches, son mari Laurent, sa fille Marie ...

mot d'Accueil de la célébration

Bonjour à chacun d'entre vous et bienvenue dans cette église de Lélex où Annie Goenvec nous rassemble aujourd'hui.

Nous vous accueillons,Laurent, son mari, vous, Marie, sa fille,Michel, son papa, et vous ses frères et sœurs qui êtes dans la douleur et dans la peine. Annie vient de partir bien jeune à 57 ans, après avoir lutté avec courage et lucidité contre la maladie.

Pharmacienne à Lélex depuis 21 ans, elle aura marqué le village par ses qualités d'écoute attentive, son sens du service et son dévouement, n'hésitant à empiéter sur sa vie familiale pour aider des personnes venant frapper à la porte en dehors des heures d'ouverture. Ce sens de l'accueil, elle ne le réservait pas seulement à sa clientèle, mais aussi aux amis qui trouvaient un lieu où échanger autour d'une bonne table.

Certains d'entre vous auront pu aussi apprécier ses talents artistiques, que ce soit dans le domaine de la musique (au violoncelle), de la peinture ou du dessin, ou encore sa passion pour le point de croix, en particulier dans le domaine des abécédaires. Son sens de l'humour, elle l'a gardé jusqu'au bout, se demandant si le parvis serait fini lorsqu'elle viendrait dans cette église pour nous rassembler autour de son cercueil.

Nous la confions à Dieu, qu'elle a prié ainsi que la vierge Marie, pour l'accompagner dans son chemin de foi et dans ce grand passage qu'est la mort vers une nouvelle vie

 

 

Mardi 27 Aout 2019
Obsèques d'André GROS à CHEZERY.

Mot d'Accueil :

André GROS vient de nous quitter et c'est lui qui nous rassemble aujourd'hui.Soyez chacun et chacune les bienvenus dans notre église.Vous êtes venus nombreux entourer de votre affection, de votre amitié sa famille.Ses enfants et conjoints :

Danielle et Valentin,Alain et Marie-France,  Annie et Geo, Odile et Jean-Louis,Yolaine, Josette et Franck, Joëlle et Maurice, ses 15 petits-enfants et 23 arrières petits-enfants.

André, originaire de Bellecombe, a brillé dans sa jeunesse en remportant des coupes au ski grâce à son style. Il a marqué la vie de Chézery depuis son arrivée dans la commune en 1954 en s'installant comme fromager à Rosset avec sa femme Suzanne.Puis quelques années plus tard, ils sont descendus s'installer au bourg où ils ont créé la fruitière.Ils ont dû travailler dur pour faire tourner la fruitière et élever leurs sept enfants nés en l'espace de 10 ans.Ce travailleur passionné, juste et exigeant, s'est mis aussi au service de notre commune en étant conseiller municipal.

A cet homme accueillant qui aimait échanger avec amis et personnes de passage, nous disons notre gratitude pour tout ce qu'il nous a apporté.