Dimanche 28 décembre 2025 — Diocèse de Belley-Ars

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Dimanche 28 décembre 2025

Homélie du dimanche 28 décembre année A la Sainte-Famille :

Chers frères et sœurs nous voici réunis pour le dernier dimanche de l’année civile et et le premier dimanche après Noël. Pour habiter parmi les hommes Dieu a choisi l’humilité de se faire homme à travers ce nouveau-né que nous avons installé dans la crèche. Et ce nouveau-né débute sa vie dans une famille avec Marie sa mère et Joseph son père. Et c’est bien naturellement qu’aujourd’hui nous consacrons ce dimanche à vénérer, devant la crèche, cette Sainte-Famille dans laquelle Jésus Dieu fait homme à agrandir. La famille terrestre de Dieu. Un petit rappel historique pour commencer la dévotion à la sainte famille est relativement récente date du XVIIe siècle chez nos frères du Québec avec un évêque François de Laval qui nous dit “Nous n'avons pas estimé pouvoir faire choix d'un moyen plus efficace pour le salut et la sanctification de toute sorte de personnes, que de leur imprimer vivement dans le cœur un amour véritable et une dévotion spéciale tant envers la très sainte et très sacrée Famille de Jésus, Marie et Joseph” (Décret instituant la Confrérie de la Sainte Famille, 1665). Suite à cela, le culte se répand sous le pontificat du pape Léon XIII. En 1893, devant la ferveur grandissante des fidèles, celui-ci décrète la célébration d’une fête de la Sainte Famille, et la dote d’un office spécifique.

Alors que dire des textes aujourd’hui :

Ben Sira le sage porte bien son nom et la première lecture mettant pratique le quatrième commandement tu honoreras ton père et ta mère. Pas grand-chose à rajouter, peut-être prendre le temps de le relire en famille. un Passage qui m’a particulièrement interpellé. Même si son esprit l’abandonne soit indulgent ne le méprise pas toi qui en pleine forces. Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée. Déjà à l’époque les troubles cognitifs des anciens étaient préoccupations.

Dans le psaume je retiendrai une strophe : voilà comment sera béni l’homme qui craint le seigneur : tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

Saint-Paul est en prison il écrit au colossiens d’Asie Mineure et pour une fois son texte est limpide et il nous appelle à nous recentrer sur le Christ lui qui fait l’unité dans la perfection.

Et puis nous entrons dans l’Évangile selon saint Matthieu avec un focus sur Joseph le père dans cette Sainte-Famille. Et ce père de famille a quand même une attitude très particulière. Par trois fois en songe l’ange Gabriel vient le visiter au nom du seigneur pour lui dire, en pleine nuit, lève-toi tout d’abord fuis en Égypte puis ensuite retour en Israël et enfin on va plutôt dans ce petit coin paumé insignifiant qu’on appelle Nazareth. Et Joseph ne discute pas ne conteste pas ne se projette pas il obéit.

Franchement les gars entre nous père de famille, ou pas père de famille comment aurions-nous réagi ? L’ange Gabriel est déjà venu une nuit pour nous dire que la femme que nous convoitons est déjà enceinte et qu’elle devait être la mère de Dieu. Pour se faire recenser alors que Marie est en huitième mois de grossesse, nous prenons la route pour faire de 150 km pour ce faire recenser à Bethléem. On arrive à la bourre il y a plus de place dans les hôtels et l’accouchement se fait dans une étable. Les premiers visiteurs sont ses handicapés sociaux de l’époque appeler les bergers. Heureusement il y a quelque mages qui nous amène or la myrrhe et l’encens pour bien nous faire comprendre que ce que nous vivons est extraordinaire que Jésus est vraiment le fils de Dieu. Le Sauveur du monde.

Hélas ça fait à peine quatre jours et à nouveau Dieu nous demande de fuir en Égypte pour devenir des migrants avec un nouveau-né dans les bras. Et en plus j’ai qu’une mule et je ne vais pas pouvoir emporter l’or la myrrhe et l’encens qui sont finalement les seuls biens qui pourraient être monnayés pour vivre en Égypte. Alors là les gars je sais pas vous mais moi j’aurais peut-être commencé une petite négociation avec l’ange Gabriel. Es-tu sûr que tu parles vraiment au nom de Dieu ? Plutôt que l’Égypte est-ce qu’il n’y a pas des destinations moins éloignée au plus agréable ? Je vais peut-être en parler avec Marie ou peut-être à mon coach de vie, je vais peut-être poser la question à chapt gpti ? L’attitude de Joseph ; il ne discute pas il ne conteste pas il obéit. Alors entrons dans la Sainte-Famille par ce sacré Joseph et cette première vertu importante dans la vie de famille l’obéissance.

Avant d’être une vertu chrétienne l’obéissance est une valeur indispensable dans toute organisation sociétale. En effet l’étymologie latine d’obéissance est composée de ob qui fait référence à l’extérieur et audire qui veut dire écouter. Obéir sait écouter l’extérieur c’est donc se décentré de soi-même pour pouvoir vivre avec les autres. C’est reconnaître l’altérité et que l’on n’est pas tout-puissant. Mais dans notre chère langue française qui suit l’évolution de notre chère société française rapidement les synonymes d’obéir comme suivre ,acquiescer se fond submergés par les antonymes à connotation plutôt négative : se soumettre se discipliner se subordonner inféoder obtempérer céder, avec une référence de plus en plus difficile à toute autorité quelle qu’elle soit..petit village gaulois.. pourtant Obéir c’est écouter, c’est accueillir l’autre, c’est s’enrichir de l’autre et quitter l’illusion qu’on peut se construire tout seul. Obéir c’est être libre de donner un vrai oui et en confiance. Mais obéir c’est difficile et n’est jamais une soumission inconditionnelle. Et que notre monde actuel a du mal avec cette valeur obéissance. De l’obéissance aveugle et servile parfois imposées dans nombre de régimes totalitaires à la désobéissance anarchique, systématique qui épuise et déstructure notre bien commun.

la vertu chrétienne de l’obéissance consiste à se soumettre à la volonté de Dieu et aussi respecté les autorités établies par lui. Dans le catéchisme de l’église catholique cette notion est reprise dans les articles 464 465 obéir aux autorités civiles. Toujours dans le CEC En 25 et 26. Soutenu par la grâce divine l’homme répond à Dieu par l’obéissance de la foi qui consiste à se confier pleinement à Dieu et accueillir sa vérité en tant qu’elle est garantie par Dieu. Et en 26 il y a de nombreux témoins particulièrement Abraham et la vierge Marie qui pendant toute leur vie ont réalisé de la façon la plus parfaite l’obéissance de la foi. Abraham mis à l’épreuve de nombreuses foi par Dieu il a toujours obéi c’est pourquoi il est devenu le père de tous ceux qui croiraient Romain 4/11/18 et le fiat de Marie qu’il me soit fait selon ta parole Luc en 38. Et pour ce qui concerne nos Sainte-Famille aux 459 les enfants doivent respect et obéissance envers leurs parents

alors pour creuser cette notion d’obéissance chrétienne nous avons saint Bonaventure qui a beaucoup écrit sur les vertus et nous donne quelques pistes. Dans notre vie de tous les jours, il y a l’obéissance facile celle qui est agréable simple en harmonie souvent avec nos désirs personnels. Il y a ensuite un niveau 2 obéissance plus difficile mais temporaire : comme une tâche à accomplir qui ne va pas dans nos désirs personnels mais qui aura une fin et qui fait appel à la patience, à la résilience. Et puis il y a le troisième niveau de l’obéissance l’obéissance plus pénible et durable Et Jésus-Christ Dieu fait homme au jardin Gethsémani luc 22 41 /42 il priait en disant : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » Et dans ce niveau trois d’obéissance sans la foi et la confiance en Dieu cela semble impossible. Et dans nos vies de famille l’obéissance niveau un et deux peut-être quasi quotidienne. L’obéissance pénible et durable est parfois aussi à vivre dans certaines familles ou couple en difficulté.

L’obéissance peut aussi s’approcher par les perspectives qu’elle ouvre. En répondant de façon positive on peut obtenir une récompense, un retour, un réconfort, un bien-être pour celui à qui l’on obéit mais aussi pour soi-même dans la découverte de sa propre capacité à obéir humblement. L’obéissance peut se faire aussi pour éviter un châtiment un blâme une sanction. C’est peut-être celles-là qui est le plus mise en avance dans nos Sainte-Famille, dans l’éducation de nos enfants. Mais l’obéissance peut se faire aussi dans la seule perspective d’être témoin de l’amour de Dieu sans chercher dans sa vie personnelle d’attente positive ou négative mais juste pour la gloire et le salut du monde. Et bien sûr cette vertu d’obéissance comme un don appelle comme toutes les vertus un certain discernement.

L’obéissance servile et aveugle n’a pas de place en église. L’obéissance orientée pour échapper à des sanctions divines ou recevoir des grâces n’a pas vraiment sa place dans le chemin vers Dieu. obéir c’est écouter la parole de Dieu avec son cœur. Obéir c’est accueillir l’action de l’Esprit Saint pour que cette parole de Dieu devienne action de dieu dans nos vies. Obéir c’est avoir conscience et suivre Jésus pour devenir plus libre pour aimer Dieu et ses frères et sœurs et se laisser aimer.

Joseph est pour nous un père dans une obéissance directe peut-être pour nous irréfléchie mais cette obéissance est fondée sur sa confiance en Dieu. Grâce à son obéissance il surmonte le drame qu’il vit et sauve Marie de la lapidation. Et c’est lui qui apprend à Jésus à faire la volonté du Père. Apprenons à être obéissant à l’école de Saint-Joseph. Ayons confiance en Dieu.

Et si parfois si l’obéissance est difficile suivons Marie qui lors de l’annonciation discute avec l’ange Gabriel sur la réalisation pratique de cette naissance divine. Prenons le temps du discernement et de l’échange dans la prière avec notre père.

Et en dernier recours il reste la troisième personne de cette Sainte-Famille Jésus. cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne

Chacune de nos familles est appelée à vivre une histoire divine dans la réalité parfois la plus banale de son histoire humaine. le pape François Amoris Laetitia : “Sainte Famille de Nazareth, fais aussi de nos familles un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile et de petites Églises domestiques.”

Que le seigneur Bénisse nos familles en chemin de sainteté au nom Père Fils et St Esprit