Méditation de la semaine — Diocèse de Belley-Ars

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Méditation de la semaine

                                                                   

Miséricorde !

Lors du jubilé de l’an 2000, saint Jean-Paul II a établi que ce dimanche serait consacré à la Divine miséricorde. C’est vrai, cela a été une belle intuition : c’est l’Esprit Saint qui l’a inspiré. Il y a quelques mois, nous avons conclu le jubilé extraordinaire de la miséricorde et ce dimanche nous invite à reprendre avec force la grâce qui vient de la miséricorde de Dieu. L’Evangile d’aujourd’hui est le récit de l’apparition du Christ ressuscité aux disciples réunis au cénacle (cf. Jn 20, 19-31). Saint Jean écrit que Jésus, après avoir salué ses disciples, leur dit : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Ayant parlé ainsi, il fit le geste de souffler sur eux et il ajouta : « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis » (vv. 21-23). C’est le sens de la miséricorde, que l’on présente précisément le jour de la résurrection de Jésus comme pardon des péchés. Jésus ressuscité a transmis à son Eglise, comme première tâche, sa propre mission d’apporter à tous l’annonce concrète du pardon. Telle est la première tâche : annoncer le pardon. Ce signe visible de sa miséricorde contient en lui la paix du cœur et la joie de la rencontre renouvelée avec le Seigneur.

La miséricorde à la lumière de Pâques se laisse percevoir comme une véritable forme de connaissance. Et cela est important : la miséricorde est une véritable forme de connaissance. Nous savons que l’on peut connaître à travers de nombreuses formes. On connaît à travers les sens, on connaît à travers l’intuition, à travers la raison et d’autres formes encore. Et bien, l’on peut connaître également à travers l’expérience de la miséricorde, parce que la miséricorde ouvre la porte de l’esprit pour mieux comprendre le mystère de Dieu et de notre existence personnelle. La miséricorde nous fait comprendre que la violence, la rancœur, la vengeance n’ont aucun sens, et la première victime est celui qui vit de ces sentiments, parce qu’il se prive de sa dignité. La miséricorde ouvre également la porte du cœur et permet d’exprimer la proximité en particulier à tous ceux qui sont seuls et exclus, parce qu’elle les fait se sentir frères et enfants d’un seul Père. Elle favorise la reconnaissance de ceux qui ont besoin de consolation et fait trouver des paroles adaptées pour réconforter.

Frères et sœurs, la miséricorde réchauffe le cœur et le rend sensible aux besoins de nos frères, à travers le partage et la participation. La miséricorde, en définitive, nous engage tous à être des instruments de justice, de réconciliation et de paix. N’oublions jamais que la miséricorde est la clé de voûte de la vie de foi et la forme concrète par laquelle nous donnons de la visibilité à la résurrection de Jésus.

François, Regina Caeli du 23.04.2017

 

 

Commentant la parabole du Pharisien et du Publicain (Lc 18,9-14), le pape Léon XIV écrit :

« Tout d'abord, le publicain a le courage et l'humilité de se présenter devant Dieu. Il ne se renferme pas dans son monde, il ne se résigne pas au mal qu'il a fait. Il quitte les lieux où il est craint, en sécurité, protégé par le pouvoir qu'il exerce sur les autres. Il vient au Temple seul, sans escorte, même au prix de regards sévères et de jugements tranchants, et se présente devant le Seigneur, en retrait, la tête baissée, prononçant quelques mots : « O Dieu, aie pitié de moi, pécheur » (v. 13).

Jésus nous livre ainsi un message puissant : ce n'est pas en affichant ses mérites que l'on se sauve, ni en cachant ses erreurs, mais en se présentant honnêtement, tels que nous sommes, devant Dieu, devant nous-mêmes et devant les autres, en demandant pardon et en s'en remettant à la grâce du Seigneur.

Commentant cet épisode, saint Augustin compare le pharisien à un malade qui, par honte et orgueil, cache ses plaies au médecin, et le publicain à un autre qui, avec humilité et sagesse, expose ses blessures au médecin, aussi laides soient-elles, et demande de l'aide. Et il conclut : « Nous ne sommes pas surpris [...] que ce publicain, qui n'a pas eu honte de montrer sa partie malade, soit reparti [...] guéri » (Sermo 351,1).

Chers frères et sœurs, faisons de même. N'ayons pas peur de reconnaître nos erreurs, de les mettre à nu en en assumant la responsabilité et en les confiant à la miséricorde de Dieu. Ainsi pourra grandir, en nous et autour de nous, son Royaume, qui n'appartient pas aux orgueilleux, mais aux humbles, et qui se cultive, dans la prière et dans la vie, à travers l'honnêteté, le pardon et la gratitude. » (Angélus du 26.10.2025)