Méditation de la semaine
Jésus est la vie !
L’Evangile de ce cinquième dimanche de carême est celui de la résurrection de Lazare (cf. Jn 11, 1-45). (…)
Ici, nous touchons du doigt le fait que Dieu est la vie et donne la vie, mais il prend sur lui le drame de la mort. Jésus aurait pu éviter la mort de son ami Lazare, mais il a voulu faire sienne notre douleur pour la mort de nos proches, et surtout, il a voulu montrer la domination de Dieu sur la mort. Dans ce passage de l’Evangile, nous voyons que la foi de l’homme et la toute-puissance de Dieu, de l’amour de Dieu, se cherchent et finalement se rencontrent. C’est comme un double chemin : la foi de l’homme et la toute-puissance de l’amour de Dieu qui se cherchent et finalement se rencontrent. Nous le voyons dans le cri de Marthe et de Marie et de nous tous avec elles : « Si tu avais été ici !… ». Et la réponse de Dieu n’est pas un discours, non, la réponse de Dieu au problème de la mort c’est Jésus : « Je suis la résurrection et la vie… Ayez foi ! Au milieu des pleurs, continuez à avoir foi, même si la mort semble avoir gagné. Enlevez la pierre de votre cœur ! Laissez la Parole de Dieu ramener la vie là où il y a la mort ».
Aujourd’hui aussi, Jésus nous répète : « Enlevez la pierre ». Dieu ne nous a pas créés pour la tombe, il nous a créés pour la vie, belle, bonne, joyeuse. Mais « c'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde » (Sg 2, 24), dit le Livre de la Sagesse, et Jésus Christ est venu nous libérer de ses liens.
Nous sommes donc appelés à enlever les pierres de tout ce qui a le goût de la mort : par exemple, l’hypocrisie avec laquelle on vit la foi est la mort ; la critique destructrice à l’égard des autres est la mort ; l’offense, la calomnie, est la mort ; la marginalisation du pauvre est la mort. Le Seigneur nous demande d’enlever ces pierres de notre cœur, et alors la vie fleurira encore autour de nous. Le Christ est vivant et celui qui l’accueille et adhère à lui entre en contact avec la vie. Sans le Christ, ou en dehors du Christ, non seulement la vie n’est pas présente, mais on retombe dans la mort.
La résurrection de Lazare est également un signe de la régénération qui s’opère dans le croyant à travers le baptême, avec la pleine insertion dans le mystère pascal du Christ. Par l’action et la force de l’Esprit Saint, le chrétien est une personne qui marche dans la vie comme une nouvelle créature : une créature pour la vie et qui va vers la vie.
François, Angélus du 29.03.2020
L'Église