Méditation de la semaine
La patience de Dieu est merveilleuse !
Dans la parabole des deux fils, rapportée dans l’Evangile de Matthieu (cf. 21, 28-32), à l’invitation du père d’aller travailler à la vigne, le premier fils répond impulsivement : « Non, je ne veux pas », mais ensuite il se repent et il y va ; en revanche, le deuxième fils, qui répond immédiatement : « Oui, oui papa », en réalité ne le fait pas, il n'y va pas. L’obéissance ne consiste pas à dire « oui » ou « non », mais toujours à agir, à cultiver la vigne, à réaliser le Royaume de Dieu, à faire le bien. Avec cet exemple simple, Jésus veut dépasser une religion comprise uniquement comme une pratique extérieure et habituelle, qui n’influence pas la vie et les attitudes des gens, une religiosité superficielle, seulement « rituelle », dans le mauvais sens du terme. (…)
Dans l’Evangile d’aujourd’hui, celui qui fait la meilleure impression c’est le premier frère, non pas parce qu’il a dit « non » à son père, mais parce qu’après le « non » il s’est converti au « oui », il s’est repenti. Dieu est patient avec chacun de nous : il ne se lasse pas, il ne désiste pas après notre « non » ; il nous laisse également libres de nous éloigner de Lui et de faire des erreurs. Penser à la patience de Dieu est merveilleux ! Comment le Seigneur nous attend toujours ; toujours à nos côtés pour nous aider ; mais il respecte notre liberté. Et il attend avec impatience notre « oui », pour nous accueillir à nouveau entre ses bras paternels et nous combler de sa miséricorde infinie. La foi en Dieu demande de renouveler chaque jour le choix du bien par rapport au mal, le choix de la vérité par rapport au mensonge, le choix de l’amour du prochain par rapport à l’égoïsme. Celui qui se convertit à ce choix, après avoir fait l’expérience du péché, trouvera les premières places dans le Royaume des Cieux, où il y a plus de joie pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes (cf. Lc 15, 7).
Mais la conversion, changer le cœur, est un processus, un processus qui nous purifie des incrustations morales. Et c'est parfois un processus douloureux, car il n’y a pas de chemin vers la sainteté sans certains renoncements et sans combat spirituel. Combattre pour le bien, combattre pour ne pas tomber dans la tentation, faire ce que nous pouvons pour notre part, afin d'arriver à vivre dans la paix et la joie des Béatitudes. L’Evangile d’aujourd’hui remet en question la manière de vivre la vie chrétienne, qui n’est pas faite de rêves et de belles aspirations, mais d’engagements concrets, afin de nous ouvrir toujours à la volonté de Dieu et à l'amour envers nos frères. Mais cela, même le plus petit engagement concret, ne peut se faire sans la grâce. La conversion est une grâce que nous devons toujours demander : « Seigneur, donne-moi la grâce de m’améliorer. Donne-moi la grâce d’être un bon chrétien ».
François, Angélus du 27.09.2026
L'Église