Décès du P. Bruno Diangadio

Mgr Pascal ROLAND, évêque de Belley-Ars,
Mgr Daniel Nlandu Mayi, évêque de Matadi (République Démocratique du Congo),
Et la famille DIANGADIO
recommandent à vos prières

M. l’Abbé Bruno DIANGADIO BINGO,

décédé à l’hôpital de Villefranche-sur-Saône, le 16 novembre 2018, à l’âge de 65 ans.

 

Sa dépouille repose à la chapelle du Bon Pasteur ouverte de 8h à 22h.
Dimanche, lundi, mardi et mercredi, 14h : chapelet auprès de son cercueil avec des paroissiens et des frères de la Sainte Famille.

Mardi 20, 11h45 : messe du séminaire ; 17h : temps de prière adapté pour les familles et les enfants, animés par la pastorale de l’école du Petit Berger et les séminaristes d’Ars ;

19h : vêpres du séminaire
Mercredi 21, 18h30 : veillée de prière animée par les prêtres africains fidei donum dans le diocèse.
Jeudi 22, 10h : messe de funérailles à l’église Notre-Dame de la Miséricorde présidée par l’évêque de Belley-Ars et concélébrée par l’évêque de Matadi.

 

 

Né le 21 septembre 1953 à Ngombe (paroisse de Miyamba, diocèse de Matadi, République démocratique du Congo), ordonné prêtre le 21 septembre 1980 pour le diocèse de Matadi, il fut d’abord professeur au petit séminaire de Kibula (1980-1984), étudiant à la faculté jésuite d’Innsbrück (Autriche, 1984-1990), de nouveau professeur au petit séminaire tout en étant curé de paroisse (à partir de 1990).

 

Le Père Bruno Diangadio est arrivé en mission dans le diocèse de Belley-Ars fin 2004 ; il est reparti en 2014 et est revenu en 2016, soit une douzaine d’années. Il fut successivement auxiliaire dans les paroisses du groupement de St-Trivier de Courtes (2004-2005), curé des paroisses du groupement de Pont-d’Ain et doyen du secteur de Poncin et Pont-d’Ain (2005-2009), curé de St-Genis Pouilly (2009-2014), vicaire à Cessy (2016-2017), Chapelain du sanctuaire d’Ars et formateur au Séminaire de la Société Jean-Marie Vianney (2017-2018).

 

Nous prions pour lui, pour sa famille, son diocèse, et nous rendons grâce à Dieu pour son ministère au sein du diocèse de Belley-Ars.

 

 

A son arrivée dans le groupement paroissial de Saint-Genis-Pouilly, il avait été interviewé sur le site de la commune de Sergy :

 

 

Quand on arrive dans une nouvelle paroisse c’est un peu comme la ‘rentrée’ pour un instituteur! Qu’est-ce qu’on attend quand on prend une nouvelle paroisse?
J’espère me comprendre le mieux possible et rapidement avec les paroissiens et que la transition se passe au mieux. Que le travail de Dieu, et de l’Eglise continue, et même si, évidemment, je ne pourrai pas faire exactement comme mon prédécesseur, je souhaite que nous soyons tournés vers les choses essentielles sans préjugé défavorable. Pour moi ce que j’attends c’est de prendre en charge les personnes qui me sont confiées, que l’Eglise et la société avancent, que les valeurs humaines et chrétiennes soient bien vécues, voilà ce que j’attends. C’est un souhait, je n’ai aucune inquiétude à ce sujet.

 

Le millénaire sera religieux ou ne sera pas…
Je ne suis pas prophète donc je ne peux pas dire si cela se réalisera, mais ce que je sais c’est qu’il y a une dimension : l’absolu, qu’on retrouve en chacun de nous, qu’on le veuille ou non. On la retrouve à travers des événements parfois pénibles, difficiles, et on revient toujours à cette dimension de l’absolu, au spirituel. Au cours des siècles il y a eu le refus de cet absolu, comme au siècle passé. Il y a eu les grands courants d’athéisme, et plus près de nous, le communisme qui est tombé, il n’y a pas très longtemps dans le bloc de l’Est.Il y a une attente chez les gens, il y a un besoin spirituel qu’on ne maitrise pas vraiment bien. Quand le Pape Jean Paul est mort, des dizaines de milliers de jeunes dont on dit qu’ils ne sont plus croyants, sont partis spontanément depuis toute l’Europe, pour faire jusqu’à 13h de queue simplement pour voir le corps du Pape pendant quelques minutes. Personne ne les y a obligés, je dirai qu’on assiste à quelque chose de fondamental, qu’on redécouvre, qu’il y a des valeurs qui sont essentielles.

 

Qu’est-ce que le christianisme?
C’est l’Amour de Dieu, c’est l’Amour du prochain, et je pense que ça c’est basique. On peut être humaniste, on peut être philanthrope, mais je crois qu’il existe une source en nous qui nous permet d’aimer sincèrement et c’est cela la dimension spirituelle. J’ai travaillé sur un auteur jésuite de Lyon : le Père de Lubac. Il disait : Un humanisme qui exclut Dieu dans son processus théorique, risque d’être contre l’homme : le drame de l’humanisme athée. C’est une contradiction. Mais si on vit avec l’esprit de Dieu en profondeur (source de toutes valeurs humaines) on sera ouvert et on fera du bien aux autres. Je crois profondément en cela. Mais est-ce que nous allons tous adhérer totalement à cette vision spirituelle pendant ce siècle ou ce millénaire ? Je l’espère, mais je ne me fais pas trop d’illusions: nous ne sommes que des humains, susceptibles d’évoluer dans un sens comme dans l’autre : on peut rechercher cette dimension spirituelle, on peut parfois être rebelle, on peut aussi tenir des raisonnements erronés. Les expériences de la vie peuvent conduire à la révolte, au doute ou à la découverte de l’absolu. C’est ce que je souhaite, et cela ne pourra jamais faire de mal à quiconque du moment qu’on développe une spiritualité positive, constructive, qui recherche et l’Amour de Dieu et l’Amour du Prochain.Mon souhait le plus ardent est que je m’adapte vite à la population, et réciproquement, afin que nous puissions nous occuper rapidement de choses essentielles: la vie fraternelle à promouvoir au jour le jour, entre nous au Nom de Dieu avec la transformation de nos cœurs…

 

Photos : Groupement paroissial de St-Genis-Pouilly