Paroisse Oyonnax

Le Christ pour boussole

Jalousies, rivalités, convoitises, conflits, guerres : notre époque n’a rien inventé, rien de nouveau sous le soleil ! Nous savons que ces maux nous menacent toujours. À l’intérieur même des familles et des communautés, ils peuvent anéantir l’amour, briser les relations amicales et fraternelles, rappelle le pape François dans Amoris Laetitia. La menace est à la fois intime et sociale : en chacun et entre les hommes.

 

Les plus proches de Jésus en font l’expérience au coeur du grand désarroi déclenché par une annonce incompréhensible. Observons et imaginons : démunis, déboussolés, les disciples sont en état de grande vulnérabilité et ils cèdent à des préoccupations bien humaines, se recentrent sur eux-mêmes. Sans doute cherchent-ils du sens ou sont-ils en quête de réconfort. Dans l’incertitude et l’angoisse, imaginer connaître sa place peut rassurer. Mais le conflit guette — « qui sera le plus grand ? ».

 

Les rivalités reviennent en force lorsqu’on n’est plus « axé sur Dieu qui aime et qui soutient » (Gaudete et Exsultate , 112). Conserver l’axe de sa vie, garder le Christ pour boussole, c’est en définitive croire qu’il interviendra pour nous, ou plutôt croire qu’il est déjà intervenu pour nous. Celui qui croit ainsi est en chemin de sainteté, dont le pape François décrit les caractéristiques pour le monde actuel en termes de béatitudes. Nous les retrouvons dans les textes de ce dimanche, énoncées comme des fruits de sagesse : douceur et patience, miséricorde, justice, paix. C’est avec et dans le Christ mort et ressuscité que le chrétien s’équipe pour demeurer « axé » sur Jésus Christ. Sa Pâque est le passage par lequel il intervient pour nous et nous confère et douceur pour nous transformer en artisan de sa paix.