Créer une Maison de famille

Le 14 octobre, le P. Frédéric Pelletier, vicaire général, et Louis Jacques Le Seigneur, économe diocésain, ont tenu à la Maison Jean-Marie Vianney une réunion de présentation du dossier de la future maison diocésaine au personnel et aux bénévoles de l’évêché et du Bureau diocésain.

Le 14 octobre, le P. Frédéric Pelletier, vicaire général, et Louis Jacques Le Seigneur, économe diocésain, ont tenu à la Maison Jean-Marie Vianney une réunion de présentation du dossier de la future maison diocésaine au personnel et aux bénévoles de l’évêché et du Bureau diocésain.

La genèse du projet

Le projet d’une nouvelle maison diocésaine, qui regrouperait l’ensemble des services et des mouvements actuellement hébergés à l’évêché, à la Maison Jean-Marie Vianney et au Bureau diocésain, est un sujet discuté depuis plusieurs années. L’arrivée à la tête de notre diocèse de Mgr Roland, en septembre 2012, a relancé cette idée d’un seul lieu pour accueillir tous les acteurs de l’Église, faciliter les relations entre eux et également réduire les coûts de fonctionnement. Ce sujet a d’autant plus enthousiasmé notre évêque qu’il avait déjà réalisé un chantier similaire dans le diocèse de Moulins : « Il s’agit d’établir une sorte de Maison de famille, la maison commune de tous les catholiques des Pays de l’Ain, une maison accueillante et ouverte à tous, un lieu générateur de belles collaborations et d’initiatives apostoliques nouvelles. » (Rapport moral de Mgr Roland, le 28 juin 2013)

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D’où partons-nous ? Où allons-nous ?

Depuis quelques mois, ce projet a donc pu entrer dans une phase de préparation : il a en premier lieu fallu se poser la question : d’où partons-nous ? Le diocèse a fait réaliser par un cabinet d’architectes un plan des différents bâtiments de la Rue du Docteur Nodet ? aucun plan général n’avait jamais été dessiné ? pour connaître l’état précis des constructions existantes et voir de quel manière la future Maison diocésaine pourrait s’organiser sur ce site.

Dans le même temps, M. Bertrand Lapostolle a réalisé un audit des besoins de chaque service et mouvement, pour établir une première esquisse du cahier des charges et répondre à la question : de quoi avons-nous besoin ? En plus de ces réunions avec les personnes travaillant au Bureau diocésain, à l’évêché et à la Maison Jean-Marie Vianney, il a également fallu s’intéresser à l’internat de l’Institution Saint-Pierre : 114 garçons, élèves de Saint-Pierre, sont actuellement logés sur le site de la Maison Jean-Marie Vianney. Cet hébergement sera-t-il toujours nécessaire dans quelques années ? Une réunion avec les responsables de l’Institution est prévue pour discuter de l’avenir de l’internat, en sachant que la maison diocésaine devra vraisemblablement conserver une possibilité d’hébergement, pour des retraites, les Rencontres de Vie Chrétienne, etc.

Face à tous ces besoins, un architecte va travailler pour préciser le cahier des charges, en étudiant notamment les nombreuses contraintes de sécurité inhérentes à l’internat. Dans un second temps, ces études réalisées, plusieurs architectes pourront être mis en concurrence pour concevoir la nouvelle maison diocésaine. A l’heure actuelle, le délai nécessaire à la réalisation de ces études n’est pas connu, et il n’est donc pas possible de préciser une date de début ? ni a fortiori de fin ? des travaux.

Le nerf de la guerre

L’autre difficulté à résoudre, en plus de ces études, est celle du financement. Où trouver l’argent pour réaliser un tel projet, alors que le diocèse ne peut réaliser ce chantier sur ses fonds propres et que sa capacité d’endettement est déjà à son maximum ?

Un appel aux dons sera évidemment lancé pour permettre cet investissement. Il faudra également envisager des ventes immobilières. C’est en particulier le cas pour le Bureau diocésain, pour lequel des visites d’acheteurs potentiels ont déjà eu lieu, même si aucune décision n’a été prise : ni acquéreur, ni date de cession, ni solution pour les différents locataires de la Rue de la Paix et de la Rue Lalande. Les bâtiments de l’évêché pourraient également être vendus, mais, là encore, aucune décision n’a été prise pour l’instant.

Enfin, il va de soi que, quels que soient les modes de financement retenus, les coûts de ce projet devront être réduits au maximum : pour reprendre l’expression du P. Pelletier, « nous voulons tout transformer, avec rien ! ».

De nouvelles habitudes à acquérir

La dernière question à se poser sera celle de l’organisation de la nouvelle maison diocésaine. Les différents mouvements et services devront dans un premier temps déménager, puis s’habituer aux nouveaux locaux, apprendre à travailler ensemble et accepter de nouvelles contraintes. Si la communication entre tous devrait être naturellement facilitée par la proximité des locaux, il faudra tout de même prévoir des lieux pour se rencontrer, échanger, permettre les réunions et créer de la convivialité au sein de cette maison. L’accueil des visiteurs devra aussi être privilégié, en facilitant la circulation dans les bâtiments et aussi à l’extérieur.

Une Maison avec une âme

Au-delà de ces différents aspects techniques, le P. Pelletier, M. Jacques Le Seigneur et tous les intervenants ont insisté sur la nécessité de créer un lieu d’Église, un lieu pastoral, à la mesure du diocèse, avec une âme, et non un bâtiment qui ressemblerait à un quelconque siège social. La place de la chapelle devra donc être bien définie, pour que le Christ soit réellement au centre de la maison diocésaine. Plus qu’un simple lieu de travail, cette maison devra être l’endroit où tous les chrétiens du département pourront se retrouver et se sentir chez eux. C’est pourquoi il est primordial que tous puissent faire part de leurs idées et de leurs désirs pour créer ensemble cette maison diocésaine, cette Maison de famille.