Non à la dénaturation du mariage !

Quelques semaines après la manifestation du 13 janvier, qui a réuni plusieurs centaines de milliers de personnes à Paris, et alors que se prépare un nouveau rassemblement à Paris le 24 mars, nous avons rencontré Marie et Alain Gillet, du collectif « la Manif pour tous » dans l’Ain.

Revenons sur la manifestation du 13 janvier : tous ont reconnu que c’était un succès…

Oui ! Le dimanche 13 janvier 2013 à Paris, jour de la fête du Baptême du Seigneur, une marée humaine d’un million de personnes, dont cinq mille élus locaux, a voulu signifier que c’est sur le thème de la famille que le peuple se mobilise le mieux. Ils sont venus de toutes les régions de France, seuls, en couple, en famille, de tous âges et toutes conditions. Un véritable raz de marée, du jamais vu depuis la grande manifestation en faveur de l’école libre en 1984. Hier, il fallait se battre pour la liberté de l’enseignement pour nos enfants ; aujourd’hui, c’est le refus du mariage et de l’adoption pour les paires homosexuelles. Dans les deux cas, une même revendication : « Touche pas à ma famille ! »

Savez-vous combien de participants étaient venus de l’Ain ?

Il y avait un bon millier de personnes de l’Ain, venues notamment grâce à 15 cars. Tous ces manifestants étaient la preuve, joyeuse et pacifique, d’une réalité conjugale et familiale qui constitue, envers et contre tout, le socle solide d’une société digne de ce nom. Nous étions aussi le signe visible de cette France qui sort de son silence pour demander qu’on la prenne enfin en considération. Une France très diverse, puisque le collectif « La Manif pour tous » est composé de 35 associations de toutes sensibilités France des familles, des écoles et des paroisses soucieuse de ne pas laisser dilapider cet héritage à transmettre aux futures générations. France qui se relève, aiguillonnée par la parole libre et vraie de l’Eglise.

Il n’y a pas que l’Église qui s’est mobilisée…

Non, on peut aussi noter la position de Gilles Bernheim, le Grand Rabbin de France, qui a été saluée par le Pape. Ou encore celle de nombreux professionnels de l’enfance et de la famille, comme Tony Anatrella, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale : « Le mariage entre un homme et une femme est d’abord le signe de l’alliance de la différence sexuelle et il est associé, en puissance ou de fait, à la filiation. Dissocier l’un de l’autre se fait au mépris de l’enfant qui, dans ce conteste, n’est plus voulu et respecté pour lui-même, mais instrumentalisé par les désirs des adultes. Or, un enfant n’a pas à être donné à un adulte quelle que soit sa situation : c’est à un homme et à une femme, les seuls à former un couple, qui seront donnés comme parents à un enfant, sinon ce serait fausser le sens de la filiation. »

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Il y a eu une autre manifestation depuis le 13 janvier…

Oui, ce samedi 2 février, en la fête de la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem, il y a eu nouvelle mobilisation du collectif « la Manif pour tous ». Cette fois-ci les rassemblements ont eu lieu simultanément dans tous les chefs-lieux de département, en métropole comme en outre-mer. A Bourg-en-Bresse, environ 700 personnes, d’après la police, et une vingtaine d’élus se sont rassemblées devant l’Hôtel de ville, pour réaffirmer leur opposition au projet de loi Taubira, alors que l’Assemblée nationale venait d’en adopter le premier article qui dispose : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe ».

Malgré le froid et la pluie, tous ont apprécié et applaudi les différents intervenants : élus, déléguée Alliance Vita, et aussi Raymonde, une adoptée dont le témoignage venu du coeur était très émouvant… Par leur présence, ils ont clamé leur détermination à poursuivre le combat pour la sauvegarde de notre société.

Justement, quelle va être la suite de ce « combat » ?

Nous allons en effet continuer à nous battre ! Si nous ne faisons rien, non seulement le mariage et l’adoption seront ouverts aux paires homosexuelles, mais encore ? et dans un avenir très proche ? l’assistance médicale à la procréation sera autorisée pour deux femmes « mariées », et ensuite viendra la gestation pour autrui, c’est-à-dire le recours à des mères porteuses, pour les paires d’hommes… Avec cette loi, l’enfant risque de ne plus être considéré comme une personne mais comme un bien de consommation que l’on peut acquérir avec de l’argent : la porte est grande ouverte sur une nouvelle forme d’esclavage ! N’est-ce pas les femmes acculées à la misère qui se trouveront contraintes de porter un enfant et de le vendre, simplement pour pouvoir survivre ? Pouvons-nous accepter cela ?

Dans les débats de dimanche soir 3 février, madame Taubira soulignait « les profondes divergences sur nos conceptions de la société ». « Dans nos valeurs, a-t-elle affirmé, l’éducation vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres. » Quelle violence pour les parents, qui sont les premiers éducateurs des enfants qu’ils ont mis au monde ! Encore une fois, pouvons-nous accepter cela ?

Nous donnons donc rendez-vous à tous ceux qui veulent promouvoir le mariage et la famille le dimanche 24 mars à Paris !