Message de Benoît XVI pour les JMJ de Madrid 2011

Le Pape encourage les jeunes du monde entier à se préparer à cette rencontre

Madrid, 3 septembre 2010.- « Je vous invite donc à cet événement si important pour l’Eglise en Europe et pour l’Eglise universelle. Et je voudrais que tous les jeunes, aussi bien ceux qui partagent notre foi en Jésus Christ, que ceux qui hésitent, doutent ou ne croient pas en Lui, puissent vivre cette expérience qui peut être décisive pour leur vie». Avec ses paroles, Benoît XVI a encouragé les jeunes du monde entier à participer à cette rencontre qui aura lieu à Madrid du 16 au 21 août 2011.

« Je crois que, dans un certain sens, cet élan qui pousse à sortir de l’habitude existe à toutes les générations. Désirer quelque chose de plus que la routine quotidienne d’un emploi stable et aspirer à ce qui est réellement grand, tout cela fait partie de la jeunesse. Est-ce seulement un rêve inconsistant, qui s’évanouit quand on devient adulte? Non, car l’homme est vraiment créé pour ce qui est grand, pour l’infini. Tout le reste est insuffisant, insatisfaisant. Saint Augustin avait raison : notre cour est inquiet tant qu’il ne repose en Toi. Le désir d’une vie plus grande est un signe du fait qu’Il nous a créés, que nous portons son «empreinte».

« Enracinés et fondés en Christ »

Le message est centré sur le thème des JMJ de Madrid 2011, « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi ». Benoît XVI invite tous les jeunes à affermir leur foi, à travers une relation personnelle avec Jésus Christ, « Quand nous entrons dans une relation personnelle avec Lui, le Christ nous révèle notre propre identité; et, dans cette amitié, la vie grandit et se réalise en plénitude. Il y a un moment, durant la jeunesse, où chacun de nous s’interroge : quel sens a ma vie? Quel but, quelle direction ai-je le désir de lui donner? »

« Dans ce contexte, je repense à ma jeunesse. D’une certaine façon, j’ai bien eu conscience que le Seigneur me voulait comme prêtre. Mais ensuite, après la guerre, quand au séminaire et à l’université j’étais en chemin vers ce but, j’ai eu à reconquérir cette certitude. J’ai dû me demander: est-ce vraiment ma voie? Est-ce vraiment la volonté du Seigneur pour moi? Serai-je capable de Lui rester fidèle et d’être totalement disponible, à son service? Prendre une telle décision ne se fait pas sans souffrance. Il ne peut en être autrement. Mais ensuite a jailli la certitude: c’est bien cela! Oui, le Seigneur me veut, Il me donnera donc la force. En l’écoutant, en marchant avec Lui, je deviens vraiment moi-même. Ce qui importe, ce n’est pas la réalisation de mes propres désirs, mais sa volonté. Ainsi, la vie devient authentique. »

« Apprenez à «voir», à «rencontrer» Jésus dans l’Eucharistie, là où Il est présent et proche jusqu’à se faire nourriture pour notre chemin; dans le Sacrement de la Pénitence, dans lequel le Seigneur manifeste sa miséricorde en offrant son pardon. Connaissez-le par la lecture des Evangiles et du Catéchisme de l’Eglise Catholique.»
« Au cours de cette année, préparez-vous intensément au rendez-vous de Madrid avec vos évêques, vos prêtres et les responsables de la pastorale des jeunes dans les diocèses, les communautés paroissiales, les associations et les mouvements. La qualité de notre rencontre dépendra pour une grande part de la préparation spirituelle, de la prière, de l’écoute commune de la Parole de Dieu et du soutien mutuel. »