Bon anniversaire la Paje !

20 ans, c’est l’âge de tous les projets et la Pastorale des jeunes n’en manque pas.

20 ans, c’est l’âge de tous les projets et la Pastorale des jeunes n’en manque pas. Elle a sorti le Guide cato du jeune de l’Ain qui recense toutes les propositions les concernant dans le diocèse. Elle prépare avec ardeur les prochaines Journée Mondiales de la Jeunesse (JMJ). Elle n’a pas le temps de fêter son anniversaire en fanfare !

Naissance de la Paje

Peu de temps après son arrivée, notre évêque, le père Bagnard à souhaité que nous réfléchissions sur la pastorale en direction des jeunes dans notre diocèse. C’est au conseil presbytéral de l’époque qu’il a demandé de mener cette réflexion.
Un inventaire de toutes les propositions pastorales en direction des jeunes a été effectué. Nous nous sommes vite rendus compte que nous ne partions pas de zéro. Nous avons ensuite voulu prendre le temps de mieux connaître les jeunes, ce qui les marquait, ce qui les caractérisait. Nous avions invité le père Guy Lescanne, auteur d’un livre : Les 15-18 une génération à découvert. Son intervention, remarquable, nous a permis de comprendre la nécessité de pouvoir coordonner toutes les propositions pastorales qui étaient faites aux jeunes, car ils ont besoin de cohérence. Nous avons réalisé que le monde des jeunes bougeait vite et qu’il fallait faire des propositions nouvelles. C’est ainsi qu’est née la Pastorale des jeunes, dont le père évêque m’a demandé d’être le premier responsable.

Les apôtres des jeunes seront des jeunes

La feuille de route était claire : mettre en place une instance de communion pour tous les mouvements et services travaillant auprès des jeunes et faire des propositions nouvelles qui tiennent compte des nouvelles aspirations des jeunes.
Je suis donc arrivé à Bourg en 1990 et je me suis mis au travail. Je dois reconnaître que j’étais un peu seul au départ ; j’étais heureusement bien épaulé par le père Ramel, vicaire général de l’époque. Peu à peu, une équipe s’est mise en place, surtout avec des grands jeunes, principalement animateurs des Rencontres de Vie Chrétienne. Je citais souvent l’intuition de l’Action Catholique en l’adaptant : « Les apôtres des jeunes seront des jeunes ». C’est ainsi que des objecteurs de conscience sont venus m’épauler dans cette mission comme par exemple Laurent Revel ! Des rencontres trimestrielles de responsables de mouvements et services ont vu le jour ; elles ont permis de faire grandir une estime réciproque. Les 24 heures pour Dieu sont nées au bout de quelques années. Et le grand événement des JMJ à Paris, en 1997, a permis à la Paje (car c’était devenu le nom de la Pastorale des Jeunes) de prendre son envol. En 2000, après les JMJ de Rome, heureux d’avoir vécu 10 ans au coeur de cette aventure, je confiais les clés de la maison au père Luc Ledroit que l’évêque venait de nommer pour me succéder !

P. Roger Hébert

Huit ans à la Pastorale des jeunes

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Actuellement curé de la paroisse de Cessy, le père Bruno Boucly a été, pendant huit ans, responsable de la Pastorale des jeunes (Paje).

Comment s’est passé votre nomination ?

_ Après mon ordination en 2001, notre évêque m’a demandé de prendre la responsabilité de la Pastorale des jeunes (Paje), alors que je me voyais déjà prêtre en paroisse. J’ai pris le temps de réfléchir, de prier, de discerner avant de dire oui. J’ai pris conscience que l’obéissance était source de fécondité : je cherchais des sécurités en voulant décider seul de mon avenir alors qu’en acceptant, je rentrais dans l’abandon. Je me suis donc laissé surprendre par le Seigneur et pendant le temps qu’a duré ma mission auprès des jeunes, j’ai pu m’appuyer sur la grâce qui m’était donnée.

Quelle était votre mission ?

_ Ma mission consistait à favoriser la rencontre des jeunes avec le Seigneur en les aidant à grandir dans les différentes dimensions de leur personnalité :
– la dimension humaine, en développant les liens d’amitié ;
– la dimension intellectuelle, en leur apportant des connaissances pour faire grandir leur foi ;
– la dimension spirituelle.

_ J’ai pris comme fil conducteur pendant ces huit ans, l’Evangile des pèlerins d’Emmaüs. On y voit le Christ venir à la rencontre des disciples et les rejoindre dans leur réalité. Il chemine avec eux, les écoute, instaure une relation de confiance, avant qu’ils ne le reconnaissent à la fraction du pain.

– Avec les jeunes, on ne peut rien faire sans la confiance. Avant même d’annoncer le Christ, il faut se mettre à leur portée, les rejoindre dans leur réalité qui passe par les loisirs, le théâtre, la musique, les jeux, le côté festif. En les rejoignant ainsi, on peut les aider à découvrir la réalité de Dieu, leur faire toucher que la foi fait partie intégrante de notre vie dans les moments de joie et les moments difficiles. Et les rassemblements, les temps forts leur donnent une expérience de l’Eglise qu’ils n’ont pas l’habitude de vivre.
On retrouve tous ces éléments dans les Rencontre Vie Chrétienne (RVC) : une rencontre très ludique, des connaissances apportées pendant les carrefours, une expérience très forte de la prière et l’Eucharistie, apothéose du week-end.

Que retirez-vous de ces huit années auprès des jeunes ?

_ Ce sont huit années de bonheur ! Cela m’a permis de mieux connaitre les jeunes, leurs joies, leur dynamisme, leurs fragilités. J’ai beaucoup donné, j’ai beaucoup reçu aussi ! Cette expérience est un plus pour ma vie de prêtre. Aujourd’hui, je suis encore en contact avec de nombreux jeunes puisque je suis responsable des aumôneries du Pays de Gex.