Laudato Si’, encyclique du Pape François sur l’écologie

Encyclique Pape

 

Laudato Si’, la seconde encyclique du Pape François, très attendue, nous invite à nous soucier de notre « maison commune » : la Terre. Reprenant les mots de Saint François, « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre » (1), le Saint-Père rend grâce à Dieu pour les merveilles de la création. Mais il précise tout de suite : « Cette sœur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l’utilisation irresponsable et par l’abus des biens que Dieu a déposés en elle. » (2)

 

C’est pourquoi le Pape lance un appel : « Le défi urgent de sauvegarder notre maison commune inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral, car nous savons que les choses peuvent changer. Le Créateur ne nous abandonne pas, jamais il ne fait marche arrière dans son projet d’amour, il ne se repent pas de nous avoir créés. L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune. […] J’adresse une invitation urgente à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète. Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous. » (13-14)

 

En six chapitres, le Saint-Père analyse d’abord ce qui se passe dans notre maison, cette crise écologique que nous vivons aujourd’hui ; puis, dans l’Evangile de la Création, il montre que la tradition judéo-chrétienne invite l’homme à « « cultiver et protéger » le jardin du monde » (67). Il analyse ensuite les racines humaines de la crise écologique, et propose une Ecologie intégrale « qui, dans ses différentes dimensions, incorpore la place spécifique de l’être humain dans ce monde » : le Pape François a « la conviction que tout est lié dans le monde » (16) ; « Si tout est lié, l’état des institutions d’une société a aussi des conséquences sur l’environnement et sur la qualité de vie humaine : Toute atteinte à la solidarité et à l’amitié civique provoque des dommages à l’environnement. » (142). Le Pape propose ensuite quelques lignes d’orientation et d’action pour « sortir de la spirale d’autodestruction dans laquelle nous nous enfonçons » (163), avant d’inviter chaque homme à une éducation et une spiritualité écologiques, pour découvrir que « la sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice » (223) et que « la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure » (217). François conclut cette encyclique en nous donnant l’exemple des saints – sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, saint Jean de la Croix, saint Benoît, Marie et Joseph, et bien sûr saint François d’Assise… – et en priant :

 

 

 

Nous te louons, Père, avec toutes tes créatures, qui sont sorties de ta main puissante.

Elles sont tiennes, et sont remplies de ta présence comme de ta tendresse.

Loué sois-tu.

 

 

Fils de Dieu, Jésus, toutes choses ont été créées par toi.

Tu t’es formé dans le sein maternel de Marie, tu as fait partie de cette terre,

et tu as regardé ce monde avec des yeux humains.

Aujourd’hui tu es vivant en chaque créature avec ta gloire de ressuscité.

Loué sois-tu.

 

Esprit-Saint, qui par ta lumière orientes ce monde vers l’amour du Père et accompagnes le gémissement de la création,

tu vis aussi dans nos cœurs pour nous inciter au bien.

Loué sois-tu.

 

Ô Dieu, Un et Trine,

communauté sublime d’amour infini, apprends-nous à te contempler dans la beauté de l’univers, où tout nous parle de toi.

Éveille notre louange et notre gratitude pour chaque être que tu as créé.

Donne-nous la grâce de nous sentir intimement unis à tout ce qui existe.

Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de toi.

Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence, aiment le bien commun, promeuvent les faibles, et prennent soin de ce monde que nous habitons.

Les pauvres et la terre implorent :

Seigneur, saisis-nous par ta puissance et ta lumière pour protéger toute vie, pour préparer un avenir meilleur, pour que vienne ton Règne de justice, de paix, d’amour et de beauté.

Loué sois-tu.

 

Amen.

 

Une Saint François Sermon oiseaux

 

LETTRE ENCYCLIQUE

LAUDATO SI’

DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS

SUR LA SAUVEGARDE DE LA MAISON COMMUNE

 

 

1. « Laudato si’, mi’ Signore », – « Loué sois-tu, mon Seigneur », chantait saint François d’Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe ».

 

2. Cette sœur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l’utilisation irresponsable et par l’abus des biens que Dieu a déposés en elle. Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l’exploiter. La violence qu’il y a dans le cœur humain blessé par le péché se manifeste aussi à travers les symptômes de maladie que nous observons dans le sol, dans l’eau, dans l’air et dans les êtres vivants. C’est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui «gémit en travail d’enfantement» (Rm 8, 22). Nous oublions que nous-mêmes, nous sommes poussière (cf. Gn 2, 7). Notre propre corps est constitué d’éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure.

 

 

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Laudato Si’

 

 
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Rue Notre-Dame à Bourg-en-Bresse.