Thérèse de l’Enfant-Jésus, docteur de la miséricorde de Dieu

Dagens

 

Les reliques de la sainte carmélite étaient présentes à Ars les 2 et 3 Avril, pour célébrer pendant tout un week-end le dimanche de la divine Miséricorde. Cette fête a été présidée par Mgr Claude Dagens, évêque émérite d’Angoulême.

 

Voici un extrait d’une homélie de Mgr Dagens, le 4 octobre dernier, pour la fête de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus

 

Thérèse Lisieux 
Il ne se laisse jamais enfermer

 

Je n’oublie pas Thérèse de l’Enfant-Jésus et la route qu’elle a trouvée et ouverte vers la miséricorde de Dieu à laquelle elle s’est offerte. Et pourtant, dans les derniers mois de sa vie, elle a été comme prise dans un enfermement terrible. C’est un mur qui se dresse devant elle. Elle ne perçoit plus rien du ciel de Dieu qu’elle espérait. Elle est condamnée à vivre à la table des pécheurs, et surtout des désespérés, de ceux qui n’attendent plus que la nuit du néant.

 

Mais, même dans cette épreuve terrible, elle apprend à participer encore plus radicalement au mystère du Christ. Même si elle sait que ses mains seront vides quand elle paraîtra devant Dieu, elle fait confiance, totalement, à la miséricorde de Jésus et de son Père, et elle emporte avec elle, dans cette course de géant, ceux et celles qui font l’expérience du désespoir. Elle devient pour nous comme un appel vivant à ne pas être vaincus par la peur. Oui, la confiance est la plus forte, comme celle des enfants que Jésus était heureux d’accueillir près de lui. Parce que Dieu lui-même, en son Fils qui se donne, est du côté des enfants, du côté de ce mystère de l’enfance qui n’est pas encore atteinte par la peur ou le désespoir.

 

Nous ne pouvons pas nous contenter de célébrer Thérèse une fois dans l’année. Nous savons bien qu’elle veille sur nous, chaque jour, surtout aux heures de détresse. Il lui est donné par le Père des miséricordes de faire ce qu’elle a promis : elle jette des fleurs, elle devient le relais efficace de la bonté inlassable du Christ, elle participe à la lutte contre toutes les forces du mal, elle desserre ce qui nous brise, elle libère l’espérance, elle réveille en nous la confiance. « Rien ne pourra nous séparer de l’Amour de Dieu manifesté en Jésus Christ. » […]

 

Nous te prions, Thérèse de l’Enfant-Jésus, toi qui es docteur de l’Église, docteur de la miséricorde de Dieu, pour que ton expérience inspire les évêques et le pape et leur donne de ne chercher que la volonté du Père pour les hommes et les femmes de notre temps, pour nos familles, si précieuses et si fragiles, et nous te prions aussi, toi, François d’Assise, pour que nous comprenions, comme toi, que ce qui renouvelle l’Église en ce monde, ce n’est pas nous-mêmes seuls, c’est nous-mêmes quand nous nous laissons transformer par la force du Christ et que nous l’accueillons en nous, pour notre joie !

 

+ Claude DAGENS, évêque d’Angoulême

 

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