Enseignement : Journée du Presbyterium (1ère partie) – 5 juin 2009

le 26 mai 2009 à Ainterexpo (Bourg-en-Bresse) –

Une jour­née de gra­tui­té
Cette Jour­née du pres­by­te­rium est d’abord une jour­née de gra­tui­té. Bien sûr, il y a tout na­tu­rel­le­ment un pro­gramme. C’est in­évi­ta­ble ! Mais l’es­sen­tiel est bien la ren­con­tre, l’ami­tié, l’échange.
La gra­tui­té nous est d’au­tant plus chère et bien­fai­sante qu’elle n’est pas très fré­quente. L’am­pli­tude de la tâ­che nous pousse à al­ler au-de­vant des sol­li­ci­ta­tions de toute sorte. Les im­pé­ra­tifs du quo­ti­dien lais­sent peu de place à la gra­tui­té. Que cette jour­née soit donc « no­tre » jour­née, à nous, prê­tres du même pres­by­te­rium.
Un en­cou­ra­ge­ment adres­sé aux prê­tres
Le Car­di­nal Hum­mes vient d’adres­ser une let­tre à tous les prê­tres du monde, à l’oc­ca­sion du 150e an­ni­ver­saire de la mort de saint Jean-Ma­rie Vian­ney ; et il an­nonce, à la suite du Pape, l’ou­ver­ture de l’an­née sa­cer­do­tale, le 19 juin pro­chain, à Rome, à la Ba­si­li­que Saint-Pierre? Je re­lève ces mots :
« l’Eglise veut dire, aux prê­tres avant tout, mais aus­si à tous les chré­tiens, (…) com­bien elle est fière de ses prê­tres, com­bien elle les aime, les vé­nère, les ad­mire et re­con­naît avec gra­ti­tude leur tra­vail pas­to­ral et le té­moi­gnage de leur vie. Vrai­ment, les prê­tres sont im­por­tants non seu­le­ment pour ce qu’ils font, mais aus­si pour ce qu’ils sont. « 
Cette ap­pré­cia­tion du Car­di­nal, je la fais mienne et je l’adresse à vous, tout spé­cia­le­ment, qui tra­vaillez dans le dio­cèse de Bel­ley-Ars ; à vous qui pre­nez la peine de ser­vir les com­mu­nau­tés pa­rois­sia­les ou les di­vers ser­vi­ces qui as­su­rent la bonne mar­che du dio­cèse. Mer­ci, sur­tout, d’être ve­nus par­ta­ger en­sem­ble cette jour­née.
La dé­mar­che dio­cé­saine d’évan­gé­li­sa­tion
L’axe gé­né­ral de cette jour­née est ce­lui de l’évan­gé­li­sa­tion. C’est en ef­fet dans ce vaste chan­tier que le dio­cèse s’est en­ga­gé de­puis trois ans. Un chan­tier dont nous sa­vons bien qu’il ne sera ja­mais ache­vé, mais au­quel nous vou­lons don­ner joyeu­se­ment et en­sem­ble nos for­ces !
J’en rap­pelle les prin­ci­pa­les éta­pes :
? Ce mou­ve­ment d’évan­gé­li­sa­tion s’est d’abord ou­vert avec la re­mise du Li­vre des Ac­tes des Apô­tres dans les pa­rois­ses.
? Il s’est pour­sui­vi, l’an­née sui­vante, par la ré­cep­tion de la croix de l’évan­gé­li­sa­tion avec son pas­sage dans tou­tes les pa­rois­ses ; cette pé­ré­gri­na­tion s’achè­ve­ra l’an­née pro­chaine.
? Et cette an­née, en fé­vrier, s’est tenu le « Fo­rum de l’évan­gé­li­sa­tion » – au Parc des Ex­po­si­tions, où nous som­mes ré­unis à nou­veau ; il a per­mis beau­coup de ren­con­tres en­tre chré­tiens des dif­fé­ren­tes pa­rois­ses.
? L’an­née pro­chaine aura lieu la « Quin­zaine de l’évan­gé­li­sa­tion ». Elle se pré­pare ac­ti­ve­ment. Un comp­te-ren­du du Con­seil dio­cé­sain de Pas­to­rale en donne un aper­çu dans le der­nier Bul­le­tin Eglise des Pays de l’Ain.
La place du prê­tre dans cette dé­mar­che
Dans cette en­tre­prise, où beau­coup de chré­tiens sont en­ga­gés, la place du prê­tre est ca­pi­tale. C’est fi­na­le­ment lui, le prê­tre, qui donne le ton et dé­ter­mine la mar­che. Dans une let­tre déjà an­cienne du 15 juillet 2008, le même Car­di­nal Hum­mes en­voyait un mes­sage aux prê­tres à l’oc­ca­sion de la fête du 4 août. Il écri­vait :
« Les prê­tres sont la force de la vie quo­ti­dienne des com­mu­nau­tés lo­ca­les. Quand les prê­tres se re­muent l’Église se bouge. S’il n’en était pas ain­si, il se­rait très dif­fi­cile de réa­li­ser la mis­sion. Vous, les prê­tres, vous êtes la grande ri­chesse, le dy­na­misme et l’ins­pi­ra­tion pas­to­rale et mis­sion­naire au mi­lieu des gens, là où vi­vent les bap­ti­sés. Sans vo­tre dé­ci­sion, dé­ter­mi­nante, de ga­gner le large, pour la pê­che à la­quelle le Sei­gneur vous con­vo­que, il ne se pas­se­rait que peu ou rien dans le do­maine de cette mis­sion ur­gente, aus­si bien dans la mis­sion ad gen­tes, que dans les ter­ri­toi­res d’an­cienne évan­gé­li­sa­tion. »
Ce lan­gage a le mé­rite de la clar­té. Il nous re­dit l’im­por­tance du prê­tre pour la mar­che en avant de la com­mu­nau­té !
Le Coeur du Christ de­mande à bat­tre dans le coeur des prê­tres
Et c’est tout à fait lo­gi­que. Il suf­fit de se rap­pe­ler ce qu’est le prê­tre. Jean-Paul II, à la der­nière page de Pas­to­res dabo vo­bis (n. 82), au tout der­nier nu­mé­ro, a cette phrase : « Le coeur de Dieu s’est ré­vé­lé plei­ne­ment à nous dans le coeur du Christ Bon Pas­teur. Ce coeur de­mande à bat­tre en d’au­tres coeurs, ceux des prê­tres. Les gens ont be­soin de sor­tir de l’ano­ny­mat et de la peur, ils ont be­soin d’être con­nus et ap­pe­lés par leur nom, de mar­cher avec as­su­rance sur les sen­tiers de la vie, de se re­trou­ver s’ils sont per­dus, de re­ce­voir le sa­lut comme don su­prême de l’amour de Dieu. C’est ce que fait Jé­sus le Bon Pas­teur, c’est ce que font les prê­tres avec lui. »
« Ce coeur de­mande à bat­tre en d’au­tres coeurs, ceux des prê­tres ». L’ex­pres­sion du Pape est pro­che de ce que Jean-Ma­rie Vian­ney di­sait du sa­cer­doce : « C’est l’amour du coeur de Jé­sus  » (No­det 100). Et de fait, dans no­tre mi­nis­tère, nous ne fai­sons rien d’au­tre que de lais­ser bat­tre no­tre coeur au rythme du coeur du Christ ; no­tre mi­nis­tère fait bat­tre no­tre coeur à l’unis­son du coeur de Jé­sus ! Quand nous pro­non­çons ses pa­ro­les, quand nous re­fai­sons ses ges­tes – à moins d’être to­ta­le­ment étran­gers à ce que nous fai­sons – nous ac­cueillons en nous les sen­ti­ments qui sont ceux du Christ Jé­sus, et les ef­fets de sa­lut sont les mê­mes pour nos frè­res !
L’ap­pel au cé­li­bat con­sa­cré
Vous avez en­ten­du par­ler du Père René-Luc, du dio­cèse d’Al­bi. Il a 43 ans. Il a fon­dé le groupe mu­si­cal « To­tus tuus ». Il a eu un iti­né­raire as­sez ex­cep­tion­nel avant d’en­trer tar­di­ve­ment au sé­mi­naire. Il est d’ailleurs venu don­ner son té­moi­gnage dans no­tre dio­cèse. Dans une in­ter­view, il a dit au jour­na­liste : « Lors de ma pre­mière messe, juste après mon or­di­na­tion en 1994, au mo­ment de la con­sé­cra­tion, j’ai dit les pa­ro­les du Christ : « Ceci est mon corps li­vré pour vous ». Je par­lais bien en­ten­du du Corps de Jé­sus, mais je crois que ces pa­ro­les étaient aus­si un peu les mien­nes. En les di­sant, je ne peux pas ne pas me don­ner, me li­vrer to­ta­le­ment, à moins de res­ter étran­ger à ce que je di­rais. »
Je pense que, quand nous di­sons : « Ceci est mon corps li­vré », on peut y en­ten­dre comme un écho de l’ap­pel au cé­li­bat con­sa­cré, c’est à-dire que le prê­tre, s’il fait vrai­ment sien­nes les pa­ro­les qu’il pro­nonce, donne to­ta­le­ment son corps au Christ pour le ser­vice de l’Evan­gile ! Be­noît XVI di­sait, dans une ho­mé­lie, que quand le Christ s’adresse aux Apô­tres, en leur di­sant : « Je vous ap­pelle mes amis », on pou­vait y voir déjà comme une an­nonce de leur con­sé­cra­tion comme prê­tres.
Nous avons tous be­soin d’écou­ter no­tre être de prê­tre, d’écou­ter ce qu’il nous dit de­puis que le coeur du Christ bat dans le nô­tre, par le sa­cre­ment qui nous a fait prê­tres. « Ecou­ter », c’est-à-dire sa­voir nous te­nir en si­lence, main­te­nir ces es­pa­ces où nous pou­vons – même fur­ti­ve­ment – réen­ten­dre de­vant Dieu « nos » pa­ro­les et re­lire « nos » ges­tes ! Les pa­ro­les et les ges­tes de no­tre mi­nis­tère ! Nous ré­ap­pre­nons d’eux ce que nous som­mes de­ve­nus. Et nous re­par­tons avec un nou­vel élan. Jean-Ma­rie Vian­ney di­sait, avec des for­mu­les dont il avait le se­cret – des for­mu­les pres­que bru­ta­les dans leur sim­pli­ci­té – « Si nous n’avions pas le sa­cre­ment de l’Or­dre, nous n’au­rions pas No­tre Sei­gneur. » (No­det p. 100). A la ré­flexion, c’est vrai !
« La joie d’être prê­tre »
Quand nous re­pre­nons mieux con­science de ce que nous som­mes par pure grâce, nous en­trons dans l’as­su­rance et dans la joie. J’ap­pré­cie que la re­traite in­ter­na­tio­nale qui se pré­pare et qui aura lieu à Ars du 27 sep­tem­bre au 3 oc­to­bre pro­chain, ait pris comme ti­tre et comme thème : »la joie d’être prê­tre ».
Car au fond, la joie est ce qui, en nous, est le plus at­ti­rant pour les au­tres ! Ce qui sus­cite les plus vi­ves in­ter­ro­ga­tions, ce qui met en route vers ce que tout le monde cher­che : le Bon­heur ! La mis­sion « Tous­saint 2004 » à Pa­ris avait re­te­nu comme thème les pa­ro­les du Psaume : « Qui nous fera voir le bon­heur ? » Nous cher­chons tous le bon­heur et quand nous ren­con­trons quel­qu’un sur no­tre route, qui est pro­fon­dé­ment heu­reux, spon­ta­né­ment, on veut en sa­voir da­van­tage – On le suit ! – Il nous in­té­resse parce que l’on veut aus­si être heu­reux et dé­cou­vrir le che­min qui mène au Bon­heur. La joie est en elle-même mis­sion­naire.
La joie de la com­mu­nion fra­ter­nelle
On peut ajou­ter à la joie per­son­nelle la joie d’être en­sem­ble, c’est-à-dire l’uni­té, la fra­ter­ni­té. Vous vous sou­ve­nez sans doute de ce que Jean-Paul II avait dit aux Jour­nées mon­dia­les de la Jeu­nesse à To­ron­to, à la messe de clô­ture, le 28 juillet 2002 : « Même la plus pe­tite flamme qui va­cille sou­lève le lourd man­teau de la nuit. Com­bien plus de lu­mière pou­vez-vous faire tous en­sem­ble, si vous êtes pro­ches les uns des au­tres dans la com­mu­nion de l’Eglise« .
On peut trans­po­ser en di­sant la même chose aux prê­tres du même pres­by­te­rium. A une cen­taine, on donne plus de lu­mière qu’à un tout seul. C’est le même ap­pel que lan­çait Jean-Ma­rie Vian­ney à ses pa­rois­siens d’Ars en leur par­lant de la prière : « La prière par­ti­cu­lière res­sem­ble à la paille ça et là dis­per­sée dans un champ : si l’on y met le feu, la flamme a peu d’ar­deur ; mais ré­unis­sez les brins épars, la flamme est abon­dante et s’élève haut vers le ciel. Telle est la prière pu­bli­que. » (A Ra­vier, texte in­édit).
Quand l’uni­té évan­gé­lise
Tout ce qui est ras­sem­blé rend plus vi­si­ble et plus au­di­ble le mes­sage dont est por­teur le ras­sem­ble­ment ! Et donc at­tire da­van­tage ! Mais il ne faut pas ou­blier la de­mande con­te­nue dans l’orai­son du Ven­dre­di Saint pour l’Uni­té des chré­tiens : « Dieu qui ras­sem­ble ce qui est dis­per­sé et qui fais l’uni­té de ce que tu ras­sem­bles, nous Te prions d’unir dans la to­ta­li­té de la foi et par le lien de la cha­ri­té, tous les hom­mes qu’un seul bap­tême a con­sa­crés.« 
Se ras­sem­bler est une chose ; être vrai­ment unis au sein d’un même ras­sem­ble­ment est en­core une au­tre chose. Et c’est bien cette der­nière uni­té-là qui est évan­gé­li­sa­trice; car elle im­pli­que le lien de la foi et de la cha­ri­té en­tre ceux qui sont ras­sem­blés. Le « Voyez comme ils s’ai­ment » – at­tri­bué aux pre­miè­res com­mu­nau­tés chré­tien­nes – de­meu­re­ra jus­qu’à la fin, par­ti­cu­liè­re­ment quand il s’agit des prê­tres, un des le­viers les plus puis­sants pour l’évan­gé­li­sa­tion. Comme le re­com­mande l’Apô­tre : « Ayez beau­coup d’hu­mi­li­té, de dou­ceur et de pa­tience, sup­por­tez-vous les uns les au­tres avec amour. Ayez à coeur de gar­der l’uni­té dans l’Es­prit par le lien de la paix. » (Eph 4, 2-3).
Un pres­by­te­rium re­flet de l’uni­ver­sa­li­té de l’Eglise
D’au­tant que les pres­by­te­riums de France sont de­ve­nus le re­flet de l’Eglise uni­ver­selle. No­tre dio­cèse n’échappe pas à ce cons­tat : des prê­tres ve­nus d’Afri­que, du Viet­nam, du Pa­kis­tan, du Ca­na­da ou d’Océa­nie, sont pré­sents par­mi nous, Nous fai­sons l’ex­pé­rience de l’uni­ver­sa­li­té de l’Eglise à l’in­té­rieur d’un même pres­by­te­rium. Il faut se com­pren­dre, ac­cueillir des cul­tu­res dif­fé­ren­tes et c’est peut-être en obéis­sant au même ap­pel du Sei­gneur : trans­met­tre la Bonne Nou­velle, que nous pou­vons le mieux for­ti­fier la com­mu­nion fra­ter­nelle, de la même fa­çon que, quand on ca­té­chise les au­tres, on se ca­té­chise aus­si soi-même. S’évan­gé­li­ser les uns par le au­tres, sup­pose que l’on soit prêt à ac­cueillir quel­que chose de l’au­tre, à por­ter sur lui un re­gard de bien­veillance, en même temps qu’une re­cher­che com­mune de la vé­ri­té, une exi­gence de clar­té dans la re­la­tion, un re­fus des ru­meurs, une mise à dis­tance des cri­ti­ques sté­ri­les.
Quand Jean-Ma­rie Vian­ney di­sait que « le prê­tre n’est pas pour lui, il est pour les au­tres« , nous ne pou­vons pas ou­blier de faire en­trer par­mi ces « au­tres », tous le frè­res d’un même pres­by­te­rium. A eux aus­si, le Sei­gneur nous en­voie. Nous avons à nous évan­gé­li­ser les uns par les au­tres.
« Ad­mi­nis­tra­teur » ou « Evan­gé­li­sa­teur » ?
L’évan­gé­li­sa­tion – quoi qu’il en soit ! – obli­ge­ra tou­jours à sor­tir de soi-même. Il ne s’agit pas d’abord d’ajou­ter au tra­vail or­di­naire des tâ­ches nou­vel­les. Il faut plu­tôt se si­tuer dif­fé­rem­ment au sein de ce que nous fai­sons quo­ti­dien­ne­ment.
Nous le sa­vons tous, on peut ac­com­plir son mi­nis­tère d’une fa­çon qua­si « ad­mi­nis­tra­tive », c’est-à-dire en s’ap­pli­quant à ré­pon­dre, avec con­science, aux im­pé­ra­tifs des struc­tu­res pa­rois­sia­les et des de­man­des qui nous sont adres­sées. Le « fonc­tion­ne­ment » est alors as­su­ré et la pa­roisse « tourne » bien !
Par­ler d’évan­gé­li­sa­tion sem­ble­rait vou­loir dire que l’on doit ajou­ter d’au­tres ac­ti­vi­tés à cel­les qui sont déjà as­su­rées. Alors qu’il s’agit plu­tôt de « re­gar­der » au­tre­ment ce que nous fai­sons dans l’or­di­naire du mi­nis­tère pour don­ner aux ac­ti­vi­tés ha­bi­tuel­les une im­pul­sion évan­gé­li­sa­trice. Mais, bien en­ten­du, il faut aus­si se de­man­der s’il n’est pas né­ces­saire de sor­tir des cir­cuits ha­bi­tuels pour al­ler là où nous n’al­lons pas.
Evan­gé­li­ser : sor­tir de soi-même
Le car­di­nal Hum­mes, dans la let­tre que j’ai déjà ci­tée, écri­vait à pro­pos de la pa­ra­bole du se­meur : « Le se­meur est sor­ti pour se­mer. Il ne se li­mite pas à je­ter la se­mence par la fe­nê­tre, mais il sort de la mai­son. L’Eglise sait qu’elle ne peut res­ter inerte, ni se li­mi­ter à ac­cueillir et évan­gé­li­ser ceux qui la cher­chent, dans ses égli­ses et ses com­mu­nau­tés. Il faut se le­ver et al­ler là où ré­si­dent les per­son­nes et les fa­milles, là où el­les vi­vent et tra­vaillent.« 
Peut-être, en ef­fet, faut-il que nous ap­por­tions des ré­ajus­te­ments à no­tre mi­nis­tère ; que nous le re­gar­dions avec des yeux re­nou­ve­lés, mais tou­jours en nous main­te­nant près du Christ dont le coeur veut con­ti­nuer de bat­tre en nous. La ques­tion n’est pas su­per­flue : Vou­lons-nous être des prê­tres « évan­gé­li­sa­teurs » ou seu­le­ment « ad­mi­nis­tra­teurs » ?
Puis­que nous ap­par­te­nons au dio­cèse où a vécu saint Jean-Ma­rie Vian­ney, nous som­mes les pre­miers à re­cueillir de lui les fruits de son mi­nis­tère qui a été re­con­nu comme un « mo­dèle » par l’Eglise uni­ver­selle. C’est bien une oc­ca­sion qui s’of­fre à nous, puis­qu’il sera dé­cla­ré bien­tôt « pa­tron de tous les prê­tres du monde » !
? Père Guy Ba­gnard, Évê­que de Bel­ley-Ars