Edito : Une année pastorale qui ne ressemble à aucune autre ! 11 septembre 2009

Une nouvelle année pastorale commence. Elle sera marquée par une série d’événements dont il est possible déjà de signaler les plus significatifs.
Le premier déborde largement le cadre de la vie diocésaine, tout en lui étant spécialement rattaché. Il s’agit de l’ouverture de l’année sacerdotale par Benoït XVI, le 19 juin dernier, à Saint Pierre de Rome, en présence de la relique du coeur du Saint Curé d’Ars. Le Pape veut déclarer ainsi Jean-Marie Vianney patron de tous les prêtres du monde.
Tous les prêtres – qu’ils soient religieux ou non – seront désormais reliés entre eux par la même figure de sainteté et prieront le saint Curé d’Ars comme leur intercesseur et comme un exemple privilégié à suivre.
Si, dans l’ensemble de l’Eglise catholique, le nombre des ordinations est en augmentation constante, dans les pays d’Europe et spécialement en France, elles sont, depuis près d’un siècle, mais surtout depuis les années 1960, en constante diminution. Nous en voyons les conséquences un peu partout dans les paroisses, les communautés religieuses, dans les Mouvements et au sein de tous les Services d’Eglise, les écoles catholiques, etc. Partout, c’est la pénurie ! Et partout, j’entends les appels : « Quand aurons-nous un prêtre ? »
La conséquence la plus visible, c’est la surcharge de chaque prêtre ! Leur ministère s’étend sur des territoires beaucoup plus élargis qu’autrefois. Le sentiment chez tous est de ne pouvoir suffire à la tâche. D’où une fatigue, qui ne s’origine pas tant dans le travail fourni que dans la conscience de tout ce qui n’est pas fait et qu’il faudrait faire. Il en va toujours ainsi chez les esprits généreux : souffrir de ses insuffisances ! Aussi les prêtres doivent-ils être encouragés et surtout secondés dans leur ministère. C’est donc aussi l’occasion de prier ardemment pour les vocations sacerdotales.
Les familles chrétiennes ont, à ce titre, une importance particulière, car c’est bien parmi leurs jeunes que se trouvent les futurs prêtres. L’éducation chrétienne reste un des points majeurs de la vie des familles ; et le fondement sur lequel repose cette formation, c’est l’unité et l’amour dans le couple, dont personne n’ignore l’impact considérable dans la construction de l’équilibre humain de l’enfant.
Le second événement est lié plus étroitement à la vie diocésaine. Depuis trois ans, un mouvement d’évangélisation est lancé dans toutes les paroisses. Le coup d’envoi a été donné en 2005 au cours de la liturgie dominicale, pour la remise à chaque paroissien du livre des Actes des Apôtres, avec l’appel pour chacun à mieux découvrir comment les premières communautés chrétiennes ont commencé la mission et comment leur foi en l’action de l’Esprit-Saint a été déterminante.
L’année suivante, la croix de l’évangélisation a invité toutes les communautés à se rassembler pour entrer ensemble dans le mouvement missionnaire et à échanger leurs initiatives dans le cadre du Forum de l’évangélisation, où de nombreux chrétiens de toutes les régions du diocèse ont eu la joie de se rencontrer ! Cette année, se prépare la quinzaine de l’Evangélisation, du 8 au 23 mai, avec cette fois la mise en oeuvre concrète de l’annonce de la Bonne Nouvelle par chaque communauté.
Bien d’autres événements vont s’inscrire sur le calendrier de cette nouvelle année. Il n’est guère possible de les signaler tous. Qu’au moins soit rappelée la retraite sacerdotale internationale qui va bientôt s’ouvrir à Ars, le 27 septembre et se terminer le 3 octobre. Une retraite à laquelle sont inscrits plus de 1 100 prêtres. Je les confie tous à votre prière et je remercie vivement les familles qui ont accepté d’en loger quelques uns chez elles. Ars étant bien trop petit pour offrir à tous un toit et un lit. N’est-ce pas une manière de réaliser pratiquement la prophétie du Saint Curé : « Ce village sera trop petit pour accueillir tous ceux qui y viendront ! »
P. Guy Bagnard, Evêque de Belley-Ars