Edito : Un nouveau pas sur la route de l’évangélisation – 6 février 2009

L’af­fluence qui a mar­qué le Fo­rum pour l’évan­gé­li­sa­tion, le sa­me­di 24 jan­vier, au Parc des Ex­po­si­tions de Bourg-en-Bresse, té­moi­gne de la pro­gres­sion dans les es­prits et les soeurs du dé­sir d’être té­moins de la Bonne Nou­velle.
Il faut en ef­fet du temps pour que tous les dio­cé­sains pren­nent con­science qu’une mar­che pour l’Evan­gé­li­sa­tion a com­men­cé il y a trois ans et que cha­cun est in­vi­té à y pren­dre sa place !
Après la re­mise des Ac­tes des Apô­tres, en 2007, puis en 2008, l’ac­cueil de la Croix d’évan­gé­li­sa­tion, qui au­jourd’hui con­ti­nue son par­cours d’une pa­roisse à l’au­tre, en 2009, c’est le par­tage des ex­pé­rien­ces pas­to­ra­les. Il s’agit d’in­ven­to­rier les moyens dont nous dis­po­sons pour mieux ren­dre comp­te de no­tre foi.
Après cette jour­née d’échan­ges, où se sont con­fron­tées les ex­pé­rien­ces, cha­cun a res­sen­ti la joie pro­fonde de se re­trou­ver avec d’au­tres frè­res et soeurs, ve­nant de tou­tes les ré­gions du dio­cèse, ani­més de la même foi et par­ta­geant le même élan mis­sion­naire. Plus la fra­ter­ni­té s’élar­git, plus la Bonne Nou­velle se ré­pan­dra dans les soeurs !
Le sen­ti­ment d’être iso­lé con­tri­bue le plus sou­vent à nous per­sua­der de no­tre im­puis­sance. Nous nous lais­sons ga­gner par toute sorte de rai­son­ne­ments qui ne re­flè­tent pas le dy­na­misme de l’Evan­gile. Nous nous di­sons : « l’Evan­gile n’in­té­resse per­sonne ! » – « A quoi bon té­moi­gner, ça ne sert à rien ! » etc. Et voi­là qu’en l’es­pace d’une jour­née, ras­sem­blés par l’Amour du Christ qui en­voie en mis­sion, des for­ces nou­vel­les se ré­veillent en nous. « Le monde n’est pas fer­mé à l’es­pé­rance chré­tienne. » « Le mes­sage évan­gé­li­que parle en­core en pro­fon­deur au soeur de l’homme d’au­jourd’hui ! » « L’ évan­gé­li­sa­tion est pos­si­ble ! »
C’est ain­si que de plus en plus de chré­tiens pren­nent la route de l’évan­gé­li­sa­tion. Cette trans­for­ma­tion ne fait pas de bruit ; elle est avant tout si­len­cieuse. Mais elle im­prè­gne pro­gres­si­ve­ment les es­prits. On en vient à se po­ser les ques­tions sur la ma­nière dont on mène son exis­tence. On re­dé­cou­vre la na­ture de son Bap­tême et de sa Con­fir­ma­tion. L’ex­pé­rience prouve qu’évan­gé­li­ser fait « de­ve­nir » chré­tien !
? Père Guy Ba­gnard, Évê­que de Bel­ley-Ars – 6 février 2009