Le Père Marie-Joseph Lagrange

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Albert Lagrange naît à Bourg-en-Bresse, 13 rue Bourgmayer, le 7 mars 1855. Il est baptisé en la collégiale Notre-Dame. Son père était notaire à Bourg. À l’âge de trois ans, ses parents font le pèlerinage d’Ars et il y reçoit la bénédiction de Jean-Marie Vianney.

 

En 1868, après des études classiques, il entre au petit séminaire d’Autun. Il y découvre notamment l’archéologie et la géologie. Il poursuit à Paris des études en droit jusqu’au doctorat. Aux vacances, il revenait à Bourg-en-Bresse.

 

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Chez les dominicains

Ressentant l’appel de Dieu, et attiré par l’idéal de saint Dominique, il entre au séminaire d’Issy-les-Moulineaux en 1878, puis au noviciat des frères prêcheurs de Saint-Maximin (Var) en 1879, où il reçoit l’habit dominicain des mains du prieur provincial, le bienheureux frère Hyacinthe-Marie Cormier. Il devient alors Frère Marie-Joseph.

Mais en 1880, un décret du gouvernement  oblige tous les frères dominicains à quitter la France. Frère Marie-Joseph se réfugie en Espagne, à Salamanque. Il y apprend l’hébreu. Il est ordonné prêtre le 22 décembre 1883.

 

L’étude de la Bible

Passionné pour l’étude de la Bible, il étudie, seul ou dans des écoles à Toulouse et Vienne, les langues anciennes du Moyen-Orient – syriaque, arabe, assyrien, égyptien hiéroglyphique… – ainsi que l’exégèse. En 1889, il est envoyé au couvent Saint-Etienne, à Jérusalem, pour la création d’une école d’Ecriture sainte. 

Désormais, et jusqu’au dernier jour, sa vie est consacrée à la Bible : chercheur, professeur d’exégèse, directeur de l’École biblique et de la Revue biblique (1892), auteur de nombreux livres et articles, prédicateur… Il passe à Jérusalem quarante-cinq ans de sa vie. Son livre le plus connu est L’Évangile de Jésus-Christ.

Son œuvre d’exégète, très importante et novatrice, permet de mieux connaître et comprendre la Bible. Mais la contradiction et les épreuves, sur ce terrain de combat apostolique pour le salut des âmes, n’ont pas manqué : sa méthode historico-critique est soupçonnée de modernisme… Fidèle et fervent, le père Lagrange poursuit jusqu’au bout son service d’Église.

En 1935, il rentre définitivement en France pour des raisons de santé. Il meurt dans son couvent de Saint-Maximin, le 10 mars 1938. Sa dépouille mortelle est ramenée à Jérusalem en 1967 dans le chœur de la basilique Saint-Étienne.

 

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Vers la béatification

C’est le diocèse de Fréjus-Toulon, où il est décédé, qui a mené le procès diocésain pour la cause de béatification. Parmi une multitude de témoins des bienfaits de la vie, de l’oeuvre et de l’intercession du père Lagrange, les papes Paul VI et Jean-Paul II ont fait l’éloge de ce savant qui a relié la foi et la science.

 

Pour faire part des grâces reçues, pour tout renseignement :
Site de l’Association des Amis du Père Lagrange
Présentation de la cause

 

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Prière pour la glorification du serviteur de Dieu Marie-Joseph Lagrange

À la lumière de la Loi de Moïse, des Prophètes et des Psaumes, il a scruté le mystère de Jésus-Christ et son cœur est devenu brûlant. Avec la Vierge Marie, il a médité l’Évangile dans la prière du Rosaire. Il a voué son existence à l’étude scientifique de la Bible dans l’harmonie évangélique de la foi et de la raison afin de sauver les âmes perturbées par la critique scientifique.

Ceux qui l’ont connu ont témoigné de sa foi rayonnante et de son exemplaire obéissance dans les épreuves.

Nous te prions, Père, de hâter le jour où l’Église reconnaîtra publiquement la sainteté de sa vie, afin que son exemple bienfaisant entraîne nos frères à croire en la Parole de Dieu.

Que l’intercession du frère Marie-Joseph Lagrange nous obtienne les grâces dont nous avons besoin, et en particulier : (préciser laquelle).

Nous te le demandons, Père, au nom de ton Fils Jésus-Christ, dans la communion du Saint-Esprit, un seul Dieu vivant pour les siècles des siècles.

Amen

 

 

 

Copie de Lagrange (5 ter)