Bienheureux Jean-Baptiste Bottex

La Révolution française divise profondément l’Église. Certains prêtres prêtent serment au nouveau régime, d’autres s’y refusent. Jean-Baptiste Bottex, élu député aux Etats Généraux, est de ceux qui restent fidèles au pape. 

 

Né à Neuville-sur-Ain le 26 décembre 1743, Jean-Baptiste Bottex était fils de Mamert Bottex, notaire royal, et d’Anne Montagnat. Il entra au séminaire de Saint-Irénée, à Lyon, et devint, dès 1773, professeur de logique dans ce séminaire. Ayant quitté l’enseignement, l’abbé Bottex, docteur en théologie, fut nommé vicaire à Saint-Jean-le-Vieux (Ain), puis curé de sa paroisse natale, Neuville-sur-Ain, en 1775. C’est alors qu’il fut choisi, le 3 avril 1789, par le bailliage de Bourg en Bresse, comme un des députés de l’ordre du clergé aux États-Généraux.

 

Vitrail du Bx Jean-Baptiste Bottex, église Saint-Martin de Neuville-sur-Ain

Vitrail du Bx Jean-Baptiste Bottex, église Saint-Martin de Neuville-sur-Ain

 

Il fut ensuite député à l’Assemblée constituante de 1789, puis, après la session, il se retira au séminaire des Missions étrangères. Là, ses relations avec l’abbé Maury et plusieurs anciens membres de la droite de la Constituante le firent arrêter comme suspect après le 10 août 1792 ; il fut conduit à la prison de la Force, refusa de prêter le nouveau serment demandé aux prêtres par l’Assemblée législative : « Je jure de maintenir la liberté et l’égalité et de mourir même pour les défendre ». Il fut une des victimes des massacres du 3 septembre 1792.

 

L’Église l’a déclaré Bienheureux en 1926. Il est fêté le 2 septembre dans notre diocèse.

 

Il est représenté sur les vitraux du Sacré-Coeur à Bourg, ainsi que sur ceux de l’église de Neuville-sur-Ain dont il fut le curé.

 

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