Office des lectures et messe de la bienheureuse Rosalie Rendu

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Office des Lectures
7 Février
Bienheureuse Rosalie Rendu, vierge

Née à Confort le 9 septembre 1786, Jeanne-Marie Rendu découvrit à l’hôpital de Gex les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul. Entrée à leur noviciat à l’âge de 16 ans, elle fut envoyée dans la communauté du Quartier Mouffetard, l’un des plus pauvres de Paris. Supérieure de sa communauté en 1815, elle encourageait ses Sœurs : « Les pauvres vous diront des injures. Plus ils sont grossiers, plus vous devez en être dignes. Rappelez-vous que ces haillons vous cachent Notre Seigneur ». Sœur Rosalie initia des étudiants à la visite des pauvres et conseilla le bienheureux Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Les habitants furent profondément marqués par son dévouement et celui des Sœurs de sa communauté pendant les émeutes de 1830 et de 1848 et lors des épidémies de choléra en 1832 et 1849. Sœur Rosalie mourut le 7 février 1856.

Commun des vierges, ou des saints (religieux ou ayant exercé une activité caritative)

De l’exhortation apostolique Vita consecrata de saint Jean-Paul II, pape.

Aimer dans le cœur du Christ

« Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout. Au cours d’un repas, […] il se lève de table […] et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint » (Jn 13, 1-2. 4-5).

Pendant le lavement des pieds, Jésus dévoile la profondeur de l’amour de Dieu pour l’homme: en Lui, Dieu lui-même se met au service des hommes ! Il révèle en même temps le sens de la vie chrétienne et, à plus forte raison, de la vie consacrée, qui est une vie d’amour oblatif, de service concret et généreux. En se mettant à la suite du Fils de l’homme, qui « n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Mt 20, 28), la vie consacrée, du moins dans les meilleures périodes de sa longue histoire, s’est caractérisée par ce « lavement des pieds », c’est-à-dire par le service privilégié des plus pauvres et des plus démunis. Si, d’un côté, elle contemple le mystère sublime du Verbe dans le sein du Père (cf. Jn 1, 1), de l’autre, elle suit ce même Verbe qui s’est fait chair (cf. Jn 1, 14), s’abaisse, s’humilie pour servir les hommes. Les personnes qui, aujourd’hui encore, suivent le Christ dans la voie des conseils évangéliques veulent aller là où il est allé et faire ce qu’il a fait.

Sans cesse, il appelle à lui de nouveaux disciples, hommes et femmes, pour leur communiquer, grâce à l’effusion de l’Esprit (cf. Rm 5, 5), l’agapê divine, sa façon d’aimer, et pour les pousser ainsi à servir les autres dans l’humble don d’eux-mêmes, loin des calculs intéressés. Pierre qui, en extase devant la lumière de la Transfiguration, s’écrie : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici » (Mt 17,4), est invité à revenir sur les routes du monde, pour continuer à servir le Royaume de Dieu : « Descends, Pierre ! Tu voulais te reposer sur la montagne ; descends, proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, reproche, exhorte, encourage avec grande bonté et par toute sorte d’enseignement. Travaille, prends de la peine, souffre des tortures, pour posséder ce que signifient les vêtements blancs du Seigneur, par la blancheur et par la beauté de ton action droite inspirée par la charité ». S’il garde son regard fixé sur le visage du Seigneur, l’apôtre n’en diminue pas pour autant son engagement en faveur de l’homme ; au contraire, il le renforce, en lui donnant une nouvelle capacité d’agir sur l’histoire, pour la libérer de ce qui la corrompt.

La recherche de la beauté divine pousse les personnes consacrées à se préoccuper de l’image divine, qui est déformée sur le visage de leurs frères et de leurs sœurs, visages défigurés par la faim, visages déçus par les promesses politiques, visages humiliés de qui voit mépriser sa culture, visages épouvantés par la violence quotidienne et aveugle, visages tourmentés de jeunes, visages de femmes blessées et humiliées, visages épuisés de migrants qui n’ont pas été bien accueillis, visages de personnes âgées dépourvues des conditions minimales nécessaires pour mener une vie décente. La vie consacrée montre ainsi, par le langage des œuvres, que la charité divine est fondement et stimulant de l’amour gratuit et diligent. Saint Vincent de Paul en était bien convaincu, lorsqu’il donnait aux Filles de la Charité ce programme de vie : « L’esprit de la Compagnie consiste à se donner à Dieu pour aimer Notre Seigneur et le servir en la personne des pauvres corporellement et spirituellement, en leurs maisons ou ailleurs, pour instruire les pauvres filles, les enfants, et généralement tous ceux que la divine Providence vous envoie ». Parmi les différents domaines où peut s’exercer la charité, celui qui manifeste au monde à un titre spécial l’amour « jusqu’au bout » est certainement, en notre temps, celui de l’annonce passionnée de Jésus Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore, à ceux qui l’ont oublié et, de manière préférentielle, aux pauvres.

R/. Le Fils de l’homme est venu *pour servir et donner sa vie.

V/. Le Verbe s’est fait chair *pour servir.

Tu as fait don, Seigneur, à la Bienheureuse Rosalie de ton esprit d’amour et tu lui as permis de venir en aide à tous ceux qui étaient dans la détresse et l’abandon. A son exemple, donne-nous la joie de découvrir le Christ dans les pauvres et de Le servir avec une inlassable charité. Lui qui.

 

Rosalie

Messe
7 Février
Bienheureuse Rosalie Rendu, vierge

 

Commun des vierges, ou des saints (religieux ou ayant exercé une activité caritative)

Collecte

Tu as fait don, Seigneur, à la Bienheureuse Rosalie de ton esprit d’amour et tu lui as permis de venir en aide à tous ceux qui étaient dans la détresse et l’abandon. A son exemple, donne-nous la joie de découvrir le Christ dans les pauvres et de Le servir avec une inlassable charité.

Lui qui.