Echos de la béatification de Sœur Rosalie

Les 55 pèlerins du diocèse de Belley-Ars et des Familles Rendu-Larracine qui s’y rattachaient, conduits par Mgr Bagnard, s’étaient joints aux quelque 500 pèlerins du diocèse de Paris et de la Famille vincentienne (Sœurs de la Charité, Pères Lazaristes, Équipes Saint Vincent, Société de saint Vincent de Paul, Jeunesses mariales) qui s’étaient déplacés à Rome sous la conduite du Cardinal Lustiger, archevêque de Paris. Tous ont pu participer à la béatification du dimanche 9 novembre et aux autres rencontres prévues, notamment à l’Ambassade de France. L’État français était représenté par le Ministre des Transports, M. Gilles de Robien, accompagné de son épouse.

 

1. Un pèlerinage : aux sources de la foi

« Sœur Rosalie, borne d’amour sur le chemin du malheureux ; Sœur Rosalie, borne d’amour sur le chemin qui mène à Dieu » – Ce refrain, au premier abord surprenant, nous l’avons entendu fredonner mainte et mainte fois par nos deux sœurs, pétillantes d’humour, Mesdemoiselles Blanc Madeleine et Suzanne… L’image de la « borne » vient de Sœur Rosalie elle-même : « Une Fille de la Charité est comme une borne sur laquelle tous ceux qui sont fatigués ont le droit de déposer leur fardeau. » Beaucoup participaient pour la première fois à une Béatification. Et lorsqu’il s’agit d’une enfant du Pays, cela vous saisit !

Nous voilà donc posés sur le sol romain, vendredi 7 novembre à 20hEt dès le samedi matin nous marchons sur les pas de Saint Pierre, le premier Pape choisi par Jésus, convaincu de tout devoir à son Maître qu’il a renié . « Seigneur tu sais tout, tu sais bien que je t’aime !  » (Jn 21, 17) – Un séminariste, Frère de la Communauté du Verbe de Vie, nous remet en mémoire l’Histoire de la Basilique et de son riche symbolisme. Citons seulement la fameuse double colonnade du Bernin évoquant les bras de la Mère Eglise, accueillant tous ses enfants et les hommes de Bonne Volonté pour les introduire dans le Coeur de Dieu.
Devant la façade, à droite et à gauche des marches qui précèdent le parvis, les colossales statues de St Pierre et St Paul, rappellent que l’Annonce évangélique destinée aussi bien au peuple choisi, les Juifs – auxquels Pierre va s’adresser à la suite de Jésus. – qu’aux Nations lointaines qui ne connaissent pas le Dieu d’Abraham et auxquelles Paul sera envoyé.

Tout pèlerin qui va à Rome entend faire une démarche de conversion et de foi au Christ et à l’Eglise qu’Il a engendrée par son Sang sur la Croix, avec la coopération de Marie (Jn 19, 26-27), et qu’Il a confiée à ses Apôtres. Un pèlerinage nous rappelle notre condition à la fois charnelle et spirituelle. Nous faisons l’expérience concrète d’aller vers Dieu avec toute notre personne : corps, cœur et âme, avec nos facultés plus ou moins disponibles… Le pèlerinage est donc un rite au sens où « le Petit Prince » de Saint Exupéry le définit : « un rite, c’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure différente des autres heures ». C’est la rupture avec l’engrenage quotidien pour se rendre attentifs à la Parole de Dieu, à l’enseignement de l’Église, au témoignage des saints qui retrouvent une nouveauté étonnante…

Pour un catholique, le pèlerinage à Rome comprend à la visite des quatre Basiliques Majeures : St Pierre, St Jean du Latran, Ste Marie Majeure, St Paul-Hors-les-Murs. C’est ce que nous avons voulu faire pendant ces trois journées. Bien sûr, nous avons admiré ces joyaux de l’architecture, de la sculpture, de la mosaïque. Mais surtout, nous nous sommes arrêtés pour prier en présence de Jésus-Eucharistie, devant les tombeaux de St Pierre, de St Paul, du bienheureux Jean XXIII dont on a placé le corps intact tout près de l’autel de St Pierre, à droite du Baldaquin. En visitant le baptistère de saint Jean de Latran, nous avons, dans l’action de grâces, pris une conscience renouvelée pour le cadeau infini reçu lors de notre Baptême. Le Père Thierry Blot et un père Bénédictin nous ont proposé une célébration qui nous permettait de renouveler notre profession de Foi en Dieu-Trinité, en la Résurrection de la chair, en la Vie Éternelle.

 

Samedi 8 novembre

 

A 18h30, s’ouvraient les cérémonies liées à la Béatification de Sœur Rosalie, avec une Messe solennelle célébrée en l’église St Louis des Français pour les pèlerins de langue française. Elle était présidée par le Cardinal Lustiger, archevêque de Paris (où Sœur Rosalie a vécu 54 ans), assisté de Mgr Guy-Marie Bagnard, évêque de Belley-Ars (Sœur Rosalie est née dans l’Ain et y a vécu jusqu’à l’âge de 16 ans). L’un et l’autre avaient quitté Lourdes et l’Assemblée des Évêques pour représenter à Rome l’Église de France. Arrivé tôt, notre groupe a l’honneur de se trouver dans les premiers rangs, et plusieurs sont choisis pour faire les lectures, la prière universelle et participer à la procession des Offrandes. Le Cardinal nous a tenu en haleine dans son homélie sur la signification du geste de Jésus chassant les vendeurs du Temple. Il faut comprendre que la Présence du Messie met fin à tous les sacrifices de l’ancienne Alliance et que désormais, Jésus, le Nouveau Temple de Dieu, ouvre à tous les peuples, par son unique Sacrifice, l’accès à la Maison de Dieu, « Maison de prière pour toutes les nations » (Marc 11, 17 et 28).

 

Dimanche 9 novembre

 

7h30 : ouverture des barrières qui permettent d’entrer sur la Place St Pierre où sera célébrée la Béatification de Sœur Rosalie et de quatre autres Bienheureux Juan Nepomuceno Zegrí Moreno, fondateur des Sœurs « Mercedarie » de la Charité ; Valentin Paquay, prêtre belge de l’Ordre des Frères Mineurs ; Luigi Maria Monti, fondateur des Filles de l’Immaculée Conception ; Bonifacia Rodríguez Castro, fondatrice des Servantes de St Joseph. Quand nous arrivons, la file des pèlerins est déjà très longue ; nous l’intégrons jusqu’à ce que nous puissions atteindre la « bonne place » pour voir l’autel et l’écran qui projette la cérémonie. Au total 30.000 pèlerins environ. De nombreux concélébrants dont Mgr Legagneur, prêtre de la famille Rendu. Il y a aussi dans notre groupe le Père Xavier Rendu, prêtre du diocèse de Belley-Ars, en mission à Grandvilliers dans l’Oise. Lorsqu’apparaît la voiture de notre Pape Jean-Paul II, les applaudissements crépitent, les ovations résonnent de toutes parts. Très vite un silence impressionnant s’impose et permet d’entrer dans la prière. 

C’est d’abord la présentation de chaque Bienheureux dont le portrait est dévoilé au-dessus du podium, Bientôt, la voiture du Saint Père est poussée à droite de l’autel d’où il vivra humblement l’Eucharistie avec l’intensité et la ferveur que nous lui connaissons dans la prière. Longtemps agenouillé au moment de la Consécration, il reste plongé dans l’Adoration et la Communion mystérieuse avec tous ces saints, immense Famille de Frères aînés dans la Foi et le don de leur vie par Amour pour le Christ et son Église.

Le regard de Sœur Rosalie semble fixer chacun de ceux qui se tournent vers lui. Regard profond, grave et doux à la fois. On ne peut s’empêcher de supplier ce regard de se poser sur tous ceux qui sont au loin par la distance, mais tellement proches par la prière ; sur ceux aussi qui ne savent pas ou ne savent plus combien il est exaltant de donner sa vie au Christ en servant les plus petits, en se livrant toujours plus à l’Amour de Jésus qui continue à nous rappeler :  » Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des cieux est à eux. » (Mt 5, 3)

 

Lundi 10 novembre

 

Une Messe d’Action de grâces, toujours présidée par le Cardinal Lustiger, assisté par notre Évêque, rassemble une grande partie de la Famille religieuse de Sœur Rosalie, les pèlerins parisiens et ceux du diocèse de Belley-Ars, à l’église St Grégoire VII, proche de la salle d’audience Paul VI, au Vatican. L’atmosphère joyeuse de la prière reconnaissante émane de l’Assemblée qui peut encore admirer le touchant portrait expressif de Soeur Rosalie placé devant le choeur. Nous chantons ; « Si rude que semble sa route, Le don total jamais repris Marque ses pas quoiqu’il en coûte, Sous la conduite de l’Esprit. »

 

Mardi 11 novembre 

 

Afin de poursuivre notre pèlerinage dans la ligne des serviteurs pauvres, le Père Roch Valentin nous réserve une dernière Eucharistie pour lier la gerbe de nos prières en l’église Notre Dame dei Monti, celle-là même où St Benoît Labre aimait venir prier et où il s’est effondré au moment de faire son Grand Passage vers le Christ, le Mercredi Saint 16 avril 1783. Après la Messe nous irons nous recueillir dans la chambre où le boucher du quartier l’avait transporté ; c’est un lieu de pèlerinage où réside le Saint Sacrement, car toute la vie du « Mendiant de Dieu », pèlerin de l’Absolu consistait à prier, à vivre de l’Eucharistie et à demeurer pauvre parmi les pauvres ; son lieu de repos était l’arche n°43 du Colisée à Rome. »Un jour, les langues vont se taire, les prophéties disparaîtront. Devant Dieu le Seigneur notre Maître, Seul l’Amour restera »… « Comme un grand feu en plein hiver, comme une étoile dans la nuit… »

 

Portait

 

2. Liturgie de la béatification



Après le chant d’entrée : « Nous irons dans la joie vers la Maison de DIeu », et l’acte pénitentiel, c’est la présentation des 5 nouveaux bienheureux. Les 5 évêques des pays d’origine viennent demander au Pape la béatification. On lit ensuite une brève biographie de chacun d’eux. On trouvera ci-dessous la présentation de Rosalie Rendu par le Cardinal Lustiger. Puis le Pape prononce la formule de béatification (voir l’encadré ci-dessous).
En réponse, l’Assemblée chante un solennel AMEN et la Chorale entonne un ALLELUIA.
Les évêques des lieux d’origine des nouveaux bienheureux viennent alors remercier le Saint-Père, ainsi que les postulateurs et échangent et échangent avec lui le baiser de paix. Suit le chant du Gloria et la liturgie se poursuit comme d’ordinaire avec les lectures du jour qui sont celles de la fête de la Dédicace de la Basilique du Latran.

 

L’homélie du Pape (cf. ci-dessous) commente les lectures et en montre la mise en oeuvre dans la vie des nouveaux bienheureux. Jean-Paul II n’a lu que le premier paragraphe de son homélie multilingue, puisque les béatifiés sont espagnols, italien, belge et français. C’est Mgr François Duthel, un lyonnais, responsable de la Section française de la Secrétairerie d’État au Vatican, qui lit le passage de l’homélie concernant Sœur Rosalie Rendu.

 

La prière universelle fait également référence aux nouveaux bienheureux, en particulier la troisième intention évoque Rosalie Rendu : « Pour les responsables de la vie politique et sociale. Que l’Esprit Saint leur donne lumière et force pour construire la vraie paix sans se laisser arrêter par les divisions et les injustices.Que le témoignage de Sœur Rosalie Rendu, qui savait réunir autour d’elle les riches et les pauvres, les aide tous à surmonter les obstacles et à promouvoir de nouvelles formes de collaboration et de soutien avec les personnes sans défense et les plus petits. »

 

3. Présentation de la nouvelle Bienheureuse par le Cardinal Lustiger

 

Ce dimanche 9 novembre, à Rome, voici en quels termes Mgr Lustiger a présenté au Pape la servante de Dieu, Sœur Rosalie Rendu, et lui a demandé de la béatifier :

 

Sœur Rosalie bien qu’originaire de la Bresse (sic ! ) était une vraie parisienne, une « bonne femme » formidable, Fille de la Charité. Jeanne-Marie Rendu, née le 9 septembre 1786, à Confort dans l’Ain, est baptisée à sa naissance (le jour même dans l’église de Lancrans, ndlr). Lorsque la révolution éclate, elle a trois ans. Plusieurs prêtres et même l’évêque d’Annecy qui refusent de prêter le serment de la Constitution civile du clergé, trouvent refuge dans sa maison familiale. Sa famille a éveillé Jeanne-Marie à la foi et lui a donné le goût de la prière. Sa première communion, elle la fait de nuit, dans la cave de la maison. Elle avait dix ans quand son père meurt ainsi que sa toute-petite sœur . Jeanne-Marie aide sa mère et garde deux sœurs plus jeunes. 

Lorsque la Terreur s’arrête, elle va en pension à Gex. C’est là qu’elle découvre l’Hôpital où les Filles de la Charité assurent les soins aux malades. Elle va les aider. Émerveillée par ces sœurs, elle décide, à la suite d’une de ses amies, de répondre à cet appel de Dieu.
Elle quitte tout et se rend à Paris en 1802 chez les Filles de la Charité ; elle reçoit le nom de Sœur Rosalie. Ses supérieures l’envoient dans le quartier Mouffetard – la Mouff’. Le cours de la Bièvre, complètement enterré maintenant, y avait attiré quantité d’industries parmi les plus polluantes. Alentour s’entasse une population ouvrière dans la misère noire ! 

Sœur Rosalie se met au service des plus pauvres, leur fait découvrir leur dignité et retrouver l’espérance. En 1815, elle devient supérieure de sa communauté. Ses qualités d’humble dévouement et de compassion pour tant d’hommes dans la misère et la souffrance attirent beaucoup de personnes qui, à sa suite, subviennent aux urgences et s’activent à la réinsertion des plus démunis.Jean-Paul II, lors de la béatification de Frédéric Ozanam à Notre-Dame de Paris, le 22 août 1997, a souligné que c’est une Fille de la Charité, Sœur Rosalie Rendu qui a guidé ce jeune universitaire, professeur en Sorbonne, et ses compagnons, vers les pauvres du quartier Mouffetard, aidant ainsi à la fondation de la Société de Saint Vincent de Paul.

En juillet 1830, journées d’émeutes à Paris. Avec sa communauté, elle porte secours aux blessés et cache des personnes en danger, entre autres, Mgr de Quelen, un de mes prédécesseurs. En février 1848, encore des émeutes. La garde mobile tire sur les insurgés. L’archevêque de Paris, Mgr Affre, venu en pacificateur, tombe blessé à mort par une balle perdue. Sœur Rosalie secourt un officier de la garde mis à mal par des insurgés qu’elle soigne aussi. S’élevant une fois encore contre la violence et la haine, au risque de sa vue, elle s’interpose sur la barricade de la rue de l’Épée de Bois et appelle au calme.

Pendant 54 ans, Sœur Rosalie a parcouru inlassablement ce quartier de Paris, et y a servi Jésus-Christ dans les plus délaissés. Le 7 février 1856, usée par ce service, elle meurt après une courte maladie. Elle reçoit de tous un hommage extraordinaire, comme le montre cette inscription sur sa tombe : « A la bonne Mère Rosalie, ses amis reconnaissants, les pauvres et les riches ».La leçon qu’elle nous donne, c’est ce que la force de la foi est capable d’inventer. On peut trouver chez elle, venue du monde rural et confrontée à un monde ouvrier urbain très pauvre et très violent, une inspiration pour la nouvelle évangélisation des villes.

 

4. Homélie de Jean-Paul II pour la béatification (extraits)

« Le Temple de Dieu est sacré et ce temple, c’est vous » (1 Co 3, 7) Nous avons écouté une fois de plus ces paroles de l’Apôtre Paul que nous propose aujourd’hui la liturgie solennelle de la fête de la dédicace de la Basilique du Latran, cathédrale de Rome et Mère de toutes les églises.

Tout lieu réservé au culte divin est un signe de ce temple spirituel qu’est l’Église, fait de pierres vivantes : les fidèles unis dans la même foi, par la participation aux mêmes sacrements et par le lien de la charité. Les saints, en particulier, sont des pierres précieuses de ce temple spirituel.

La sainteté, fruit du travail incessant de l’Esprit de Dieu brille dans les nouveaux bienheureux : Jean Nepomucène Zegri y Moreno, prêtre, Valentin Paquay, prêtre, Luigi Maria Monti, religieux, Bonifacia Rodriguez Castro, vierge, Rosalie Rendu, vierge.

La vision du Sanctuaire qui nous est présentée dans la liturgie de ce jour par le prophète Ezéchiel décrit un torrent qui s’écoule du temple et qui est porteur de vie, de vigueur et d’espérance. « Tout vivra là où cette rivière coulera » (Ez 47, 9). Cette image exprime l’infinie bonté de Dieu et son dessein de salut qui jaillit sous les murs de l’enceinte sacrée et devient ainsi la bénédiction de la terre entière. (suit un résumé de la vie des quatre premiers bienheureux, et voici le paragraphe concernant Sœur Rosalie. Il a été lu par Mgr François Duthel, de la Secrétairerie d’État au Vatican)

Dans une époque troublée par les conflits sociaux, Rosalie Rendu, joyeusement, est devenue servante des plus pauvres, rendant à chacun sa dignité au moyen de l’aide matérielle, de l’éducation et de l’enseignement du mystère du Christ, conduisant Frédéric Ozanam à se mettre au service des pauvres.

Sa charité était inventive. Où puisait-elle la force de mener à bien tant de choses ? Dans sa vie de prière intense et dans la récitation continuelle du chapelet qu’elle n’a jamais abandonné. Son secret était simple : voir le visage du Christ en tout homme et toute femme, en vraie fille de saint Vincent de Paul et comme une autre sœur de son époque : sainte Catherine Labouré. Rendons grâce pour le témoignage de charité que la Famille vincentienne ne cesse de donner au monde.

« Il parlait du temple de son corps » (Jn 2, 21). Ces paroles évoquent le mystère de la mort et de la résurrection du Christ. Tous les membres de l’Église doivent être configurés à Jésus crucifié et ressuscité.

Marie, Mère du Christ et notre Mère, est notre force et notre guide dans cet engagement. Puissent les nouveaux bienheureux que nous contemplons aujourd’hui dans la gloire du ciel, intercéder pour nous. Puisse-t-il nous être accordé aussi à nous tous de nous retrouver un jour au Paradis pour connaître ensemble la joie de la vie éternelle.

Amen !

La formule de béatification

« Nous, selon les voeux de nos Frères dans l’épiscopat (le Pape nomme les 5 évêques demandeurs, dont le Cardinal Lustiger), ainsi que de nombreux autres frères dans l’épiscopat et de nombreux fidèles du Christ, après avoir consulté la Congrégation pour les Causes des Saints, par notre Autorité apostolique, nous accordons la faculté (suivante)… : la Vénérable servante de Dieu, Rosalie Rendu pourra être appelée désormais bienheureuse et l’on pourra célébrer sa fête chaque année le 7 février dans les lieux et de la manière établis par le droit. Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. »