A Confort aujourd’hui

Confort

 

Dans son village natal, Confort, une Maison de retraite rappelle son dévouement pour les pauvres et une petite communauté de Filles de la Charité perpétue son souvenir.

 

Vers 1846, une jeune compagne, Soeur Marie de Castalin, nouvellement arrivée dans la maison et témoin du bien qui se fait par l’intermédiaire de Soeur Rosalie, résolut de mettre son héritage à sa disposition. « Si vous voulez me faire plaisir, lui répondit Soeur Rosalie, faites donc à Confort une petite maison de charité de deux ou trois soeurs, pour y recevoir quelques vieillards, car ils sont pauvres et bien malheureux. » 

 

Soeur Rosalie, en effet, n’oubliait pas son pays natal. Déjà elle avait fait restaurer la petite chapelle de la Vierge. Mais le tout petit hameau d’autrefois s’était peuplé. Par son influence, il était devenu commune, avait sa mairie, son église. Les habitants s’étaient multipliés, mais vraiment pauvrement, et il n’y avait rien pour les vieillards. Soeur Rosalie meurt le 7 février 1856 sans voir se réaliser son désir.

 

La chambre-oratoire- La supérieure qui lui succède continue les démarches. En 1858, la maison natale de Soeur Rosalie est achetée avec plusieurs maisons avoisinantes et quelques travaux d’aménagement sont exécutés. La chambre où est née Jeanne-Marie Rendu est transformée en petit oratoire.

 

Hospices et orphelinat – Le 11 avril 1860, trois premières soeurs arrivent à Confort. Peu à peu surgissent d’autres bâtiments. Deux ailes s’adjoignent au bâtiment principal. Dans l’aile gauche, est installé l’hospice des vieillards, dans l’aile droite, l’orphelinat et l’asile qui reçoit, au patronage, les enfants du village. Les soeurs, plus nombreuses, visitent aussi les personnes isolées ou malades chez elles. Une aumônerie est bâtie et sera transformée ultérieurement en villa Saint Vincent pour recevoir, en été, une colonie de vacances. Un établissement comprenant externat et pensionnat est confié aux Frères des Écoles chrétiennes pour l’enseignement des garçons.

 

Tout ce travail est effectué en 15 ans (1861-1875). En 1876, l’orphelinat compte 45 filles. Il y a deux salles de vieillards. L’exploitation d’une ferme permet à tous les résidents de cette époque d’être nourris et de pourvoir aux besoins de la maison.

 

La statue N.-D. de Confort – Plus tard, le petit oratoire primitif est agrandi, transformé en chapelle pour l’hospice devenu Hôtel-Dieu. Le 12 février 1928 ; la chapelle achevée est solennellement bénite et dédiée à la Vierge Marie de la Médaille Miraculeuse. La vénérable statue de Notre-Dame de Réconfort trouve refuge et place d’honneur dans ce nouvel édifice, car la petite chapelle de la place du village n’existe plus, sacrifiée à l’alignement de la route nationale.

 

Au cours des années, l’établissement évolue, se transforme, s’agrandit, se modernise. L’orphelinat disparaît en 1951. L’Hôtel-Dieu devient Maison de Retraite.Depuis quelques années, la gestion en est confiée à l’Association Santé et Bien-être. Une communauté de Filles de la Charité demeure sur place auprès des personnes âgées et malades et perpétue ainsi, par sa présence, le souvenir de Soeur Rosalie dans son pays natal.