Saint François de Sales

François de Sales

 

François de Sales, né en 1567 dans une noble famille savoyarde. Il était destiné à un carrière juridique, et part pour cela étudier à Paris.

 

Le 2 mars 2011, la catéchèse du Pape Benoît XVI a été consacrée à saint François de Sales : dans sa jeunesse, a rapporté le Saint-Père, il « vécut une profonde crise spirituelle alors qu’il méditait la pensée de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin. Crise qui le porta à s’interroger sur le salut de l’âme et la prédestination de Dieu à son égard, en vivant dramatiquement les grandes questions théologiques qui agitaient l’époque ». A vingt ans cependant, « il trouva la paix dans…l’amour de Dieu, dans un amour sans conditions, confiant dans l’amour divin. Tel fut le secret de toute sa vie ».

 

François de Sales fut ordonné prêtre en 1593, puis évêque de Genève en 1602, alors que la ville était le bastion du calvinisme. Il fut forcer de résider à Annecy, et parcourut sans relâche son diocèse, qui comprenait une partie du Bugey et le Pays de Gex. Il était également l’ami de Mgr Camus, évêque de Belley, qu’il ordonna évêque en 1609.

 

wSacre_de_Mgr_Camus_par_St_Francois_de_Sales_1609

 

« Apôtre, prédicateur et écrivain, homme de prière et d’action…engagé dans le débat avec les protestants, il expérimenta au-delà de la nécessaire controverse théologique l’efficacité des rapports personnels et de la charité » (Benoît XVI).

 

Il fut un grand écrivain. Dans son Introduction à la vie dévote, il lance une invitation qui pouvait sembler révolutionnaire pour l’époque: « Être tout entier à Dieu et vivre pleinement dans le monde les devoirs de son état… C’est ainsi que naquit par l’appel aux laïcs l’attention portée à la consécration des choses temporelles et à la sanctification du quotidien, sur lesquels insistent le Concile Vatican II et la spiritualité contemporaine » (Benoît XVI).

 

Une autre œuvre majeure de ce Docteur de l’Église est le Traité de l’amour de Dieu: « Dans une période de grande ferveur mystique, il s’agit d’une somme et à la fois d’une superbe œuvre littéraire… Sur le modèle de l’Écriture, François de Sales y traite de l’union entre Dieu et l’homme, développant une série d’images inter-personnelles comme Dieu père et seigneur, époux et ami. Ce traité offre une profonde méditation de la volonté humaine et une description de son parcours, du mourir pour vivre dans le total abandon de la volonté comme du bon plaisir de Dieu. Au sommet de l’union avec Dieu…on retrouve un flux de charité qui s’étend aux attentes et aux besoins de tous » (Benoît XVI).

 

Aujourd’hui, dans une période « en recherche de liberté, malgré violences et inquiétudes, l’actualité de ce grand maître spirituel et pacificateur a confié à ses disciples l’esprit de liberté, cette liberté véritable qui culmine dans l’enseignement total de la réalité de l’amour. Saint François de Sales est un témoin exemplaire de l’humanisme chrétien, exposé avec familiarité, à l’aide de paraboles parfois poétiques. Il y rappelle que l’homme porte en lui la nostalgie de Dieu et qu’en lui seul il est possible de trouver et réaliser la joie véritable » (Benoît XVI).

 

Avec sainte Jeanne de Chantal, il fonda l’ordre de la Visitation en 1610, caractérisé par une totale consécration à Dieu, dans la simplicité et l’humilité. Jeanne de Chantal fonda notamment des Monastères de la Visitation à Bourg-en-Bresse, Montluel et Belley, où elle apprit la mort de Saint François de Sales.

 

François de Sales Jeanne de Chantal

 

François de Sales mourut le 28 décembre 1622. Il a été canonisé en 1665, et nommé Docteur de l’Eglise en 1877. Il est le patron des écrivains et des journalistes, fêté dans notre diocèse le 24 janvier.