Le Père Christian Chessel, martyr en Algérie

Le 8 décembre 2018,  19 martyrs, évêque, prêtres, religieux et religieuses seront béatifiés à Oran. Assassinés dans les années 1990 en Algérie, ils ont témoigné de l’amour de Dieu pour les hommes jusqu’à la mort.

 

Certains d’entre eux sont bien connus – les 7 moines de Tibhirine, Mgr Claverie… – et d’autres moins. C’est le cas des quatre pères blancs tués le 27 décembre 1994 à Tizi-Ouzou.

 

Le père Charles Deckers était le curé de Notre-Dame d’Afrique ; le père Jean Chevillard était responsable de centres de formation et économe régional. Le père Alain Dieulangard, travaillait lui aussi dans l’administration et l’enseignement. Le père Christian Chessel, enfin, était en train de créer une bibliothèque pour les étudiants. Tous les quatre ont été assassinés dans la cour de la Mission.

 

 

Le Père Christian Chessel

Il est né à Digne (France) le 27 octobre 1958. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en 1981, il fait deux années de coopération en Côte d’Ivoire, et en 1985 entre chez les Pères Blancs. C’est à Rome, étrange coïncidence, que Christian fait son serment missionnaire le 26-11-1991, la main droite posée sur les feuillets d’un évangile de saint Luc en langue arabe, retrouvés sur la dépouille du P. Richard assassiné dans le Sahara en 1881. Il est ordonné prêtre le 28 juin 1992 à Nice. De retour à Tizi-Ouzou, il prépare le projet d’une bibliothèque pour les étudiants.

 

Une jeune algérienne, Zakia, écrira, après sa mort: “ Aux parents de notre jeune père Christian… je dirai: sachez que pendant ses derniers jours, Christian était très heureux… Il avait pu mettre en route le projet, si cher à son coeur, de construire une bibliothèque destinée à tous les jeunes de Tizi-Ouzou.” Début novembre 1994, Christian se rend au monastère de Tibhirine pour entrer dans le groupe Ribât-el-Salam (Lien de la paix). Il écrit: “J’éprouve la nécessité d’équilibrer (ma vie) par une dimension plus spirituelle et quelque chose de plus simple et de vécu.”

 

Une rafale de mitraillette met fin à sa vie, le 27 décembre 1994, dans la cour de Tizi-Ouzou. Il est enterré dans les Pays de l’Ain.

 

(Biographie publiée sur le site Moines de Tibhirine)