F- MISSIONNAIRES DE L’AIN AUX XIX° ET XX° SIECLE : Les Missions étrangères de Paris – 4

Les missionnaires mep des Pays de l’Ain – On compte 14 missionnaires mep originaires du diocèse de Belley-Ars. Un prochain chapitre présentera plus en détail chacune de ces figures d’évangélisation. Celle du Père Marmand, évoquée plus haut, est sans doute l’une des plus pittoresques, mais toutes sont attachantes à des titres divers, et parmi ces missionnaires, deux vicaires apostoliques : Mgr Reydelet et Mgr Chaton. Voici les 14 noms dans l’ordre chronologique : P. Bertrand Reydelet, né à l’Abergement Clémencia en 1722, ordonné en 1748 et envoyé au Tonkin occidental, devenu vicaire apostolique et mort à Ke-vinh en 1780 (à 55 ans) – P. Monet Bonet, né à Bourg-en-Bresse en 1725, parti au Siam en 1753 et décédé au Collège Général en 1756 (à 31 ans) – P. Pierre-Antoine Pansut, né à Bellignat en 1751, ordonné en 1777 et envoyé au Se-tchoan ; mort à Chengu en 1779 (à 28 ans) – P. Eugène Cottin, né à Anglefort en 1841, ordonné en 1866 et envoyé au Setchoan occidental ; mort au Séminaire de Paris en 1900 (à 59 ans) – P. Aimé Villion, né à Genay en 1843, ordonné en 1866 et envoyé au Japon ; mort en 1932 à Osaka (à 89 ans) – P. Jules Auguste Chatron, né à Charix en 1844, ordonné en 1869 et envoyé à Nagasaki en 1873 ; décédé à Osaka en 1917 (à 73 ans) ; vicaire apostolique – P. Joseph Marmand, né à Simandre en 1849, ordonné en 1876 et envoyé au Japon méridional ; mort en 1912 à Kuroshima (à 63 ans) – P. Jules-Théophile Gudin, né au Grand-Abergement en 1850, ordonné en 1877 et envoyé à Coimbatore ; mort en 1916 à Wellington (à 66 ans) – P. Léon-Joseph Rochet, né à Courmangoux en 1873, ordonné en 1899 et envoyé à Pondichéry ; décès à Balmadies en 1914 (à 41 ans) – P. Louis-Aurélien Ravoire, né à Vaulx-en-Bugey en 1875 ; ordonné en 1900 et envoyé en Birmanie méridionale ; mort à Daubi en 1939 (à 64 ans) – P. Jean-Félix Vuillard, né à Germagnat en 1881, ordonné en 1907 et envoyé au Tonkin occidental ; décès à Germagnat en 1950 (à 69 ans) – P. Paul Aymard, né à Bey en 1890, ordonné en 1921 et envoyé au Setchoan oriental ; décédé à Lauris en 1966 (à 76 ans) – P. Jean-Marie Lyet, né à Marlieux en 1908, ordonné en 1933 et envoyé à Chengu ; mort à Lyon en 1975 (à 67 ans) – P. Julien Gayard, né à Nantua en 1931, ordonné en 1959 et envoyé au Japon à Fukuoka ; décès le 30 août 2007 (à 76 ans). – Depuis le 30 août 2007, la Société des Missions Etrangères de Paris ne compte plus de missionnaire originaire du diocèse de Belley-Ars. Qui prendra la relève ?

Mgr Jules Chatron (1844-1917) – « Par la foi, l’espérance et la charité » (sa devise) – Après le P. Marmand, évoqué plus haut, il faut parler de Mgr Jules Auguste Chatron qui fut évêque d’Osaka. Il naquit à Charix le 30 avril 1844. Ses parents étaient des cultivateurs, vivant de leur travail, et considérés dans le pays. Ils n’eurent que deux enfants : celui qui devait être plus tard missionnaire, et une fille, Marie-Rosalie-Joséphine. Le père mourut le premier, encore jeune, le 3 mars 1847. La mère partir pour l’éternité quatre ans après, le 12 février 1851. Jules et sa soeur furent recueillis par un oncle maternel, Claude-Louis Taravel, qui fut leur tuteur et les garda quelque temps près de lui, en compagnie de son fils. L’abbé Joseph Carron, qui s’intéressait aux deux jeunes orphelisn, ses petits-cousins, et qui avait sans doute remarqué les heureuses dispositions de Jles, l’envoya au petit séminaire de Meximieux ; c’était en octobre 1857 ; en même temps, il plaça la fillette chez les religieuses de Saint Joseph, à la Providence de Bourg ; la pauvre enfant y mourut au bout de peu de temps. – Les années de formation au Petit Séminaire de Meximieux : Dès son entrée à Meximieux, Jules se plaça ne bon rang dans une classe d’une vingtaine d’élèves. Il réussissait également dans toutes les parties du programme des études, mais avec une supériorité marquée pour les sciences et mathématiques. C’était, comme on disait alors, un travailleur. D’un caractère aimagle, gai, et plein d’humour, avec une forte pointe d’originalité, il était très aimé de ses condisciples. Bon et serviable, il se montrait toujours prêt à répondre de suite à ce qu’on désirait de lui. – Rien ne le distinguait spécialement au point de vue de la piété ; il était de ceux qui vont tout droit, et sans avoir besoin d’y être poussés, dans la pratique comme dans l’étude des choses de la religion. Aussi fut-il toujours aux premiers rangs pour l’instruction religieuse. Le vénérable P. Robelin l’eut bien vite fait entrer dans la Congrégation de la Sainte Vierge. – Outre son travail de classe, Jules entreprit seul l’étude de l’italien et de l’anglais. Faut-il citer ce détail, qui donnera une idée de sa volonté et de son esprit industrieux, quand il avait résolu quelque chose d’utile à son but ? Il voulait apprendre à jouer de l’harmonium. Comment faire ? Il n’osa pas demander des leçons : cela ne se faisait guère à l’époque. Il imagina de figurer les touches d’un clavier sur une bande de papier ; puis, aussitôt terminé son devoir de classe, il tirait le clavier de son bureau, le posait devait lui sur la table, et, sans bruit, avec un sérieux et une attention sans pareille, il se mettait à y promener ses doigts pour s’essayer à monter des gammes et à former des accords. A force de ténacité, il parvint de la sorte, sans maître, à savoir jouer convenablement, science qu’il perfectionna d’ailleurs quans il fut prêtre. – Du Séminaire de Brou aux vicariats de Ceyzérieu et Hauteville : Ses trois années de grand séminaire à Brou (1866-1869) furent celles d’un séminariste fervent et studieux, pour qui le temps est précieux. Il ne parlait des missions qu’à ses intimes ; mais il priait beaucoup. L’oeuvre de Dieu se faisait en lui silencieuse et discrète. Après son ordination sacerdotale, il fut immédiatement nommé vicaire à Ceyzérieu (1° octobre 1869). Il demeura 14 mois dans ce poste. L’abbé J.Carron, qui l’avait fait entrer au séminaire, était alors curé d’Hauteville. Il demanda et obtint sans peine que son petit-cousin lui fût donné comme vicaire. C’est auprès de lui, et sous sa direction éclairée, que devait se décider la grave question de la vocation apostolique. Après deux ans de vicariat à Hauteville, en 1872, le jeune prêtre fut autorisé à se rendre au séminaire des Missions Etrangères. – Du Séminaire des Missions Etrangères au Japon : En 1871, il quitta la France pour la Japon. A cette époque-là, il n’y avait pas un coeur catholique qui ne battit à ce nom. Des milliers de chrétiens avaient été retrouvés, mais comme les lois de persécution étaient encore en vigueur, ils avaient été presque aussitôt saisis et envoyés en exil dans différentes provinces. Cependant cet acte de cruauté avait soulevé un tel cri d’indignation en Amérique et en Europe que le gouvernement japonais finit par renvoyer ces pauvres gens chez eux. – Après avoir étudié la langue à Nagasaki, le jeune prêtre commença l’exercice du saint ministère parmi les anciens chrétiens récemment découverts. Lorsque Mgr Petitjean établit à Kobé, où avaient eu lieu quelques conversions, une procure et une maison de la Sainte-Enfance, il chargea M. Chatron de ces oeuvres, pendant que M. Villion restait à la tête de la paroisse japonaise, que notre missionnaire dirigea également de 1879 à 1886. En cette dernière année, il laissa la direction de la paroisse japonaise à M. Perrin ; en 1877, la Sainte-Enfance fut transférée à Osaka : il resta à M. Chatron la procure et la paroisse européenne. Avec son activité et la régularité exemplaire de sa vie, il fut un procureur idéal. – L’hospitalité du procureur et curé de Kobé : A cette époque, on avait commencé l’évangélisation à l’intérieur du pays ; avec des passeports de voyage, ou des contrats de professeur de français, on s’ingéniait à pouvoir résider dans les districts ; seulement on n’y trouvait aucun des objets indispensables à la vie. L’alimentation purement japonaise est insuffisante et de beaucoup pour maintenir la santé d’un Européen. Depuis la pomme de terre jusqu’à la boîte de lait concentré, c’est à la procure de Kobé qu’il fallait s’adresser. Par retour de courrier, le missionnaire de l’intérieur recevait le colis auquel souvent, quand il restait de la place dans la caisse, avait été ajoutée quelque friandise envoyée à titre gracieu. – Les chemins de fer étant rares, les missionnaires voyageaient surtout par mer. Or les bateaux arrivaient à toutes les heures du jour et de la nuit. Quelle que fut l’heure, nous trouvions toujours une porte cordialement ouverte et une chambre préparée. L’hospitalité ne laissait rien à désirer. Cependant le procureur se toruvait entre deux charités à exercer. Traiter l’hôte de passage, lui tenir compagnie, ou bien faire les commissions pour les absents. Il trouva moyen de concilier ces deux devoirs. Après avoir fourni au voyageur ce qu’il désirait, lui avoir tenu compagnie à table, il allait à son bureau dont la porte restait ouverte. Le missionnaire de passage pouvait venir ; le procureur répondait à ses questions, mais avait la plume à la main pour la correspondance et les comptes. A heure fixe, il quittait tout pour réciter son bréviaire et faire sa visite au Sait-Sacrement. Au départ du missionnaire, il n’oubliait jamais de le munir de son bento. Le fameux « bento » du P. Chatron consistait en une bouteille de vin, un pain et une granche de viande. L’hospitalité de notre confrère était vantée par tous ceux qui passaient chez lui. – Aussi, quand en 1893, Mgr Vasselon le nomma vicaire général, la nomination fut bien accueillie, d’autant que cette nouvelle fonction ne l’arrachait pas à l’ancienne, et qu’il continuait à être procureur et curé de Kobé. A la mort de Mgr Vasselon, il fut élu pour lui succéder, le 22 juillet 1896, et fut sacré évêque d’Osaka le 18 octobre 1896. – Evêque d’Osaka : former les prêtres et trouver des ressources : Dès le début de son épiscopat, il fit connaître clairement les deux idées directives de son administration. La première était de développer chez les missionnaires l’esprit surnaturel. La seconde de se procurer des ressources pour établir définitivement les districts de l’intérieur. Jusque-là, la plupart des missionnaires de l’intérieur logeaient dans des maisons louées. Ce système présentait beaucoup d’inconvénients, la distribution des appartements dans les maisons japonaises n’étant guère propre à l’installation d’une chapelle et d’une chambre séparée pour le Père. Mais la caisse de la mission était à peu près vide et pouvait à peine faire face aux dépenses courantes. Par correspondance, il était difficile de bien faire comprendre la situation. – Le voyage en Amérique : Mgr Chatron prit son courage à deux mains et en 1903 il partir pour l’Amérique y faire le pénible métier de quêteur. Aussitôt débarqué à San Francisco, il se présenta à l’archevêché. L’archevêque était absent. On pria Mgr Chatron de vouloir bien revenir, quand il serait de retour ; personne, en son absence, ne voulait prendre sur soi d’accorder la permission de quêter. Il se demanda ce qu’il allait devenir lorsque, assis sur un banc, la Providence lui envoya un médecin français établi à San Francisco. Le voyant désemparé, celui-ci l’emmena chez lui et l’opéra de sa hernie. Remis sur pied, l’Evêque fut bien accueilli par l’archevêque, fraternellement aidé par le Père Hamet, supérieur des Maristes : il resta donc une année en Amérique. Voici un extrait du récit qu’il fit de ses « quêtes » : « Et maintenant, voulez-vous savoir ma vie de mendiant ? Pas très joyeuse, vous le pensez bien. Le dimanche, je vais à 6 heures dans une église. A 7 heures, première messe, premier sermon ; 8 heures, deuxième messe, deuxième sermon. Et ainsi de suite d’heure en heure jusqu’à midi et demi. Assurément, les bons catholiques américains montrent de la sympathie à mon oeuvre ; malheureusement, ils ont des charges énormes pour le soutien de leurs prêtres, la construction d’églises, écoles, hôpitaux, asiles, etc. Ils me donnent volontiers quelques sous, mais ils ne peuvent donner selon leur bon coeur. Ouvriers pour la plupart, les richesses ne sont pas entre leurs mains. Toutefois je ne puis assez dire combien je leur suis reconnaissant ». – Il resta une année en Amérique et retourna au Japon en passant par la France, où ses anciens condisciples lui firent un chaleureux accueil. Il n’avait peut-être pas reçu tout ce dont il avait besoin : mais il avait contracté des amitiés qui n’oublièrent point de lui envoyer des secours. Il put donc commencer à réaliser son plan : acheter quelques parcelles de terrain, construire des maisons, des chapelles, des salles de réunion. Quand un missionnaire trouvait son allocation trop insuffisante, il n’avait qu’à s’adresser à l’évêque. Je ne pesne pas que celui-ci ait jamais refusé un secours pécuniaire. – Visites pastorales : Il surveillait de près toutes ces constructions. Il lui fallait du simple et du solide ; il ne ménageait ni ses peines, ni ses voyages. Il était rare qu’on le vît célébrer la messe le dimanche, dans sa cathédrale. Il allait dans les différents postes. Il voulait voir les fidèles assemblés, encourager le missionnaire. Il partait seul, son sac à la main, après avoir enlevé le cordon doré de son chapeau et sa croix pastorale. Il passait comme un missionnaire ordinaire. – Un jour il était en tournée de confirmation. Après avoir administré le sacrement dans le poste principal, il partit avec le missionnaire pour une petite chrétienté. Le voyage exigeait quelques heures de traversée à bord d’un bateau à vapeur, le soir. Mais il faisait gros temps, le bateau ne put partir à son heure ordinaire et n’arriva au port qu’à minuit. Il pleuvait à verse et la chrétienté était éloignée de deux lieues. A minuit et par un temps pareil, il n’y avait personne au débarcadère. Le missionnaire était d’avis de coucher dans un hôtel. Le lendemain matin la pluie aurait cessé, il y aurait des voitures et il serait facile d’arriver à temps pour la cérémonie. L’évêque trouva que ce ne serait pas apostolique. Pas de voiture ? Eh bien, allons à pied. Et ils partirent sous la pluie battante, dans les ténèbres. Le missionnaire portait le sac. A la sortie de la ville, l’évêque prend son couteau, coupe un bâton dans la haie, le passe dans la poignée du sac, et les voilà, l’évêque et son prêtre, chacun un bout de bâton sur l’épaule, marchant sous la plue battante vers le village où ils arrivèrent à 2 heures du matin. – Dernière maladie : En 1916, il se sentit de nouveau gêné par la hernie dont il avait été opéré en Amérique. Malgré ses 73 ans il se résolut à une nouvelle opération, car il ne trouvait de soulagement que dans une complète immobilité. « Dans ces conditions, la vie m’est insupportable », écrivait-il. Opéré le 5 mars, tout se passa régulièrement et on espérait qu’au bout de quinze jours ou de trois semaines, le vénéré malade pourrait quitter l’établissement. Il avait toujours à son chevet un prêtre japonais fort dévoué, le P. Nagata, ou un autre prêtre. Chaque jour, un ou plusieurs missionnaires allaient lui rendre visite. Le malade pouvait réciter régulièrement son bréviaire et même travailler un peu à sa correspondance. Cependant vers la fin du mois, la fièvre ne disparaissant pas, un docteur américain de Kobé fut appelé et diagnostiqua un cas à peu près désespéré. Bientôt le pauvre malade s’affaiblit considérablement. De temps en temps, il n’avait plus une entière possession de soi ; mais dès qu’il revenait à lui les sentiments intimes de son coeur se manifestaient : « O bon Maître, répétait-il, vous le savait bien… toute ma vie je n’ai eu qu’un désir : vous aimer et vous faire aimer ». Un jour, tranquillement, il demanda et reçu l’extrême-onction dans sa chambre d’hôpital ; peu après, il exprima le désir d’être transporté à l’évêché, on fit immédiatement droit à sa demande. – Sa dernière prédication : Dans les derniers jours d’avril, arriva au Japon Mgr Petrelli, archevêque de Nisibe et délégué du Souverain Pontife ; il vint à Osaka, accompagné de Mgr Combaz. Ils trouvèrent le malade en bien mauvais état, mais il les reconnut parfaitement. Le dimanche matin, 6 mai, Mgr Chatron entra en agonie et mourut vers 9 heures. Pour ses funérailles, fixées au mercredi 9 mai, l’épiscopat du Japon – 4 évêques – était au complet. Les Frères Marianistes y vinrent avec leurs 800 élèves ; les religieuses avec leurs 300 jeunes filles, tous les missionnaires du diocèse ecxcepté nos chers mobilisés. Des centaines de catholiques suivaient le corbillard. De la mission au cimetière, il y a bien près de 8 kilomètres. Il faut traverser toute l’immense ville d’Osaka. Les passants s’arrêtaient au passage du long cortège, dans une attitude un peu étonnée, mais respectueuse. C’était la dernière prédication de l’évêque d’Osaka.

Les MEP de l’Ain au JAPON – Nous avons déjà évoqué les figures du Père Julien Gayard, décédé cette année, puis celle du Père Marmand et, plus haut, celle de Mgr Jules-Auguste Chatron.

On pourrait citer encore le Père Aimé Villion, né le 2 septembre 1843 à Genay, alors dans le diocèse de Belley. Mais, depuis 1968, la Commune de Genay a été rattachée au Département du Rhône et, en 1971, la paroisse de Genay est passée dans le diocèse de Lyon. C’est d’ailleurs dans le diocèse de Lyon que le Père Villion vécut son enfance et sa jeunesse. Pendant quelques années, il fréquenta le collège de Neuville-sur-Saône. Il devint ensuite élève externe du Lycée de Lyon : son père était venu s’y installer après avoir vendu son Etude de notaire. Une grave maladie interrompit la vie lycéenne d’Aimé. Une fois rétabli, il entra en quatrième au Petit Séminaire Saint-Jean et il fit sa première communion à la paroisse St Pierre de Lyon.- Le Père Villion a raconté lui-même, avec beaucoup d’humour, ce que fut sa vie apostolique au service des missions dans « Cinquante ans d’apostolat au Japon » (livre sorti de l’imprimerie des Missions Etrangères de Hongkong). Il missionna dans le Japon méridional d’abord, (à Nagasaki). Il y rencontra les « vieux chrétiens » vivant dans le quartier d’Urakami, là où la bombe atomique devait exploser en 1945. Il fut ensuite envoyé au Japon central : Kobé puis Kyoto et Yamaguchi. Le Père Villion mourut en la fête de Pâques, le 27 mars 1932. Il avait 89 ans. Il fut inhumé dans le cimetière de Abeno, à Osaka, là où son contemporain, Mgr Chatron, l’avait précédé en 1917, année de sa mort.

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