B – MISSIONNAIRES DE L’AIN AUX XIX° ET XX° SIECLES : Société des Missions Africaines de Lyon (SMA) – 2

Charles Joseph Augier – Le Père Charles Joseph Augier était né le 25 octobre 1870 à Châtillon–de-Michaille. Il fit ses études à Meximieux puis au Grand Séminaire de Brou. Le 6 octobre 1894 il entrait aux Missions Africaines. Il fut ordonné prêtre le 5 juillet 1896. Il partait aussitôt pour le vicariat apostolique de la Côte du Bénin. Il mourut à la fin de son premier séjour âgé de 31 ans et quelques mois, le 14 février 1902, après moins de 6 ans de ministère. – Alexandre Durafour – Le Père Alexandre Durafour naquit en 1886 à Nantua. Il fit ses études classiques au petit séminaire de l’Argentière. Entré aux Missions Africaines en 1906, il fit d’abord son service militaire en Corse avant de faire le serment (engagement) en 1911. Prêtre en 1913, le père Durafour fut désigné pour le vicariat du Dahomey. Il ne tarda pas à être affecté à Grand-Popo. Mobilisé en 1914, le Père Durafour alla d’abord à Dakar, puis sur le front où, fait prisonnier, il resta en Allemagne jusqu’à la fin de la gerre. En juin 1919, le père Durafour revenait à Grand-Popo. Revenu en congé en 1925, il était reparti en septembre 1926. Sa mort, survenue le 15 juin 1928 est assez mystérieuse. On croit généralement qu’il fut empoisonné. Etant seul à Grand-Popo, le père acceptait volontiers les invitations chez les quelques Européens de sa paroisse. Il eut la mauvaise inspiration d’accepter à déjeuner chez un sergent européen le jour même où les féticheurs avaient décidé d’empoisonner ce dernier. Le père n’était nullement visé, les féticheurs ne connaissaient pas l’invitation, mais le fonctionnaire européen devait mourir pour avoir saccagé, détruit un fétiche. Le père Durafour ressentit le mal aussitôt après le repas. Le Père Pélofy d’Agoué vint en hâte lui administrer les derniers sacrements. Le père offrit pour tous le sacrifice de sa vie. La population de Grand-Popo, qui chérissait son « Pévi » (petit père) laissa éclater toute sa douleur aux obsèques. – Claude Pagnon : Le Père Claude Pagnon (1854-1893) naquit à Feillens, le 20 juillet 1854. Il mourut le 7 juillet 1893 à Clermont-Ferrand, à l’âge de 39 ans. Il fit ses études dans le diocèse avant d’entrer aux Missions Africaines en 1878. En janvier 1879, l’abbé Pagnon partait pour Cork, en Irlande, où il fut ordonné prêtre en juillet 1879. Le père Pagnon fut nommé sur place. Il demanda assez vite à partir en Afrique : « La raison pour laquelle j’ai demandé à partir, écrit-il au Père Planque, n’est pas le manque de soumission à votre volonté, ni pour éviter les difficultés que les directeurs du collège de Cork auront nécessairement à surmonter, mais c’est que je désir employer à la gloire de Dieu les forces dont il me fait jouir et les connaissances que vous m’avez donné l’occasion d’acquérir en m’envoyant en Irlande ». Le père Pagnon demande à partir directement d’Angleterre pour Lagos pour éviter des dépenses inutiles et il est prêt à offrir jusqu’au bout au bon DIeu le sacrifice d’être séparé de sa famille. C’est de Marseille que le père Pignon s’embarqua, en novembre 1881, pour le vicariat de la Côte du Bénin. En 1883, il écrivait au Père Planque : « Quant à moi, je suis si bien acclimaté que je serai bientôt un vrai nègre. Je suis heureux : s’il y a des souffrances dans la vie du missionnaire, il y a aussi beaucoup de consolations ». En cette même année, le père Pagnon fut nommé par le père Planque procureur de la mission du Bénin. Malgré cette lourde charge, le père Chausse ne le déchargea d’aucun, qui fit de son mieux. Rappelé à Lyon en 1884, le père Pagnon demanda à rester au Bénin, sa santé était prospère et le Père Durrieu venait de mourir. En 1855, bien malade, le père Pagnon doit rentrer. Dès que sa santé le lui permit, il vint au séminaire comme professeur d’écriture sainte et conseiller général. Nommé aussi procureur de toutes les missions, il remplit sa charge à la perfection. Il devint le bras droit du père Planque qui le chargea de la direction intérieure du séminaire. Le père Pagnon fut un travailleur consciencieux. Son esprit doit lui fit dire ou écrire ce qu’il pensait, même au Père Planque. Depuis 1886, le père Pagnon assurait en plus l’aumônerie des soeurs de Notre-Dame des Apôtres à Moulin-à-Vent. Malgré ses lourdes charges, il trouvait encore le temps d’aller évangéliser les campagnes de l’Ain. En 1892, le père Pagnon demanda à être remplacé. Le corps épuisé par la tuberculose et des maux d’estomac, il arriva à Richelieu au début de juillet 1893, mais c’était pour y mourir. – Joseph Simplex : Le Père Joseph Simplex naquit le 5 septembre 1873 à Saint Vulbas. Il décéda le 29 novembre 1900 à Athiémé (Dahomey), à l’âge de 27 ans. Il commença ses études à Meximieux et arriva aux Missions Africaines en 1893. Prêtre le 24 juillet 1898, le père Simplex partit pour la préfecture de Dahomey. Il travailla à Grand-Popo avec le Père Walker, puis à Athiémé. Il fut l’une des trom nombreuses victimes du terrible climat d’Athiémé. – Eugène Thète : Le Père Eugène Thète naquit le 19 septembre 1920, à Chaleins, et mourut le 3 février 1951 à Duékoué (Côte d’Ivoire), à l’âge de 30 ans. Il fit toutes ses études dans le diocèse et, dans sa dernière année de théologie, il entra chez les Missions Africaines. Il fit le serment le 21 décembre 1945 et fut ordonné prêtre le 6 janvier suivant. Nommé au vicariat de Sassandra, il travailla sous la direction du Père Chaize dans une mission naissante et difficile. Il terminait son premier séjour à la Côte, quand une fièvre bilieuse l’emporta en quelques semaines de son retour en Europe. Il n’avait que trente ans et quelques mois.

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