1.-JUSQU’A LA REVOLUTION DE 1789

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Le territoire du diocèse de Belley-Ars se partageait alors entre :
1. L’ancien diocèse de Belley qui, en Bugey, n’occupait qu’une partie des doyennés actuels de Belley, Champagne, Hauteville, St-Rambert et Lhuis : 49 paroisses au total. Par contre, il s’étendait, sur la rive gauche du Rhône, en dauphiné d’une part : 22 paroisses des archiprêtres actuels de Morestel et de Pont-de-Beauvoisin ; en Savoie d’autre part : 41 paroisses des archiprêtres de Yenne, Saint-Genix, Novalaise et Les Echelles.

L’existence du siège épiscopal de Belley, dont Guichenon fait remonter la fondation au début du Ve siècle (cf. liste Episcopale ci-après), est attestée dans les documents du VIe siècle, avec « Vincentius, episcopus Ecclesiae Belicensis » apposant sa signature aux conciles de Paris (552) et de Lyon (567). Ce siège, pour des raisons mal élucidées, avait été rattaché de bonne heure à la métropole de Besançon.

A partir du XIe siècle, ce sont les comtes de Savoie qui commencent à exercer la suzeraineté sur le Bugey et c’est sans doute pour leur faire pièce que Frédéric Barberousse, en 1175, au temps de Saint Anthelme, fait de l’évêque de Belley un prince d’Empire, jouissant des droits régaliens sur sa ville. Le diocèse de Belley reste cependant terre savoyarde, sauf pour la partie dauphinoise, et, à partir de 1601, pour le Bugey, rattaché par Henri IV à la France. C’est Henri IV qui, en 1608, nomme à Belley Mgr Camus, écrivain fécond et ami de Saint-François de Sales.

2. Le diocèse de Lyon, qui s’étendait alors sur la Dombes et la Bresse et sur une partie du Bugey jusqu’à une ligne qui incluait l’Abbaye de Nantua au Nord et celle de St-Rambert au Sud. Cette partie du diocèse de Lyon était également devenue, presque entièrement, terre savoyarde, à la suite du mariage de Sibylle de Bâgé, héritière de Bresse, avec Amédée V de Savoie en 1272.

Au XVIe siècle, pour libérer leurs terres de la juridiction Episcopale de Lyon, ville française, les ducs de Savoie avaient même obtenu du Pape Léon X l’érection d’un évêché à Bourg pour les territoires à l’Est de la Saône ; mais cet évêché n’avait pu se maintenir que quelques années (1515-1534), au temps même où Marguerite d’Autriche faisait construire l’église de Brou.

Puis, le diocèse de Lyon était devenu tout entier terre française à partir de 1601, mise à part la Dombes qui demeura, de droit, principauté indépendante jusqu’en 1762.

3. Le diocèse de Genève, qui s’étendait sur le Pays de Gex, la Michaille, le Valromey, et la plus grande partie du plateau d’Hauteville-Brénod. Cette appartenance avait valu à ces régions, en 1605, la visite de Saint François de Sales, évêque de Genève, résidant à Annecy.

4. Le diocèse de Mâcon, qui débordait sur la rive gauche de la Saône à Saint-Laurent, Vésines et Asnières.

5. Le diocèse de St-Claude, enfin, diocèse tardif, fondé seulement en 1742, qui prenait à l’ancien diocèse de Lyon 40 paroisses de l’Ain actuel, dans les cantons de Coligny, Treffort, Ceyzériat, Izernore, Nantua, Oyonnax.