Equipes du Rosaire

Rassemblement diocésain des Équipes du Rosaire – 25 mai 2019

 

Nous étions environ 80 personnes réunies pour ce rassemblement. Après l’accueil de Carine et du Père Marc nous prions l’office de tierce.

 

Nous comptons parmi les intervenants de cette journée Frère Charles Desjobert, dominicain, résidant au couvent du Saint Nom de Jésus, rue Tête d’or, à Lyon, avec vingt quatre frères dont plusieurs en formation. Frère Charles est responsable régional des Équipes du Rosaire et a été ordonné prêtre le 1er juillet 2018 à Paris. De formation architecte du patrimoine, il travaille actuellement sur le projet de réfection de Notre dame de Paris.

 

 

Écoutons l’enseignement de Frère Charles sur le thème « nous osons dire ».

 

On parle souvent de la vertu du silence. Mais comment « oser dire ? ». Parfois nous avons du mal, souvent par prudence. Il ne faut pas parler pour ne rien dire mais dire ce que l’on sait. Oser dire ce qui nous fait vivre :

  • Qu’est-ce que ma vie chrétienne m’a appris ?
  • Qu’est-ce qui s’est creusé en moi ?
  • Que dois-je dire ?

 

Distinguons trois manières d’oser dire :

  • Oser dire non
  • Oser dire oui
  • Oser dire Dieu

 

1-oser dire NON

Par exemple à la violence en famille, au harcèlement de notre société etc.…même si cela engendre des tensions.

Oser dire les drames intérieurs que l’on n’a pas pu dire…

Oser dire non au mal car la sagesse elle-même est scandalisée par le mal, et, dans un premier temps et un premier pas oser dire à Dieu. Dans notre Église peut-être, n’avons-nous pas toujours su dire non.

 

Citons quelques exemples :

  • Caïn et Abel viennent d’offrir un sacrifice. Celui d’Abel est agréé par le Seigneur et Caïn en est très irrité. Il n’a pas osé dire sa blessure et le mal s’est insinué en lui jusqu’à lui faire tuer son frère.
  • Dans le livre de Samuel, Anne est une femme qui n’a pas d’enfant et elle se sent rejetée. Elle a osé parler, d’abord par une prière intérieure puis elle s’est exprimée à haute voix. Elle a eu cet enfant tant attendu.
  • Dans le livre de Samuel encore au ch11 : David qui va avoir un enfant avec Bethsabée, l’épouse d’Ourias, plutôt que de reconnaître sa faute, se tait ; et cela va le conduire au meurtre d’Ourias.

 

Oser dire non c’est aussi faire la vérité autour de nous. Et pour cela le Seigneur nous donne la clé en Saint Matthieu 18 15-18. Les étapes dans la dénonciation du mal doivent nous demander un effort et se faire dans l’amour de la personne. Si dénoncer le mal nous procure du plaisir nous ne sommes pas dans la bonne direction.

 

2-oser dire OUI

Dire oui à Dieu est un pas important. C’est la figure de l’Annonciation : Marie dit oui mais garde les pieds sur terre : comment ?

C’est sa cousine Élisabeth qui aidera Marie à réaliser qui elle porte. Ce « oser dire » d’Élisabeth permettra à Marie de dire son Magnificat. Nous pouvons, nous aussi, aider l’autre à dire oui à Dieu ; voir Samuel qui, petit enfant, a eu besoin d’Élie pour dire oui à Dieu.

 

3-oser dire DIEU

Il faut laisser la Parole de Dieu travailler en nous pour ensuite l’annoncer, et contempler pour annoncer aux autres le fruit de notre contemplation.

Et si nous n’osons pas c’est peut-être que nous avons peur des réactions, que nous ne nous trouvons pas assez bien etc.…Mais l’enjeu n’est pas d’être parfait mais de parler en vérité. Prenons l’exemple de Marie-Madeleine à la résurrection qui ose dire au risque de se faire prendre pour une folle.

La foi s’affermit en la donnant et nous disons Dieu aussi par nos vies.

. Pour oser dire Dieu, les enjeux concrets pour nous sont les suivants : garder la Parole au centre, lire la bible, ne jamais commencer par faire la morale mais prendre soin de l’autre, être attentif et à l’écoute. Et bien-sûr proposer les Équipes du rosaire, prier le chapelet et ne jamais avoir peur de la manière dont l’Esprit Saint nous porte.

Lire la lettre de Saint Paul aux Éphésiens 4,29-32

La Parole de Dieu s’accomplit aujourd’hui.

 

 

Après la messe de 11h30 nous partageons le repas.

 

Nous reprenons en début d’après-midi par un chant de louange, le Magnificat.

 

 

Intervention de Monseigneur Roland sur le thème « oser la fraternité »

 

C’est une constatation, les gens ont besoin de fraternité.

L’Église a la mission d’être la lumière du Christ. Cette lumière, rayonnant sur nos visages, doit être mise au service du monde. Cette lumière doit dire que Dieu est Amour.

Si nous sommes créés à l’image de Dieu, Père, Fils et Esprit cela veut dire que nous aussi nous sommes créés pour le dialogue.

La charité fraternelle est le témoignage de l’amour de Dieu. Jésus nous dit « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés . » Ce « comme je vous ai aimés » est très  important. Et c’est un commandement. Pourquoi ? parce-que ce n’est pas forcément naturel ; Jésus nous commande mais en même temps nous donne les moyens de le faire en nous donnant en partage l’Esprit Saint. Et pour cela nous devons être branchés sur la source, Jésus lui-même, à qui nous sommes unis par le baptême.

Jésus nous dit encore : « aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. »

Cela veut dire que la perfection de l’amour est possible ; il faut aimer sans rien espérer en retour, aimer même si les autres nous sont hostiles.

Lorsque Jésus s’adresse à Pierre et lui demande par trois fois s’il l’aime, il emploie trois mots différents dans cet ordre :

  • Le premier pour l’amour divin qui se donne totalement,
  • Un autre pour un amour moins total,
  • Et enfin un troisième qui exprime l’affection, l’amitié.

Pierre, lui, utilise ce troisième terme, c’est pour cela que Jésus se met à son niveau. Ces trois questions correspondent aux trois reniements de Pierre. Nous savons que par la suite Pierre se laissera conduire par l’Esprit Saint et sera capable d’aimer comme le christ jusqu’à sa crucifixion.

Comment faire pour vivre la vie fraternelle ?

Tout d’abord prendre ce commandement au sérieux et accueillir les moyens que Dieu nous donne en nous rendant disponibles ; il faut persévérer dans la prière et demander l’Esprit Saint qui nous permet de vivre en toutes circonstances reliés à Dieu. Et savoir que ce qui n’est pas possible pour nous est possible pour Dieu.

Nous avons tendance à en vouloir à Dieu lorsque cela ne va pas mais cela nous coupe de Dieu et des autres. Le Christ lui-même reste relié à son Père jusqu’au bout :  « Père, entre tes mains je remets mon esprit » et reste relié avec les autres : « Père, pardonne-leur ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Nous retrouvons cette attitude dans le martyr de Saint Etienne :  « ne leur compte pas ce péché. »

La relation à Dieu nous permet de vivre dans la paix. La vie de Dieu circule en nous par la lecture des Écritures, la prière, les sacrements. Dieu est la source de notre existence, et le secret de celle-ci c’est l’amour. L’amour suscite l’amour et en vivant ainsi nous révélons aux autres leur vocation.

Pour terminer citons Saint Augustin : « la vraie mesure d’aimer c’est d’aimer sans mesure. »

 

 

 

Témoignage de sœur Myriam, dominicaine de l’Eucharistie.

 

Les dominicaines de l’Eucharistie sont au nombre de cinq dans le monde entier. Créé en 1920, cet ordre est un peu révolutionnaire car ce sont des contemplatives non cloîtrées. Leur charisme est d’apporter aux autres et d’abord à leur propre famille, de répondre à une demande et non pas de demander.

Sœur Myriam, anglaise, se rendra en Angleterre du 4 au 9 septembre prochain avec la responsable internationale, Chantale Courtin, qui fut notre responsable diocésaine, et frère Louis-Marie Arino, Aumônier international, pour fonder outre manche des Équipes du Rosaire qui n’existent pas encore. Elle se rendra dans la région de Norfolk et rencontrera à cet occasion l’évêque de Norwich.

Sœur Myriam se confie à nos prières.

 

 

 

Quelques rappels de Catherine Buraud, responsable régionale.

 

  • Nous devons maintenir un lien étroit avec les prêtres de nos paroisses.
  • La prière quotidienne est essentielle dans le mouvement.
  • Le carnet kids est très apprécié.
  • Le pèlerinage du Rosaire à Lourdes a lieu en octobre et est intégré dans le plus grand pèlerinage de l’année.
  • On ne peut redonner que ce que l’on a reçu.

 

Carine nous informe qu’il y aura quelques modifications dans les livrets mensuels et que le rassemblement régional de 2020 se fera as doude à Châteauneuf de Galaure le 12 septembre. Il n’y aura donc pas de rassemblement diocésain en 2020. Nous vous indiquerons au fur et à mesure comment nous organiser pour y aller.

Les visites de Carine et du Père Marc se poursuivent selon les disponibilités de tous

 

Le mot de la fin revient au Père Marc : « nous venons de faire l’expérience qu’il est bon de se retrouver. »

 

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