Paroisse Sanctuaire Saint-Pierre Chanel - Cuet

Saint Pierre Chanel religieux, son cheminement

Nous débutons ce mois de février par la grande fête de « La Présentation du Seigneur au Temple », la chandeleur. Ce 2 février est choisi par l’Eglise pour fêter la Vie consacrée, fêter le don des personnes qui choisissent de suivre le Christ de manière privilégiée

Pour Pierre Chanel c’est à 14 ans, le jour de sa première communion, qu’il forma le désir de cette vie consacrée. Il dira : « c’est l’année où je formai le dessein d’aller dans les missions lointaines ».

 

Il entrera au petit séminaire de Meximieux à 16 ans en 1819, chemin qui le conduira au sacerdoce. Ainsi après son séminaire le 15 juillet il sera ordonné par Mgr Devie en l’église de Brou.

Après un an comme vicaire à Ambérieu il est nommé curé de Crozet à 25 ans.

Il accomplit son ministère avec zèle, mais il a toujours le désir d’une vie religieuse tournée vers la mission.

Dans l’été 1831 Pierre fait la connaissance du père Jean-Claude COLIN et en septembre ,  suit une retraite, avec 12 autres confrères, dans la « petite société de Marie » que le père Colin commençait de constituer.

A la rentrée scolaire Pierre Chanel est nommé professeur au petit séminaire de Belley, puis directeur spirituel. Il ira avec les pères Colin et Bourdin à Rome en 1833 où ils seront reçus par le pape Grégoire XVI pour lui présenter les règles de la « société de Marie ».

vœux chez les maristes

Ce n’est que 2 ans plus tard en 1835 que Rome décidera de créer un Vicariat de l’Océanie Occidentale et de le confier à la nouvelle « société de Marie » qui fut approuvée le 11 mars 1836. « Notre petite société vient d’être approuvée », écrit avec joie le Père Chanel à une correspondante. Et à cette occasion, il renouvelle sa demande de partir en mission : « j’ai manifesté mes vieux désirs ! ».

Pierre Chanel devient  «  père mariste ». Le 15 octobre 1836 il se joint à  8 autres confrères missionnaires,  pour consacrer leur mission à ND de Fourvières. Ce n’est que le 24 décembre qu’il partira du Havre pour sa mission. : « Il nous tarde de monter à bord du navire qui doit nous transporter en Polynésie. Il est impossible que, dans une si longue traversée, nous ne courrions pas de très grands dangers. Je ne m’en effraie pas le moins du monde ; j’ai déjà fait à Dieu le sacrifice de ma vie. »

Nous connaissons bien tout son ministère dans l’île de Futuna où il se fit reconnaître comme « l’homme au bon cœur ». Il se confiait comme « mariste » à la Vierge Marie. Dès qu’une difficulté se présentait, sa première pensée est pour Elle : « Laissons faire, la Sainte Vierge saura bien arranger toute chose. »

Jusqu’au dernier moment il resta fidèle au don de sa vie : « Servir le Christ » et ses derniers mots le 28 avril 1841 : « Malié fuaï », « Tout est bien » résument bien toute sa vie donnée comme religieux missionnaire.

Nous rendons grâce à Dieu pour son témoignage et redisons à tous les prêtres, religieux, religieuses que nous connaissons notre MERCI pour leur vie donnée au Seigneur.