A la suite des grands témoins

Saint Alexandre – Évêque d’Alexandrie (✝ 326)

Après avoir vainement essayé de ramener à la foi orthodoxe, Arius, l’un de ses prêtres, il convoqua un concile pour condamner l’hérésie naissante. Secondé par l’un de ses diacres qui deviendra saint Athanase, il fait triompher la vérité lors du concile de Nicée en 325.

Il était plein de miséricorde pour recevoir les « lapsi » ceux qui étaient tombés devant les tortures, avaient quitté l’Église et voulaient y revenir une fois la paix revenue. Il refusa les intégrismes soutenus par l’évêque
Mélèce de Lycopolis, connut les débuts de l’hérésie arienne où le même évêque soutenait Arius. Saint Alexandre rencontra ainsi bien des difficultés tant devint grande l’extension de l’hérésie, grâce aux chansons populaires qui la traduisaient. Il put voir le concile oecuménique de Nicée et eut la joie d’être soutenu par
saint Athanase.

Commémoraison de saint Alexandre, évêque d’Alexandrie, glorieux vieillard enflammé de zèle pour la foi. Devenu évêque de cette ville après saint Pierre, il chassa de la communion de l’Église Arius, son prêtre perverti par l’impiété hérétique, réfuté par la vérité divine, et que, plus tard, il condamna avec les trois cent dix-huit Pères du Concile de Nicée. Quelques mois après le Concile, en 326, il s’en alla vers le Seigneur.
Martyrologe romain

 

Pape François @Pontifex_fr
Seigneur, tu connais la résistance que nous avons à mettre dans notre coeur les douleurs des autres. Ouvre nos coeurs et façonne-les à ton image.

 

Mettons-nous à la suite des grands témoins qui nourrissent notre vie chrétienne par leur exemple et leurs enseignements. Pendant plusieurs semaines, nous allons suivre le père Marie-Joseph Lagrange, né à Bourg-en-Bresse fondateur de l’école Biblique de Jérusalem.

A la fin du XIXème siècle, une crise grave secouait l’Église. L’avancée des sciences humaines, en différents domaines, interdisait de lire la Bible d’une manière trop naïve. Il fallait harmoniser les exigences de la science et celles de la foi. Un dominicain voua sa vie à l’interprétation de la Bible dans l’Église, le Père Marie-Joseph Lagrange, qui sut joindre aux rigueurs du labeur scientifique une profonde expérience spirituelle.

Nous le croyons, Dieu s’est révélé aux hommes et Il leur a parlé. Pour les disciples du Christ, cette parole de Dieu se découvre dans la Bible, un livre, ou plutôt un ensemble de livres en trois langues, hébreu, araméen et grec, dont la composition s’étale sur des siècles, les plus récents datant de la fin du Ier siècle de notre ère. Près de deux millénaires nous séparent de la littérature biblique que l’Église a pour mission d’interpréter, d’actualiser, et de rendre vivante et compréhensible pour l’homme d’aujourd’hui. Elle est assistée dans cette tâche par des savants qui, à la lumière de la foi, et sous son autorité, passent leur vie à scruter les saintes Écritures afin d’y découvrir le visage de Dieu et ce qu’il veut nous dire. On appelle ces chercheurs « exégètes », nom dérivé d’un mot grec qui signifie « explication ». Il y en a toujours eu dans l’Église. Dès les premiers siècles de notre ère, des chrétiens ont entrepris d’établir un texte sûr à la lumière des meilleurs manuscrits, de le traduire dans les diverses langues modernes et de le commenter pour nourrir
la foi des fidèles.

Dès la semaine prochaine, nous lirons la vie du père Lagrange !