Paroisse Pont-de-Veyle

24 jours pour retrouver la joie !

 

Savez-vous à quoi nous reconnaissons un Français ? A son caractère bougon et râleur ! Un ami Français qui vit à l’étranger me disait dernièrement : « Je n’ai pas besoin d’ouvrir les yeux ! Quand j’entends des ‘ola la’ dans l’avion, c’est que nous sommes arrivés à Paris ! ». Certes, me dira-t-on immédiatement, il y a des occasions où nous avons raison de rouspéter ! Les gilets jaunes ont-ils raison de manifester leur mécontentement ? Telle n’est pas ni le lieu pour répondre ni le moment ! Il y a, certes, de saines – ou de saintes – colères. Sans doute ! Mais quand même, avouons-le, nous en passons du temps à nous plaindre !

 

Et bien voilà un temps favorable pour retrouver la joie et arrêter de récriminer ! C’est le temps de l’Avent ! Un temps de préparation à la Solennité de la Nativité du Seigneur, un temps de joyeuse pénitence (la couleur violette et l’absence du Gloria nous rappelle dans la liturgie le caractère pénitentiel de ce temps spécifique de l’Avent), un temps où nous creusons en nous le joyeux désir du retour de Jésus en gloire à la fin des temps « Maranatha ! Viens Seigneur Jésus ! Ne tarde plus ! ». Le temps de l’Avent voit nos rues s’illuminer de mille feux, les marchés de Noël aux senteurs du vin chaud à la cannelle, les couronnes de l’Avent qui s’éclairent peu à peu dans nos églises et nos maisons, nos crèches dont le montage évolue au fur et à mesure qu’approche la fête de Noël. Bref, le temps de l’Avent, qu’il soit vécu en Chrétien ou non, est un temps de joie.

 

Normalement constitué de 4 semaines, cette année, il n’en comporte que 3… la veillée de Noël étant célébrée le lendemain du 4ème dimanche de l’Avent. Donc, nous disposons de 24 jours. Mettons-les à profit ! Voilà ce que je vous propose :

 

La Vierge Marie est la figure de ce temps de préparation à Noël. Que fait Marie après l’annonce de l’Ange ? Elle se rendit rapidement dans un village de la région de Judée pour aller visiter sa cousine Elisabeth. Lorsque les 2 femmes s’aperçoivent, les 2 enfants (Jean-Baptiste pour Elisabeth et Jésus pour Marie) tressaillent de joie dans le ventre de leurs mères. Elisabeth s’écrie : « Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? ». Quant à Marie, émerveillée de voir que tout ce que l’Ange Gabriel lui a annoncé se réalise, entonne le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur… le Puissant fit pour moi des merveilles… ».

 

C’est donc la Vierge Marie que je vous invite à contempler. D’une part, en lui confiant dès le début de l’Avent le noeud de la tristesse et celui de la proportion à râler facilement. Je vous invite à déposer matériellement ces noeuds dans la corbeille au pied du tableau de Notre Dame qui défait les noeuds dans l’église de Pont de Veyle. Je vous invite à faire une Neuvaine pour que notre Maman du Ciel enlève ces noeuds de nos vies. La tristesse et la « rouspétance facile » nous rende agressif et peu aimable. Nous manquons à la charité. Donnons ces noeuds dès le début de notre marche vers Noël. Et confessons-nous rapidement de ces péchés. Une bonne confession dès le début de l’Avent (une autre viendra avant Noël) ne peut pas nous faire du mal… bien au contraire !

 

D’autre part, pouvons-nous lancer un défi pour notre paroisse ? Le défi est celui d’apprendre cette belle prière du Magnificat par coeur avant Noël ! Le Magnificat est Parole de Dieu. La Sainte Vierge empreinte le Cantique d’Anne (1er livre de Samuel). Ce chant d’action de grâce nourrit notre Foi et nous offre l’occasion de nous réjouir en Marie et de faire monter notre louange à Dieu. Ainsi, comme cela est proposé à tous les enfants du Catéchisme de notre groupement paroissial ainsi qu’à ceux de l’école Sainte Thérèse, je vous invite à apprendre chaque semaine 2 versets du Magnificat. Ils seront écrits sur ce bulletin paroissial avec l’intitulé : « Effort pour la 1ère, 2ème ou 3ème semaine de l’Avent ». A cet exercice de mémoire sera lié un acte concret à poser chaque jour… acte de charité, une prière, une démarche…

 

Enfin, nous allons nous porter les uns et les autres dans la prière au cours de ce temps de l’Avent. Afin que DIEU répande sur nos paroisses et dans nos coeurs le don de la Joie. Un chrétien joyeux, une communauté paroissiale joyeuse évangélise plus que de nombreux discours ! Louer et mettre un terme à notre esprit râleur : voilà le fil conducteur de ce temps de grâce de préparation à Noël ! Nous allons nous aider mutuellement à ne pas râler et à louer ! Bel Avent à tous !

 

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +