Paroisse Pont-de-Vaux

« LE DON QUI PLAIT A DIEU »

 

Avec Jésus revivons la scène décrite par Marc : des riches déposent des sommes importantes tandis qu’une pauvre veuve avance désespérément et dépose à peine deux piécettes dans le tronc. Pourtant Jésus ne tarit pas d’éloges au sujet de cette dernière : « elle a donné plus que tout le monde », déclare-t-il, au grand étonnement de la foule. L’admiration de Jésus pour cette pauvre femme, privée de toute sécurité sociale à cause de son statut précaire, révèle l’amour préférentiel de Dieu pour les relégués à l’arrière-plan.

 

Décidément, le jugement de Jésus ne repose pas sur des critères humains qui donneraient la première place aux riches gens. Ce qui compte aux yeux de Dieu ce n’est pas tant le montant qu’il faut donner (plus ou moins), mais la manière dont il faut donner. On peut ainsi relever, au sujet des veuves de la première lecture et de l’évangile, trois attitudes fondamentales qui attirent le regard de Dieu à savoir : la discrétion, le don total de soi-même et la confiance en Dieu. En effet, ces pauvres femmes n’avaient aucun motif d’orgueil pour se prévaloir de leurs biens. Elles ont fait leurs dons dans la discrétion totale. Aussi, ont-elles donné tout ce qu’elles avaient pour vivre, oubliant leur propre misère. Enfin, par le don de leurs maigres fortunes, elles ont témoigné d’une grande confiance en la Providence Divine qui comble l’homme bien au-delà de ce qu’il peut espérer.

 

Veillons donc frères et sœurs à la manière dont nous faisons nos dons à l’Eglise et aux autres. Dieu ne se laisse guère impressionner par nos biens aussi prestigieux soient-ils. Il  attend de nous des dispositions intérieures humbles et saintes plus que le spectacle ridicule. Soyons des imitateurs de Jésus, Grand Prêtre non pas en vertu des critères humains mais en considération du Don de lui-même pour le salut du monde. Si les pauvres veuves ont donné ce qu’elles avaient pour vivre, Jésus lui a donné sa propre vie pour nous faire vivre. Aussi nous invite-il à nous donner nous-mêmes bien plus que ce que nous possédons.

 

En cette célébration du centenaire de l’armistice, puissions-nous œuvrer pour la paix véritable non par des paroles creuses et des gestes superflus mais par des actes concrets et un engagement fructueux. Bonne fête à tous !

 

Père Davy +