Paroisse Pont-de-Veyle

La grâce du Concile Vatican II

 

« Aimer l’homme non pas comme un simple moyen, mais comme un premier terme dans la montée vers le terme suprême et transcendant, vers le principe et la cause de tout amour. Et alors, le Concile tout entier se résume finalement dans cette conclusion religieuse : il n’est pas autre chose qu’un appel amical et pressant qui convie l’humanité à retrouver, par la voie de l’amour fraternel, ce Dieu dont on a pu dire : S’éloigner de Lui, c’est périr ; se tourner vers Lui, c’est ressusciter ; demeurer en Lui, c’est être inébranlable ; retourner à Lui, c’est renaître ; habiter en Lui, c’est vivre ». Ainsi s’exprimait le Bienheureux (et à partir du 14 octobre, le Saint) Pape Paul VI dans son discours de clôture du Concile Vatican II.

 

Dieu, ne faisant rien au hasard,  a voulu que le Pape Paul VI soit canonisé, d’une part, le dimanche où, dans l’Evangile, nous entendons Jésus inviter le jeune homme riche à tout quitter pour le suivre. D’autre part, cette canonisation (avec celle de Mgr Oscar Romero) coïncide avec le début de la semaine missionnaire mondiale. Enfin, nous sommes au cœur du Synode des jeunes commencé à Rome il y a quelques jours. Sans parler, bien évidemment, du mois du Rosaire qui nous met dans le cœur de la Vierge Marie. Tous ces événements concomitants nous font, finalement, percevoir l’œuvre immense du Concile Vatican II ouvert par St Jean XXIII en 1962 et conclut par St Paul VI en 1965, le 7 décembre. « Appel amical et pressant qui convie l’humanité à retrouver… ce Dieu.. » écrivait le nouveau Saint Pape.

 

 

Le Concile Vatican II est un trésor d’enseignements que nous n’aurons jamais fini d’explorer. Je vous invite à le lire, à le méditer et à en découvrir tous les nombreux textes. D’aucun lui ont fait dire beaucoup de choses ! Certains ont tiré des conclusions bien hâtives et ont cru bon mettre en place des normes qui sont loin de l’esprit du Concile. Ouvrons ce document ! Regardons au moins les titres avant d’aller voir avec attention le contenu de chaque texte.

 

Faire rencontrer le Christ à tout homme est le premier objectif des déclarations des Pères. La première Constitution dogmatique s’intitule « Lumen gentium ». Un texte magnifique sur l’Eglise de Jésus-Christ. « Le Christ est la lumière des peuples »… voilà les premiers mots des Pères du Concile. Puis, vient la Constitution sur la Révélation Divine « Dei Verbum » qui nous redit la place essentielle de la Parole de Dieu dans la vie du Chrétien. Nourris des Saintes Ecritures, nous pouvons alors comprendre le texte sur la Sainte Liturgie « Sacrosanctum concilium » où les Pères nous enseignent que la Liturgie se reçoit de Dieu, elle est une œuvre de Dieu pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Comme une cascade, les textes se poursuivent du Cœur du Christ qui bat dans l’Eglise, abreuvés de la Parole de Dieu, sanctifiés dans la Liturgie, c’est alors que nous pouvons entrer dans une dynamique missionnaire. La Constitution dogmatique « Gaudium et Spes » nous donne les clefs de l’évangélisation dans le monde de notre temps. S’ensuit enfin une série de Décrets de nos Pères conciliaires sur la charge des Evêques, sur la vie des Prêtres et leur formation, sur la vie religieuse, sur l’apostolat des laïcs, sur l’activité missionnaire de l’Eglise, sur l’œcuménisme, sur les Eglises orientales Catholiques, sur les moyens de communication sociale, la liberté religieuse, l’éducation chrétienne, les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes. Enfin, les Pères du Concile adressent une série de messages : aux gouvernants, aux hommes de la pensée et de la science, aux artistes, aux femmes, aux travailleurs, aux pauvres, aux malades, aux jeunes. Nous noterons aussi, la magnifique partie sur la « Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, dans le mystère du Christ et de l’Eglise ».

 

Jamais nous ne rendrons suffisamment grâce pour l’Eglise ! La joie d’être disciple de Jésus ! Le bonheur d’être Catholique comme le disait notre Pape émérite Benoît XVI au terme des JMJ de Madrid : « Soyez fiers d’être Catholiques ! ». Merci au Souverain Pontife de nous donner aujourd’hui la joie d’accueillir 2 nouveaux Saints dans les personnes de Paul VI et de Mgr Oscar Romero ! L’Eglise est belle, bien vivante ! Elle peut être traversée, comme en ce moment, par de terribles tempêtes mais « les ténèbres ne l’emporteront jamais sur la Lumière » (St Jean-Paul II). Par la prière du Chapelet quotidiendemandée par le Pape François en ce mois d’octobredemandons à Marie d’aimer l’Eglise et de la faire aimer. Aux commentaires et articles destructeurs, préférons aller à la source et méditer les grands textes qui font l’Eglise de Jésus-Christ.

 

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +

 

 

« N’oublions pas que nous sommes une Eglise en pèlerinage sujette à l’incompréhension, à la persécution mais certes une Eglise qui chemine en toute sérénité car elle porte la force de l’Amour ».
(Mgr Oscar Romero – le 14 mars 1977).