Paroisse Pont-d'Ain

Mot du curé

Comme dimanche dernier, la fête du Sacrement du Corps et du Sang du Christ n’est pas une fête de dévotion. C’est la confession de notre foi vivante. Nous célébrons aujourd’hui le grand mystère de notre vie chrétienne. «  L’Eucharistie fait l’Eglise, l’Eglise fait l’Eucharistie. »

L’Evangile de saint Marc nous met dans le contexte de la nuit pascale. Il nous donne la vie, comme le Père nous donne la vie qu’il a offerte pour nous et qui est désormais victorieuse de la mort. Le Christ donne l’ordre de célébrer ce mémorial jusqu’au jour du Royaume de Dieu, cette victoire n’est pas celle que d’un jour. De même que le Christ ressuscité est présent, bien que nos yeux ne voient que du pain, de même toute l’Eglise est concernée par l’eucharistie. Ceux qui participent à l’eucharistie, unis au Christ, représenté par le prêtre, offrent à Dieu l’acte sauveur par excellence, la croix et la Résurrection. Ils s’y associent eux-mêmes, ils s’y associent la multitude pour laquelle le sang de Alliance a été versé.

C’est ainsi que, depuis le soir du Jeudi-Saint et depuis le Calvaire, chaque célébration eucharistique est significative et signifiante de la présence permanente, réelle et agissante du Christ mort et ressuscité. C’est l’Esprit qui, dans l’eucharistie, fait que le Christ soit réellement présent et donné dans le pain et le vin, en accomplissant les paroles de l’institution. Nous sommes, évidemment , devant un mystère. Déjà saint Thomas d’Aquin, le grand théologien de l’eucharistie du moyen âge, écrivait que cette « présence réelle » ne signifiait pas une localisation qui limiterait le Christ au pain et au vin, ou qui provoquerait un changement physico-chimique de ces choses : toutes les apparences restent. Saint Paul n’avait-il pas dit le premier qu’il faut la foi pour discerner le corps et le sang du Seigneur ? Oui, Seigneur, nous aussi, nous croyons que Tu es réellement présent dans le pain et le vin consacrés par le prêtre. Dieu n’a pas besoin de notre foi pour exister, mais nous avons besoin de la foi pour reconnaître sa présence dans le pain et le vin, comme les deux disciples d’Emmaüs.

«  Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta Passion ; donne-nous de vénérer d’un si grand amour le mystère de ton corps et de ton sang que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption. » Fais que nous possédions, Seigneur Jésus, la jouissance éternelle de ta divinité, car nous en avons dès ici-bas l’avant-goût, puisque nous recevons ton corps et ton sang.

Père Aimé Fulbert OWAH, Curé

Feuille Paroissiale

PtdAin FP 3 Juin 2018 (double « clic » gauche pour ouvrir le fichier)