Paroisse Pont-d'Ain

Mot du curé

« Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit. »

Dans le texte d’aujourd’hui, l’expression « porter du fruit » est répétée six fois en quelques lignes. Ce sont les fruits et non les belles paroles qui nous identifient en tant que disciples du Christ : « ce ne sont pas ceux et celles qui disent Seigneur, Seigneur qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux et celles qui font la volonté de mon Père » (Matthieu 7,21).  L’Abbé Pierre disait : « Lorsque nous arriverons à la fin de notre vie, on ne nous demandera pas si nous avons été croyants, mais si nous avons été crédibles, si nous avons vécu nos engagements chrétiens de façon cohérente. » Et saint Jean de la croix de dire : « Au soir de notre vie nous serons jugés par l’amour, la charité ».

Notre foi peut se développer si elle est vivante, si elle joue un rôle actif dans notre vie de tous les jours, si elle porte du fruit. C’est pourquoi nous venons rencontrer le Seigneur chaque dimanche afin d’écouter sa parole et reprendre les forces pour la semaine qui commence. Porter du fruit ne veut pas dire faire des choses extraordinaires, ça veut dire bien faire les choses ordinaires. Rattachés au Christ comme les sarments à la vigne, éclairés par l’Esprit Saint, nous pouvons alors donner du fruit en abondance. Les fruits de l’Esprit, nous dit Saint Paul sont : «  l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la douceur, la fidélité, la tendresse, la capacité de contrôler nos colères… » Porter du fruit, c’est donner un coup de main au voisin malade ou handicapé, visiter ceux et celles qui sont dans la solitude, venir en aide à ceux et celles qui souffrent, accompagner les familles en deuil, savoir écouter et encourager, savoir apprécier ce qui est bien autour de nous, pardonner à ceux et celle qui nous  ont offensés, faire un peu de bénévolat, participer à la vie de la paroisse, partager avec ceux et celles qui sont dans le besoin.

L’évangile d’aujourd’hui nous rappelle qu’il faut entretenir une relation régulière avec le Christ, afin que notre foi et notre engagement ne s’éteignent pas, comme la flamme d’une lampe qui manque d’huile. Grâce à la sève vivifiante de la vigne, les œuvres de bonté peuvent se produire et se multiplier. «  Dieu très bon, reste auprès de ton peuple, car sans toi notre vie tombe en ruine ; fais passer à une vie nouvelle ceux que tu as initiés aux sacrements de ton Royaume. » (Prière après la communion, 5ème dimanche de Pâques).

Père Aimé Fulbert OWAH, Curé

Feuille Paroissiale

 PtdAin FP 29 Avr 2018 (double « clic » gauche pour ouvrir le fichier)