Sœur Emmanuelle

Madeleine Cinquin est née en 1908. Diplômée en sciences philosophiques et religieuses, elle prononce à 22 ans ses vœux de religieuse dans la Congrégation Notre Dame de Sion, où elle choisit de prendre le nom d’Emmanuelle.

 

Pendant 40 ans, elle enseigne les lettres dans les pays méditerranéens : Turquie, Tunisie puis Egypte. A l’âge de 62 ans, choquée par les conditions de vie des chiffonniers du Caire, Sœur Emmanuelle décide de s’installer parmi eux. Commence un combat de tous les jours, pendant une vingtaine d’années pour faire sortir de la misère cette communauté méprisée par tous. Elle crée pour eux le Centre Salam (dispensaire, ateliers professionnels, club social, maternité…) en 1977, puis d’autres institutions – écoles, dispensaires – dans des bidonvilles égyptiens.

 

En 1993, Sœur Emmanuelle rentre en France à la demande de ses supérieures, où elle continue à appeler à la solidarité. Elle meurt en 2008.

 

 

Proche des hommes et proche de Dieu

 

La relation à Dieu s’inscrit dans la durée. Sœur Emmanuelle a 63 ans, l’âge de la retraite. Malgré son âge, la fatigue, la maladie, tout ce qui aurait pu handicaper sa mission, elle reste à l’écoute des hommes et de Dieu ; et elle part pour partager la vie des plus pauvres. A travers son témoignage, nous découvrons ce que signifie « être proche ». Être proche, c’est d’abord l’expérience du « vivre avec », avec tout ce que cela suppose d’écoute, de disponibilité et de patience. Nouer une relation demande du temps. Sœur Emmanuelle vit au quotidien sa relation avec Dieu à travers ses rencontres et sa vie de prière. L’amitié avec Dieu fait poser des gestes fraternels.

 

Nous pouvons prendre à notre compte l’expression de sœur Emmanuelle, « Yalla ! En avant ! », qui traduit notre état d’esprit et notre volonté : s’acharner, afin de faire sortir le positif présent dans chaque être humain.

 

Damienne Van Beek