Paroisse Montrevel-en-Bresse

La divine Miséricorde ?

Jésus Lui-même

C’est le le 22 février 1931, à Plock, en Pologne, que le Christ Miséricordieux se manifeste pour la première fois à Soeur Faustine, dans sa cellule. « Le soir, écrit la religieuse dans son Journal, me trouvant dans ma cellule, je vis Jésus-Christ, vêtu d’une robe blanche. Il levait la main pour bénir et l’autre main reposait sur son coeur. De son vêtement, légèrement entrouvert sur la poitrine, s’échappaient deux grands rayons lumineux : un blanc et l’autre rouge. (…) Alors Jésus me dit : « Peins un tableau, représente-moi tel que tu Me vois, avec au-dessous l’inscription : Jésus, j’ai confiance en Vous ! ». »

 

Tableau d’Eugenio Kazimirowski

 

Le premier tableau de la divine Miséricorde a été peint à Vilnius (Lituanie), en 1934, par Eugenio Kazimirowski, suivant les directives de Soeur Faustine. Mais le plus célèbre dans le monde entier est le tableau de Lagiewniki, à Cracovie, peint par Adolf Hyla. La signification de cette oeuvre est étroitement liée à la liturgie du dimanche après Pâques, au cours de laquelle l’Église lit l’Évangile de Jean décrivant l’apparition de Jésus ressuscité au Cénacle et l’institution du sacrement de la Réconciliation (Jn 20, 19-29). L’image représente donc le Sauveur ressuscité portant sur ses épaules la paix avec la rémission des péchés au prix de sa Passion et de sa mort sur la Croix. Les deux rayons du tableau signifient le sang et l’eau qui jaillirent du Coeur de Jésus ouvert par la lance, et les cicatrices des blessures de la crucifixion rappellent les événements du Vendredi Saint.

 

 

Tableau d’Adolf Hyla

 

La fête de la Miséricorde est célébrée le premier dimanche après Pâques ou le deuxième dimanche de Pâques, appelé actuellement Dimanche de la Divine Miséricorde.

 

Cette fête a été instituée en 1985, tout d’abord pour l’Archidiocèse de Cracovie par son pasteur, Mgr le Cardinal Franciszek Macharski, puis célébrée dans quelques autres diocèses de Pologne. Dix ans plus tard, en 1995, le Saint Père Jean Paul II l’a étendue sur tous les diocèses de Pologne, à la demande expresse de l’Episcopat de Pologne. Le 30 avril 2000, le deuxième dimanche de Pâques et le jour de la canonisation de sainte Faustine à Rome, le Souverain Pontife Jean Paul II l’a instituée pour l’Eglise universelle.

 

Qui est l’auteur de cette fête ?

 

– Le Seigneur Jésus ! Il dit à Soeur Faustine : Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde (P. J. 299). Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces (P. J. 699). Jésus parlait de cette fête à Soeur Faustine dans plusieurs révélations. Il en a indiqué la date dans le calendrier liturgique de l’Eglise ; Il en a expliqué la motivation et le rôle à remplir ; Il a instruit l’Eglise sur la façon de la préparer et célébrer, et surtout Il a donné de grandes promesses dont la plus insolite est celle « d’une totale rémission de ses fautes et de leurs châtiments » à « qui s’approchera, ce jour-là de la Source de Vie » (cf. P. J. 300). Il faut donc recevoir pendant la fête de la Divine Miséricorde la sainte Communion après une bonne confession, c’est-à-dire sans avoir d’attache au moindre péché, et en toute confiance en la Miséricorde Divine et la miséricorde envers autrui. Jésus dit : toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition (cf. P. J. 699). La grâce de la fête – explique l’abbé prof. Ignace Różycki – dépasse la grâce de l’indulgence plénière. Citons ses paroles : La grâce de l’indulgence plénière consiste en la rémission des seuls châtiments temporaires dûs pour avoir commis des péchés, mais elle ne remet jamais les fautes elles-mêmes. La grâce absolument extraordinaire (de cette fête) dépasse aussi toutes les grâces des 6 saints sacrements (sept, hormis le baptême), parce que la rémission de toutes les fautes et peines est uniquement la grâce sacramentelle du saint baptême. Or, le Christ a promis ici la rémission des fautes et peines en fonction de la sainte Communion reçue le jour de la fête de la Miséricorde, c’est-à-dire qu’il Il l’a élevée au rang d’un « second baptême. » Comment se préparer à la fête de la Divine Miséricorde ? – Par une neuvaine qui consiste à réciter le Chapelet à la Miséricorde Divine pendant 9 jours consécutifs, à partir du Vendredi Saint. Jésus insista : Dis, ma fille, que la fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier (P. J. 1517).