Paroisse Pont-de-Veyle

Je te montrerai le chemin du Ciel !                 

 

Le 13 Février 1818, l’Abbé Jean-Marie Vianney arrive à Ars. Perdu dans le brouillard glacial, il rencontre le jeune berger, Antoine Givre et lui demande son chemin. Le Curé d’Ars répondra alors au jeune  homme : « Tu m’as montré le chemin d’Ars, et bien, moi, je te montrerai le chemin du Ciel ! ». Le Saint Curé d’Ars mourra le 4 Août 1859 et Antoine le 9 Août de la même année.

 

« Montrer le chemin du Ciel » fût le fil conducteur de tout le ministère du Saint Curé d’Ars. A peine arrivé dans ce petit village, il commence par reconstruire son église qui avait été laissé à l’abandon. Il passe des heures devant le Tabernacle implorant le Seigneur jour et nuit : « Mon Dieu, convertissez ma paroisse ! Je suis prêt à souffrir tout ce que vous voulez, mais convertissez ma paroisse ! ». Il achète les plus beaux ornements, les plus beaux vases sacrés car « jamais le Sanctuaire du village ne sera aussi beau qu’il doit l’être, rien n’est trop beau pour Dieu ! ». Saint Jean-Marie Vianney dépense toute son énergie pour que la Messe Dominicale soit premier dans la vie de ses fidèles : « Venez à la Communion, venez à Jésus, venez vivre de Lui afin de vivre pour Lui ! Ne dîtes pas que vous n’en êtes pas dignes, vous n’en êtes pas dignes, mais vous en avez besoin ! ».Il se prépare de longues minutes en silence avant de célébrer la Messe et il invite ses fidèles à faire de même ne serait-ce qu’un quart d’heure.

 

Il fustige tous ceux qui travaillent le dimanche au point que cela commence à se savoir dans les alentours, les ouvriers réclament que ce jour-là soit un jour de repos comme à Ars. Il fait fermer définitivement les 3 cabarets présents dans le village ! En lieu et place, il organise des Processions qui se terminent par une fête dans le parc du château des Garets.

 

« Montrer le chemin du Ciel » sera sa devise alors qu’il consacre ses heures du jour et de la nuit à donner le Pardon de Dieu dans le Sacrement de la Réconciliation : « La miséricorde de Dieu, c’est comme un torrent débordé qui emporte tout sur son passage ! Nos fautes sont des grains de sable devant la grande montagne des miséricordes du Bon Dieu ! ». Habilement, il place les confessionnaux à un endroit particulier selon la catégorie des pénitents. Par exemple, les grands pécheurs entrent par une petite porte dérobée à droite de l’entrée principale de l’église (aujourd’hui elle fait office de porte sainte lors des années jubilaires). Un confessionnal pour les pèlerins, un autre pour ses paroissiens, un autre pour les Prêtres (lui, derrière le Maître-Autel puisque les Prêtres sont habitués à traverser l’église !) etc… Le Saint Curé montrera le chemin du Ciel en prenant un grand soin de la Liturgie : Il n’hésitera pas à élargir la porte de l’église pour laisser passer le dais confectionné pour les processions du Très Saint Sacrement. Les Saints Mystères sont célébrés lentement, le moment de l’élévation de la Sainte Hostie offre aux fidèles une longue Adoration. Il montrera le chemin du Ciel par ses homélies, ses catéchèses « O homme, tu connais peu ton bonheur ! Ce Dieu se donne à toi ! Il ne fait qu’un avec toi ! ». Par la fondation de l’école de la Providence, il manifestera la charité du Christ auprès des petites filles orphelines. Que dire aussi de son amour inconditionnel pour la Vierge Marie ? « C’est ma plus vieille affection, je l’ai aimé avant de la connaître ! Marie est la portière du Ciel ! ». Bref, en un mot, le Saint Curé d’Ars visait le Ciel, il le désirait pour lui et pour tous ses fidèles.

 

Qu’en est-il pour nous ? Le Carême que nous vivons nous invite à laisser Dieu « faire en nous toutes choses nouvelles ». Désirons-nous être des Saints ? « Là où les Saints passent, Dieu passe avec eux ! » disait-il. Au milieu de notre marche vers Pâques nous devons nous interroger, en présence de la relique du cœur de Saint Jean-Marie Vianney que nous accueillons : Quels sont mes vaisseaux pour aller au Ciel ? Quelles sont mes priorités qui ordonnent mon agir, mes pensées, mes paroles ? Arrivés à mi-chemin du Carême, faisons le point à l’ombre du Saint Curé d’Ars sur notre progression vers Dieu.

 

Bonne montée vers Pâques à tous !          

 

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +