Paroisse Pont-d'Ain

Mot du Curé

Jésus, tout au long de sa vie, a combattu les mots dont souffre l’homme. Ils s’appellent ignorance, fièvres, esprits mauvais. L’annonce du salut s’accompagne non par des faits magiques ou étonnants, mais par des signes que le Règne de Dieu est proche de ceux qui l’entendent ou le rencontrent. Dieu, par le Christ Jésus, est victorieux de tout ce qui fait mal à l’homme.

Jésus a consacré une part de son temps aux malades et à ceux que tourmentaient des esprits mauvais. On les lui apportait en grand nombre, et il les guérissait tous indistinctement. Dieu, en effet, ne supporte pas de voir souffrir ses créatures. C’est là, sans aucun doute la seule réponse sûre à l’angoissante question de la souffrance humaine, celle des innocents et des justes principalement, que pose le livre de Job,  sans parvenir à le résoudre. L’Evangile non plus n’apporte pas des réponses péremptoires. Il dit que Jésus a guéri beaucoup de malades, et surtout qu’en prenant sur lui toutes les souffrances du monde, il les a rachetées.   La première lecture de ce dimanche tirée du livre de Job, nous envahit par son pessimisme : « La nuit n’en finit pas. » Ce passage est trop bref pour exprimer le cheminement spirituel de ce pauvre homme Job, car ce livre n’est pas un livre de désespérance. Les interrogations de Job nous conduisent à des conclusions sur lesquelles rebondira le Nouveau Testament. Il y a la responsabilité des hommes, il y a la responsabilité de Dieu. En dépit de cette situation de détresse, Job maintient la fidélité et la confiance à un Dieu dont les desseins et les actes qui les traduisent, le dépassent. Dans cette nuit où se trouvent souvent les hommes, le Christ, lumière, vient apporter sa clarté décisive et faire naître une espérance nouvelle et véritable.

« Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille ; et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde nous sous ta constante protection ». Cette oraison du début de la messe est à elle seule toute une théologie : Amour inlassable alors que nous nous lassons si souvent. Unique espoir, alors que nous sommes tentés de le chercher ailleurs.

Père Aimé Fulbert OWAH, Curé

Feuille Paroissiale

PtdAin FP 04 Fevr 2018 (double « clic » gauche pour ouvrir le fichier)