Paroisse Pont-de-Veyle

Blancheur éclatante !

 

« Voici que je fais toutes choses nouvelles ! » (Ap 21, 5) : tel est le thème de ce Carême 2018 pour notre groupement paroissial et tel peut-être le titre aussi que nous pourrions donner à l’Evangile de la Transfiguration qui est proposé à notre méditation ce 2ème dimanche de Carême.

Comme un bon pédagogue, Jésus emmène ses Apôtres sur le Mont Thabor. Auparavant, Il les avait tous réunis pour les prévenir : « Voici que nous montons à Jérusalem où le Fils de l’homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour qu’ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et le troisième jour, il ressuscitera ». A cette annonce, St Pierre avait réagi violemment : « Seigneur, cela ne t’arrivera jamais ! » ; ce qui lui valut une réponse tout aussi claire « Passe derrière moi, Satan, tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes ».

 

Jésus connait parfaitement la nature et  le cœur de ses Apôtres et donc aussi le nôtre ! Il sait que la souffrance nous fait peur. Cette souffrance, Lui-même, l’a affronté et a combattu contre elle. Souvenons-nous la prière du Seigneur au jardin des Oliviers dans la nuit du Jeudi Saint : « Seigneur, si cette coupe peut passer loin de moi… pourtant, que ta volonté soit faite ».

Mais c’est précisément pour permettre aux Apôtres d’affronter les heures pénibles et douloureuses de la Passion qu’Il leur montre ce vers quoi ils s’acheminent. La Croix douloureuse éclatera en croix glorieuse. La mort n’aura pas le dernier mot. La vie est plus forte que la mort. La victoire est assurée. Le chemin du Carême que nous parcourons est un chemin de vie. L’objectif est la Solennité de Pâques, le matin de la Résurrection. Ces 40 jours sont indispensables pour nous permettre de reprendre vie.  Mais nous savons, grâce à Jésus, que nous ne pouvons pas faire l’économie de la Croix. Voilà pourquoi il est indispensable aussi d’entrer pleinement dans l’esprit du Carême. Non que les chrétiens soient atteints de masochisme ! Non, nous ne recherchons pas la croix pour la croix ! Non, les chrétiens n’aiment pas la souffrance et ne veulent pas se faire souffrir ! Seulement, l’expérience du Christ nous enseigne que « il ne peut y avoir de dimanche sans vendredi ». Qu’on le veuille ou non, nous devons passer par la mort pour avoir part à la Vie Eternelle.

 

Le Carême et ses austérités sont donc indispensables. La sobriété de nos liturgies pendant cette période, la grande place qui est faite au silence, l’absence de fleurs, de musique, de chants polyphoniques, de petit chœur. Mais aussi, dans nos vies personnelles, la règle de vie que nous nous imposons, les efforts et résolutions que nous avons décidé pour ce Carême. Les privations et sacrifices que nous offrons à Dieu. Le jeûne et l’abstinence des vendredis de Carême. Les exercices spirituels comme l’Adoration du mercredi matin, le chapelet le lundi à Pont de Veyle (ou le 1er jeudi du mois à Crottet), le chapelet de la Miséricorde le vendredi à Cormoranche, le chemin de Croix médité, l’Adoration de nuit comme ce sera le cas ce jeudi 1er mars… A noter aussi, la Retraite Paroissiale du 10 et 11 mars prochain, à Grièges en présence de la Relique du Cœur du Saint Curé d’Ars. Et à cela ajoutons, tout ce qui reste secret au plus intime de l’âme de chacun pour vivre ce temps fort du Carême comme une belle Retraite spirituelle.

 

Au plus nous vivrons intensément ce temps, au plus nous éprouverons la joie de Pâques ! Ce Carême, si nous ouvrons suffisamment nos cœurs, peut nous émonder, nous purifier de l’intérieur. Je vous invite, une fois encore, à nous laisser travailler par le Seigneur. Il nous révélera peut-être notre misère. Cela peut faire mal, peut nous attrister mais nous savons que Jésus seul peut nous sauver. Nous avons le grand moyen du Sacrement du Pardon. Je vous invite à recevoir le Pardon de Dieu par 3 fois : au début, au milieu et à la fin du Carême. Cela pour avoir une âme d’une blancheur éclatante afin que Dieu lui-même puisse faire en chacun « toutes choses nouvelles » !

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +