Paroisse Pont-de-Veyle

5 conseils pour ne pas passer à côté du Carême.

 

Et oui ! Le temps du Carême commence le mercredi 14 Février 2018. Il n’est pas question de réserver une table dans un restaurant pour fêter la St Valentin. Ce jour-là est un jour de jeûne et d’abstinence (il n’y a que 2 jours dans l’année où l’Eglise se fait insistante : le mercredi des cendres et le vendredi Saint). Le Carême est la période idéale pour choisir de devenir un Saint mais « une petite violette n’aurait pas l’idée de se prendre pour une rose, et une rose n’aurait pas l’idée de se prendre pour une pâquerette » dirait Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ! Alors comment prendre un bon départ pour ce temps qui nous prépare à Pâques et comment ne pas nous décourager ?

 

  • Ne pas surestimer ses forces. Le sacrifice ne nous est pas forcément naturel. Soyons attentifs à ne pas prendre, au début du Carême, des mesures trop radicales. S’imposer un seul repas par jour ou supprimer tout plaisir gustatif jusqu’à Pâques alors que l’on ne jeûne pas les vendredis ordinaires est un échec assuré ! Le mercredi des Cendres est une torture, le 1er vendredi de Carême la tentation se fait encore plus forte… et au bout d’une semaine, c’est la catastrophe et on est découragé, on se sent nul… le démon a gagné, nous sommes persuadés que nous n’y arriverons jamais. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus nous enseigne que, consciente de sa faiblesse, elle ne s’imposait que de « ridicules mortifications ». Elle se refusait  de s’adosser quand elle s’asseyait par exemple.  A chacun alors, selon sa mesure de trouver sa mortification, sans présomption ni mollesse.
  • Faire un jeûne utile.

 

Nous ne sommes pas « des ventres à pattes » ! Certes, les plaisirs de la table ont une place essentielle dans la culture Française mais le Bon Dieu ne nous demande pas de faire une fixation sur la nourriture pendant le temps du Carême. Nous ne sommes pas musulmans, le Carême a bien plus de sens qu’une abstinence de nourriture.

Il existe bien des manières de pratiquer le jeûne.

* le jeûne d’internet, du téléphone, des réseaux sociaux. Voilà une perte de temps importante mais aussi une source énorme de fatigue. L’abus d’internet mène souvent à se coucher tard, à l’insomnie ou au mauvais sommeil. C’est aussi une source d’irritabilité qui mène à la colère, à la déprime… et au péché.

* le jeûne de la médisance. S’abstenir de bavardages inutiles, de moqueries. S’entraîner à « tourner la langue 7 fois dans la bouche avant de parler » dit le proverbe.

* le jeûne de musique dans les oreilles et/ou dans la voiture. L’homme est, normalement, un être social. Sauf qu’aujourd’hui il est un animal étrange qui s’enferme dans sa bulle ! La conséquence est le repli sur soi et l’entretien de l’égoïsme. Pendant le temps du Carême, faisons place au silence et prenons le temps de la rencontre.

 

 

  • Faire le Carême avec Jésus.

 

Cela est bête à dire mais le Christ est celui qui est le cœur de ce temps de grâces qu’est le Carême ! C’est Lui, le Christ, qui doit être au cœur, au centre. Il a donné Sa Vie pour nous. Il nous a montré à quel point Il nous aime en se livrant sur la Croix. Se souvenir que tout ce que nous entreprenons pendant le Carême est une réponse d’amour que nous faisons à Jésus. Tous nos efforts, tous nos sacrifices n’ont de sens que « rendre amour par amour ».

 

 

  • Se fixer une intention de Carême.

 

Pour ne pas perdre la motivation et la garder jusqu’au bout, convenir avec Dieu de bien accomplir son jeûne et ses pénitences que l’on a choisi pour une intention particulière. Offrir ce Carême 2018 pour une intention, une personne en particulier, pour se débarrasser de telle ou telle addiction, de tel péché, pour faire un choix de vie etc…

 

 

  • La Prière.

 

C’est le moteur de tout ! La Liturgie sobre et dépouillée nous invitera au Silence. Que ce Silence habite aussi nos maisons, nos églises, nos cœurs. Que la prière soit programmée à l’agenda de nos journées. D’ores et déjà, je vous souhaite un bon et Saint Carême réussi !    Votre Curé, Père Olivier BARNAY +