Paroisse Montrevel-en-Bresse

Que symbolisent les cendres ?

 

Dans la Bible, les cendres sont le signe qui exprime la tristesse de l’homme devant le malheur. «Me voici pareil à la poussière et à la cendre», crie Job après avoir tout perdu (Jb 30, 19). Se couvrir de cendre, voire se rouler dans la cendre, est donc logiquement devenu aussi le symbole du deuil : «Ô fille de mon peuple, revêts-toi de sac et roule-toi dans la cendre ! Prends le deuil», demande Jérémie à Jérusalem (Jr 6, 26).

 

Plus profondément, la cendre est indissociable de la poussière renvoyant à celle d’où l’homme a été tiré avant que Dieu ne lui insuffle la vie. «Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière», chante le psalmiste (Ps 103, 29) alors que Dieu met en garde Adam : «Tu es poussière, et à la poussière tu retourneras» (Gn 3, 19).

 

La cendre symbolise ainsi le néant de l’homme devant l’absolue transcendance du Dieu qui se révèle à Moïse à travers un buisson ardent qui, lui, ne se consume pas. Elle est l’état auquel retourne le pécheur qui se détourne de Dieu. C’est aussi la cendre que les prophètes promettent aux pécheurs : «Sur la terre, je te réduis en cendre», prévient Ézékiel (Ez 28, 18). C’est donc en se couvrant la tête de cendre que les pécheurs reconnaissent leur état et deviennent des pénitents.

 

Ce geste de pénitence anticipe aussi la victoire pour qui s’engage à faire confiance à Dieu. Pour Isaïe, le Messie se manifestera en venant «consoler tous ceux qui sont en deuil» et «mettre le diadème sur leur tête au lieu de la cendre» (Is 61, 3).

 

 

Comment vivre le carême concrètement ?

Durant le temps du Carême, pour nous préparer à la fête de Pâques, nous sommes invités à entrer dans le combat spirituel à la suite de Jésus : prier avec lui, jeûner avec lui, partager avec nos frères avec lui.

Comme Jésus au désert a résisté à Satan par trois fois, en écoutant et méditant la Parole de Dieu de chaque jour, qui est très riche en ce temps liturgique du Carême, nous aussi nous pouvons être vainqueurs des trois tentations :

– de l’oralité : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
– du pouvoir : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
– de nier nos limites humaines : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »

(Cf Tentations de Jésus au désert en Mt 4,1-11)