Paroisse Montréal-la-Cluse

Ne donnez à personne sur terre le nom de père

Il n’est pas rare, le dimanche où la liturgie nous propose ce verset de l’Evangile qu’à la sortie de la messe, quelques chrétiens demandent : « Alors, comment faut-il vous appeler ? » Ma réponse est toujours la même : « C’est vous qui voyez, en fonctions de vos habitudes, de votre éducation. Il faut que vous vous sentiez à l’aise. Ceci étant dit, j’ai, comme vous, un prénom de baptême, choisi par amour par mes parents. Alors, vous pouvez m’appeler par ce prénom, et particulièrement dans la suite de la Toussaint où nous nous sommes tous souhaités notre fête ». Bien sûr, cette parole de Jésus n’est pas à prendre au pied de la lettre. Nous pouvons continuer à appeler « père » notre père terrestre. Ce titre de maître, ou de père, était donné fréquemment par les élèves à un enseignant dans les écoles de philosophie ou de théologie. Jésus dénonce ici la tentation de toute-puissance qui pourrait les effleurer et aussi le risque de manque d’humilité.

Alain RAYMOND