Paroisse Pont-de-Veyle

La nouvelle traduction du Notre Père…

 

Voilà une nouvelle qui va faire du bruit et dont nous n’avons pas encore fini de parler : Officiellement à partir du 3 décembre 2017, mais dès ce dimanche 24 septembre chez nous – afin de prendre un bon départ, dans la prière du Notre Père on ne dira plus « ne nous soumets pas à la tentation » mais « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

 

En effet, la nouvelle traduction liturgique officiellement approuvée par les conférences épiscopales francophones et par la Congrégation du Culte divin en 2013 donne cette traduction du « Notre Père »: « Ne nous laisse pas entrer en tentation« . Elle aurait dû figurer dans la nouvelle traduction du Missel romain en français demandée par Saint Jean-Paul II en 2010 (avec des conditions très précises de fidélité au texte original latin). Or, les mêmes conférences épiscopales bloquent la nouvelle version présentée par la congrégation romaine (sauf la française – précisons-le – qui l’a acceptée). Le  Cardinal Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements tient bon car la traduction à laquelle il tient est conforme au texte de Saint Jean-Paul II.

 

La Conférence des Evêques Français, a décidé qu’au moins la nouvelle traduction du Pater entre en vigueur au premier dimanche de l’Avent, puisqu’elle est dans les Bibles depuis quatre ans et dans les missels du dimanche édités mensuellement comme « Prions en Eglise », « Magnificat », etc.

 

Le verbe grec « eisphérô » (Mt 6,13) qui signifie littéralement « porter dans », « faire entrer », aurait dû être traduit par « Ne nous induis pas en tentation » ou     « Ne nous fais pas entrer en (dans la) tentation », ou encore « Ne nous introduis pas en tentation ». Or la formulation de 1966 laissait supposer une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation qui mène au péché, comme s’Il pouvait être l’auteur du mal. Cette traduction pouvant prêter à confusion, il fallait donc un approfondissement théologique...

 

Très concrètement, j’ai souhaité vous communiquer ce changement de traduction ce dimanche 24 septembre 2017 qui est le jour de notre rentrée paroissiale. Nos 11 clochers étant réunis, il me semble que nous pouvons, dès ce dimanche, nous entraîner à prier le Pater avec cette nouvelle traduction. Je demande aussi aux Catéchistes de tout mettre en œuvre pour que cette nouvelle formulation soit enseignée dès maintenant aux enfants qui nous sont confiés. J’invite les paroissiens, jeunes et moins jeunes, à entrer, dès à présent, dans cette demande de Rome et de nos Evêques.

 

Cette nouvelle traduction est loin de relever du détail. Il en va du vrai sens des paroles et de la réalité qu’elles contiennent. Nul doute qu’à l’avenir, d’autres réformes liturgiques suivront… Nous les accueillerons en temps et en heure ! Réjouissons-nous que l’Eglise, comme une mère attentive, ait soin de donner à ses enfants les moyens d’unifier l’expression de leur Foi et les mots pour l’énoncer. Les choses peuvent ne pas être parfaites, demandons la Docilité, la Patience et surtout, l’Amour de l’Eglise.

 

En ce dimanche de rentrée paroissiale, je souhaite à tous et à chacun une belle année de pastorale. Quelle que soit votre mission, le service dans lequel vous vous impliquez, les réalités que vous servez, les âges auxquels vous vous adressez, souvenez-vous que nous sommes tous au service de la Mission, de l’Evangélisation ! Notre seul but à chacun : Permettre à tous de rencontrer le Christ, de L’aimer et de Le faire aimer.  Bonne année de pastorale à tous !

 

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +