Paroisse Pont-de-Veyle

Merci, Seigneur, pour mon Curé !

Le mot… du directeur de la Rédaction du Journal Famille Chrétienne !

 

 

Chaque dimanche, il est là. Les enfants de chœur l’attendent en ordre de bataille, et l’organiste guette son signal, prêt à envahir musicalement l’espace sacré. Drapé de sa belle chasuble, mon curé remonte l’allée centrale derrière la croix de procession, tel un pape à Saint-Pierre-de-Rome, parce qu’il a le sens du solennel. Pour les grandes fêtes, il recrute un membre de la fanfare municipale afin d’agrémenter de puissantes notes de trompette le Gloria, l’Alléluia et le Sanctus.

 

Quand il parle, il semble que le Christ nous parle. Il nous ouvre aux saints mystères. Chaque semaine, il nous sert une homélie fraîche, nourrissante et variée, tel un pique-nique sur la route ensoleillée des vacances. La liturgie est impeccable, il suit avec dignité et simplicité le missel. L’encensoir ne fait pas un tour de trop, ni un de moins. Les clochettes sonnent au moment juste, sauf lorsqu’un enfant de chœur se prend les pieds dedans.

 

À chaque sortie de messe, il est là, souriant, saluant chacun et à l’écoute du cœur de tous. Il ne dit jamais non pour un enterrement, la visite d’une famille ou un bon dîner, et excelle dans le changement des ampoules du grand lustre de la nef. Mon curé est formidable, merci Seigneur !

 

Habile manager au conseil paroissial, il peut lui arriver de contrer la responsable du catéchisme, mais ces deux-là ont l’un pour l’autre une grande admiration. Lui parce qu’elle est d’une fidélité sans faille à la mission qui lui a été confiée et se démène pour que la première communion des enfants ne soit pas aussi la dernière. Elle, parce que, ancré dans sa fidélité au Christ, il se montre ouvert à toutes ses propositions missionnaires, même les plus inattendues. L’an passé, on a même retrouvé M. le curé derrière les barbecues pour la fête de la paroisse, et M. le Maire n’en croyait pas ses yeux de voir cet homme habituellement si réservé dézinguer toutes les boîtes de conserve au chamboule-tout !

 

Votre curé n’est pas tout à fait comme cela ? La belle affaire : en fait, le mien non plus ! Ils ont tous leurs faiblesses. Malgré tout, aujourd’hui, je veux prier pour celui qui, un jour, rendra compte au Seigneur de mon âme. Sans le placer sur un piédestal qui ferait de lui un être inaccessible et plus fragile encore, je souhaite qu’il sache que je lui suis reconnaissant. J’invoque le Seigneur afin qu’Il le soutienne dans sa vocation, fidèle à ses engagements. Que sa mission, ici ou ailleurs, porte du fruit, et que son exemple appelle des jeunes à prendre le chemin courageux du sacerdoce.

 

 

Avec la Petite Thérèse, entrée au Carmel « surtout afin de prier pour les prêtres», prions pour nos pasteurs, qu’ils soient curés ou non, prêtres diocésains ou en communauté religieuse : « Obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des saints !»

 

Antoine-Marie IZOARD, Directeur de la Rédaction du Journal « Famille Chrétienne ».