Paroisse Pont-de-Veyle

Quand Carême rime avec Espérance !

 

« Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés ! ». Vous vous souvenez ? C’est le fil d’or de notre marche vers Pâques ! La belle rencontre de Jésus avec la Samaritaine nous convie à reprendre ce verset qui nous suivra jusqu’au matin de la Résurrection.

 

A partir d’une simple demande « donne-moi à boire », Jésus va conduire la femme de Samarie à un vrai chemin de conversion. Petit à petit, délicatement, Il va ouvrir la conscience de cette pécheresse. Peu à peu, dans la douceur du soleil du milieu de journée, Jésus va lui montrer que rien n’est fermé, rien n’est définitif. Tout est possible à celui qui met sa confiance en Dieu. L’homme n’est pas enfermé dans son péché. Notre histoire d’hier ne détermine pas celui que nous serons demain. Dieu peut faire, si nous le voulons bien, toute chose nouvelle. Le récit de la Samaritaine commence par une confession « je n’ai pas de mari » et s’achève par une action de grâce « Il m’a dit tout ce que j’ai fait ! ».

 

Ainsi en est-il de tout homme qui veut se mettre à la suite du Christ. Ainsi en est-il de tout homme qui consent à ce que Dieu remplisse sa vie. Dieu ne nous enferme pas dans un personnage. Dieu est plus grand que notre cœur. Dieu nous invite à élargir nos horizons et à voir grand, très grand ! En cela, le Carême est un vrai temps d’Espérance. Nous saisissons ce temps à bras le corps pour laisser jaillir en nous l’enfant de Dieu que nous sommes depuis le jour de notre Baptême.

 

Nous profitons de ce temps de bénédictions du Carême pour abandonner le vieil homme et ses passions mauvaises. Nous nous préparons à renouveler les promesses de notre Baptême au cours de la Veillée Pascale à venir.

 

Allons-nous finir par comprendre que Dieu se joue de notre péché ? Nous ne sommes pas, nous ne sommes plus, condamnés à rester dans les ténèbres. Depuis le vendredi Saint, notre péché a été définitivement cloué sur la Croix. Depuis le matin de Pâques, nous sommes ressuscités avec le Christ, entrainés avec Lui dans la vie de la grâce. De Carême en Carême, nous abandonnons nos actions mauvaises, nos sales habitudes, nos petitesses, nos calculs humains, nos faiblesses pour accueillir de Fêtes de Pâques en Fêtes de Pâques, la Vie de Jésus en nous. «Si tu savais le Don de Dieu ! » dit Jésus à la Samaritaine.

 

Le Saint Carême est le temps de l’Espérance, un temps de grâce parce qu’il nous permet de nous recentrer sur l’essentiel et ainsi de retrouver la joie de Dieu. Le Chrétien est porteur de la Joie Divine. Le Chrétien est témoin de l’Espérance. « L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle » dit encore Jésus à la Samaritaine. A cette eau nous venons puiser ! C’est l’eau de la Sainte Eucharistie. C’est l’eau des Sacrements et celui du Pardon en particulier. C’est une eau bouillante de vie qui anime le Chrétien et qui fait en sorte qu’il n’est pas un homme comme les autres ! « Vous êtes dans le monde mais non pas du monde » dit Jésus.  Le Chrétien se démarque par sa parole, par son comportement, sa vie ordinaire. Le Chrétien est celui qui porte sur le monde un regard objectif. Il dénonce le mal, l’erreur, le mensonge, le péché mais, en même temps, il porte un regard d’Espérance parce qu’il sait, lui le Chrétien, que JESUS est vainqueur du monde.

 

Porteurs de cette Espérance qui est nous et qui ne déçoit pas, je vous invite à vivre ce Carême en étant les chantres de la joie de Dieu. Je vous invite à réveiller la petite Samaritaine qui sommeille en vous. Je vous invite à puiser l’eau de la grâce en ayant, d’une part, l’humilité de nous reconnaitre pécheurs et pauvres devant Dieu ; mais, d’autre part, en témoignant partout où nous sommes de cet infini bonheur de vivre Chrétien. Je vous invite à changer vos lunettes et à revêtir les lunettes Divines qui nous font voir les choses autrement ! Le monde va mal, tout le monde le sait ! Mais ce monde est sauvé par Dieu en Jésus-Christ. Seul le Christ peut apporter les réponses aux questions les plus fondamentales de l’homme de notre temps. « Dieu ou rien ! » écrivait le Cardinal Sarah. Redire que sans Dieu l’homme ne peut pas trouver la joie. Sans Messe vécue chaque dimanche, l’homme ne peut pas prétendre vivre car il ne se nourrit pas à la Source Divine. Sans sacrement du Pardon vécu régulièrement l’homme ne peut pas être porteur de la joie de Dieu car cette joie est incompatible avec le péché.

 

Vivre le Carême, c’est accueillir l’Espérance de la vie éternelle déposée en nous au jour de notre Baptême. Je vous invite à un Carême plein d’espérance et vécu dans la louange du Père riche en miséricorde : « Je rendrai grâce au Seigneur ! ». Bon et Saint Carême… plein d’Espérance !                           

 

                                                                                              Votre Curé, Père Olivier BARNAY +