Paroisse Pont-de-Veyle

Pâques dans le viseur !

 

En ressuscitant son ami Lazare, Jésus nous prépare à la résurrection des résurrections, la sienne ! « Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » affirme le Christ à Marthe qui pleur son frère. Au début du Carême nous avons demandé au Seigneur de « progresser dans la connaissance de Jésus-Christ » (oraison du 1er dimanche)… Avons-nous progressé en ce sens ? Ressentons-nous au plus profond la fierté d’être les disciples du Seigneur ?

 

En vérité, à travers la résurrection de Lazare, Jésus a le désir de nous faire entrer dans ce lien d’amitié, d’intimité que nous devons avoir avec Lui. Lazare est son ami. L’Evangile souligne les larmes du Seigneur devant la mort de son ami : « Jésus pleura ». De la même manière, Jésus dira à ses disciples au soir du Jeudi Saint : « Désormais, je ne vous appelle plus serviteurs. Je vous appelle mes amis ». Ainsi en est-il de tous ses disciples, et de chacun de nous. Nous sommes les amis de Jésus, ses intimes, ses bien-aimés. Pour ses amis, Jésus veut le meilleur. Il veut que nous ayons la Vie. La grande Victoire est celle de la Résurrection de Jésus : Victoire définitive de la vie sur la mort. La question sous-jacente est donc celle de la confiance que nous mettons dans le Seigneur. Etre ami de Jésus et le lui montrer par notre vie de prière, par les sacrements reçus régulièrement, par la vie morale conforme à l’Evangile et au Magistère de l’Eglise. St Paul nous le dit : « Vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. ».

 

En attendant la résurrection de la chair, le chemin du Carême nous convie, année après année, de Pâques en Pâques, à laisser Jésus ouvrir nos tombeaux. Progresser dans la connaissance de Jésus c’est le laisser opérer en nous les conversions indispensables. Pour cela, l’ascèse, la pénitence sont inévitables. Nous ne pouvons pas faire l’économie de la croix dans notre vie personnelle. Le Carême nous aide à faire mourir en nous le vieil homme, celui qui nous empêche d’atteindre les degrés de la Sainteté à laquelle le Seigneur nous appelle. Au soir de la Veillée Pascale, après l’entrainement du Carême, nous prendrons l’engagement de renoncer au péché et nous proclamerons notre Foi, notre confiance, au Christ Ressuscité qui vit en nous.

 

15 jours avant Pâques, demandons à Dieu d’ouvrir nos tombeaux. Les tombeaux de nos cœurs, fermés à double tour, qui contiennent le mensonge, « la vérité arrangée » comme on dit. Toutes ces critiques faciles que nous exprimons, par derrière, sur telle ou telle personne ou telle situation. Les tombeaux de nos enfermements dans telle mauvaise habitude qui a été prise au fur et à mesure du temps : par exemple, la ponctualité à un rendez-vous, à la Messe. La consultation d’internet qui peut tourner à l’addiction. Mais aussi, le refus catégorique d’un changement de fonctionnement… même dans sa paroisse figurez-vous ! Tous ces petits verrous que nous avons mis en place peu à peu mais qui empêche à la Lumière de Jésus de faire son œuvre. Libérons-nous !

 

Ce sont les tombeaux aussi de nos consciences que Jésus doit ouvrir impérativement pour les Fêtes Pascales qui approchent : Accueillons ici comme une grâce de pouvoir nous prononcer lors des échéances électorales qui se dérouleront dans la Lumière de la Résurrection. Prions le Saint-Esprit pour qu’il éclaire nos consciences : les points non-négociables ne sont pas discutables ! Rappelons-les : D’une part, la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. D’autre part, la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille – comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d’union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable. Enfin, troisième principe non-négociable, la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants. Ces principes, énoncés par le grand Pape émérite Benoît XVI en 2007 dans son exhortation « Sacramentum Caritatis » au paragraphe 83, sont un éclairage précieux qui confirme notre Foi Catholique. Ils sont inscrits dans la nature humaine et sont donc communs à toute l’humanité. Ecoutons le Pape émérite nous dire : « La vie démocratique a besoin de fondements vrais et solides, c’est-à-dire de principes éthiques que leur nature et leur rôle de fondement de la vie sociale rendent non-négociables ».

 

Prions les uns pour les autres en ces 2 dernières semaines de Carême afin que Dieu fasse de nous, de chacun, des êtres, des Chrétiens profondément libres, dégagés de toute compromission avec les ténèbres. Vivons jusqu’au bout cette marche vers Pâques qui nous réserve bien des surprises de conversion. Bon et Saint Carême, bonne marche vers Pâques… avec un cœur, une âme, une conscience ressuscitée !       

 

                                                                                  Votre Curé, Père Olivier BARNAY +