Paroisse Pont-de-Veyle

Le Chrétien est lumière du monde !

 

Vous avez bien lu : le Chrétien est lumière du monde !  Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Jésus : « Vous êtes la lumière du monde ! ». En cela, le Chrétien se distingue des autres. N’en déplaise aux autres, il n’est pas comme tout le monde, il n’est pas comme ceux qui ne sont pas chrétiens. Il est différent parce qu’il porte le Christ en lui depuis le jour de son Baptême. Le Chrétien est différent parce qu’il a reçu le Saint-Esprit et tous ses dons. Le Chrétien n’est pas comme tout le monde parce qu’il porte en lui la lumière de Jésus, il se nourrit de Lui dans la Sainte Eucharistie, il est sans cesse renouvelé dans la grâce de son Baptême par le sacrement de la Réconciliation. La grâce du Carême que nous vivons est précisément celle de laisser jaillir la lumière que nous portons et qui est atténuée par notre péché. Comme l’Evangile du 4ème dimanche nous y invite, laissons Jésus ouvrir nos yeux, nos cœurs, nos sens, toute notre personne à sa Présence. Laissons-Le opérer au plus profond de nous afin que de voyants nous devenions des lumières !

 

Chrétiens, devenons non pas des extra-lucides, mais des lucides qui percevons dans nos vies les traces et les signes de Dieu. Saint Jean XXIII invitait souvent le peuple de Dieu à voir : « les signes de Dieu dans nos vies ». Ce Carême est une occasion privilégiée pour faire la vérité sur nos vies. Par le grand sacrement du pardon, prenons le temps de relire notre vie à la lumière de l’Evangile. Cessons de nous cacher les yeux sous prétexte que tel ou tel péché est commun à chaque homme « tout le monde le fait ! »… et alors ? Tu n’es pas tout le monde ! Tu es chrétien !

 

Encore et toujours, au risque d’insister et d’en devenir lourd, je réaffirme sans détour, qu’il n’y a pas de petit ou de gros péché. Il n’y a pas de péché mignon. Tout ce qui est mal doit disparaitre de notre vie. Nous ne laissons pas voler la grâce immense de notre Baptême par des convenances mondaines qui tendent à nous faire accepter l’inacceptable. Comme nous l’avons vu au 1er dimanche de Carême : aucune compromission n’est possible avec le démon. Rappelons que nous avons le droit de tomber, mais nous n’avons pas le droit de ne pas nous relever ! Regarder objectivement et paisiblement ce qui n’est pas de Dieu dans nos propres vies, c’est accueillir le don de la liberté propre aux enfants de Dieu !

 

Arrivés au milieu du Carême – que certains célèbrent sans l’avoir vécu d’ailleurs –  faisons le point sur ces trois semaines écoulées pour mieux vivre les trois semaines à venir les yeux fixés sur Pâques et non sur nos écrans de télévision. A coup sûr, entre un débat politique et un vrai cœur à cœur avec Jésus, le choix est vite fait ! Il n’est jamais trop tard pour se « mettre en Carême ».  Comme Saint Jean-Paul II nous y invitait souvent, il faut repartir du Christ. Tout est là ! Je vous invite, plus que jamais, à partir à la découverte de la personne adorable de Jésus qui nous dit : « Je suis la lumière du monde ». Profitons pleinement de ces derniers jours de Carême pour l’écouter à travers la Parole de Dieu quotidienne. Reprenons les Evangiles, magnifiques Evangiles que l’Eglise notre mère nous donne pendant ce temps du Carême. Reprenons l’histoire du peuple d’Israël. A travers le Livre de l’Exode, voyons comment Dieu a conduit son peuple à travers le désert. Il s’agit de notre propre histoire, de notre cheminement des ténèbres à la lumière. Prions la Sainte Vierge, que nous avons fêtée en son mystère de l’Annonciation. Empoignons notre chapelet pour méditer avec le regard de Marie les mystères de la vie de notre Seigneur. A travers eux, nous puiserons les enseignements pour nos vies. Repartir du Christ en nous laissant aimer par Lui dans l’Adoration silencieuse telle qu’elle nous est proposée, par exemple, dans nos paroisses tous les mercredis matins. « Je te conduirai au désert et je parlerai à ton cœur » dit Dieu au livre d’Osée. Sachons garder ces grandes plages de silence que nous avons mises en place dans nos liturgies depuis le début du Carême. Gardons ce silence dans nos églises avant et après la Messe mais aussi chez nous. La radio et télévision pourraient-elles rester silencieuses le vendredi de Carême par exemple ?

 

Enfin, soyons des lumières dans le monde ! Aidons nos frères et sœurs à voir l’action de Dieu ici et maintenant ! Laissons de côté les râleurs, les pessimistes, les revendications de tous poils, laissons jaillir la joie de Dieu ! Regardons ceux qui nous entourent déjà avec le regard de Jésus qui Lui, regarde le cœur. Cette 2ème partie du Carême, prenons l’engagement de cesser toute critique et tout jugement hâtif sur ceux qui nous entourent… et les autres ! Je vous invite à une deuxième partie de Carême printanière ! Changeons de lunettes, du reste Jésus nous les enlève en guérissant notre cécité ! : « Je rendrai grâce au Seigneur ! ». Bon et Saint Carême, bonne marche vers Pâques … avec les yeux de la Foi !

 

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +