Paroisse Pont-de-Veyle

Se préparer à entrer dans le temps du Carême…

 

Puisque ce bulletin couvre une période de deux semaines. Il n’est pas inutile de rappeler quelques règles du Carême alors que nous entrerons dans ce temps de préparation à Pâques le 1er mars prochain.

 

Le mercredi 1er mars donc, sera le mercredi des cendres. Ce jour marque l’entrée en carême. Cette journée est une journée de jeûne et d’abstinence. Les cendres sont en principe les cendres des rameaux de l’année précédente qui ont été brûlés. Vous pouvez déposer les rameaux, qui sont actuellement chez vous, à la Maison Paroissiale d’ici fin février. Après la Parole de Dieu et l’Homélie le Prêtre bénit les Cendres faites, en principe, des rameaux bénis au dimanche des Rameaux de l’année précédente : « Demandons au seigneur de bénir ces cendres dont nos fronts vont être marqués en signe de pénitence ». Puis chacun reçoit sur la tête un peu de cendres tandis que le célébrant lui dit : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile » (Marc 1, 15) ou « souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » (Genèse 3, 19). Même si les cendres sont imposées sur le front ou la tête qui est le siège de l’intelligence et de la pensée, c’est aussi le cœur qui est visé.

 

Les paroles que le célébrant prononce, invitent le croyant à se rappeler sa fragilité, à s’interroger sur sa destinée, à se convertir, c’est-à-dire à remettre sa vie en conformité avec l’Evangile. C’est tout l’enjeu du Carême.  C’est ce que nous rappelle la première lecture du mercredi des Cendres (Joël 2, 13) : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. ». Pour sa part saint Paul, invite le croyant, « au nom du Christ, […], à se laisser réconcilier avec Dieu, à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu ». Le psaume 50 exprime la démarche pénitentielle qui va marquer tout le carême. Tout d’abord, il révèle l’attitude de Dieu : « ton amour », « ta grande miséricorde »… puis l’attitude de l’homme : « je connais mon péché », « ma faute », « mon offense ». On peut noter ensuite les demandes exprimées par la prière du pécheur : « efface mon péché », « lave-moi », « purifie-moi », « crée en moi », « renouvelle et raffermis », « ne me chasse pas », « ne reprends pas », « rends-moi », « ouvre mes lèvres ». Enfin, le pardon et la miséricorde de Dieu ouvrent un avenir : « ma bouche publiera ta louange ». Il s’agit bien de « vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité » (extrait d’une prière avant le rite de l’imposition des Cendres). Pourquoi le symbole des cendres ? Se couvrir de cendres ou s’asseoir sur la cendre en signe de pénitence est une pratique souvent rapportée dans l’Ancien Testament. A la suite de la prédication de Jonas, le roi de Ninive s’assoit sur la cendre  (Jonas 3, 6). En 2 Samuel 13, 19, Tamar « prend de la cendre et s’en couvre la tête ». Le rite peut être un rite de pénitence mais aussi un rite de souffrance devant ce que l’on a vécu.

 

Bien concrètement et selon la demande de l’Eglise, merci aux personnes chargées des églises d’enlever le matin du 1er mars toutes les fleurs et plantes vertes présentes dans les églises et les chapelles. On veillera à ce que aucune fleur ou plante soit présente dans nos églises pendant tout le temps du Carême excepté le 4ème dimanche soit le 26 mars, dimanche de Laetare, où l’on pourra mettre une légère composition florale devant l’Autel afin de marquer la moitié de notre cheminement vers Pâques. Les équipes liturgiques veilleront à supprimer du répertoire tout chant de l’Alléluia. On veillera à ce qu’aucun cantique n’en comporte un seul. Le chant de l’Alléluia étant le chant Pascal par excellence, l’Eglise jeûne, en quelque sorte, de ce chant pendant la période du Carême pour le retrouver avec éclat lors de la Solennité de la Résurrection. On remplacera donc l’Alléluia par un petit refrain d’acclamation avant l’Evangile. De la même manière, on veillera à supprimer le chant du Gloria pendant tout le Carême. Rappelons que l’orgue ne joue que pour soutenir le chant liturgique. Aucune pièce d’orgue seul ne sera interprêté pendant tout le temps du Carême. De la même manière, on veillera à ce que nous restions dans le grand silence pendant l’Offertoire et pendant la Communion. Ce qui signifie aussi : pas de CD non plus pendant le Carême. Profitons de ce temps de grâce pour laisser une grande place au silence qui nous rappellera le silence du désert dans lequel le peuple de Dieu est comme transporté durant cette marche vers Pâques.

 

Le temps passant très vite, les vacances scolaires de Février étant là… Mieux vaut prévenir maintenant et nous rappeler ces essentiels.

 

                                                                                              Votre Curé, Père Olivier BARNAY +