MÉTAPHYSIQUE (l’au-delà des apparences)

 
MÉTAPHYSIQUE (l’au-delà des apparences) En philosophie, la métaphysique désigne la science de l’être en tant qu’être, recherche et études des premiers principes e des causes premières, connaissance rationnelle des réalités transcendantes et des choses elles-mêmes.
Aristote définit pour la première fois cette « science » qui n’a pas encore de nom en la qualifiant de « philosophie première » première en importance et en dignité. elle à pour objet des notions générales e abstraites, telles que la substance des choses et leur prédicats(qualité, quantité, relation etc.)
 
Puissance/Acte – Possible/Réel
Existence et Essence:
Substance et Accident:
Deux approches philosophiques et théologiques pour parler de la connaissances de Dieu
 
Puissance/Acte – Possible/Réel l’arrivée
  •  Acte: Le mot « Acte » vient du latin Actus qui veut dire action, fait accompli. Ce mot actus traduit deux thèmes chez Aristote: Energia (qui est en plein travail) et entélechia (qui séjourne dans la fin). Donc étymologiquement l’acte désigne ce qui est fait. Et pour Aristote, l’acte désigne soit ce qui est en train de s’accomplir, soit ce qui est réalisé, achevé.
  • Puissance: Du latin potentia de posse qui signifie pouvoir, potentialité de changement, la puissance est ce que possède une chose pour passer d’un état à un autre état. La puissance est une disposition très réelle qui réside en chaque étant et qui lui permet d’atteindre la perfection que requiert son essence. C’est le cas par exemple lorsque nous regardons un petit enfant, nous savons qu’il deviendra un adulte; il est adulte en puissance. En effet, la puissance est l’aptitude réelle à devenir ce que l’on est pas encore dans la ligne de ce que l’on doit être, c’est à dire dans la ligne de l’essence.
  • relation entre Acte et Puissance: Parmi les choses que nous atteste le sens commun, il en est qui peuvent être et ne sont pas encore, il en est qui sont déjà. Ce qui peut être est en puissance, ce qui est déjà est en acte. L’acte et la puissance sont deux concepts qui ont entre eux une certaine relation; mais pas toujours réciproque. Dans la relation d’opposition Aristote  distingue clairement ce qui existe potentiellement virtuellement (le poussin dans l’oeuf): puissance à ce qui existe effectivement;ici et maintenant: acte. De là nous voyons clairement que ce qui est en acte fut en puissance; l’acte est l’achèvement de la puissance;en l’acte la puissance trouve fin. Ceci dit l’acte n’existe sans la puissance. Alors que la puissance en soit est et demeure; elle est infinie. toute entité est constamment et perpétuellement en acte de devenir. Exemple: l’homme est perpétuellement en devenir, donc toujours en puissance de quelque chose; la sainteté est un acte en puissance chez tout chrétien.  La différence entre l’acte et la puissance permet de comprendre le passage du temps: les êtres changent, évoluent, tout en restant eux même. L’oxygène et l’hydrogène, avant d’être unis, n’étaient pas l’eau, et l’eau n’a pas été tirée du néant: ils étaient donc l’eau en puissance; la graine n’était pas la plante et cependant la plante est sortie réellement de la graine et pourtant il y a eu passage réel d’un état à un autre. Il y avait donc capacité ou puissance d’évoluer ainsi; il a fallu également une énergie, une activité, en un mot, un acte, pour réaliser le passage; l’acte sera alors comme l’être qui à bâti et à l’être qui a la faculté de bâtir l’être éveillé à l’être qui dort… 
Existence et Essence:
Lorsqu’on parle des choses, Aristote remarquait qu’on peut se demander si elles sont ou bien ce qu’elles sont. C’est une chose de savoir qu’il y a un arbre, c’en est une autre de savoir ce qu’est cet arbre. Cette distinction renvoie métaphysiquement à la distinction de l’essence et de l’existence.
  •  Existence: C’est le fait d’exister, d’avoir une réalité, présence en un lieu, fait d’être là.
  • Essence: L’essence d’un être, c’est ce qu’il est vraiment, ce qui fait qu’il est ce qu’il est. « L’essence coïncide avec ce qu’il y a de plus intime et presque secret dans la nature de la chose, bref, ce qu’il y a en elle d’essentiel. » L’essence est ce qui répond à la question du « qu’est-ce que » pour un être.
Substance et Accident: 
  • Substance: La substance est ce qui est consécutif d’un être, ce qui persiste dans l’être au cours d’un changement. elle ce qui existe en soi et par soi.
  • Accident: L’accident est la propriété susceptible d’être modifié et qui n’existe pas en et par soit même. Exemple: La cire de la chandelle de Descartes est solide tandis que la cire fondue qui coule le long de son chandelier est liquide; il y a eu changement d’un accident (solide/liquide) mais non de substance (la cire reste la cire).
  • Dans le langage courant, le mot substance a pris une signification le plus souvent matérielle. Il est souvent employé pour désigner les substances chimiques (dans le cas de composé chimique
  • Des points de vue philosophique ou métaphysique, la substance est la réalité permanente qui sert de substrat aux attributs changeants. La substance est ce qui existe en soi, en dessous des accidents, sans changements; ce qui en fait un concept synonyme de l’essence. Elle s’oppose aux accidents variables, qui n’existent pas en et par eux-même, mais seulement dans la substance et par la substance. Le terme vient du latin substare, se  tenir debout; de substantia, ce qui est debout, le support. Dans son sens premier, la substance est conçue comme existant par soi, car, dans le cas contraire, elle serait attribut d’un autre être et substance seulement dans un sens relatif. Cela pose la question de savoir qu’ils sont les êtres qui sont sans le secours d’aucun autre, qui sont donc substance en un sens premier et absolu.
Deux approches philosophiques et théologiques pour parler de la connaissances de Dieu 
La Théologie (Étude concernant la divinité) apophatique est la connaissance négative de Dieu. La théologie apophatique n’est pas agnostique, mais bien mystique. (Atymologie du grec ancien: Apophaticos, négatif)
 
La Théologie (Étude concernant la divinité) cataphatique est la connaissance positive de Dieu. (Etymologie du grec ancien: Kataphasis, Affirmation.)
  • La Théologie apophatique:  L’apophatisme est une approche philosophique fondée sur la négation. En dérive théologie négative, c’est à dire une approche théologique qui consiste à insister plus sur ce que Dieu n’est « pas » que sur ce que Dieu « est ». Elle se situe à l’opposé de la théologie cataphatique, ou positive.
  • La Théologie cataphatique: Le cataphatisme est une théologie affirmative, énumérant les attributs divins, définitionnelle. La théologie cataphatique et une théologie qui emploie des termes positifs pour décrire Dieu. elle procède par l’affirmation de ce que Dieu est et s’efforce de parvenir à la connaissance de Dieu pas l’énumération des ses caractéristique positives. elle se situe donc à l’opposé de la terminologie négative utilisée par la théologie apophatique, qui détermine ce que Dieu n’est pas. Une telle approche peut être perçue comme limitative dans la mesure où elle vise à définir ce qui est illimité et, pourtant, ne tient pas compte de la Transcendance divine. Cette objection est énoncée, entre autres, par le Pseudo-Denys l’Aéropagite, (auteur de traités chrétiens de théologie mystique, en grec. Il est l’une des sources majeures de la spiritualité mystique chrétienne. C’était probablement un moine syrien qui a vécu vers l’an 500) pour lequel l’apophatisme est est préférable au cataphatisme. L’apophatisme nie ce que Dieu n’est pas et procède par retranchement successifs, comme un sculpteur qui dégage la forme de la statue à partir d’un bloc de marbre, image que le pseudo-Denys emploie dans son traité de la théologie mystique. Dieu est inconnaissable par nature car la connaissance a pour objet ce qui est, or Dieu est au-delà de ce qui est. Il faut donc nier ce qui lui est inférieur, autrement dit tout ce qui est.
  • Grégoire de Nazianze ., qui adopte les deux approches, considère que la raison humaine ne peut certes appréhender Dieu dans sa totalité, mais permet l’esquisser. 
  • Thomas d’Aquin, jugeant que ces deux voies sont antinomiques (contradiction), il propose une synthèse qui présente la théologie aphophatique comme une correction de la théologie cataphatique. La méthode sera ainsi la suivante: Dieu est infini parce qu’il n’est pas fini, il est bon parce qu’il n’est pas mauvais, etc.
  • Par la négation on écarte progressivement tout le connu pour s’approcher de l’inconnu dans les ténèbres de l’ignorance, De même que la lumière rend les ténèbres invisibles, de même la connaissance supprime l’ignorance.