Paroisse Montrevel-en-Bresse

La Présentation du Seigneur au Temple

Le 2 février, nous célébrerons la présentation du Seigneur au Temple. Méditons sur cette fête qui est également la journée de la Vie Consacrée.

 

Regardons cette fête

 

Cette fête clôt les solennités de l’Incarnation. Elle rappelle que Jésus fut présenté au temple, 40 jours après sa naissance, selon la loi de Moïse (Exode 13, 11-13) et offert à Dieu (Luc 2, 22-40).

 

Célébrée dès le IVe siècle à Jérusalem, cette fête eut d’abord pour objet la rencontre du Seigneur Jésus avec le vieillard Syméon. En proclamant que cet enfant était la lumière du monde et serait un signe de contradiction, le vieillard achevait de manifester que Jésus était le Messie, Sauveur du monde. Au VIIe siècle, cette fête commence à être célébrée à Rome et s’accompagne d’une procession de pénitence qui, commencée à l’aurore, se faisait à la lumière des cierges, pour témoigner que dans la nuit du monde, Jésus était cette lumière tant attendue. La bénédiction des cierges ne date que du Xe siècle. En Gaule, la fête devint mariale, reprenant la Purification exigée des jeunes mères juives qui se faisait quarante jours après la naissance, d’où la date de la fête qui se rattache encore au mystère de Noël.

 

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Prenons le temps de la méditation
 

« Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :

 

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

 

Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. » (Lc 2,22-38)

 

Nous voilà déjà quarante jours après la naissance de Jésus. Entre temps, huit jours après la nativité, avait eu lieu la circoncision de l’enfant. À ce moment-là, le fils de Marie était inscrit à l’intérieur du Peuple de l’Alliance et il recevait son nom qui manifeste ce qu’il est ainsi que sa mission. Jésus veut dire : Dieu sauve.

 

Lors de sa présentation au Temple, le Fils de Dieu est véritablement offert au Seigneur, suivant la Loi de Moïse. Une offrande est déposée dans le Temple, ce Temple qui est le sanctuaire de Dieu. Le Messie de Dieu entre dans son Temple. Il y a véritablement un contraste saisissant. En effet, cette entrée est humble et presque privée alors que l’événement est chargé de sens. Seul un vieillard en prend conscience et, mu par l’Esprit Saint, reconnaît l’enfant. Dans des paroles prophétiques, il rend témoignage à la lumière qui vient éclairer les nations et annonce déjà le mystère de la Croix. Jésus est véritablement le Sauveur de l’humanité, le Rédempteur de l’homme. La Vierge Marie est associée à l’œuvre du salut.

 

Ne l’oublions pas, chacun d’entre nous, nous sommes le Temple de Dieu dans lequel Jésus est offert par Marie et Joseph et dans lequel il est présent. Avec Marie et Joseph, sachons accueillir le mystère du salut apporté par le Christ.

 

Père Pierre Le Bourgeois

Curé de Montrevel