Paroisse Pont-de-Veyle

Le Sauveur est la vraie lumière…

 

Dans notre célèbre cantique de Noël nous avons chanté : « Le Sauveur que le monde attend, pour tout homme est la vraie lumière ! ». C’est bien le sens de cette Solennité de l’Epiphanie du Seigneur que nous célébrons.

 

Plus qu’une galette, le sens profond de cette Fête réside dans le fait que, aujourd’hui, Jésus, le Sauveur, se manifeste non pas seulement aux bergers, 1ers prévenus de la Nativité, mais plus largement à l’univers entier dont, Lui Jésus, est le Roi des rois. Les 3 Mages qui se prosternent devant l’Enfant-Dieu font, par ce geste prophétique, une magnifique Profession de Foi au nom de tous les hommes, de tous les temps, races et cultures. « Devant Lui tout genou fléchira, au ciel, sur terre, et aux enfers, et toute langue confessera que Jésus-Christ est le Seigneur à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2, 10).

 

Célébrer la Fête de l’Epiphanie du Seigneur c’est d’abord confesser que  Jésus est Dieu. « Vrai Dieu et vrai homme, engendré non pas crée, de même nature que le Père » dit le Credo. Symbolisée par l’encens, la divinité du Christ est affirmée dès la crèche de Béthléem. Dieu fait homme.

 

Pleinement homme mais pour autant pleinement Dieu ! L’incarnation a cela d’inouïe : Dieu infiniment Grand, Dieu Créateur, Dieu tout-puissant se fait petit, humble enfant dans l’étable. De la même manière, Dieu a choisi de se faire si pauvre dans la Sainte Eucharistie. Pleinement présent dans ce tout petit morceau de pain que nous recevons. C’est Dieu lui-même que nous mangeons quand nous nous approchons de la Très Sainte Communion.

 

Ainsi, nos Liturgies sont-elles l’expression de notre Foi en ce Dieu qui se donne. D’une part, l’utilisation de l’encens n’est pas une question de « décorum » ou de je ne sais quelle lubie du Curé. Ce n’est pas une question non plus de « retour en arrière » comme si le Concile Vatican II l’avait supprimé – j’en profite ici pour demander à ceux qui font référence au Concile en matière de Liturgie  (et qui râlent sur tel ou tel aspect de la Messe !) d’aller lire les textes et du Concile et des textes d’applications qui ont suivi… parmi eux la Présentation Générale du Missel Romain !L’encens utilisé lors de nos Liturgies est un signe fort qui affirme notre Foi en la Divinité du Christ.  Il est le symbole de notre prière qui monte vers Dieu : « Que notre prière monte vers toi  Seigneur comme l’encens » chante le Psalmiste.

 

D’autre part, notre manière de communier est encore l’expression de notre Foi en la Divinité du Christ Seigneur. Rendons grâces à Dieu que depuis 3 ans maintenant nous avons retrouvé lors de la Grand-Messe l’utilisation de la Sainte Table de Communionqui n’est pas non plus abolie par le Concile Vatican II !  Je rappelle, à toutes fins utiles, que la Sainte Eglise nous propose 2 manières de communier. Soit sur la langue, soit dans les 2 mains (et non une seule !). A genoux ou debout selon nos conditions physiques et dans la grande liberté des enfants de Dieu ! J’invite chacun, à l’occasion de la Solennité de l’Epiphanie du Seigneur, à vérifier sa manière de recevoir la Sainte Hostie. Ne nous trompons pas : Notre manière de Communier est révélatrice de notre Foi en ce grand Mystère de la Messe. Elle est aussi un acte d’évangélisation pour tous ceux qui ne partagent pas – encore – notre Foi.

 

On pourrait aussi prendre le temps de revenir sur le symbole de l’or (symbole de la Royauté du Christ) et sur celui de la myrrhe (symbole de la Foi en la Résurrection) et ainsi en faire découler des applications concrètes dans notre manière de vivre notre Foi en ce Dieu qui est Lumière du monde et que nous rencontrons d’une manière particulière lorsque nous participons à la Sainte Liturgie de l’Eglise. Peut-être cette année 2017 pourrait-elle nous offrir l’occasion de quitter nos préjugés en matière liturgique et nous former au véritable enseignement de la Sainte Eglise Catholique sur ce sujet précis ? Ainsi nous quitterons des débats stériles qui n’intéressent plus qu’une partie de génération, heureusement, derrière nous !

 

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +